Lotbinière (Québec)
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| Lotbinière | ||
Ensemble paroissial |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Province | ||
| Région | Chaudière-Appalaches | |
| Comté ou équivalent | Lotbinière | |
| Statut municipal | Municipalité | |
| Maire Mandat |
Maurice Sénécal 2009 - 2013 |
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| Constitution | 1er janvier 1979 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Lotbiniérien, ienne | |
| Population | 931 hab. (2006) | |
| Densité | 12 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Superficie | 8 002 ha = 80,02 km2 | |
| Divers | ||
| Code géographique | 33115 | |
| Localisation | ||
| modifier |
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Lotbinière est une municipalité du Québec située dans la MRC de Lotbinière dans la Chaudière-Appalaches[1]. Les habitants sont les Lotbiniériens, à la différence des habitants de la MRC, les Lotbiniérois[2].
Lotbinière fait partie de l'Association des plus beaux villages du Québec.
Sommaire |
Situation [modifier]
Lotbinière s’accroche au bord du plateau qui domine le fleuve Saint-Laurent sur son flanc sud, à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Québec. Lotbinière vit aujourd’hui essentiellement de l’agriculture.
Toponyme [modifier]
La Commission de toponymie du Québec écrit à son propos : « Cette municipalité riveraine du Saint-Laurent, du côté sud, blottie entre Leclercville et Sainte-Croix, à 18 km à l'est de Deschaillons-sur-Saint-Laurent, est née de la fusion de la municipalité de la paroisse de Saint-Louis-de-Lotbinière et de celle du village de Lotbinière, en 1978. Il s'agit ainsi d'un retour à une situation plus ancienne puisque la municipalité de village avait été formée en 1914, par détachement de la municipalité de paroisse, créée initialement en 1845. Son appellation, également retenue pour le bureau de poste ouvert en 1831, lui vient de celle de la seigneurie à laquelle elle appartenait, dont le premier concessionnaire a été René-Louis Chartier de Lotbinière (Paris, France, 1641 - Québec, 1709), qui l'a reçue de Jean Talon en 1672. Arrivé en Nouvelle-France en 1651, il entreprend une carrière militaire en 1666 et accède au poste de substitut du procureur général au Conseil souverain en 1670. De 1677 à 1703, il occupe la fonction de lieutenant général de la Prévôté de Québec. Tour à tour, il sera nommé premier conseiller du Conseil supérieur en 1703 et subdélégué de l'intendant Raudot en 1706. Son ancêtre, Clément Chartier, était propriétaire, dans le Bas-Maine, d'une terre achetée par ses ancêtres en 1456 et appelée Binière, nom qui fait penser à biner, binage, fréquents dans le vocabulaire agricole, ou à bine, dinde, terme dialectal berrichon. Il avait acheté dans le Dijonnais une autre terre dénommée Bignière. Or, il aurait ajouté l'élément lot à Binière, ce mot suggérant la terre, le lot, terme qui véhicule le sens d'héritage, de patrimoine. On observe également une prononciation locale répandue [lottebinière], que certains justifient par le rapprochement avec le nom d'un poisson, la lotte[3]. »
Personnalité [modifier]
- Henri-Gustave Joly de Lotbinière, descendant de René-Louis Chartier de Lotbinière, fut premier ministre du Québec en 1878-1879.
Démographie [modifier]
De 1981 à 2011, la population de Lotbinière a chuté de 20 %.
| Recensement | Population | Variation (%) |
|---|---|---|
| 2011 | 887[5] | |
| 2006 | 931[6] | |
| 2001 | 898[7] | |
| 1996 | 1008[8] | |
| 1991 | 975 | |
| 1986 | 1080 | |
| 1981 | 1123 | — |
Monuments classés [modifier]
Lotbinière présente de superbes maisons de pierre anciennes formant un ensemble classé en vertu de la Loi sur les biens culturels. L’église Saint-Louis, du début du XIXe siècle, construite selon les plans de François Baillairgé, forme avec le presbytère, le cimetière et le couvent un magnifique ensemble suspendu en surplomb du fleuve et trouvent un écho dans la jolie chapelle de procession en pierres à la sortie du village.
Lotbinière compte plusieurs édifices classés « monument historique » qui font partie de la liste des biens culturels du Québec, dont la maison François Bélanger (1770-1784)[9], la maison Ambroise-Chavigny-De La Chevrotière (1817)[10], la maison Pagé (1815)[11], la chapelle de procession de Saint-Louis (1834)[12], l'église Saint-Louis (1818-1822)[13] ainsi que les moulins à eau du Domaine (1799)[14] et du Portage (1815-1817)[15].
Références [modifier]
- Répertoire des municipalités : Lotbinière
- Commission de toponymie du Gouvernement du Québec
- Commission de toponymie du Québec
- Statistique Canada : Recensements de 1996, 2001, 2006 et 2011
- Recensement 2011
- Recensement 2006
- Recensement 2001
- Multimania
- Maison François Bélanger, Répertoire du patrimoine culturel du Québec
- Maison Ambroise-Chavigny-De La Chevrotière, Répertoire du patrimoine culturel du Québec
- Maison Pagé, Répertoire du patrimoine culturel du Québec
- Chapelle de procession de Saint-Louis, Répertoire du patrimoine culturel du Québec
- Église Saint-Louis, Répertoire du patrimoine culturel du Québec
- Moulin du Domaine-de-Lotbinière, Répertoire du patrimoine culturel du Québec
- Moulin du Portage, Répertoire du patrimoine culturel du Québec