Locavorisme

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Le locavorisme[1] ou mouvement locavore est un mouvement prônant la consommation de nourriture produite dans un rayon allant de 100 à 250 kilomètres maximum[2] autour de son domicile. On nomme locavore une personne qui adhère au locavorisme.

Présentation[modifier | modifier le code]

Le mouvement locavore encourage les « consommateurs » à acheter des produits frais et de saison, à acheter sur les marchés et/ou aux agriculteurs ou paysans locaux (dans les AMAP, des points de distribution[3] ou les cueillettes par exemple), à choisir leurs propres aliments, en faisant valoir la qualité du produit frais, des produits locaux, dont le goût serait meilleur que les produits industriels.
Ce mouvement se veut un acte respectueux de l’environnement par le maintien de la diversité des paysages, des écosystèmes en évitant les monocultures (en effet, il sera par exemple difficile de se fournir en viande, légumes et fruits au milieu de régions à monocultures céréalières). Également, l’expédition alimentaire sur de longues distances exige souvent plus d'énergie fossile sous forme de:

Ce mouvement se veut également un acte de stabilité sociale par le maintien harmonieux des populations sur les territoires.

Le 7 juin 2012, France 5 a diffusé une émission de télé-réalité où les participants apprenaient à devenir locavores pendant 30 jours [4].

Historique[modifier | modifier le code]

Le terme « locavore » a été inventé par Jessica Prentice de San Francisco en 2005[5] à l'occasion de la journée mondiale de l'environnement, qui a proposé aux résidents locaux d’essayer de manger seulement les aliments cultivés ou produits à l’intérieur d’un rayon de 160 kilomètres.

Le New Oxford American Dictionary a défini un « locavore » comme étant une personne qui recherche des produits alimentaires locaux. « Locavore » fut le mot de l'année 2007[6].

L'adjectif locavore est entré dans l'édition 2010 du Larousse.

Critiques[modifier | modifier le code]

Le mouvement locavore ne fait pas l'unanimité et certaines personnes le dénoncent comme étant une « idiotie anti-mondialisation » [7]. Ils mettent en avant le fait que l'agriculture industrielle actuelle se prête peu à la consommation locale et que la distribution alimentaire à grande échelle est moins polluante que de multiples systèmes de distribution locale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=26511722
  2. Voir site http://www.locavores.com . Il évoque le chiffre de 100 miles autour de leur ville de référence.
  3. http://www.locavor.fr - Des points de distribution locavores permettent de trouver facilement des produits locaux en identifiant précisément les producteurs.
  4. « Locavore : France 5 nous invite à "manger local" », reponseatout.com,‎ 7 juin 2012 (consulté en 14juin 2012)
  5. (en) « The Birth of Locavore », Oxford University Press blog,‎ 20 novembre 2007 (consulté le 12 septembre 2010)
  6. Mike Nizza, « Oxford’s Word of the Year, and Runners-Up », The New York Times,‎ 13 novembre 2007 (consulté le 12 septembre 2010)
  7. Joel Stein, « Extreme Eating », Time,‎ 10 janvier 2008 (consulté le 12 septembre 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anne-Sophie Novel, Le guide du locavore : pour mieux consommer local, Paris, Eyrolles, coll. « Femininbio.com »,‎ 1er avril 2010, 153 p. (ISBN 978-2-212-54590-6, présentation en ligne)
  • Michel Cros, Consommer écolo : Locavores ou écoconsommateurs, rejoignez la tribu !, Paris, De Vecchi,‎ 16 novembre 2009, 158 p. (ISBN 978-2-7328-9441-6)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]