Littérature de l'Égypte antique

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La littérature de l'Égypte antique est l'une des plus anciennes littératures écrites attestée à ce jour. Les plus anciens témoignages de textes « littéraires », au sens restreint, remontent à la XIIe dynastie ce qui semblent tardif par rapport à l'apparition de l'écriture (vers -3200), et les premiers textes complexes attestées au début de l'Ancien Empire (vers -2700). Ce décalage est-il dû aux aléas de la documentation ou à une lente maturation de la littérature écrite qui resta longtemps cantonnée à une transmission orale ? Les spécialistes restent encore divisés sur la question. Cependant bien avant l'apparition des premiers manuscrits véritablement « littéraires », il existe des autobiographies comme celles d'Ouni (XXIIIe siècle avant notre ère) ou des princes de la ville d'Assiout (XXIe siècle avant notre ère), où se manifeste un style poussé, derrière laquelle point, consciemment ou non, une intention quasi littéraire.

La littérature égyptienne est très diversifiée puisqu'à côté des textes religieux, on trouve des biographies, des romans, des contes, des textes politiques et philosophiques, de la poésie et des « sagesses ».

Textes religieux[modifier | modifier le code]

En égyptologie, ce que l'on nomme « livre » ou « textes », sont en fait des récits mythiques répartis en plusieurs chapitres, mais qui ne sont pas forcement utilisés comme une entité indivisible. Certains passages peuvent être peints ou gravés sur les parois des temples et des tombeaux.

Les plus connus sont :

Les derniers livres royaux :

Textes profanes[modifier | modifier le code]

Parallèlement à ces textes religieux, la civilisation égyptienne nous a légué des textes profanes, écrits en hiératique sur papyrus. Ces textes sont de nature très variés, concernant aussi bien les sciences que la politique ou encore la littérature.

À partir de la Première période intermédiaire, et tout au cours du Moyen Empire, la littérature produit des textes considérés comme des grands classiques aux époques ultérieures.

Les thèmes chers à la littérature « pessimiste » apparaissent sous le Moyen Empire : invasions étrangères, cycle de la nature déréglé, crue du Nil insuffisante, guerre et famine, misère et anarchie, et finalement guerre civile qui ensanglante le pays. Il s'agit là des évènements qui troublèrent les années obscures de la Ire période intermédiaire.

Parmi ces classiques, on peut citer :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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