London Controlling Section

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La London Controlling Section (en abrégé LCS, en français « Section de Direction de Londres ») est une organisation britannique ultra-secrète qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, fut chargée :

  • de la conception des plans stratégiques de mystification,
  • et de la coordination de leur exécution (batailles, raids, coups de commando...) par les responsables : MI6, MI5, comité XX, PWE, services de renseignements des trois armes.

Elle fut créée par Winston Churchill en avril 1941[1].

Membres[modifier | modifier le code]

  • Oliver Stanley, chef de la LCS jusqu'en juin 1942,
  • Lieutenant-Colonel (plus tard Colonel) John Henry Bevan, MC, chef de la LCS à partir de juin 1942,
  • Major (lplus tard Colonel) Ronald Evelyn Leslie Wingate, adjoint,
  • Flight Lieutenant (later Wing Commander) Dennis Yates Wheatley, RAFVR[2].
  • George Mallaby,
  • Major (plus tard Lieutenant-Colonel) Harold Peteval,
  • Major Derrick Morley,
  • Commander James Arbuthnott, RN[3].,
  • Pr Edward Neville da Costa Andrade,
  • Sir Reginal Hoare, lien avec le Foreign Office,
  • Lieutenant-colonel William H. Baumer, représentant du Pentagone,
  • Major Neil Gordon Clark,
  • Commander A. Finter,
  • Lieutenant (Royal Navy) Jane Pleydell-Bouverie.

Officiers détachés :

  • Lieutenant-colonel H.M. O'Connor, aux États-Unis,
  • Major Michael Bratby, aux États-Unis,
  • Brigadier Dudley Clarke, au Caire,
  • Colonel Peter Fleming, en Inde et Asie du sud,

Notes, sources et liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. C'est Churchill, mû par son expérience passée, son goût prononcé pour tout ce qui est non-conformiste et sa vive imagination, qui concrétise la LCS et la met sur les rails en lui donnant comme premiers chefs des amis personnels. Il se cessera jamais de s'intéresser de très près à la LCS. Il lui fournira des idées et participera lui-même à ses subterfuges. [Jean Deuve, p. 59]
  2. Royal Air Force Volunteer Reserve
  3. Royal Navy

Sources et liens externes[modifier | modifier le code]

  • Jean Deuve, La Guerre des magiciens - L'intoxication alliée 1939-1944, éditions Charles Corlet, 1995, ISBN 2-85480-521-6 ; voir ch. 7. Texte repris dans Histoire secrète des stratagèmes de la Seconde Guerre mondiale, Nouveau Monde éditions, 2008, ISBN 9782847362947, ch. 7.
  • Anthony Cave Brown, La Guerre secrète, le rempart des mensonges, Pygmalion/Gérard Watelet, 1981, 2 vol.
  • Article de langue anglaise.

Bibliographie en anglais[modifier | modifier le code]

(en) Les références suivantes sont mentionnées dans l'article de langue anglaise :

  • Anthony Cave Brown, Bodyguard of Lies, Bantam Books, deuxième impression, 1976, ISBN 0-553-01311-4. La traduction française est référencée dans la section précédente.
  • Roger Fleetwood-Hesketh, FORTITUDE: The D-Day Deception Campaign, The Overlook Press, 2000, ISBN 1-58567-075-8.
  • Thaddeus Holt.
  • Dennis Wheatley, The Deception Planners, Hutchinson & Co., 1980, ISBN 0-09-141830-5.
  • Michael Howard, Strategic Deception in the Second World War: British Intelligence Operations Against the German High Command, W. W. Norton & Co., avec HMSO, 1995, ISBN 0-393-31293-3.
  • Jon Latimer, Deception in War, John Murray, 2001, ISBN 978-0719556050.