Loco Locass

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Loco Locass

Description de cette image, également commentée ci-après

Le groupe Loco Locass avec un membre du Réseau de Résistance du Québécois, lors de la journée nationale des Patriotes 2008.

Informations générales
Pays d'origine Québec, Canada
Genre musical Hip-hop, rap
Années actives depuis 1995
Labels Audiogram
Site officiel www.locolocass.net
Composition du groupe
Membres Batlam (Sébastien Ricard)
Biz
Chafiik
Logo

Loco Locass, fondé en 1995, est un groupe hip-hop québécois, surtout connu pour la défense du français et ses prises de position politique, particulièrement pour son engagement en faveur de la souveraineté du Québec.

Description[modifier | modifier le code]

Ce groupe nouveau genre est formé de Batlam, de Biz et de Chafiik, trois amoureux de la langue française qui intègrent à leur musique rythmée des textes poétiques et engagés sur une base de rap, tout en raffinant l'art du « koubraüss »[1]. Leurs textes font avant tout la promotion de l'indépendance du Québec, mais ils traitent aussi de politique en général, de la situation du français en Amérique du Nord, de la frustration d'une certaine partie du peuple québécois devant l'immobilisme de la fédération canadienne, d'altermondialisme, de lutte à l'exclusion et, dans une certaine mesure, d'ouverture à l'autre, jusqu'à des textes plus personnels. Ne manquant pas une occasion de passer leurs messages à la population, les Loco Locass affirment tout haut ce que la rectitude politique tend à passer sous silence. Leur amour du français et leur connaissance de cette langue leur permettent de faire des jeux de voix, de sons et de mots.

Actualité[modifier | modifier le code]

  • En 2005, ils appuient le mouvement étudiant lors d'une grève des étudiants du Québec pour protester contre la conversion en prêts de 103 millions de dollars de bourses, laquelle a été effectuée par le Parti libéral du Québec.
  • Le 24 juin 2005, ils font partie du spectacle résolument politique de la Fête nationale du Québec qu'ont organisé Les Cowboys Fringants au parc Jean-Drapeau, à Montréal. Ce spectacle a suscité la controverse dans l'opinion publique. Les attaques virulentes à l'encontre de cet événement souverainiste eurent donc en réalité des motifs politiques, les véritables critiques exprimées n'étant que des prétextes, s'en prenant principalement au caractère payant (25 $ pour un spectacle de 10 heures). Les spectateurs devaient payer leur billet, car l'événement n'était financé par nul organisme, ni gouvernement, et les techniciens, les installations, etc. devaient être payés. De plus, l'association du spectacle à de gros noms des sociétés telles Coca-Cola et le groupe Gillett fut aussi critiquée, comme dénotant une contradiction avec l'allure de gauche qu'essaient de se donner les Cowboys Fringants et les Loco Locass. D'autres arguments insistaient sur l'importance de maintenir la gratuité des spectacles de la fête nationale, même si les spectacles payants de cette fête ne datent pas d'hier. Ainsi, pour les uns, l'organisation d'un premier grand spectacle faisant concurrence à celui du parc Maisonneuve représentait un dangereux précédent « élitiste » ; pour les autres, l'organisation par des jeunes d'un spectacle politique réunissant bon nombre d'artistes au prix d'un seul spectacle rendait celui-ci incontournable. Malgré le grand succès populaire de l'événement, les organisateurs n'ont à ce jour jamais récidivé.
  • Le 25 février 2010, Chafiik a signé, avec 500 artistes, l'appel pour appuyer la campagne internationale de Boycottage, de Désinvestissement et de Sanctions contre l'apartheid israélien[2]

Événements[modifier | modifier le code]

Poids plume[modifier | modifier le code]

Après le premier recueil de paroles pour leur premier disque, Manifestif, un deuxième livre paraît pour Loco Locass : Poids plume. Tous les textes d'Amour oral et de In Vivo sont réunis dans cet ouvrage de 128 pages, disponible depuis le début novembre 2005 aux Éditions Fides. Ce recueil permet aux amoureux de la langue, des mots, de la poésie, d'apprécier l'écriture poétique et engagée de Loco Locass ; de voir d'un tout autre œil leurs textes, ainsi que les rendre plus visibles et accessibles.

Le livre comprend également des photos provenant de Marie-Lyne Baril et des illustrations d’Alain Reno.

Loco Locass symphonique[modifier | modifier le code]

Le 19 août 2005, à Rivière-du-Loup, Loco Locass interprète cinq chansons de son répertoire accompagné de l'orchestre symphonique de l'école secondaire Joseph-François-Perrault. Cet orchestre inclut violonistes, altistes, violoncellistes et contrebassistes de 12 à 17 ans. Ce projet, Loco Locass symphonique, est une initiative du Camp Musical Saint-Alexandre et de son directeur et chef d'orchestre Mathieu Rivest.

Le spectacle comprend La censure pour l'échafaud, La bataille des murailles, L'empire du pire en pire, Antiaméricanisme primaire et Libérez-nous des libéraux de Loco Locass, ainsi que des pièces de Prokofiev, Berlioz, et Stravinski.

Une captation vidéo de ce concert fut faite pour un documentaire de l'Office national du film du Canada, d’une heure, sur cette fusion magique de Loco Locass et d'un orchestre symphonique[3], avec la participation de : Télé-Québec, Vidéo-femmes, Audiogram, Le Camp Musical Saint-Alexandre.

Prix[modifier | modifier le code]

  • 2001 : Prix Félix-Leclerc
  • 2004 :
    • Félix du Meilleur Album Hip Hop
    • Gagnant au New York Festivals, États-Unis
    • Gagnant du Prix D&AD, Angleterre
  • 2005 :
    • Artiste du mois d'avril, par la chaîne MusiquePlus
    • deux prix au Gala de l'ADISQ :
      • Prix « auteur ou compositeur de l'année »
      • Prix du « meilleur album hip-hop » de l'année, pour Amour oral
    • deux prix au gala MIMI :
    • Prix dans la catégorie « Pochette CD – DVD – vidéo » du concours Grafika, pour la pochette d'Amour oral
    • Mise en nomination de leur vidéoclip « Groove Grave »[4], dans la catégorie « Best French Video », au MuchMusic Video Awards
    • Disque d'or, pour la vente de 50 000 copies d'Amour oral
    • Mention spéciale à Alain Reno, qui a gagné deux Prix Lux pour la qualité de ses illustrations dans le recueil de texte Poids Plume, de Loco Locass (dans la catégorie Illustration, sous-catégorie « Portrait et Livre, bande dessinée »)
  • 2007 : Patriotes de l'année, par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal
  • 2011 : Prix Pierre-Bourgault, pour son engagement envers la cause souverainiste, par le Mouvement souverainiste du Québec (MSQ)[5]

Discographie[modifier | modifier le code]

Participations[modifier | modifier le code]

  • 2006 : La Russe avec Malajube (sur l'album Trompe l'oeil)
  • 2007 : La paix des braves avec Samian (sur l'album Face à soi-même)
  • 2008 : Marie-Louise (sur la compilation Groupes de Pamplemousse)
  • 2008 : M'accrocher (chanson thème du film Tout est parfait)
  • 2009 : Le but (chanson dédiée aux Canadiens de Montréal)
  • 2010 : Hymne à Québec (une des deux chansons thèmes de la télé-rivalité La série Montréal-Québec)
  • 2010 : Tout le monde est malheureux avec Gilles Vigneault (sur l'album Retrouvailles)

Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • Sheila ch'us là (octobre 2002)
  • Groove Grave (février 2005)
  • Bonzaion (mars 2005)
  • Spleen et Montréal (février 2006)
  • La censure pour l'échafaud (août 2006)
  • La Paix des Braves (avec Samian) (automne 2007)
  • M'accrocher? (hiver 2008)
  • Hymne à Québec (janvier 2010)
  • Le but (avril 2010)
  • [wi] (juin 2012)
  • Les Géants (2012)
  • Secondaire (novembre 2012)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Koubraüss » : néologisme qui évoquerait le réalisateur Stanley Kubrick et qui signifierait « totalement bizarre » ?
  2. Tadamon! : 500 Artistes contre l'apartheid israélien.
  3. Martine Asselin et Marco Dubé, « Symphonie Locass », sur ONF.ca,‎ 2006 (consulté le 4 mai 2011).
  4. Groove Grave (vidéoclip), réalisé par Notice Bureau.
  5. « Loco Locass récompensé pour son travail pour l'indépendance», La Presse Canadienne, par Cyberpresse, 9 septembre 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]