Lock On

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Lock On
Éditeur Ubisoft
Développeur Eagle Dynamics

Version
  • 1.0 (Lock On) : Décembre 2003
  • 1.1 (Lock On: Flaming Cliffs) : Avril 2005
  • 1.2 (Lock On: Flaming Cliffs 2) : Avril 2010
Genre Simulateur
Plate-forme Windows

Lock On: Modern Air Combat est un simulateur de vol de combat moderne, héritier de la série Flanker du même éditeur, Eagle Dynamics, un développeur russe. Même s'il se démarque de son prédécesseur, l'influence de Flanker est encore perceptible sur Lock On, malgré l’évolution des graphismes et la présence de nouveaux appareils.

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Simulateur de combat aérien moderne, Lock On reproduit des appareils en service dans les décennies 1980 et 1990, dont 8 jets pilotables (liste ci-dessous). Les combats comprennent les dimensions Air-Air (chasse) - avec les aspects BVR (combat missile au-delà de la portée visuelle) et CAC (combat rapproché, dogfight) - mais aussi Air-Sol, avec des armements simples (bombes, roquettes, canon) ou "intelligents" (bombes guidées, missiles).

Lock On se situe entre un simulateur hardcore (dont le réalisme est très poussé) et un simulateur arcade, étant assez paramétrable et disposant de nombreuses options. Dans la catégorie de niche des simulateurs de combat aérien (Falcon 4, IL-2, SFP1...), Lock On est considéré comme un jeu offrant une prise en main facile et un aspect accessible.

La qualité graphique n'est pas négligée bien que de l'interface du cockpit soit assez limitée. Il fait le compromis des deux en proposant des aspects simplifiés et d'autres plus complexes. Chacun des avions disponibles a ses spécificités d'action, un modèle de vol et une avionique particuliers.

L'utilisation de chacun d'eux permet de réaliser des vols simples ou complexes et d'une grande variété :

  • entrainement au vol "pur" et à la navigation, entrainement au combat ;
  • missions opérationnelles simples ou complexes dites aussi COMAO (Composite Air Operation) ;
  • vols de démonstration (patrouille de voltige).

L'éditeur de missions, intégré, permet aux joueurs de créer leurs propres scénarios (solo ou multijoueur).

Les avions pilotables[modifier | modifier le code]

  • A-10A Warthog : avion d'attaque au sol (USA).
  • F-15C Eagle : chasseur de supériorité aérienne (USA).
  • Su-27 Flanker B : chasseur de supériorité aérienne (Russie).
  • MiG-29 Fulcrum A/G : chasseur/intercepteur (Russie/Allemagne). La version allemande reproduit une avionique occidentalisée (unités impériales)
  • MiG-29 Fulcrum C chasseur/intercepteur, version modernisée du précédent (Russie).
  • Su-25 Frogfoot : avion d'attaque au sol (Russie).
  • Su 25T Frogfoot : Avion d'attaque au sol (Issu de la version 1.1, développé avec un modèle de vol très poussé et une modélisation des dégâts tout aussi travaillée).
  • Su 33 Flanker D : version navalisée du su-27, avion d'attaque au sol embarqué (possibilité d'apponter et de décoller d'un porte-avions dans le jeu) (Russie).

Utilisation en réseau[modifier | modifier le code]

Bien que n'appartenant pas à la catégorie des jeux massivement multijoueur, et ne disposant pas d'une application dédiée serveur, ce simulateur permet de voler tant en solo qu'en multijoueur, et ce en coopération (contre l'IA) ou en humains contre humains. La stabilité du moteur réseau renforce l'intérêt du simulateur : il est possible de voler en patrouille (serrée), ou encore de coordonner les actions des différents pilotes.

En mode multijoueur, un joueur peut faire office de host pour d'autres, ou bien une machine peut être réservée à cet usage (serveur dédié). Certains serveurs sont ouverts en permanence via des interfaces comme HyperLobby.

Il n'y a pas de limite volontairement introduite dans le code de Lock On concernant le nombre de joueurs en réseau. Néanmoins, les impératifs techniques (puissance des machines, bande passante du réseau) sont à prendre en compte : Un joueur disposant d'une connexion haut débit personnelle offrant un débit montant de 1Mb/s peut espérer accueillir des missions rassemblant jusqu'à une douzaine de pilotes humains. Pour aller au delà, mieux vaut disposer de plus de débit. Les machines utilisées comme serveur dédié sont pour cette raison souvent hébergées dans des datacentres offrant une bande passante de 100Mb/s.

La communauté Lock On[modifier | modifier le code]

La durée de vie d'un simulateur étant plus longue que celle de la plupart des autres catégories de jeux vidéo, et les simulateurs attirant un public souvent moins nombreux, mais aussi moins sensible aux effets de mode, la communauté Lock On regroupe des passionnés de tous âges.

La communauté vit essentiellement au travers d'Internet, via des sites et forums généralistes ou communautaires. Des escadrilles (ou patrouilles) virtuelles se sont formées pour exploiter les aspects coopératif et multijoueur du simulateur. Une école a même été créée, on y enseigne les différentes étapes de la navigation aux techniques avancées de combat air-air et air-sol. Créée par des passionnés, celle-ci porte le nom de l'EVAC (École Virtuelle d'Aviation de Chasse).

Bien que l'architecture de Lock On soit considérée comme relativement fermée (au contraire de Flight Simulator, par exemple) et que l'éditeur ne fournisse pas de SDK, la communauté a permis la création d'un certain nombre de mods améliorant ou modifiant tel ou tel aspect du simulateur, mais aussi de logiciels dédiés apportant de nouvelles fonctionnalités. La très grande majorité de ces mods et logiciels sont téléchargeables et utilisables gratuitement.

Les logiciels pour Lock On[modifier | modifier le code]

  • ModMan[1] - Grâce à cet utilitaire, la gestion des addons est facilitée. Il permet également de configurer le simulateur.
  • LOTATC[2] - Logiciel de contrôle du trafic aérien, permettant le contrôle CA (Circulation Aérienne) et DA (Défense Aérienne, contrôle de combat).
  • LOCFG[3] - Logiciel de gestion/configuration du simulateur (pour LOFC 1.1x uniquement).
  • Tacview[4] - ACMI pour Lock On.

Communauté[modifier | modifier le code]

Historique et versions[modifier | modifier le code]

2003, Décembre - Lock On - 1.0

  • 1.01 (patch correctif gratuit, tombé en désuétude)
  • 1.02 (patch correctif gratuit, dernière version à installer si pas de passage à l'add-on Flaming Cliffs)

2005, Avril - Flaming Cliffs - 1.1 (devenu 1.1b - ajout de la compatibilité Vista)

  • 1.11 (patch correctif gratuit, tombé en désuétude)
  • 1.12 (patch correctif gratuit, tombé en désuétude)
  • 1.12a (patch correctif gratuit, dernière version disponible du simulateur, remplacé par le 1.12b)
  • 1.12b (patch correctif gratuit, aucune modif du simulateur, mais ajout de la compatibilité Vista)

2010, Avril - Flaming Cliffs 2 - 1.2.0

  • 1.2.1 (patch correctif gratuit)


L'Add-On Flaming Cliffs apporte, outre quelques correctifs (bugs) un nouvel appareil (le Su-25T) à la qualité de modélisation bien supérieure aux appareils d'origine, ainsi qu'un certain nombre d'amélioration de la modélisation de l'avionique de combat (radar...) des appareils russes.

Il existe également une version Gold qui regroupe dans un même boitier les 2 CD de Lock On (1.0) et Flaming Cliffs (1.1).

Du fait des différents modes de distribution de Flaming Cliffs (versions Web, CD, ou incluses dans le pack Gold), et des localisations du simulateur, les patchs correctifs existent en plusieurs sous-versions, selon la configuration sur laquelle ils sont installés.

L'add-on Flaming Cliffs 2 n'apporte pas de nouvel appareil pilotable, mais constitue une grosse mise à niveau du simulateur : correction de bugs, bien sûr, mais aussi carte retouchée (on gagne la Géorgie contre la Crimée), nouveaux moteur balistique, nouveau moteur son, modèles de vol identiques à ceux des avions pilotables et intelligence améliorée pour les IA, 6DOF limité pour les possesseurs de Track-Ir...

Flaming Cliffs 2 amène en fait Lock On au niveau de DCS pour tout ce qui concerne l'environnement extérieur (les avions restent de la génération LO : cockpits et modèles de vols n'évoluent que légèrement). De ce fait, LockOn FC2 et DCS: BlackShark doivent être compatibles en réseau multijoueur, ce qui permettra des opérations combinées.

La suite de Lock On[modifier | modifier le code]

Après Flaming Cliffs, un add-on défini comme non officiel car proposé par le développeur sans accord de l'éditeur, le développeur de Lock On (Eagle Dynamics) avait prévu de poursuivre le développement du simulateur avec l'ajout d'un hélicoptère russe de combat, le Ka-50 Hokum A Black Shark, modélisé de façon bien plus réaliste que les appareils d'origine. En octobre 2007, Eagle Dynamics a annoncé que Black Shark ne sortirait pas sous la forme d'un add-on pour Lock On mais plutôt comme un jeu complet, premier opus d'une nouvelle série (DCS : Digital Combat Simulator) réalisée hors de la collaboration avec Ubisoft[6].

Ubisoft, de son côté, ne propose pas de nouveau simulateur au sens strict (hardcore) du terme, mais a publié en mars 2009 un jeu de combat aérien modélisant des jets modernes : Hawx.

Références[modifier | modifier le code]