London Labour and the London Poor

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Jack Black, l'attrapeur de rats de Sa Majesté, 1851, tiré du volume 3, p. 11.

London Labour and the London Poor est un reportage sur la vie des populations pauvres de Londres à l'ère victorienne, écrit par le journaliste Henry Mayhew.

Londres à l'ère victorienne[modifier | modifier le code]

Londres est à cette époque en pleine croissance, du fait de l'essor de l'industrie. Sa population augmente massivement. Capitale de l'Empire britannique, celle-ci ressemble pourtant beaucoup à une ville du tiers-monde.

En effet, il s'y concentre une misère noire dans les quartiers les plus pauvres, des taudis où s'entassent les travailleurs les plus pauvres. Mayhew y décrit un monde sale, violent, dangereux et misérable. Un monde où l'emploi est instable et précaire.

La réalisation de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Pour son ouvrage, Henry Mayhew s'est rendu dans les quartiers populaires de Londres, comme l'East End. Il a interrogé des mendiants, des prostituées, des voleurs, des ouvriers, des vendeurs de rues, des musiciens, des artistes de rues et bien d'autres. Il s'est également rendu dans des asiles de pauvres. Il se tenait également informé des rapports de la Poor Law Commision, des forces de polices et des autres autorités publiques.

La réalisation des interviews[modifier | modifier le code]

Il a réalisé de nombreuses interviews, et a apporté un nombre considérable de données sur des sujets comme les salaires, les loyers, la criminalité, le coût de la vie, le nombre réel de travailleurs par profession, etc.

Devant l'extrême misère dans ces quartiers, il se retrouve parfois obligé à « négocier » ses interviews, comme ici lors d'une visite d'un dortoir collectif :

« I now come to the class of the cheap lodging-houses usually frequented by the casual labourers at the docks.[...] On my first visit, the want and misery that I saw were much, that, in consulting with the gentleman who led me to the spot, it was arranged that a dinner should be given on the following Sunday to all those who were present on the evening of my first interview.

J'en viens maintenant à la catégorie des habitations bon marché habituellement fréquentées par les travailleurs occasionnels des docks [...] Lors de ma première visite, les besoins et la misère que je vis là étaient grands, au point qu'en m'entretenant avec le gentleman qui m'avait amené à cet endroit, il fut convenu qu'un dîner serait servi le dimanche suivant à tous ceux qui étaient présents le soir de mon premier entretien. »

— Henry Mayhew , Cheap lodging-houses, Volume III, pages 312-318.


Le marché du travail à Londres et la classification des travailleurs[modifier | modifier le code]

Il pointe le doigt sur un problème important : l'emploi, en s'intéressant au problème de l'instabilité et de l'irrégularité de celui-ci.

« The subject of casual labour is one of such vast importance in connection with the welfare of a nation and its people.[...]By casual labour I mean such labour as can obtain only occasional as contradistinguished from constant employment. I include all classes of workers[...] expose them to be employed temporarily.

Le sujet du l'instabilité de l'emploi est l'un des plus importants en rapport avec la santé d'une nation et de ces gens. Par travail instable, j'entends par là les travaux qui ne sont qu'occasionnels. J'inclus tous les travailleurs[...] s'exposant à l'emploi temporaire »

— Henry Mayhew , Casual labour, Volume II, pages 297-323.

Cela le conduit à faire apparaître les deux causes principales :

« The causes of casual labour may be grouped under two heads:

  1. The Brisk and Slack Seasons, and Fit Times, or periodical increase and decrease of work in certain occupations.
  2. The Surplus Hands appertaining to the different trades.

    Les causes de l'instabilité de l'emploi peuvent être classées en deux catégories :
  3. Les bonnes ou les saisons mortes, et le temps d'adaptation, ou la diminution et l'augmentation périodique du travail dans certains secteurs.
  4. Le surplus de travailleurs. »

— Henry Mayhew , Casual labour, Volume II, pages 297-323.

Il tente de classifier les travailleurs en quatre catégories :

« [...]

  1. Those that will work
  2. Those that cannot work
  3. Those that will not work
  4. Those that need not work. »

« [...]

  1. Ceux qui veulent travailler
  2. Ceux qui ne peuvent pas travailler
  3. Ceux qui ne veulent pas travailler
  4. Ceux qui n'ont pas besoin de travailler »

— Henry Mayhew , Of the workers and non-workers, Volume IV, pages 3-12.

Son engagement en faveur des réformes sociales ne l'empêche pas de classer les mendiants et les prostituées dans la catégorie n° 3 : Those that will not work[1].

Les minorités[modifier | modifier le code]

Il s'intéresse au sort des minorités à Londres, constituée à l'époque des Irlandais, des Indiens et des Juifs, qui sont victimes de racisme et d'exclusion.

« I found among the English costermongers a general dislike of the Irish. In fact[...] a genuine London costermonger hates an Irishman, considering him an intruder.

Je trouve parmi les grossistes Anglais un désamour général des Irlandais. Dans les faits[...] un grossiste Londonien de souche hait un Irlandais, le considérant comme un intrus. »

— Henry Mayhew , Of the street-Irish, Volume I, pages 104-118.

En parlant des Juifs, il décrit la scène suivante à laquelle il a assisté :

« When an ederly Jew was preceding him[a gentleman who spoke with Henry Mayhew], apparently on his return from a day's work, as an old clothesman. His bag accidently touched the bonnet of a dashing woman of the town, who was passing, and she turned round, abused the Jew, and spat at him, saying with an oath : 'You old rags humbug! You can't do that!' - an allusion to a vulgar notion that Jews have been unable to do more than slobber, since spitting on the Saviour »

— Henry Mayhew , The street-Jews, Volume II, pages 115-132.

La pauvreté[modifier | modifier le code]

Le folklore et la culture des classes populaires, y compris l'argot[modifier | modifier le code]

La précision des descriptions[modifier | modifier le code]

Liens[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Of the workers and non-workers, p 3-12, London Labour and the London Poor, Henry Mayhew

Bibliographie[modifier | modifier le code]

(en) Henry Mayhew, London Labour and the London Poor, Royaume-Uni, Wordswoth editions