Litoria aurea

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Litoria aurea

Description de cette image, également commentée ci-après

Litoria aurea

Classification selon ASW
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Amphibia
Sous-classe Lissamphibia
Super-ordre Salientia
Ordre Anura
Sous-ordre Neobatrachia
Famille Hylidae
Sous-famille Pelodryadinae
Genre Litoria

Nom binominal

Litoria aurea
(Lesson, 1827)

Synonymes

  • Rana aurea Lesson, 1827
  • Ranoidea jacksoniensis Tschudi, 1838
  • Ranoidea resplendens Girard, 1853
  • Fanchonia elegans Werner, 1893
  • Hyla blandsuttoni Procter, 1924
  • Hyla aurea ulongae Loveridge, 1950

Statut de conservation UICN

( VU )
VU A2ace : Vulnérable

Litoria aurea est une grenouille arboricole originaire de l'est de l'Australie. En dépit de sa classification et de ses capacités d'escalade, elle ne vit pas dans les arbres et passe presque tout son temps au niveau du sol. Elle peut atteindre jusqu'à 11 cm de long, ce qui en fait une des plus grandes grenouilles d'Australie.

De couleur dorée et verte, les grenouilles sont voraces, se nourrissant principalement d'insectes mais aussi de proies plus grosses tels que des vers et des souris. Contrairement à la plupart des grenouilles, elles sont actives à jour, mais c'est surtout pour pouvoir se réchauffer au soleil. Elles ont tendance à être moins actives en hiver, sauf dans les périodes plus chaudes ou humides, et se reproduisent durant les mois les plus chauds. Les mâles atteignent la maturité sexuelle après environ 9 mois, tandis que les femelles, plus grandes, ne se reproduisent pas avant l'âge de deux ans. Les grenouilles peuvent se livrer au cannibalisme, et les mâles attaquent fréquemment leurs congénères s'ils empiètent sur leur territoire.

De nombreuses populations, en particulier dans la région de Sydney, vivent dans des zones fortement impactées par l'Homme, telles que les golfs, les friches industrielles ou des tas de briques. Bien qu'elle était auparavant l'une des grenouilles les plus courantes du sud-est de l'Australie, Litoria aurea a vu sa population décliner ces dernières années, en particulier dans les zones montagneuses, ce qui conduit à son classement actuel d'espèce vulnérable. Ses effectifs continuent de baisser et elle est menacée par la perte et la dégradation de son habitat, la pollution, les espèces introduites, et des parasites et des agents pathogènes, comme Batrachochytrium dendrobatidis. Comme la plupart des populations persistantes vivent sur ​​des terres privées, la sauvegarde de l'espèce est difficile à mettre en place. Cette grenouille reste tout de même abondante en Nouvelle-Zélande et dans plusieurs autres îles du Pacifique, où elle a été introduite.

Description[modifier | modifier le code]

Litorea aurea avec une coloration sombre.

Litorea aurea est une grande grenouille. Les adultes mesurent entre 4,5 et 11 cm de long, les mensurations les plus communes étant comprises entre 6 et 8 cm[1]. Litorea aurea est donc une des plus grandes grenouilles australiennes[2]. Les mâles adultes sont généralement plus petits que les femelles, et la coloration de leur dos est nettement différente. Ils peuvent être presque complètement verts, avec des nuances de vert foncé, vert émeraude vif, vert métallisé, brun cuivré terne ou même des marques dorées ou une coloration presque entièrement bronze[2],[3]. En général, les femelles ont des marques vertes que les mâles[4]. Pendant les mois les plus froids (de mai à août), lorsque les grenouilles sont inactives, la coloration peut se foncer pour devenir presque noire[5]. Leur peau peut s'assombrir de la même manière si l'animal reste dans un endroit sombre pendant quelques minutes, et la coloration varie également au fil de la vie d'un animal[5].

Une bande crème ou jaune pâle, avec une bordure dorée au-dessus et noire, s'étend derrière l'œil, passe juste au dessus du tympan généralement de couleur cuivre et se poursuit le long du corps jusqu'à l'aine. Une autre bande de la même couleur commence au-dessous de l’œil et continue jusqu'à l'épaule. L'abdomen est crème ou blanc, avec une texture granuleuse. Les pattes sont de couleur verte ou bronze, voire une combinaison des deux, et l'intérieur de la cuisse et l'aine sont bleu-vert[2],[3]. Les mâles adultes présentent des sacs vocaux jaunes[6]. Le tympan est distinct et ovule, et l'espèce possède de larges ventouses à l'extrémité des orteils pour faciliter l'escalade. Comme cette espèce vit souvent dans l'eau, les doigts des pattes avant ne sont pas palmés, à la différence des orteils qui le sont presque entièrement[3]. Lors de la période de reproduction, les mâles développent des callosités nuptiales sur le pouce, qui leur permettent de tenir les femelles pendant l'accouplement. Elles sont brunes pendant la saison de reproduction, mais sont plus discrètes et plus pâles pendant le reste de l'année[6]. Pendant la saison de reproduction, les femelles développent une teinte bleuâtre sur leurs pattes, tandis que les jambes des mâles passent au orange-rouille[7].

Ecologie et comportement[modifier | modifier le code]

Litorea aurea se camouflant dans les roseaux

Comme les autres grenouilles arboricoles, Litorea aurea passe beaucoup de temps à se prélasser au soleil sur la végétation, des rochers, et les roseaux, le plus souvent près de l'eau, ou alternant entre ces différents habitats[8]. Contrairement à la plupart des espèces de grenouilles, il est souvent actif pendant la journée. Lorsqu'on la manipule, cette espèce sécrète un mucus visqueux âcre[9], qui se compose de 17 peptides. Treize de ces molécules se révèlent des antibiotiques à large spectre et des anticancéreux[10]. La sécrétion rend la grenouille glissante et donc difficile à attraper, et elle est toxique pour certaines autres espèces de grenouilles. Elle constitue donc un moyen de défense important pour Litorea aurea[11]. Les combats entre mâles sont fréquents, et se déclenchent dès que deux d'entre eux se retrouvent à moins d'un mètre l'un de l'autre. Ces combats peuvent causer des blessures[11].

Litorea aurea occupe un large éventail d'habitats différents. Elle est généralement associée aux marécages côtiers, aux zones humides, aux marais, aux barrages, aux fossés, aux rivières et aux forêts, mais certaines populations ont également été trouvés sur d'anciens sites industriels (par exemple, le Brickpit). Il a même été trouvé dans des habitations humaines, dans des baignoires[7]. Il est difficile de déterminer ses exigences exactes en matière d'habitat, du fait de cette grande variété d'habitats qui semblent lui convenir. Les exigences de son habitat ont été difficiles à déterminer, car il a été trouvé dans un large éventail de plans d'eau, sauf rivières à courant rapide[12]. Elle affectionne particulièrement les étangs d'eau douce formés récemment qui sont peu profond, sans ombrage et non pollué, et elle évite les eaux où vivent des poissons prédateurs indigènes ou introduits[13]. Cependant, elle est également fréquentes dans des zones altérées par les activités humaines[14]. La grenouille préfère les plans d'eau avec une végétation de roseaux et de joncs, dans lesquels elle se réchauffe au soleil, tandis que ses abris hivernaux sont constitués de végétaux, rochers, déchets ou débris jetés par l'Homme, présents à proximité de la zone de reproduction. Des zones herbeuses sont généralement situées à proximité de son habitat, et constituent des aires d'alimentation privilégiées[13],[15]. Elle préfère les cours d'eau au fond sableux, rocailleux ou argileux, et est peut sensible au niveau de turbidité de l'eau, au pH, au taux d'oxygène niveaux, et à la température, même si ces paramètres peuvent limiter sa croissances'ils en sont pas optimaux[7]. Bien que ses pattes lui offrent beaucoup d'adhérence, la grenouille grimpe peu aux arbres. Elle passe le plus clair de son temps dans les 10 cm au-dessus du sol et s'aventure rarement à plus d'un mètre de haut[8]. Litorea aurea peut aussi rester assis pendant plusieurs minutes[8].

Litorea aurea peut faire de grandes distances en une seule journée ou une seule nuit, des trajets de 1 à 1,5 kilomètres ayant été enregistrés. Des spécimens équipés de balise ont réalisé jusqu'à 3 km, et peuvent s'éloigner de plusieurs kilomètres de la zone de reproduction la plus proche[16]. L'espèce a tout de même tendance à retourner ou à demeurer dans un lieu déterminé, à condition que l'habitat demeure approprié à ses besoins, sans quoi elle va chercher un habitat plus approprié. Litorea aurea préfèrent les habitats les plus complexes possibles, certainement pour assurer la meilleure protection possible[16]. En général, les grenouilles restent dans un territoire d'une superficie de 100 à 700 m2. C'est une espèce bien adaptée à la vie terrestre. Elle peut se réhydrater en absorbant l'humidité de son environnement grâce à la peau de son ventre, et la perte d'eau par évaporation est très limitée par sa peau plutôt étanche[14]. Certaines ont été observées à plus de 400 m d'un point d'eau[8].

Pendant l'hiver, la grenouille est très peu active et reste au même endroit, alors qu'elle se déplace pendant les mois les plus chauds pour rechercher sa nourriture et des partenaires pour s'accoupler. Par temps froid, les grenouilles semblent hiberner, puisque certaines d'entre elles ont été retrouvées dans un état de « torpeur », mais aucune étude physiologique rigoureuse n'a clairement démontré que cette espèce hibernait[8]. Bien que la grenouille est active pendant la journée, cela se limite à quitter son abri pour se réchauffer au soleil. Elle ne part pas à la recherche de nourriture, mais attrape quelques insectes s'ils passent à proximité immédiate[8].

La reproduction de Litorea aurea dépend de la salinité et de la température de l'eau. La salinité affecte le développement et la métamorphose des têtards[17], et la reproduction est significativement réduite dans les étangs où la température est inférieure à 20 ° C[14]. Les têtards peuvent tolérer des niveaux de salinité de 6 ‰, mais si celle-ci est supérieure ou égale à 8 ‰[7]. D'un autre côté, un niveau de salinité d'au moins 1 à 2 ‰ peut être bénéfique pour Litorea aurea car il détruit certains agents pathogènes tels que la chytridiomycose. Le pH de l'eau ne semble pas affecter l'éclosion des œufs s'il reste entre 4 et 10[14],[18].

Alimentation et prédateurs[modifier | modifier le code]

Les adultes sont voraces et peuvent manger des insectes comme les grillons, les larves de moustiques, les libellules, les cafards, les mouches ou des sauterelles[19]. Ils sont également friands d'écrevisses d'eau douce, de limaces, de lombrics et d'autres grenouilles, voire appartenant à la même espèce[19]. Ils ont d'ailleurs une forte tendance au cannibalisme, et s'ils sont enfermés ensemble ils se dévorent les uns les autres. Des études et des essais dans la nature ont montré que ce phénomène existait également à l'état sauvage[19].

Les têtards se nourrissent de détritus, d'algues et de bactéries[20]. Les têtards ayant atteint des stades plus avancés de développement préfèrent les matières végétales, mais mangent également quelques toutes petites proies aquatiques. Les têtards maintenus en captivité sont nourris avec de la laitue bouillie et de la nourriture pour animaux de compagnie sous forme de granulés[20]. Si la densité de population est élevée, les têtards peuvent manger leurs congénères[8].

En captivité, Litorea aurea se nourrit de grillons, de mouches, d'asticots, de vers à soie, de coléoptères, de vers de farine, de larves, de cloportes, de blattes, de mollusques, de criquets, d'araignées, d'escargots aquatiques, de lombrics, et de souris. Une grenouille aurait également mangé un petit serpent tigre[19]. Les grenouilles en captivité ont l'habitude de ne pas avaler des proies qui ne bougent pas, ce qui vaut à l'animal la réputation de manger tout ce qui bouge[19]. Les méthodes de chasse des grenouilles varient en fonction de leur taille. Les plus petits animaux encore en phase de croissance chassent de petits insectes volant en sautant pour les capturer. Les grenouilles adultes montrent une nette préférence pour les grands insectes terrestres et les grenouilles[19], mais elles consomment également des proies aquatiques dont les têtards. Les individus tout juste métamorphosés vont dans l'eau attraper des larves de moustiques[19]. La proportion relative de ces diverses proies au sein du régime de Litorea aurea n'est pas connue précisément[20]. Les études menées sur des animaux en captivité ont montré que les grenouilles mangeaient nettement moins lorsque les tempéartures étaient plus fraîches, et les grenouilles sauvages semblent moins manger en période de reproduction[20]. Les jeunes grenouilles s'alimentent en plus grandes quantités pendant les mois les plus chauds afin de constituer des stocks, un comportement moins nette chez les adultes[15].

Les prédateurs de Litorea aurea comprennent les échassiers, comme l'Aigrette sacrée, l'Aigrette à face blanche, l'Ibis à cou noir et le Busard de Gould. Les serpents, les scinques, le Renard roux, les tortues, les anguilles et d'autres poissons comme la Perche commune, la Carpe commune et plusieurs espèces de goujons sont des prédateurs plus occasionnels de l'espèce[20],[21]. Des grenouilles adultes ont déjà été vues devenant la proie de Serpent noir à collier rouge de Serpent-tigre[20], de Martin-chasseur géant, de Martin-chasseur sacré. D'autres échassiers et d'autres serpents comme Dendrelaphis punctulatus et les Austrelaps sont également soupçonnés d'être des prédateurs de cette grenouille[6]. L'importance relative des différents prédateur menaçant cette grenouille et ses têtards n'est pas connue[20]. Avant que la grenouille ne devienne rare, et quand la chasse de subsistance était plus répandue, elle était chassée et mangée par Aborigènes d'Australie. Elle a également été utilisée dans des travaux pratiques de dissection durant des cours de biologie, et été capturée par l'Homme pour nourrir des reptiles de compagnie[11].

Reproduction[modifier | modifier le code]

Etapes de développement de Litorea aurea.

Litorea aurea se reproduit pendant la période la plus chaude de l'année, d'octobre à mars, bien que quelques accouplements ont été observés en fin d'hiver. La reproduction est influencé par la géographie, les populations situées les plus au sud et les plus en altitude ont une période de reproduction plus courte que celles situées dans les plaines et plus au nord. Ces dernières commencent leur reproduction plus tôt et la finisse plus tard[6]. Durant la saison de reproduction, les mâles coassent la nuit, généralement alors qu'ils sont dans l'eau, mais aussi parfois dans la végétation au bord du point d'eau. Leur profond croassement en quatre "croaa" rappelle le son d'une mobylette changeant de vitesse[3],[6]. Les mâles répondent à un enregistrement de leur cri, et c'est pourquoi ils croassent généralement à l'unisson[6]. Ils croassent également plus volontiers dans certaines plages de température, notamment pour une température de l'eau enter 16 et 23 °C et une température de l'air entre 14 et 25 °C. Ils chantent aussi immédiatement après une averse[22].

Les mâles sont matures quand ils atteignent une taille de 45 à 50 mm, entre 9 et 12 mois, et ils développent alors une coloration grise à jaune brunâtre en dessous du menton. Ceci est un signe du développement du sac vocal, qui va permettre au mâle de pousser son chant[6]. Les femelles atteignent la maturité sexuelle à deux ans, à condition qu'elles aient atteint la taille de 65 mm sans quoi elles ne sont pas vues en amplexus. Elles atteignent généralement cette taille la seconde année après leur métamorphose[23]. Les femelles perdent 26 % de leur poids au moment de la ponte. Les mâles perdent également du poids durant la période de reproduction car ils mangent moins[22]. Le poids perdu pendant la saison de reproduction est généralement repris entre janvier et septembre[24].

L'amplexus entre le mâle et la femelle a généralement lieu dans l'eau, mais peut aussi avoir lieu sur la terre ferme à une distance assez importante d'un point d'eau. Des observations sur els sites de reproduction ont montré que les mâles y passaient plus de temps, cherchant une femelle pour s'accoupler, tandis que les femelles préféraient demeurer à d'autres endroits pour trouver de la nourriture avant de se rendre sur le site de reproduciton pour s'accoupler. Durant l'amplexus, le mâle attrape la femelle au niveau des aisselles après être monté sur son dos[6],[22]. Dans la anture, l'amplexus dure entre 10 minutes et cinq jours. Des amplexus provoqués en laboratoire ont duré jusqu'à 50 heures[22]. Parfois, l'amplexus n'est pas suivi d'une ponte[22].

Le couple se déplace d'environ 100 m durant l'amplexus avant que la femelle ne ponde ses œufs[22]. Durant la ponte, le couple reste en amplexus et le mâle fertilise les œufs avec son sperme. Les mâles font parfois des mouvements avec leurs pattes arrière pendant ce temps, ce qui pourrait accélérer la fécondation. La ponte et la fertilisation prennent environ cinq minutes[22]. En moyenne, 5 000 oeufs sont pondus dans la végétation aquatique, formant une masse gélatineuse. Une ponte comptant 11 682 oeufs a déjà été enregistrée et constitue le record[25]. La femelle se déplace en déposant ses œufs, laissant derrière elle une trainée gélatineuse qui s'emmêle parfois[5]. La masse d'œufs flottent lorsqu'elle est juste pondue, puis coule au bout de 12 heures, ou si elle est touchée[14]. Les œufs se distinguent de ceux des autres espèces de grenouilles : ils mesurent 2 à 2,5 cm de diamètre et sont bicolores, noirs à une extrémité et blanche à l'autre[5]. Ils grossissent rapidement après la ponte, atteignant rapidement 4 mm, avant de couler. Dans les minutes qui suivent la ponte, ils flottent avec la partie noir pointant vers le haut, mais après avoir coulés leur orientation devient désordonnée[5]. Deux à cinq jours plus tard, les têtards éclosent, mais cela peut peut se produire au bout de seulement quelques heures à de rares occasions[14]. Le taux d'éclosion varie entre 46 et 77%, et est maximum si la température est de 22 °C. L'éclosion est également moins bonne en eau acide, alors qu'une eau alcaline ne dégrade pas son taux. En étant donné le nombre d'œufs qui éclosent par femelle et la rareté des grenouilles adultes, le taux de survie des têtards semble très faible[26].

Au moment de leur éclosion, les têtards mesurent 2,5 à 3 mm sans la queue, et 5 à 6 mm en l'incluant. Les têtards en captivité ont une croissance exponentielle : ils passent de 3 à 9 mm en cinq semaines, et leur taille triple encore durant les cinq semaines suivantes[14]. La croissance est de 0,2 mm par jour pendant les cinq premières semaines[14]. Les têtards de Litorea aurea sont grands, atteignant 80 mm de long[3], bien que leur taille varie assez fortement d'un individu à l'autre et qu'ils peuvent être plus petits[27]. Le corps est généralement aussi large que profond. La nageoire a une teinte jaune et est très arquée[5]. Le corps est jaune translucide avec des marques plus sombres au niveau de l'abdomen. Juste avant que ses pattes ne se développent, le têtard prend la coloration verte qu'il conservera une fois adulte[5]. Les têtards nagent généralement dans les 30 cm d'eau sous la surface, ou restes immobiles sur le fond. Ils se déplacent souvent en groupe à la manière des bancs de poissons[24].

À la fin du développement du têtard, les pattes arrière commencent à apparaître, et cette phase du développement de la grenouille se termine avec la formation des pattes avant, juste avant la métamorphose. Celle-ci a généralement lieu entre octobre et avril, en lien avec la période de reproduction, mais on peut trouver des têtards pendant toute l'année, et il semble donc que certains passe l'hiver sous cette forme. Ce phénomène est aussi bien observé dans la nature qu'en captivité. Le têtard reste sous cette forme pendant 10 à 12 semaines en règle générale, mais cette phase peut durer entre 5 semaines et un an. Les têtards qui croissent le plus lentement sont ceux observer durant l'hiver, et la température pourrait être corrélée avec la vitesse de croissance. Par contre, on observe pas réellement de différences de croissance suivant le pH, du moment qu'il soit compris entre 4 et 9. Durant les quatre premières semaines, la croissance ne semble pourtant pas détériorer si elle est entre 18 et 26 °C, mais ensuite elle est fortement limitée si la température n'est que de 18 °C[14]. Au début de la métamorphose, tous les membres sont présents, de même que la queue. Au cours de cette phase, cette dernière se résorbe, et le seul autre changement visible est la fermeture de l'évent. Les têtards en métamorphose mesurent généralement entre 22 et 28 cm[14], et terminent leur métamorphose entre 2 et 11 mois, en fonction de la température de l'eau et de la disponibilité en nourriture[28]. Ce processus est ralenti à de basses températures[23], mais il prend généralement entre 3 et 8 jours après que le têtard ait fini son développement[29]. La ponte a souvent lieu dans des endroits où il n'y a pas de poissons prédateurs, et il s'agit fréquemment de points d'eau temporaires. Les populations du Victoria toutefois pondent aussi souvent des étangs permanents que des points d'eau temporaires[30].

Les métamorphes ressemblent aux adultes et mesurent en moyenne 2,6 cm de long[23]. Elles quittent rapidement le site de reproduction, notamment s'il y a une source de nourriture à proximité. Cette tendance à migrer précocement peut s'expliquer par une forte tendance au cannibalisme des grenouilles adultes qui mangent les plus petites[16]. Une fois métamorphosée, la grenouille fait la même taille que le métamorphe. Elle croit ensutie rapidement pour atteindre 45 mm au bout de deux mois, et 50 à 60 mm au bout de six mois, avant que cette croissance ne se ralentisse[29]. Une fois que la grenouille a atteint la maturité sexuelle, la croissance devient très lente[29].

Les jeunes tout juste métamorphosés pèsent 2 g tandis que les plus gros adultes peuvent atteindre 50 g. Une même grenouille peut voir son poids varier fortement suivant la quantité de graisse qu'elle stocke, la quantité de nourriture ingérée récemment et si elle a des œufs qui se forment ou non[22]. Litorea aurea vit entre 10 et 15 ans en captivité, mais sa longévité dans la nature est mal connue[23].

Répartition géographique[modifier | modifier le code]

Aire de répartition historique (gris) et actuelle (noir) de Litorea aurea.
Aire de répartition de L. aurea en Nouvelle-Zélande.

Litorea aurea est originaire du sud-est de l'Australie. Avant que sa population ne décline, son aire de répartition s'étendait de Brunswick Heads, dans le nord de la Nouvelle Galles du Sud, à East Gippsland, dans le Victoria[30] et à l'ouest de Bathurst, de Tumut et de l'Australian Capital Territory[31].

La répartition actuelle de Litorea aurea va maintenant de Byron Bay, dans le nord de la Nouvelle-Galles du Sud, à East Gippsland, dans le Victoria, et les populations se concentrent surtout le long de la côte[13]. En Nouvelle-Galles du Sud, ses effectifs ont considérablement diminué en nombre et leur répartition s'est réduite depuis les années 1960, et même si ce phénomène n'a pas eu lieu dans le Victoria, on a observé en Nouvelle Galles du Sud que cette grenouille avait disparu de toutes les zones montagneuses situées à plus de 250 m, à l'exception de la population de Captains Flat. Une étude des populations du littoral de la Nouvelle-Galles du Sud a indiqué que de nombreuses populations sont très réduites, avec moins de 20 adultes. Selon une étude réalisée en 1996, six populations de plus de 300 grenouilles sont connues : deux dans la région métropolitaine de Sydney, deux dans la Shoalhaven, et deux sur la côte centre-nord de Nouvelle-Galles du Sud[1]. Il n'y a maintenant plus qu'environ 40 sites, au total, où on peut trouver cette espèce, et la plupart se trouvent dans la région de Sydney[27]. Litorea aurea a disparu d'environ 90% de son ancienne aire de répartition[32]. Certains spécimens ont été déclarés à Armidale, mais il s'est avéré qu'il s'agissait d'une erreur d'identification de L. Castanea[27]. Dans le Victoria, le déclin a été moins prononcé, et a surtout concerné les régions à l'intérieur des terres où l'habitat de la grenouille a disparu[33]. Litorea aurea survit dans certaines régions de Sydney, comme dans le Brickpit au Sydney Olympic Park. Le site a été proposé pour accueillir les courts de tennis lors des Jeux olympiques de Sydney en 2000. Lorsque Litorea aurea a été trouvé là, la décision a été prise de construire les courts de tennis ailleurs, et la population bénéficie d'un suivi. Cette grenouille est devenue une mascotte officieuse de la zone d'Homebush Bay[34]. Elle a également été introduite sans grand succès dans divers endroits de Sydney où on retrouvait son habitat naturel[33].

Litorea aurea occupe trois îles au large de la côte est de l'Australie : l'île Kooragang, l'île Broughton au large de Port Stephens et l'île Bowen à Jervis Bay[13],[32]. Elle a été introduite en Nouvelle-Zélande dans les années 1860, et y est désormais courante sur l'île du Nord au nord de Rotorua. Dans la plupart des endroits où on rencontre cette espèce, il s'agit de la seule espèce de grenouille[33]. Toutefois, une récente baisse des effectifs a été signalée sur cette île, qui pourrait être liée à la prédation de certains poissons. Elle a été introduite dans divers îles du Pacifique comme en Nouvelle-Calédonie et à Vanuatu au XIXe siècle, et y est devenue commune[13],[33].

On ne trouve pas de différences notables entre des populations de Litorea aurea éloignées géographiquement, ou du moins ces variations ne sont pas aussi importantes que les variations au sein d'une même population[4]. Les femelles sont plus susceptibles de se trouver loin des sites de reproduction, alors que les mâles les quittent rarement. Les jeunes sont également distribués entre mâles et femelles. Les juvéniles sont plus rarement observés que les adultes, sans que l'on sache si cela traduit une plus faible abondance ou un comportement plus discret[26].

Taxinomie[modifier | modifier le code]

Vue de profil et de dos de Litoria aurea.

Litoria aurea présente de nombreuses caractéristiques physiques et comportementales représentatives des ranidés, d'où son classement initial dans le genre Rana. Elle a un museau pointu, de longues pattes arrière, et des orteils presque totalement palmés. Le tympan est grand et distinct, et la forme générale du corps est similaire à de nombreuses espèces de Rana. Comme beaucoup de grenouilles du genre Rana, Litoria aurea est principalement aquatique, et ne se déplace sur terre que pendant les périodes de pluie. Elle a été retirée du genre en raison de différences anatomiques avec la famille des Ranidae. En effet, la structure des os et du cartilage de Litoria aurea est plus proche de celle des espèces de la famille des Hylidés, d'où son reclassement parmi ceux-ci.

Litoria aurea (à gauche) a d'abord était classée parmi les Rana (à droite). Elle a divers points communs avec ce genre, dont le museau pointu, les longues pattes et la palmure presque complète des orteils. Son aspect général rappelle aussi les espèces de Rana.

Litoria aurea a été décrite pour la première fois sous le nom Rana aurea par Lesson en 1827. Sa dénominaiton a ensuite changé 20 fois, avant que l'espèce soit nommée Litoria aurea par Günther en 1844, et elle change encore 9 fois avant d'être nommée à nouveau Litoria aurea[35]. L'épithète aurea derive du latin aureus signifiant "or"[36]. L'espèce est maintenant classée dans le complexe de Litoria aurea, un groupe d'espèces de grenouilles étroitement liées appartenant au genre Litoria[37]. Les représentants de ce groupe sont dispersés dans toute l'Australie : trois espèces vivent dans le sud-est deu pays, une dans le nord, et deux dans le sud-ouest[37]. Les espèces qui le composent sont Litoria aurea, Litoria raniformis, Litoria Castanea, Litoria dahlii, Litoria cyclorhyncha et Litoria moorei[37]. Les aires de répartition de L. raniformis et L. Castanea se chevauchent avec celle de Litoria aurea. Comme par ailleurs ces espèces se ressemblent, il peut être parfois difficile de les distinguer. D'ailleurs jusqu'en 1972 L. raniformis et Litoria aurea étaient considérées comme une seule et même espèce, avant que les études électrophorétiques ne révèlent leurs différences[38]. L. Castanea n'a pas été vue depuis 1980, et est peut être éteinte à l'heure actuelle. Les grandes taches jaunes présentes sur ses cuisses la distingue pourtant assez facilement de Litoria aurea. L. raniformis, qui est très semblable à Litoria aurea, peut seulement en être distinguée par les bosses présentes sur son dos. Certaines populations de L. aurea situées près d'Ulong, en Nouvelle-Galles du Sud, pourraient former une sous-espèce distincte, L. a. ulongae, mais cela n'est pas officiellement acceptée[38]. Litorea aurea est liée de manière étroite et similaire à Li. castanes et L. ranaformis. Elle s'est séparée de ces deux espèces il y a environ 1,1 million d'années. Les scientifiques pensent que ces différentes espèces peuvent encore s'hybrider, comme leurs aires de répartition se chevauchent, et L. raniformis et L. aurea ont été vus tous les deux près des étangs de la région de Gippsland dans le Victoria[38]. Cependant, aucun hybride n'a été identifié de manière sûre. Des grenouilles d'apparence intermédiaire entre les deux espèces ont été observées mais l'étude des protéines et du sérum de ses grenouilles a montré qu'elles appartenaient à l'une ou l'autre des deux espèces. Bien qu'il y ait eu des rapports de grenouilles d'apparence mixte à Gippsland, l'analyse des protéines et des sérums des grenouilles a montré deux espèces distinctes[4]. Malgré d'autres zones de cohabitation, aucune preuve d'hybridation n'y a été répertorié[4].

Sauvegarde[modifier | modifier le code]

Les effectifs de Litorea aurea semblent avoir décliné de plus de 30 % ces 10 dernières années[39]. L'espèce est classée comme vulnérable, et même en danger par le New South Wales Threatened Species Conservation Act de 1995[32]. Bien qu'elle n'est classée que comme vulnérable sur le plan national, le National Frog Action Plan considère Litorea aurea comme en danger[40]. Au contraire du cas de l'Australie, Litorea aurea est très répandue en Nouvelle-Zélande où elle n'est pas protégée[40].

Plusieurs facteurs peuvent expliquer le fort déclin de l'espèce en Australie, comme la fragmentation de son habitat, l'érosion et la sédimentation des sols, la contamination des eaux par les insecticides et les fertilisants[41], l'introduction de poissons prédateurs ou l'altération des écoulements d'eau par les activités humaines[32]. Le déclin de la population semble lié à l'introduction de Gambusia holbrooki[32], une espèce originaire d'Amérique du Nord qui a été introduite pour contrôler la population de larves de moustiques[42]. Des études ont montré que les œufs et les têtards de Litorea aurea était des proies très courantes pour ces poissons[32], et dans 77 des 93 sites de Nouvelle Galles du Sud desquels Litorea aurea a disparu avant 1990 cette espèce de poissons est présente. Litorea aurea vit dans les points d'eau où l'on trouve ce poisson, mais la reproduction y est rarement réussie, montrant la voracité de ce poisson pour manger les œufs et les têtards[21]. Gambusia holbrooki n'est pas présent dans l'est du Victoria, où les effectifs de Litorea aurea demeurent stables, mais le poisson va vraisemblablement coloniser les rivières de cette région à l'avenir, et menacer la population de grenouilles[43],[44].

Cette espèce est également menacée par certaines espèces de mammifères introduites comme les chats et les renards, l'altération de la qualité de l'eau au niveau de ses sites de reproduction[32], l'utilisation d'herbicides[41] et la disparition d'une partie de son habitat par la destruction des zones humides[32]. La maladie fongique causée par Chytridiomycosis et qui touche les amphibiens pourrait également être une cause du déclin des effectifs[32] mais l'importance relative de ce facteur dans la diminution de la population demeure inconnue[45]. Les grenouilles sont peut-être devenues plus sensibles, sans que le champignon ne soit plus répandu[46]. La variabilité génétique est peu importante au sein de l'espèce, du fait de la destruction de l'habitat de la grenouille qui a isolé de nombreuses populations qui sont contraintes de se reproduire en consanguinité. C'est pourquoi une intervention humaine a été proposée pour déplacer certaines grenouilles d'une population à l'autre et ainsi opérer à un brassage génétique qui pourrait améliorer la vitalité des animaux et leur taux de survie[44],[47].

Le cannibalisme est considéré par certains comme une cause du déclin dans certaines zones, les plus petits têtards pouvant être toxiques[20]. D'autres causes hypothétiques du déclin sont proposées comme les radiations ultraviolettes causées par le trou dans la couche d'ozone, le réchauffement de la planète et la sécheresse croissante. La première de ces hypothèses a été testée par une étude mais sans résultats concluant. Le réchauffement de la planète ne semble pas être réellement une cause du déclin car les extrémités nord et sud de l'aire de répartition de la grenouille n'ont pas bougé[46].

Litorea aurea a été le sujet de diverses recherches et d'une surveillance permanente, éléments importants pour améliorer sa sauvegarde. Les recherches ont surtout porté sur les méthodes qui pourraient être employées pour éviter la propagation de Gambusia holbrooki[32]. Des tentatives ont notamment été faite pour empoisonner ce poisson, avec des résultats mitigés, ou d'introduire des prédateurs[44]. D'autres stratégies pour assurer la survie de l'espèce consistent à assurer le développement d'habitats convenables pour qu'elle se reproduise dans de bonnes conditions. Des efforts sont également réalisés pour sensibiliser le grand public à ce problème[32]. La sauvegarde de l'espèce est difficile car seulement 20 % des populations connues en Nouvelle Galles du Sud depuis 1990 sont localisées dans des zones protégées. Parmi les huit populations que l'on trouve dans des zones protégées, seulement cinq ont un territoire entièrement inclus dans la zone et une d'entre elle ne s'y reproduit pas[43]. Des appels sont donc régulièrement lancés pour introduire des lois empêchant la dégradation de l'habitat de cette grenouille sur les terres privées[44]. Pour faire pression sur les pouvoirs publics, des groupes d'action ont été créés sous le nom de "Friends of the Green and Golden Bell Frog"[48]. Le grand public étant de plus en plus au fait des problèmes qui touche cette espèce, les documentaires et actualités sur son déclin sont de plus en plus fréquents dans les médias et les références à cette grenouille sur les logos environnementaux sont courantes[49]. Les efforts de sensibilisation du grand public au problème de cette grenouille ont été facilités par le fait que ses couleurs sont les couleurs de l'Australie[50], en faisant un animal symbolique. Des restrictions concernant l'accès aux zones habitées par cette grenouille ont été mises en place[51]. Comme Litorea aurea est majoritairement présente dans des zones où l'homme est lui aussi présent, ce genre de restriction ciblées paraissent un bon moyen d'améliorer son habitat[44].

En 1998, un travail d'élevage en captivité est lancé par le Taronga Zoo à Sydney, sponsorisé par ASX Frog Focus. Le but de ce programme est d'aider à préserver les populations de Litorea aurea dans la région de Sydney. Il consiste en la capture d'animaux, leur élevage en captivité et le lâcher dans la nature d'un grand nombre de têtards. Par ailleurs des efforts sont fait en parallèle pour améliorer les habitats naturels et pour surveiller la population et l'évolution de ses effectifs[52]. Ce programme était initialement nommé "Frog Focus Botany", car Botany était le principal site concerné. Des milliers de têtards ont été relâchés dans un site de la réserve de Sir Joseph Banks[52]. Le programme a depuis été étendu à plusieurs autres zones. Entre 1998 et 2004 des têtards ont été relâchés dans des points d'eau bien ciblés sur la Long Reef Golf Course à Collaroy au nord de Sydney, avec peu de succès[18],[50]. Bien que Litorea aurea était autrefois présente dans cette zone, la population a depuis complètement disparu. Quelques mâles matures sont aperçus de temps à autre[18], mais aucune population se reproduisant n'y est installée[18]. Une tentative de réintroduction à Marrickville a été réduite à néant par la chytridiomycosis[18].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b White A.W. and Pyke G.H. 1996. "Distribution and conservation status of the Green and Golden Bell Frog Litoria aurea in New South Wales." Australian Zoologist 30 (2): 177–189.
  2. a, b et c Egerton, p. 381.
  3. a, b, c, d et e « Litoria aurea », Frogs Australia Network,‎ 23 février 2005 (consulté le 16 juillet 2008)
  4. a, b, c et d Pyke and White, p. 569.
  5. a, b, c, d, e, f et g Pyke and White, p. 565.
  6. a, b, c, d, e, f, g et h Draft Recovery Plan for Green and Golden Bell Frog Litoria aurea (lesson 1829), p. 29.
  7. a, b, c et d Pyke and White, p. 570.
  8. a, b, c, d, e, f et g Pyke and White, p. 575.
  9. Barker, J.; Grigg, G.C.; Tyler, M.J. (1995) Surrey Beatty & Sons.. A Field Guide to Australian Frogs - The Litoria aurea complex, page 99.
  10. « The antibiotic and anticancer active aurein peptides from the Australian Bell Frogs Litoria aurea and Litoria raniformis the solution structure of aurein 1.2. - Tomas Rozek, Kate L. Wegener, John H. Bowie, Ian N. Olver, John A. Carver, John C. Wallace and Michael J. Tyler - The FEBS Journal. » (consulté le 6 août 2006)
  11. a, b et c Pyke and White, p. 578.
  12. « Habitat requirements for the green and golden bell frog Litoria aurea (Anura: Hylidae) - Pyke, GH; White, AW - Australian Zoologist. May 1996. » (consulté le 1 août 2006)
  13. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées iucn.
  14. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Pyke and White, p. 571.
  15. a et b Pyke and White, p. 577.
  16. a, b et c Draft Recovery Plan for Green and Golden Bell Frog Litoria aurea (lesson 1829), p. 31.
  17. Draft Recovery Plan for Green and Golden Bell Frog Litoria aurea (lesson 1829), p. 35.
  18. a, b, c, d et e Draft Recovery Plan for Green and Golden Bell Frog Litoria aurea (lesson 1829), p. 34.
  19. a, b, c, d, e, f et g Draft Recovery Plan for Green and Golden Bell Frog Litoria aurea (lesson 1829), p. 27.
  20. a, b, c, d, e, f, g et h Draft Recovery Plan for Green and Golden Bell Frog Litoria aurea (lesson 1829), p. 28.
  21. a et b Pyke and White, p. 19.
  22. a, b, c, d, e, f, g et h Pyke and White, p. 573.
  23. a, b, c et d Draft Recovery Plan for Green and Golden Bell Frog Litoria aurea (lesson 1829), p. 30.
  24. a et b Pyke and White, p. 574.
  25. van de Mortel, T.F. and Goldingay, R. 1996. "Population assessment of the endangered Green and Golden Bell Frog Litoria aurea at Port Kembla, New South Wales." Australian Zoologist. 30(4):398–404.
  26. a et b Pyke and White, p. 579.
  27. a, b et c Pyke and White, p. 566.
  28. Daly, G. 1995. "Observations on the Green and Golden Bell-Frog Litoria aurea (Anura: Hylidae)." Herpetofauna. 25(1):2–9.
  29. a, b et c Pyke and White, p. 572.
  30. a et b Gillespie G.R. 1996. "Distribution, habitat and conservation status of the Green and Golden Bell Frog Litoria aurea (Lesson, 1829) (Anura: Hylidae) in Victoria." Australian Zoologist 30: 199–207.
  31. Osborne W.S., Littlejohn M.J. and Thomson S.A. 1996. "Former distribution and apparent disappearance of the Litoria aurea complex from the Southern Tablelands of New South Wales and the Australian Capital Territory." Australian Zoologist 30: 190–198.
  32. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Litoria aurea — Green and Golden Bell Frog Glossary, « Litoria aurea — Green and Golden Bell Frog », Environment.gov.au (consulté le 13 août 2012)
  33. a, b, c et d Pyke and White, p. 567.
  34. « Whatever happened to our Olympic Bell Frog? », Sydney Olympic Park Authority (consulté le 16 décembre 2006)
  35. « American Museum of Natural History, Amphibian Species of the World - Synonyms of Litoria aurea » (consulté le 27 juillet 2006)
  36. (en) D.P. Simpson, Cassell's Latin Dictionary, London, 5,‎ 1979 (ISBN 0-304-52257-0), p. 883
  37. a, b et c Mahony, p. 82.
  38. a, b et c Pyke and White, p. 568.
  39. « IUCN RedList - Litoria aurea (under "Justification") » (consulté le 31 juillet 2006)
  40. a et b Pyke and White, p. 585.
  41. a et b Draft Recovery Plan for Green and Golden Bell Frog Litoria aurea (lesson 1829), p. 40.
  42. Modèle:FishBase species
  43. a et b Pyke and White, p. 586.
  44. a, b, c, d et e Pyke and White, p. 587.
  45. Draft Recovery Plan for Green and Golden Bell Frog Litoria aurea (lesson 1829), pp. 37–40.
  46. a et b Pyke and White, p. 582.
  47. Pyke and White, p. 583.
  48. Pyke and White, p. 589.
  49. Draft Recovery Plan for Green and Golden Bell Frog Litoria aurea (lesson 1829), p. 41.
  50. a et b Draft Recovery Plan for Green and Golden Bell Frog Litoria aurea (lesson 1829), p. 42.
  51. Draft Recovery Plan for Green and Golden Bell Frog Litoria aurea (lesson 1829), p. 33.
  52. a et b « Taronga and Western Plains Zoo - Frog Focus Botany » (consulté le 6 août 2006)

Publication originale[modifier | modifier le code]

  • Lesson, 1827 : Voyage autour du Monde, Exécuté par Ordre du Roi, Sur la Corvette de Sa Majesté, La Coquille, pendant les années 1822, 1823, 1824 et 1825. p. 1-734.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]