Loom

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Loom
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Éditeur Lucasfilm Games
Développeur Lucasfilm Games
Concepteur Brian Moriarty
Musique George Sanger
Eric Hammond

Date de sortie PC, Amiga, Atari ST
Janvier 1990 [1]
FM Towns
1991
CD-ROM
1992

Steam
8 juillet 2009
Genre Aventure
Mode de jeu Un joueur
Plate-forme Amiga, Atari ST, CDTV, DOS, FM Towns, Mac OS, PC Engine (Super CD-ROM²), Steam
Média 3 Disquettes, CD-ROM, téléchargement
Contrôle Clavier, souris

Moteur SCUMM v3 (EGA) v5 (VGA)

Loom (loom signifie métier à tisser en anglais) est un jeu d'aventure développé et édité par Lucasfilm Games. Initialement commercialisé sur PC, Amiga et Atari ST en 1990, le jeu est ensuite publié sur FM Towns en 1991 puis en version CD-ROM en 1992. Le jeu se déroule dans un monde imaginaire fantastique dans lequel le joueur incarne Bobbin Threadbare, un membre de la guilde des tisserands, dans sa quête pour retrouver les siens, transformés en cygnes. Le joueur contrôle le héros via une interface en pointer-et-cliquer et doit résoudre des puzzles pour avancer dans le jeu. Conçu par Brian Moriarty, c’est le quatrième jeu basé sur le moteur SCUMM développé pour Maniac Mansion. En 2009, le jeu a été publié sur Steam par LucasArts et est maintenant disponible en téléchargement.

Trame[modifier | modifier le code]

Dans un monde imaginaire, où les guildes sont l'essence même de toute chose, Bobbin Threadbare, un jeune homme appartenant à la guilde des Tisserands, part à la recherche des siens, transformés en cygnes. Il devra par la même occasion tenter de sauver le monde en traversant des territoires magiques et oniriques [2].

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Bobbin Threadbare : héros de l'aventure, l'histoire commence le jour de ses 17 ans. Il est le fils de Lady Cygna Threadbare, mais a été éduqué toute sa vie par l'ancienne Hetchel, qui lui a appris à tisser.
  • Lady Cygna Threadbare : (7984-8004), mère de Bobbin, prise en train de tisser sans le consentement des Anciens, et pour cela exilée de la Côte Merveilleuse et transformée en cygne. Sa tombe se trouve sur l'île du Loom.
  • Hetchel : La meilleure amie de Lady Cygna Threadbare. Elle aime énormément Bobbin et le protège en l'absence de sa mère. C'est elle qui lui enseigne à tisser.
  • Ancien Atropos : Chef de toute l'île de Loom, il est le propriétaire du bâton que va récupérer Bobbin au début de l'aventure
  • Ancien Lachesis : Autre chef de l'île de Loom
  • Ancien Clothos : Troisième chef de l'île de Loom
  • Fée messagère : Petite fée très brillante tissée par les anciens pour réveiller Bobbin au début du jeu

Les noms des aînés de la Guilde des Tisserands sont empruntés à la mythologie grecque. Elles sont les trois Moires : Lachésis, Atropos et Clotho (devenu Clothos dans le jeu).

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Le système de jeu de Loom est similaire à celui des autres jeux d'aventure de LucasArts comme The Secret of Monkey Island. Là où le principe change, c'est dans l'utilisation du bâton que possède Bobbin. En effet, le joueur dispose d'un objet qui lui permet d'obtenir différentes notes de musique. Celles-ci s'obtiendront au fur et à mesure du jeu. Lorsqu'elles sont jouées dans un certain ordre, les notes forment une trame magique ayant un pouvoir spécifique (comme transformer de la paille en or)[3]. Le jeu repose donc en grande partie sur la musique (qui lui procure l'aspect poétique et onirique qui l'a rendu célèbre). De plus, la bande originale du jeu n'est autre que Le Lac des cygnes de Tchaikovsky.

Développement[modifier | modifier le code]

Le jeu a été conçu par Brian Moriarty. D’après lui, la principale source d’inspiration du jeu a été son titre. Pour lui, Loom est en effet un mot « succulent » pouvant avoir de nombreuses significations. Ainsi, celui-ci lui évoque le tissage mais aussi quelque chose d’imposant comme des montagnes, le pouvoir ou une menace. Il partage également une sonorité avec des mots comme « gloom, womb and tomb » évoquant un sentiment d’obscurité et de secret. À partir de là, Brian crée les « Tisserands », une ancienne guilde s’occupant secrètement de fabriquer de la réalité. Il s’inspire également de la série Mythology 101 pour créer le méchant mort-vivant du jeu. Appréciant le principe de mondes ayant plusieurs dimensions, Brian décide également de construire le jeu sur ce principe[4].

Les principes de base du jeu étant définis, Brian commence à travailler avec Gary Winnick et Mark Ferrari pour la création des animations et des arrière-plans. Pour l’aspect graphique, ils s’inspirent du film de Walt Disney, La belle au bois dormant. D’après lui, celui-ci a en effet une esthétique très différente de celles des autres films de Disney grâce entre autres au travail d’Eyvind Earle, responsable des décors et du style graphique du film. Mark Ferrari va ainsi s’inspirer du travail de celui-ci dont il adapte le style pour la palette 16 couleurs de mode EGA. Les développeurs s’inspirent également du ballet Le Lac des cygnes de Tchaïkovski que Brian apprécie particulièrement. D’après lui, son univers et son atmosphère mélancolique colle en effet parfaitement à une histoire nostalgique comme celle de Loom. Pour la musique du jeu, ils retranscrivent donc note par note la musique du ballet dont ils reprennent d’autres éléments comme les cygnes, les hiboux et des éléments de scénario[4].

La plupart des animations du jeu ont été créées par Gary Winnick. Celui-ci a néanmoins été aidé par d’autres artistes pour certains détails. Steve Purcell, le créateur de Sam and Max, a par exemple produit la scène dans laquelle Bishop Mandible est tué par le Chaos et Ken Macklin a créé les effets spéciaux de la scène où les cygnes s’envolent de l’île de Loom en tenant un bout de réalité dans leur bec[4].

Caméo[modifier | modifier le code]

Il est courant chez LucasArts de faire des clins d’œil à leurs autres jeux :

  • Dans le jeu vidéo Indiana Jones et la dernière croisade, une peinture dans le château allemand représente une scène de Loom.
  • Dans The Secret of Monkey Island, on trouve un personnage au “Scumm Bar” qui sort tout droit de Loom (c’est Cobb, l’assistant du prêtre). Il est ici déguisé en pirate arborant un badge « Ask me about Loom » et dévoile joyeusement des informations marketing si on lui pose la question. Plus tard dans le jeu, lorsque le héros, Guybrush Threepwood, reçoit un coup sur la tête, la seule chose qu’il parvient à dire est « Je suis Bobbin, êtes–vous ma mère ? ».
  • Dans The Curse of Monkey Island, Guybrush se présente de manière sarcastique à son ennemi juré, lorsqu’il se fait capturer, comme étant Bobbin Threadbare.
  • Une cassette que l’on trouve dans Maniac Mansion Deluxe est annotée “Loom Soundtrack”.

Accueil[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes obtenues
Loom
Média Nat. Notes
Sur PC
Dragon Magazine US 5/5[5]
Computer and Video Games GB 80 %[6]
Joystick FR 94 %[7]
Gen4 FR 92 %[8]
The One GB 80 %[9]
Tilt FR 80 %[10]
Sur Amiga
Amiga Action GB 78 %[11]
Amiga Format GB 85 %[12]
CU Amiga GB 85 %[13]
Zzap!64 GB 83 %[14]
Rétrospective
Adventure Gamers US 3.5/5[15]
Adventure Classic Gaming US 4/5[16]

Loom a reçu le 4 d'Or du « meilleur packaging » et le 4 d'Argent du « meilleur jeu original » décérné par le magazine Gen4 en 1990.

Cassette audio[modifier | modifier le code]

Dans sa version anglaise comme dans ses versions française et japonaise, la boîte de jeu contenait également une cassette audio. Sur la face A se trouvait une fiction sonore, qui racontait la naissance et la jeunesse de Bobbin, jusqu'au début du jeu. Jouée par plusieurs acteurs, cette fiction n'était pas qu'une simple lecture de conte. La face B contenait des musiques.

Suite[modifier | modifier le code]

Bien que Loom soit à l’origine conçu comme un standalone, Brian commence à réfléchir à une suite dès la fin de son développement. Il imagine alors deux suites. La première, qu’il baptise alors « Forge », raconte l’histoire d’un ami de Bobbin, Rusty Nailbender, dont la ville natale (la Forge) se trouve réduite à l’esclavage par le Chaos. Rusty devient alors le chef d’un mouvement souterrain cherchant à renverser le Chaos avec l’aide de Fleece Firmflanks et de membres d’autres guildes. Dans cette suite, Bobbin devait apparaître régulièrement, sous la forme d’un cygne fantôme, pour donner des conseils au joueur comme le fait Obi-Wan Kenobi dans Star Wars. Le jeu devait se terminer sur une terrible bataille détruisant quasiment le monde. Le troisième jeu, baptisé « The Fold », raconte la tentative de Fleece Firmflanks d’unifier les guildes dans un dernier effort pour repousser le chaos. Vers la fin du jeu, alors que sa cause semble perdue, Bobbin et les tisserands viennent à son secours et ensemble, ils réussissent à finalement sauver le monde[4].

Ces deux suites sont néanmoins restées à l’état de projet, l’équipe de développement étant à l’époque occupée par d’autres projets et personne chez Lucasfilm Games ne souhaitant réellement développer une suite[4].

Adaptation[modifier | modifier le code]

Une adaptation aux plateformes PC et Mac a été publiée sur Steam le 8 juillet 2009[17],[18].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « 20th Anniversary - The Classics », LucasArts,‎ 24 juin 2003.
  2. « SOS Aventure - Loom », Tilt, no 90,‎ mai 1991, p. 113-115.
  3. (en) « Manuel de Loom », sur Steam.com (consulté le 18 août 2012).
  4. a, b, c, d et e (en) Erik-André Vik Mamen et Philip Jong, « Interview de Brian Moriarty », sur Adventure Classic Gaming,‎ 15 septembre 2006.
  5. (en) Lesser, Hartley, Patricia et Kirk, « The Role of Computers », Dragon Magazine, no 159,‎ juillet 1990, p. 47–53.
  6. (en) Paul Rand, « Test de Loom », Computer and Video Games, no 103,‎ juin 1990, p. 54-55.
  7. Cris, « Test de Loom », Joystick, no 6,‎ juin 1990, p. 146-147.
  8. « Test de Loom », Gen4, no 21,‎ avril 1990, p. 46-47.
  9. (en) Paul Presley, « Test de Loom », The One, no 20,‎ mai 1990, p. 33-35.
  10. Dany Boolauck, « Test de Loom », Tilt, no 78,‎ mai 1990, p. 70.
  11. (en) Andy Mitchell, Doug Johns, Michelle Bowden, « Test de Loom sur Amiga », Amiga Action, no 14,‎ novembre 1990, p. 108-109.
  12. (en) Trenton Webb, « Test de Loom sur Amiga », Amiga Format, no 16,‎ novembre 1990, p. 52-53.
  13. (en) Tony Dillon, « Test de Loom sur Amiga », CU Amiga,‎ octobre 1990, p. 57-59.
  14. (en) « Test de Loom sur Amiga », Zzap!64, no 70,‎ février 1991, p. 42.
  15. (en) Claire Wood, « Rétrospective de Loom », sur Adventure Gamers,‎ 31 janvier 2003.
  16. (en) Erik-André Vik Mamen., « Rétrospective de Loom », sur Adventure Classic Gaming,‎ 1er mai 2006.
  17. (en)« Back by Popular Demand LOOM soon to be Available via Direct Download! », sur LucasArts.com (consulté le 18 août 2012).
  18. (en) Logan Westbrook, « Rétrospective de Loom », sur The Escapist,‎ 10 septembre 2009.

Lien externe[modifier | modifier le code]