Littérature bretonne

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La littérature bretonne est la littérature produite en Bretagne ou écrite par des Bretons, quelle que soit la langue dans laquelle elle est écrite. Cependant il s'agit généralement de littérature écrite soit en breton soit en français. Par le passé il y a également eu une littérature de langue latine.

Origine dans l'île de Bretagne[modifier | modifier le code]

À l'origine la littérature bretonne est la littérature produite par les Bretons de l'île de Bretagne. Il s'agit principalement :

Il faut y associer

Mais la littérature bretonne n'est déjà plus insulaire.

En Bretagne armoricaine[modifier | modifier le code]

La littérature bretonne de Bretagne armoricaine est surtout, à ses débuts, une littérature de langue latine comportant des vies (ou Uitae) de saints bretons (venus pour la plupart d'outre Manche) rédigées dans les monastères armoricains.

Au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

On compte à cette époque plusieurs grands écrivains de renommée nationale, dont :

  • François-René de Chateaubriand (1768-1848). Bien qu’ayant passé la majeure partie de sa vie hors de Bretagne, son œuvre en est souvent imprégnée : vieux arbres, landes, bruyères et fougères, océan redoutable, etc. L’image même de la Bretagne romantique.
  • Ernest Renan (1823-1892) : Histoire des origines du christianisme, Vie de Jésus, L’âme bretonne, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, etc.
  • Félicité Robert de Lamennais (1782-1854) : Essai sur l'indifférence en matière de religion, Paroles d'un croyant, etc.
  • Loeiz Herrieu, ou Louis Henrio comme orthographié à l'état civil, né en 1879 à Lanester (à l'époque intégrée dans la commune de Caudan) (Morbihan) et mort le 22 mai 1953 à Auray, était un écrivain en breton vannetais. On le surnommait Er Barh Labourér (« Le barde paysan »). Fils de cultivateur, le vannetais était sa langue maternelle. Il tint lui-même une ferme successivement à Lanester et à Hennebont avant de finir sa vie à Auray.
  • Julien Pélage Auguste Brizeux, né le 12 septembre 1803 à Lorient (Morbihan) et mort le 3 mai 1858 à Montpellier (Hérault), est un poète romantique breton.
  • Paul Féval, romancier originaire de Rennes très populaire au XIXe qui écrivit de nombreux romans, contes et pièces de théâtre d'inspiration bretonne, où se cristallisent à la fois sa foi catholique, ses aspirations légitimistes et son nationalisme breton.

Une œuvre qui marqua son époque fut le Barzaz Breiz (1839), recueil de chants populaires recueillis et arrangés par Théodore Hersart de La Villemarqué. Mais également Légende de la Mort chez les Bretons Armoricains(1893), d’Anatole Le Braz.

Au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le début de ce siècle est surtout marqué par la littérature nationaliste.

  • Camille Le Mercier d’Erm, créateur du Parti nationaliste breton : Les bardes et poètes nationaux de ma Bretagne armoricaine, La question bretonne, le nationalisme et l'action française, La Bretagne vue par les écrivains et les artistes, etc.
  • Roparz Hemon : Ur Breizhad oc'h adkavout Breizh, An Aotrou Bimbochet e Breiz, Gaovan hag an den gwer, etc.
  • Youenn Drezen (ou Yves Le Drézen de son nom français) : An Dour en-dro d'an Inizi, Itron Varia Garmez, Skol Louarn Veïg Trebern (L'École buissonnière du petit Hervé Trebern), etc.

La seconde partie du XXè siècle est davantage marquée par la montée des régionalismes. De nombreux ouvrages fleurissent en Bretagne, dont Le Cheval d’Orgueil (1975) de Pierre-Jakez Hélias, qui raconte la jeunesse de l’auteur en pays bigouden.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Joëlle Letourneur (Chargée de la vie littéraire, EPCC Livre et lecture en Bretagne), « L'édition bretonne : des caractéristiques identitaires et patrimoniales fortes », dans Jean Foucault, Michel Manson, Luc Pinhas, L'édition de jeunesse francophone face à la mondialisation, Paris, L'Harmattan, coll. « Références critiques en littérature d'enfance et de jeunesse »,‎ mars 2010, 302 p. (ISBN 978-2-296-11192-9, lire en ligne)
  • Nathalie Couilloud, Promenades littéraires en Finistère, Coop Breizh, Spezet, 2009, 271 p.
  • Francis Favereau (dir.), Anthologie de la littérature de langue bretonne au XXe siècle, Skol Vreizh, Morlaix, tome I, Entre rêve et réalité, 1900-1918 (2002, 445 p. (ISBN 2-911447-57-3)) ; tome II D'une guerre à l'autre : Breiz Atao et les autres en littérature, 1919-1944 (2003, 575 p. (ISBN 2-911447-94-8) ; tome III, De 1945 à 1968 (2008, 510 p. (ISBN 978-2-915623-41-3))
  • (br)(en) Jacqueline Gibson et Gwyn Griffiths (dir.), The Turn of the ermine : an anthology of Breton literature, F. Boutle, Londres, 2006, 506 p. (ISBN 1-903427-28-2)
  • Marc Gontard (dir.), Dictionnaire des écrivains bretons du XXe siècle, Presses Universitaires de Rennes, 2005
  • Marc Gontard, La langue muette : littérature bretonne de langue française, Presses universitaires de Rennes, Rennes, 2008, 158 p. (ISBN 978-2-7535-0614-5)
  • Yves Le Berre, Nelly Blanchard et Ronan Calvez, Qu'est-ce que la littérature bretonne ? : essais de critique littéraire, XVe-XXe siècles, Presses universitaires de Rennes, Rennes, 2006, 238 p. (ISBN 9782753502499)
  • Charles Le Quintrec, Littératures de Bretagne, Éd. Ouest-France, Rennes, 1992, 541 p. (ISBN 2-7373-1158-6)
  • Edmond Rébillé, Itinéraire littéraire en Côtes-d'Armor : 372 communes, 1033 écrivains, Coop Breizh, Spezet, 1998, 379 p. (ISBN 2-8434-6043-3)
  • Jean Balcou, Yves Le Gallo, Histoire littéraire et culturelle de la Bretagne, Champion, Brest, 1997.