Loivre

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Loivre
l'hôtel de ville, école.
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
Arrondissement Reims
Canton Bourgogne
Intercommunalité Communauté de communes de la Colline
Maire
Mandat
Michel Guillou
2014-2020
Code postal 51220
Code commune 51329
Démographie
Population
municipale
1 156 hab. (2011)
Densité 113 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 20′ 49″ N 3° 58′ 50″ E / 49.3469, 3.9806 ()49° 20′ 49″ Nord 3° 58′ 50″ Est / 49.3469, 3.9806 ()  
Altitude Min. 63 m – Max. 116 m
Superficie 10,24 km2
Localisation

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Loivre est une commune française, située dans le département de la Marne en région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village borde à l'est le Massif de Saint-Thierry et le territoire communal est traversé par l'autoroute des anglais, accueille une aire de repos ainsi que le canal de l'Aisne à la Marne avec deux écluses et un port. Une halte ferroviaire se fait à l'ancienne gare sur le trajet de la Ligne de Reims à Laon du TER Champagne-Ardenne.

Économie[modifier | modifier le code]

maison de l'écluse au lieu-dit les Fontaines.

Histoire[modifier | modifier le code]

Eugène-Louis DE BIGAULT de GRANRUT (1828-1894) qui épousa, en 1859, Isabelle DE BOULLENOIS de SENUC (1838-1908), et son frère Gabriel-Alfred DE BIGAULT de GRANRUT (1827-1904) prirent la décision d’éteindre une partie des fours de la vallée, du Four de Paris à Les Islettes, en Argonne, devenus peu rentables et de délocaliser leur activité à Loivre. Leur sœur Marie-Emilie DE BIGAULT de GRANRUT était mariée à Marie-Charles-Auguste Ruinart de Brimont dont les ancetres étaient originaires de Loivre[1].
En, 1853, ils se portèrent acquéreur du domaine des Fontaines, à Loivre, château et fermes et édifièrent en bordure du canal de l’Aisne, une verrerie pour répondre au marché des bouteilles de Champagne. Leur beau-frère Henry de Boullenois les rejoignit. Avec des millions de bouteilles, produites chaque année, elle fut rapidement célèbre et rentable. Dès, 1855, la verrerie Granrut frères occupe un stand à la première exposition universelle de Paris. Eugène est mort en 1894 à Loivre, au château des Fontaines et inhumé dans le cimetière des Alleux dans les Ardennes où il avait acheté le domaine de Maison-Rouge. Sa tombe fut transférée ensuite à Senuc le pays de son épouse. Charles Marie Joseph Albert Louis Comte DE BIGAULT de GRANRUT succéda à son père et repris le titre de Maître verrier, d’abord en société avec sa mère et sa sœur Lucie Marie Gabrielle Angèle DE BIGAULT de GRANRUT (1862-1942) , puis seul à partir de 1899. Il épousa en 1892 Paule Charlotte Henriette DE PUGET de BARBENTANE de CABASSOL DU REAL (1865-1936) et habitèrent le château des Fontaines à Loivre et le Four de Paris. Sa sœur Lucie, qui avait épousé Maurice Guy Marie GAUTIER de CHARNACE (1857-1923) habitait le château d'Aulnois à Aulnois-sur-Seille[2].


Colonne de soldats allemands entre Loivre et Brimont, dans le département de Marne, en France, en 1918


En 1919, après l'Armistice, la commune totalement dévastée, comme les communes voisines (Courcy, Brimont, Bermericourt et Cormicy), est classées en zone rouge.


Entièrement détruite pendant la Première Guerre mondiale, Charles de Grandrut n'ayant pas l'intention de reconstruire la verrerie de Loivre. M. Givelet lui racheta le fonds de commerce et les dommages de guerre afférents. La société pris le nom de "Verreries de Courcy et de Loivre réunis - Givelet et Cie". La sucrerie fut aussi détruite pendant la Première Guerre mondiale.

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 réélu en 2008[3] Michel Guillou    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 156 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
580 496 459 544 609 624 690 790 720
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
844 1 218 1 254 1 436 1 576 1 372 1 352 1 384 1 466
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 410 1 380 1 379 558 533 556 531 542 543
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
627 633 591 758 925 1 097 1 126 1 156 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Un Monument aux morts du 363e régiment d'infanterie, inauguré le 24 aout 1930 et un cimetière allemand de Loivre. La mairie est reliée à l'église par l'allée des mariés.

monument à l'entrée du village vers Berméricourt.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Texte réunis et commentés par Marc André et Michel De Paepe, La verrerie champenoise Charbonneaux -BSN Reims, de 1870 à nos jours, Dié, La Manufacture,‎ 1984
  2. le calvaire du Four de Paris – Gilles Thierion de Monclin
  3. Liste des maires de la Marne au 1er août 2008, site de la préfecture de la Marne, consulté le 22 décembre 2008
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011