Loránd Gáspár

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Rencontre avec Lorand Gaspar au café Littéraire "Le François Coppée" - décembre 2006

Lorand Gaspar, né à Târgu Mureş en Transylvanie orientale le 28 février 1925, est un poète, médecin, historien, photographe et traducteur français d’origine hongroise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Déporté durant la Seconde Guerre mondiale, il se réfugie en France où il fait des études de médecine. Chirurgien de l’hôpital français de Jérusalem de 1954 à 1970, il pratique ensuite au C.H.U. Charles-Nicole à Tunis de 1970 à 1995.

Médecine et écriture sont intimement liées dans l’œuvre de Gaspar, tout comme dans la vie de l’homme. Nombre de ses créations évoquent ce lien à la fois invisible et indestructible qui unit le médecin au poète. Son premier recueil, Le Quatrième État de la matière, publié chez Flammarion en 1966 reçoit le prix Guillaume-Apollinaire en 1967. Par la suite son œuvre sera couronnée de multiples prix. En 1998, il reçoit le prix Goncourt de la poésie pour l’ensemble de son œuvre.

Il fonde et codirige, avec Jacqueline Daoud (qui deviendra son épouse) et Salah Garmadi, la revue Alif éditée par la maison d'édition Cérés dont douze numéros paraîtront entre 1970 et 1982.

Lorand Gaspar travaille également dans le domaine des neurosciences depuis quelques années et a notamment publié en 2008 un ouvrage en collaboration intitulé L’intelligence du stress. Depuis 2002, il s'investit à l’IME (l’Institut de Médecine Environnementale) dans la recherche cérébrale aux côtés de Jacques Fradin, Camille Lefrançois ou encore Frédéric Le Moullec, et a écrit de nombreux articles concernant la vision neuro-cognitive. Lorand Gaspar valorise la psychologie et le développement personnel tout autant que l’écriture et la poésie.

Citations[modifier | modifier le code]

  • « La médecine tend à prendre toute la place dans mon quotidien, elle s’insinue jusque dans le sommeil. On ne négocie pas avec l'urgence. Mais plus on est bousculé, plus il est impérieux de s'arrêter, de regarder, de s’aérer. Le temps de noter une idée, un étonnement. Ces feuilles me sont une façon de respirer. » (Feuilles d’observation)
  • « Et si les mots s’avèrent parfois impuissants à communiquer un moment de « vraie vie », à faire partager ce qui nous est apparu comme une connaissance vive, puissent-ils du moins témoigner d'un immense désir de lumière partageable. » (Feuilles d’observation)
  • « L'homme est un miracle dont la vie sur terre jamais peut-être ne guérira. » (Approche de la parole)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Quatrième État de la matière, Paris, Flammarion, 1966, prix Guillaume-Apollinaire, 1967
  • Gisements, Paris, Flammarion, 1968.
  • Histoire de la Palestine, Paris, Maspero, 1968 et 1978.
  • Palestine, année zéro, Paris, Maspero, 1970.
  • Sol absolu, Paris, Gallimard, 1972.
  • Approche de la parole, Paris, Gallimard, 1978.
  • Corps corrosifs, Fata Morgana, 1978.
  • Égée suivi de Judée, Paris, Gallimard, 1980.
  • Sol absolu, Corps corrosifs et autres textes, avec un essai d’autobiographie, Paris, Gallimard, 1982.
  • Amandiers, Gentilly, Hofer, 1980, avec huit estampilles de Etienne Hajdu.
  • Feuilles d'observation, Paris, Gallimard, 1986.
  • Carnets de Patmos, Cognac, Le temps qu'il fait, 1991.
  • Égée, Judée, suivi d’extraits de Feuilles d’observation et de La maison près de la mer, Paris, Gallimard, 1993.
  • Apprentissage, Paris, Deyrolle, 1994.
  • Carnets de Jérusalem, Cognac, Le temps qu'il fait, 1997.
  • arabie heureuse, Paris, Deyrolle 1997.
  • Patmos et autres poèmes, Paris, Gallimard, 2001.
  • Derrière le dos de Dieu, Paris, Gallimard, 2010.

Traductions[modifier | modifier le code]

Lorand Gaspar a aussi eu une importante activité de traducteur, notamment autour des œuvres de D.H. Lawrence, Rainer Maria Rilke, Georges Séféris, de plusieurs poètes hongrois, notamment Janos Pilinszky. Quelques volumes :

  • D.H. Lawrence, Sous l’étoile du chien, Lorand Gaspar (trad.) avec Sarah Clair, Paris, Orphée/La Différence, 1989.
  • Janos Pilinszky, Poèmes choisis, Lorand Gaspar (trad.) avec Sarah Clair, Paris, Gallimard, "Du monde entier", 1982.
  • Janos Pilinszky, KZ-Oratorio et autres pièces, Lorand Gaspar (trad.) avec Sarah Clair, Paris, Obsidiane, "théâtre", 1983.
  • Sandor Weores, Dix-neuf poèmes, Lorand Gaspar, Bernard Noël et Ibolya Virag (trad.), L'Alphée, 1984.

Études sur Lorand Gaspar[modifier | modifier le code]

Référence[modifier | modifier le code]

  • G. Danou, « Lorand Gaspar, un poète de la lumière », Médecine, vol. 2 (no 8) : p. 382, 2006.

Liens externes[modifier | modifier le code]