Lolme

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Lolme
Le village de Lolme.
Le village de Lolme.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Bergerac
Canton Monpazier
Intercommunalité Communauté de communes des Bastides Dordogne-Périgord
Maire
Mandat
Bernard Étienne
2014-2020
Code postal 24540
Code commune 24244
Démographie
Population
municipale
221 hab. (2011)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 42′ 45″ N 0° 50′ 43″ E / 44.7125, 0.84527777777844° 42′ 45″ Nord 0° 50′ 43″ Est / 44.7125, 0.845277777778  
Altitude Min. 112 m – Max. 225 m
Superficie 6,92 km2
Localisation

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Lolme est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lolme
Sainte-Croix Saint-Romain-de-Monpazier
Lolme Marsalès
Rampieux Lavalade

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, la commune porte le nom de L'Orme[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune de Lolme a été rattachée au canton de Montferrand qui dépendait du district de Belvès jusqu'en 1795, date de suppression des districts. Lorsque ce canton est supprimé par la loi du 8 pluviôse an IX (28 janvier 1801) portant sur la « réduction du nombre de justices de paix », la commune est rattachée au canton de Monpazier dépendant de l'arrondissement de Bergerac[2].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 1994, Lolme intègre dès sa création la communauté de communes du Monpaziérois. Celle-ci est dissoute au 31 décembre 2012 et remplacée au 1er janvier 2013 par la communauté de communes des Bastides Dordogne-Périgord.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie, ancienne école.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 2001[3] (réélu en mars 2014[4]) en cours Bernard Étienne SE Employé de la fonction publique

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, Lolme comptait 221 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2005, 2010, 2015, etc. pour Lolme[5]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
236 260 271 312 307 318 336 332 302
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
280 272 310 258 265 246 229 209 198
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
187 188 170 147 147 142 145 115 112
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
101 104 104 110 105 111 149 146 132
2011 - - - - - - - -
221 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église est placée sous le patronage de Notre-Dame de la Nativité. C'est une église romane construite au XIIe siècle. Son plan est simple : nef rectangulaire unique avec clocher-mur à l'ouest et abside hémicirculaire à l'est.

Un petit portail se trouvait dans le mur occidental mais il a été muré. Le portail principal en plein cintre se trouve côté sud et a dû être ouvert plus tardivement. L'abside, en petit appareil, est percée de deux fenêtres. Elle possède un toit couvert de lauzes reposant sur une corniche avec modillons. Les métopes entre les modillons sont percés.

Un incendie, à une date inconnue, a donné cette couleur rouge à la pierre. Les voûtes de la nef et du chœur ont probablement été refaites après l'écroulement des voûtes initiales qui est peut-être dû à l'incendie signalé précédemment. Le mur sud de la travée du chœur est plus épais que le mur nord et plus épais que ceux des deux travées de la nef. Le mur nord du chœur a dû être modifié quand a été construit une chapelle additionnelle.

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La particularité de l'église de Lolme, c'est de posséder un ensemble d'inscriptions murales, de graffitis et de signes gravés. De plus, on trouve sur la façade occidentale des gravures figurant des contours de chaussures.
Inscriptions du mur nord :

"O DIVES DIVES NON OMNI TEMPORE VIVES
FAC BENE DUM VIVIS POST MORTEM VIVERE SI VIS"

Traduction :

"O riche, riche, tu ne vivras pas tout le temps
Agis bien pendant que tu vis, si tu veux vivre après la mort".

Le second vers se retrouve sur plusieurs bâtiments (Saint-Génis-des-Fontaines, cloître de Saint-Bertrand-de-Comminges, ...).
Inscriptions du mur sud proposées par M. Robert Favreau:

"O BONA CRUX DIGN(a) LIGNA OMNIA LIGNA
ME TIBI CONS(ecro) NE MORTE MALIGNA PERCRU(cior)"

Traduction :

"O bonne Croix, bois dignes parmi tous les bois,
Je me consacre à toi, afin de ne pas être tourmenté par une mort maligne".

Les marques de chaussures semblent être une trace de l'accomplissement d'un pèlerinage. Cette interprétation est celle proposée par l'abbé Martigny dans son Dictionnaire des antiquités chrétiennes[9]: « l'usage de graver sur les murs des églises, des plantes de pied, marque un retour de pèlerinage, ou l'heureuse issue d'un long voyage » et rappelant la phrase "Ambulavit in Deo" ou "Ambulavit cum Deo", marcher avec Dieu, qu'on trouve, par exemple, dans la Genèse.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Martial Rouby, poète et conteur occitan du XXe siècle, né à Lolme, ayant vécu au château de Sainte-Croix de Beaumont, décédé en 1981 à Prigonrieux. Il est l'auteur des ouvrages : Cansous de ma Crouséto et Ma Garbéto. Une plaque en son honneur a été placée sur la place centrale de Beaumont-du-Périgord au cours de la Félibrée 2009.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 8 mars 2014.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 21 août 2014.
  4. Anne-Marie-Sopkowitz, Un nouveau président à l'intercommunalité, Sud Ouest édition Dordogne du 13 mai 2014, p. 20h.
  5. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 8 mars 2014)
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. Voir le panneau d'information sur l'église, au parking à côté de l'église et du cimetière
  8. Jean-Pierre Verdon - Les églises romanes du Monpaziérois - pp. 26-37 - Groupe archéologique de Monpazier - ISSN 0767 9475
  9. Joseph Alexandre Martigny, Dictionnaire des antiquités chrétiennes : contenant le résumé de tout ce qu'il est essentiel de connaître sur les origines chrétiennes jusqu'au moyen âge exclusivement, pp. 543, Hachette, Paris, 1865 Google Livres