Lorenzo Fernández

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Lorenzo Fernández
Uruguay1930.JPG
L'équipe d'Uruguay championne du monde en 1930. Fernández est le 6e joueur debout en partant de la gauche.
Biographie
Nationalité Drapeau de l'Uruguay Uruguay
Naissance 20 mai 1900
Lieu Redondela (Espagne)
Décès 16 novembre 1973 (à 73 ans)
Lieu Montevideo (Uruguay)
Taille 1,73 m (5 8)
Poste Demi-centre puis entraîneur
Parcours junior
Saisons Club
1915–1917 Drapeau : Uruguay Capurro (es)
1918 Drapeau : Uruguay River Plate
1919–1921 Drapeau : Uruguay Capurro (es)
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1921–1922 Drapeau : Uruguay Capurro (es)
1923 Drapeau : Uruguay Atlético Wanderers
1925–1927 Drapeau : Uruguay Montevideo Wanderers
1928–1935 Drapeau : Uruguay Peñarol
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe M. (B.)
1925–1935 Drapeau : Uruguay Uruguay 31 (4)
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
1941–1942 Drapeau : Uruguay Peñarol
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Lorenzo Fernández, dit El Gallego (en français : « Le Galicien »), est un joueur de football uruguayen, né le 20 mai 1900 à Redondela et mort le 16 novembre 1973 à Montevideo, mesurant 1,73 m pour 75 kg, ayant occupé le poste de demi-centre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Redondela en Galice le 20 mai 1900[1], Lorenzo Fernández, à l'instar de Pedro Cea, émigre en Uruguay avec sa famille au début du XXe siècle[2]. Il commence à jouer au poste de demi-centre au Club Atlético Capurro, fondé par sa famille[3], dans le championnat Terceira Extra (es) en 1921 et fait ses débuts en première division au sein du championnat parallèle sous l'égide de la Federación Uruguaya de Football (es) avec l'Atlético Wanderers en 1923.

L'équipe d'Uruguay championne d'Amérique du Sud en 1926. Fernández est le 2e joueur debout en partant de la gauche.

Le 18 juillet 1925 au Parque Central, Lorenzo Fernández honore sa première cape avec la Celeste contre le Paraguay, dans le cadre de la Copa Bossio[4]. Surnommé El Patrón de la cancha (en français : « Le Patron du terrain »), il participe l'année suivante au Championnat d'Amérique du Sud au Chili et mène son équipe au triomphe en étant le premier maillon d'une solide défense qui n'encaisse que deux buts durant la compétition, sur penalties[5].

Lors de l'édition suivante au Pérou, Lorenzo Fernández joue le match décisif perdu contre l'Argentine (2–3), aux côtés de José Leandro Andrade et de José Vanzzino[6]. En 1928, l'affront est lavé à Amsterdam où les Uruguayens deviennent champions olympiques aux dépens des Argentins au terme d'une finale rejouée après un premier match nul. Toujours associé à la « Perle noire » Andrade au milieu de terrain, El Gallego, blessé, cède sa place à Juan Píriz pour le second match[7].

De 1928 à 1932, Lorenzo Fernández forme aux côtés de Gildeón Silva (de) sur la droite et d'Alvaro Gestido à gauche la Cortina Metálica (en français : « Grille métallique ») de Peñarol, remportant à deux reprises le championnat uruguayen amateur et la première édition du championnat professionnel, au cours duquel il marque le 7 août 1932 le premier but dans un classique du football uruguayen de l'ère professionnelle[3].

L'équipe d'Uruguay au championnat sud-américain de 1929. Fernández est le 6e joueur debout en partant de la gauche.

Au Championnat d'Amérique du Sud de 1929, Lorenzo Fernández est appelé à remplacer Pedro Cea au poste d'intérieur gauche dans le dispositif en 2–3–5 de la Celeste contre le Pérou et réussit un coup du chapeau (4–1). Néanmoins, l'Argentine prend à nouveau sa revanche (0–2) et remporte la compétition[8]. Huit mois plus tard, Fernández est retenu pour la première édition de la Coupe du monde organisée à Montevideo. À domicile, l'Uruguay peine à battre le Pérou pour son premier match (1–0)[9]. Le sélectionneur Alberto Suppici fait alors quatre changements pour le deuxième match face à la Roumanie (4–0) et Fernández conserve sa confiance[10]. Après une demi-finale expédiée face à la Yougoslavie (6–1) malgré un but litigieux d'Anselmo[11], la Celeste retrouve l'Argentine en finale. Titulaire au centre du terrain, Fernández devient champion du monde à trente ans à la suite d'une victoire uruguayenne (4–2)[12].

Pour sa dernière compétition internationale, Lorenzo Fernández est de l'expédition péruvienne en 1935 qui remporte le championnat sud-américain en ridiculisant l'Argentine en une mi-temps (3–0)[13], match qu'il termine exténué, pour sa dernière apparition internationale[2].

Clubs[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]