Londres 2012 (Doctor Who)

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Londres 2012
Épisode de Doctor Who
Titre original Fear Her
Numéro d'épisode Saison 2 (2de série)
Épisode 11
Réalisation Euros Lyn
Scénario Matthew Graham
Production Phil Collinson
Durée 45 minutes
Diffusion Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni :
24 juin 2006 sur BBC1
Drapeau de la France France :
1er février 2007 sur France 4
Personnages Docteur :
10e (David Tennant)
Compagnon :
Rose Tyler (Billie Piper)
Epoque 2012
Chronologie
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Liste des épisodes

Londres 2012 est le onzième épisode de la saison 2 de la deuxième série de la série télévisée britannique Doctor Who. Il a été diffusé pour la première fois le 24 juin 2006 sur BBC One.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Cet épisode commence le jour de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'été de 2012. Le Docteur et Rose se posent avec le TARDIS dans une paisible rue de la banlieue de Londres. Mais depuis six jours, des enfants disparaissent mystérieusement et la tension commence à monter entre les habitants du quartier…

Distribution[modifier | modifier le code]

Résumé[modifier | modifier le code]

Le TARDIS atterrit dans l'impasse « Dame Kelly Holmes » le jour de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de 2012. Le voisinage se prépare au passage de la flamme olympique, mais l'ambiance est morose du fait de la disparition inexplicable de plusieurs enfants dans le quartier. Un employé municipal, Kel, mentionne que des voitures tombent régulièrement en panne depuis une semaine. Le Docteur et Rose enquêtent et se rendent compte que la source de ces problèmes est une préadolescente solitaire âgée de 12 ans, Chloe Webber, qui peut faire disparaître des personnes en les dessinant. Le Docteur hypnotise Chloe et constate qu'elle est possédée par un jeune Isolus, une petite forme de vie extra-terrestre qui ne supporte pas la solitude et se déplace habituellement avec des milliards d'autres congénères de sa famille. Celui-ci s'est perdu en chemin et a trouvé en Chloe une amie car elle est également seule. En plus d'emprisonner des personnes dans des dessins, ce qui a pour but de rompre son isolement, l'Isolus a fait dessiner à Chloe une image de son père, un homme violent qui l'effraie beaucoup. Cette image semble vouloir prendre corps dans le monde réel.

Le Docteur explique que s'ils retrouvent la nacelle de l'Isolus et la remettent en état de marche, l'alien laissera Chloe. Mais la petite fille dessine frénétiquement le Docteur, qui se retrouve dans l'un de ses dessins, ce qui oblige Rose à chercher elle-même le vaisseau. Elle réussit enfin à le retrouver alors que Chloe et l'Isolus ont déjà fait disparaître le public du stade olympique et s'apprêtent à en faire autant avec des milliards de personnes. Rose, suivant les instructions du Docteur dessiné, actionne la nacelle en la lançant dans la flamme olympique. Les enfants disparus réapparaissent, mais le dessin que Chloe avait fait de son père s'anime également. Cependant, calmée par sa mère, Chloe parvient à le faire disparaître.

Rose s'inquiète car le Docteur n'est toujours pas revenu ; finalement, elle l'aperçoit à la télévision prenant le relais du porteur de flamme et allumant lui-même la vasque olympique. L'Isolus retourne vers les siens, et le Docteur conclut l'épisode en disant qu'« une tempête se prépare ».

Continuité[modifier | modifier le code]

  • Comme dans l'épisode « Rose », le Docteur en appelle à la « Proclamation des ombres ».
  • Le Docteur dit ne pas trop aimer les chats depuis sa rencontre avec les infirmières-chat dans « Une nouvelle Terre. »
  • Le Docteur dit à Rose qu'il a été père auparavant, ce qui fait référence aux premiers épisodes de la première série lorsqu'il voyageait avec sa petite fille, Susan Foreman.
  • Le nom de Torchwood est cité par le commentateur après la disparition du public[1].

Références externes[modifier | modifier le code]

  • Le Docteur dit s'être rendu aux Jeux olympiques d'été de 1948 et décrit John Mark, le porteur de la flamme, comme un homme « maigre mais [qui] avait une force phénoménale ».
  • En version française, Chloé et sa mère chantent à plusieurs reprises Une souris verte et en version originale, c'est la chanson Kookaburra qui est utilisée.
  • Lorsque le TARDIS se pose, Rose voit une affiche pour le nouvel album de Shayne Ward.
  • Quand le Docteur entre dans la chambre de Chloé, celle-ci fait le signe en référence à Monsieur Spock dans Star Trek car le Docteur lui avait demandé auparavant si elle était capable de faire ce signe.

Production[modifier | modifier le code]

Écriture[modifier | modifier le code]

À l'origine le 11e épisode de la saison devait être un scénario de Stephen Fry nommé "The 1920s" et qui s'avéra beaucoup trop cher pour être produit. Il était censé se baser sur une légende populaire anglaise aux relents d'histoire d'extra-terrestres[2].

Il fut donc décidé d'aller chercher un "épisode de réserve", une sorte de scénario à "petit budget" commandés par la série en cas de problèmes. Son scénario a été écrit Matthew Graham le créature de la série Life On Mars qui suggéra au producteur et scénariste Russell T Davies l'histoire du Docteur à la poursuite d'un extra-terrestre qui "vole" la surface des planètes afin de capter leur beauté, ne laissant qu'un paysage désolé. Davies préféra un scénario sur la beauté de la peinture et dans lequel le dessin aurait un grand rôle[2]. Il lui suggéra d'écrire un épisode qui puisse être raconté "à son fils de sept ans"[3] et celui-ci fut commissionné le 31 août 2005.

Pour L'Isolus, Graham s'inspira du film de 1978, L'Invasion des profanateurs.[2] En version originale, l'épisode s'appelle Fear Her (Craignez-la), mais il a failli s'appeler Chloe Webber Destroys the Earth ("Chloe Webber détruit la Terre") ou You're a Bad Girl, Chloe Webber ("Tu es une méchante fille, Chloé Webber")[4]. Dans un des brouillons l'épisode devait se situer sur une autre planète[5].

Casting[modifier | modifier le code]

  • Nina Sosanya et Abdul Salis sont tous les deux apparus dans le film de 2003 Love Actually[6].
  • Abisola Agbaje qui joue le rôle de Chloe, fut découvert dans un club de théâtre local[6] et repéré par le directeur de casting Andy Pryor[7]. Celle-ci devait jouer le rôle de Chloe ainsi que l'Isolus parlant à travers elle, ce qu'elle trouva "bizarre."[7] Afin de faire ressortir la voix, un écho fut rajouté en post-production, même si Abisola trouva étrange de chuchoter[7]. Un double fut utilisé pour sa main lorsqu'elle dessine, tandis que le storyboarder de la série, Shaun Williams fut responsable du dessin du père à l'intérieur du placard[6].
Le Millennium Stadium de Cardiff fut utilisé pour servir de décors au stade Olympique.

Tournage[modifier | modifier le code]

Cet épisode fut tourné lors du quatrième bloc de tournage de la deuxième saison en même temps que « L'Hystérique de l'étrange lucarne ». Le réalisateur engagé pour ces épisodes fut Euros Lyn qui avait déjà filmé les épisodes « Un Loup-garou royal » et « La Cheminée du temps » plus tôt dans la saison. Le tournage de l'épisode débuta le 23 janvier 2006 dans la rue de Page Drive à Cardiff. Celle-ci servit de principal lieu de tournage de l'épisode et une maison située dans la rue servit de décors à certains plans de la maison des Webber[2],[8] :

  • Page Drive, pour les scènes d'extérieur de la rue (filmées les 24, 25, 26, 27, 30, 31 janvier et 6 février 2006.) L'épisode étant censé se passer en juillet, il fut rajouté une ligne de dialogue expliquant que l'Isolus a drainé une partie de la chaleur afin d'expliquer les différents désagrément.
  • Gorsedd Gardens Road, Cardiff pour la scène de passage de la flamme olympique (filmée le 27 janvier 2006.) A l'origine l'athlète Kelly Holmes devait jouer la porteuse de torche, mais celle-ci était trop occupé à tourner une émission télé nommée Dancing on Ice[2].
  • Le Millennium Stadium de Cardiff, pour les plans où la foule a disparu dans le stade (filmées le 27 janvier 2006.)[9]
  • Les scènes à l'intérieur du TARDIS et dans la chambre de Chloé furent tournées au studio Unit Q2 à Newport, le studio principal servant aux épisodes de la série (filmées du 1er au 4 février 2006 puis les 22 et 23 février.) Les dessins de Chloé furent tous dessinés par Tinate Bilal, un étudiant en art plastique.
  • L'entreprise Chapman's Removals and Storage Yard, pour la scène de matérialisation du TARDIS (filmée le 6 février 2006.)[9]
  • Le St Alban's Rugby Club, pour la scène à l'intérieur du stade (filmée le 6 février 2006.)

TARDISode[modifier | modifier le code]

Durant la saison 2 les épisodes de Doctor Who étaient accompagnés de « TARDISodes » disponibles sur le net ou via téléphone portable, ce sont des mini-épisodes d'environ 60 secondes. N'ayant pas rencontré le succès escompté, ils ont été arrêtés à la fin de la saison 2. Ceux-ci furent scénarisés par Gareth Roberts. Le TARDISode de cet épisode montre un bref reportage au sujet des enfants disparus. Il fut tourné à Unit Q2 le 31 janvier 2006 à Page Drive. On peut y voir le dessin de Chloé représentant son père.

Diffusion et réception[modifier | modifier le code]

L'épisode fut diffusé pour la première fois le 24 juin 2006 sur BBC1 et a rassemblé 7,14 millions de téléspectateurs et 39,7% de part de marché[10] ce qui en fit le douzième programme le plus regardé de la semaine[11].L'épisode obtint un indice de satisfaction de 83%[12].

Cet épisode poussera les fans à créer une pétition en ligne pour demander à ce que David Tennant tiennent la flamme lors des jeux olympiques de 2012. Au final, c'est Matt Smith, l'acteur jouant le 11e Docteur qui sera brièvement porteur de la torche olympique[13].

Critiques[modifier | modifier le code]

Matthew Graham fut assez content de l'épisode et reçu des lettres de beaucoup d'enfants qui l'appréciait aussi. Lorsqu'il apprit que des fans plus vieux n'avaient pas aimé, il pensa "Bon, c'est honteux qu'il ne l'ai pas aimé, mais ça ne leur était pas adressé."[3] Le critique du site IGN, Ahsan Haque, donne la note de 5 sur 10 et trouve l'épisode "plat et conventionnel" et trouve que tout autour de cet épisode est "assez décevant" même s'il pense que le rapport mère-fille fonctionne à la fin de l'épisode. Il trouve certains passages assez ratés et inutiles à l'intrigue, comme les spectateurs qui disparaissent ou le Docteur qui porte la torche. Il le compare à l'épisode « L'Hystérique de l'étrange lucarne » qui selon lui avait une intrigue plus réussi, était plus divertissant que "Londres 2012" qui manque beaucoup d'humour[14]. Le critique du magazine SFX, Dave Bradley donne à l'épisode la note de 3 sur 5, décrivant l'intrigue comme "ordinaire" mais trouvant qu'il constitue une "pause décente avant les grandes aventures qui vont arriver." Il apprécie les dialogues et trouve qu'il y a "un effet claustrophobique à ne limiter l'action qu'à un pâté de maison."[15] Arnold T Blumburg du magazine Now Playing donne à l'épisode la note de B+. Il trouve que les acteurs secondaires sont "juste assez bon" et que l'intrigue "tourne un peu en rond" mais trouve que l'histoire fonctionne à cause des "délicieuses" interactions entre Rose et le Docteur et le sentiment de bien-être de la fin[16].

En 2011, SFX publia un article résumant les "pour" et le "contre" de l'épisode. Les "Pour" trouvait que quelques rôles mineurs étaient joués avec "largesse", que Nina Sosanya et Abisola Agbaje étaient "très bonnes", que l'épisode réussissait à créer un épisode se situant dans une maison et dont la peur est suggéré. Les "Contre" expliquait que ça n'est qu'un épisode de "remplissage" avec une fin "fauché" et trouve que le manque de monstre est "une déception sérieuse."[17] Le site Topless Robot nomme l'épisode en troisième position de son classement des 5 plus mauvais épisodes du 10e Docteur[18].

Dans un sondage du Doctor Who Magazine de 2009 sur les 200 épisodes préféré des fans, "Londres 2012" arrive en 192e position[19].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alan Kistler, « The Definitive Doctor Who, Torchwood, Sarah Jane Timeline 2 », Newsrama,‎ 4 mai 2011 (consulté le 12 février 2012)
  2. a, b, c, d et e Shannon Patrick Sullivan, « Fear Her », A Brief History of Time (Travel),‎ 27 juillet 2006 (consulté le 29 août 2006)
  3. a et b Simon Brew, « Matthew Graham interview: on writing Doctor Who », Den of Geek,‎ 18 mai 2011 (consulté le 12 février 2012)
  4. (en) Arnopp, Jason (19 juillet 2006). "TV Preview: Fear Her". Doctor Who Magazine.
  5. (en) Gary Russell, Doctor Who: The Inside Story, London, BBC Books,‎ 2006 (ISBN 0-563-48649-X), p. 230
  6. a, b et c « Confidential Desktop: Episode 11 - The Fright Stuff », BBC (consulté le 12 février 2012)
  7. a, b et c « Q&A: Abisola Agbaje », Newsround,‎ 22 juin 2006 (consulté le 1 avril 2012)
  8. (en) « Fear Her - Story Locations », Doctor Who The Location Guide (consulté le 27 janvier 2014)
  9. a et b « Fear Her Locations Guide », BBC (consulté le 12 février 2012)
  10. « Fear Her Overnights, Army of Ghosts Trailer » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 25 juin 2006. Mis en ligne le 23 mars 2007, consulté le 7 avril 2007
  11. « Top 30 Programmes », Broadcasters' Audience Research Board (consulté le 27 mars 2013) Note: Information is in the section titled "w/e June 19–25, 2006", listed under BBC1
  12. « Fear Her », Doctor Who Magazine, Tunbridge Wells (Kent), Panini Comics, no 14 – Special Edition « The Dr Who companion Series • Two »,‎ 9 novembre 2006
  13. « Doctor Who's Matt Smith on Olympic torch run », BBC (consulté le 28 janvier 201)
  14. Ahsan Haque, « Doctor Who: "Fear Her" Review », IGN,‎ 18 décembre 2006 (consulté le 11 février 2012)
  15. Dave Bradley, « Doctor Who 2.11 Fear Her », SFX,‎ 25 juin 2006 (consulté le 12 février 2012)
  16. « Doctor Who: Series 2 - "Fear Her" » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Now Playing, 29 juin 2006. Mis en ligne le 3 juillet 2006, consulté le 27 mars 2013
  17. Dave Golder, « Isn't It About Time You Gave Doctor Who's "Fear Her" Another Chance? », SFX,‎ 26 février 2011 (consulté le 12 février 2012)
  18. Rob Bricken, « The 5 Best (and 5 Worst) David Tennant Doctor Who Episodes », Topless Robot,‎ 5 octobre 2009 (consulté le 12 février 2012)
  19. Peter Griffiths, « The Mighty 200! », Doctor Who Magazine, Panini Comics, no 413,‎ 14 octobre 2009