Livre d'Exeter

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Liber Exoniensis.

Le Livre d'Exeter (Exeter Book) ou Codex Exoniensis (aussi connu sous sa référence MS 3501 à la bibliothèque de la cathédrale d’Exeter) est un codex de la seconde moitié du Xe siècle, l’un des quatre principaux manuscrits[1] préservant de la littérature des Anglo-Saxons.

Historique[modifier | modifier le code]

Bien que les détails sur la création du codex d’Exeter ne soient pas connus, on le date souvent du Xe siècle, entre 960 et 990. La production de ce manuscrit est ainsi sans doute liée à la réforme bénédictine qui a vu un renouveau de la vie monastique en Angleterre sous le règne d’Edgar (959-975). Il s’agit en effet d’une période très productive pour les monastères anglais tant sur le plan artistique qu’intellectuel.

L’histoire du codex devient plus assurée à partir de 1050, lorsque Léofric devient le premier évêque d'Exeter : dans les registres du monastère, il est fait mention d’« un grand livre anglais écrit en vers portant sur de nombreux sujets » (« mycel englisc boc be gehwilcum þingum on leoðwisan geworht »), que l’on considère être le Livre d’Exeter.

On suppose qu’il comptait à l’origine 131 pages, dont les huit premières ont été remplacées et perdues ; il est cependant le plus grand regroupement connu de textes en vieil anglais.

Contenu[modifier | modifier le code]

Avec le manuscrit Junius XI, il s'agit d'un des deux seuls manuscrits consacrés exclusivement à de la poésie en vieil anglais : il contient entre autres deux des quatre poèmes de Cynewulf, Christ II et Juliana, ainsi qu’une centaine d’énigmes.

Comme pour tous les autres poèmes vieil-anglais, les titres ne sont pas d'origine mais ont été attribués aux poèmes par leurs éditeurs modernes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les autres principaux manuscrits sont le manuscrit Junius XI, le Livre de Verceil et le Codex Nowell.
  2. Maximes fait référence à deux poèmes en vieil anglais. Celui-ci est en trois parties (« A », « B » et « C »). Celui que l’on connait sous l’appellation de Maximes II se trouve dans un manuscrit peu connu, situé à la British Library de Londres, sous la référence Cotton Tiberius B i.
  3. Soul and Body, littéralement « L’Âme et le Corps », se réfère à deux poèmes en vieil anglais. Celui que l’on nomme Soul and Body I se trouve dans le Livre de Verceil.
  4. On désigne par Fragment homilétique deux poèmes à vocation homilétique en vieil-anglais. Celui que l’on nomme Fragment homilétique I se trouve dans le Livre de Verceil.