Lori de Kuhl

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Le Lori de Kuhl (Vini kuhlii), plus communément connu sous le nom de Perruche de Rimatara est une espèce de psittacidé, de la sous-famille des Loriinae, qui vit dans les forêts tropicales des Kiribati de Polynésie française et des îles Cook.

Description[modifier | modifier le code]

Le Lori de Kuhl mesure environ 19 cm. Son plumage est globalement bicolore : vert pour les parties supérieures et rouge pour les inférieures. La nuque et les cuisses sont violet intense. Le ventre est jaune, le bec orange et les iris bruns.

Les immatures ont les parties inférieures marbrées de violet, le bec et les iris brun foncé.

Habitat et comportement[modifier | modifier le code]

Cet oiseau fréquente les forêts littorales de palmiers où il se déplace seul ou en couple.

Répartition[modifier | modifier le code]

Le Lori de Kuhl possède une aire de répartition limitée à quelques îles de la Polynésie française (Rimatara et Tubuai). Il était originellement également endémique de Ngaputoru (Atiu, Mauke et Mitiaro) et Mangaia aux îles Cook, avant de disparaître.

Plus récemment, il a été introduit dans certaines îles des Sporades équatoriales, dans l'archipel de Kiribati.

En avril 2007, 27 lori de Kuhl[1] furent généreusement offerts par les habitants de Rimatara à ceux d'Atiu afin d'y être réintroduites. Cet oiseau prisé pour ses plumes rouges qui servait à Atiu à la confection des "pare kura" (coiffes d'Ariki) avait disparu de cet île il y a bien longtemps. Pour fêter cet événement, les gens d'Atiu reconnaissants ont composé pour l'occasion et comme le veut la tradition polynésienne, toute une série de chants et de danses rappelant les liens désormais indéfectibles entre Atiu et Rimatara[2],[3]

Statut de conservation[modifier | modifier le code]

Le Lori de Kuhl est menacé d'extinction en raison de la destruction de son habitat par l'homme et du pillage des nids par les rats.

Une seule population atteint 1 000 individus, une seconde environ 800 et les autres de 2 (un couple sur l'île de Kiritimati) à 50 individus.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

  • Forshaw J.M. (2006) Parrots of the World. An identification guide. Princeton University Press, Princeton, Oxford, 172 p.
  • Mario D. & Conzo G. (2004) Le grand livre des perroquets. de Vecchi, Paris, 287 p.

Références taxonomiques[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. 'ura en tahitien et kura en maori des îles Cook, terme signifiant également rouge dans les deux langues)
  2. Pour en savoir plus sur le programme de réintroduction, voir McCormack, Gerald (2006) Rimatara Lorikeet Reintroduction Programme. Cook Islands Natural Heritage Trust, Rarotonga [1]
  3. Reportage sur la réintroduction des perruches, Tagata Pasifika (TV1-Nouvelle-Zélande) du 17 janvier 2008 Part 1, Part 2, Part 3