Listerine

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Divers produits Listerine

Listerine est une marque de bain de bouche antiseptique. Sa formule originale possédait un goût très fort, et fut sujette à de nombreuses variations pour l'adoucir. Ce produit fut vendu sous le slogan anglais Kills Microorganisms that cause bad breath (que l'on pourrait traduire par : « Tue les germes de la mauvaise haleine »). Développé par Joseph Lawrence et Jordan Wheat Lambert en 1879, il fut nommé ainsi en l'honneur de Joseph Lister, premier médecin à stériliser le matériel médical avant les chirurgies.

Listerine est le bain de bouche le plus populaire vendu aux États-Unis[1]. À l'origine distribué par la Lambert Pharmacal Company (qui devint plus tard Warner-Lambert), Listerine est aujourd'hui vendu par Johnson & Johnson depuis décembre 2006. La marque Listerine produit également des dentifrices, des rinçages blanchissants, ainsi que des bains de bouches fluorisés ou destinés aux enfants, en format de poche.

Sommaire

Histoire [modifier]

D'abord formulé par le Dr Joseph Lawrence et Jordan Wheat Lambert à Saint-Louis[2] en 1879 en tant qu'antiseptique chirurgical, il fut introduit dans la dentisterie en 1895 et fut dès 1914 le premier bain de bouche vendu au-delà des frontières américaines.

En 1885, Lawrence revendit ses parts à la Lambert Pharmacal Company[3].

D'après Freakonomics[4] :

« Listerine, par exemple, fut inventé au XIXe siècle comme un puissant antiseptique chirurgical. Il fut vendu plus tard, sous sa forme distillée, comme un nettoyant pour sol et un remède aux gonorrhées. Mais les ventes ne décollèrent qu'à partir des années 1920, quand il fut reconnu comme une solution aux chronic halitosis (terme anglais désignant la mauvaise haleine). Listerine utilisa pour sa publicité l'image de jeunes hommes et femmes, désespérés, désireux de se marier mais dégoûtés par l'haleine de l'autre. Une jeune fille se demandait « Puis-je être heureux avec lui en dépit de ça ? ». Avant cela, la mauvaise haleine n'était pas conventionnellement considérée comme catastrophique mais Listerine modifia cette perception. Comme le dit le spécialiste de la publicité James B. Twitchell, « Listerine n'a pas autant créé le bain de bouche qu'il a créé la mauvaise haleine (halitosis). » En seulement sept ans, la compagnie fit passer son chiffre d'affaires de 115 000 $ à plus de 8 millions de dollars. »

En 1955, Lambert Pharmacal s'associa avec la société new-yorkaise Warner-Hudnut et devint Warner-Lambert Pharmaceutical Company and incorporated à Delaware, le siège de la compagnie se trouve à Morris[5]. En 2000 Pfizer rachète Warner-Lambert[6]. Among Lambert's assets was the original land for Lambert-St. Louis International Airport[7].

De 1921 et jusqu'au milieu des années 1970, Listerine était également vendu comme un remède au rhume et aux douleurs de gorges. En 1976, la Federal Trade Commission (Commission fédérale du commerce) a décidé que ces indications étaient trompeuses, et que Listerine n'avait aucune efficacité pour prévenir et soigner les symptômes du rhume ou les douleurs de gorges. Il fut exigé que Warner-Lambert arrêtât d'en faire la publicité, et d'inclure dans les 10,2 millions de dollars de publicité pour Listerine à venir, la mention spécifique que « Contrairement à ce qui est dit dans les précédentes publicités, Listerine n'aide pas à prévenir le rhume ou les douleurs de gorge, ni à en réduire les symptômes » (contrary to prior advertising, Listerine will not help prevent colds or sore throats or lessen their severity)[8].

Pendant une brève période à partir de 1927, la Lambert Pharmaceutical Company commercialisa des cigarettes à la Listerine[9],[10].

Les publicités de 1930 affirmaient qu'appliquer Listerine sur le cuir chevelu pouvait prévenir les pellicules[11].

Listerine était à l'origine vendu dans une bouteille de verre, à l'intérieur d'un tube de carton renforcé. Il fallut près de 80 ans pour qu'une première modification soit apportée à l'emballage. En 1992, Listerine à la menthe fraiche (Cool Mint) était mis sur le marché, en plus de la formule classique, et en 1994, les deux formules furent vendues dans un contenant plastique. En 1995, la formule FreshBurst (traduisible par brûlure rafraichissante ou brûlure fraiche) était commercialisée[12], puis en 2003 Natural Citrus. En 2006 on ajouta parmi la gamme « adoucie » le parfum vanille/menthe. Actuellement, huit produits différents sont vendus aux USA et ailleurs : l'originale, menthe fraîche, FreshBurst, Natural Citrus, Vanilla Mint, formule avancée avec suppression du tartre (menthe arctique), Tooth Defense (mint shield, littéralement bouclier de menthe), et Whitening pre-brush rinse (rinçage pré-brossage) (clean mint). Ensuite sortit le Listerine Total Care, vendu comme le produit le plus efficace. Ses bénéfices seraient de réduire la plaque dentaire, prévenir des caries et du tartre pour garder les dents blanches, rafraichir l'haleine pour douze heure, mais il ne traite pas la gingivite.

Composition [modifier]

Les ingrédients actifs listés sur la bouteille de Listerine sont le menthol, le thymol, le Salicylate de méthyle, et l'eucalyptol. Combinés, ils ont un effet antiseptique et il est possible que le Salicylate de méthyle ait aussi un effet anti-inflammatoire.[citation nécessaire]. L'éthanol, toxique pour les bactéries si concentré à 40 % ou plus, est présent à 21,6 % dans les formules parfumées et à 26,9 % dans la formule originale[citation nécessaire]. À cette concentration, il ne joue plus qu'un rôle de solvant pour les autres composants. Le produit est reconnu aux États-Unis comme de catégorie I pour son action antiseptique et antigingivitique.

Efficacité [modifier]

Des bains de bouche réguliers aident à prévenir la plaque dentaire et la gingivite chez les enfants, en plus de réduire les saignements de gencives[13]. En comparaison, les rinçages en extra à l'eau ne sont pas aussi efficace qu'utiliser Listerine dans l'hygiène buccale de tous les jours[13].

Le 6 janvier 2005, le juge Chin de la Cour locale du district Sud de New York trancha que la campagne publicitaire réalisée par Pfizer, prétendant que Listerine était aussi efficace que le fil dentaire pour combattre les caries dentaires et la gingivite, était fausse, trompeuse et posait un risque de santé publique.

Sécurité [modifier]

Listerine fut suspecté de développer les cancers de la bouche à cause de la présence d'alcool dans le mélange[14]. Des études menées en 1985[15] 1995[16] and 2003[17] démontrèrent le contraire. En revanche, des études menées à Cuba, en Argentine et au Brésil, publiées en décembre 2008 dans le Australian Dental Journal arrivèrent à la conclusion suivante :

« Il n'y pas de preuve suffisante pour valider l'hypothèse que le développement des cancers de la bouches soit affecté par l'utilisation de bains de bouche contenant de l'alcool. Alors que plusieurs de ces produits se sont montrés efficaces pour pénétrer le biofilm microbien in vitro et réduire le taux de bactérie, il serait sage de réduire son utilisation aux cadres de traitements thérapeutiques brefs. Il est possible que l'utilisation de bain de bouche non-éthylique soit aussi efficace. De plus, ces produits devraient être prescrit par des médecins au même titre que les autres médicaments. Il peut y avoir de bonnes raisons à l'utilisation de ces bains de bouche, mais pour des périodes courtes et contrôlées. En tant que tel, le patient devra recevoir des indications écrites, et l'utilisation de ces produits devrait être réduite aux adultes pour des durées et des raisons spécifiques. L'auteur estime qu'à la lumière des éléments liant l'utilisation des bains de bouche éthyliques et le développement des cancers de la bouche, il ne serait pas possible pour un professionnel de la santé de recommander ces traitements pour de longues durées[14]. »

En janvier 2009, Andrew Penman, chef exécutif du The Cancer Council New South Wales, demanda que de nouvelles recherches sur le sujet soient faites[18]. Dans un article de mars 2009, l'American Dental Association déclara « les éléments actuels ne permettent pas d'établir un lien entre cancers de la bouche et bains de bouche éthyliques[19] ».

En 2009, Johnson & Johnson lancèrent une version sans alcool du produit appelé Listerine Zero[20].

Le 11 avril 2007, McNeil-PPC fit savoir qu'il y avait des éléments potentiellement dangereux dans les bouteilles de Listerine Agent Cool Blue vendues depuis le lancement de ce produit en 2006, et fit rappeler toutes les bouteilles[21] Cela concerna environ 4 000 000 bouteilles[22] D'après la compagnie, Listerine Agent Cool Blue est le seul produit potentiellement dangereux et aucun autre produit de la marque ne fut rappelé[21].

Références [modifier]

  1. (en) Marion Arathoon, « How to Tackle Leader in the Brand Category », LiveMint.com, 2007. Consulté le 2007-12-04
  2. (en) Sheila Barrett's blog. Consulté le 2008-01-24
  3. http://www.rdhinstl.com/mm/rs335xxx.htm
  4. (en) Steven D. Levitt et Stephen J. Dubner, Freakonomics: A Rogue Economist Explores The Hidden Side Of Everything, New York, HarperCollins, 2009, poche (ISBN 978-0-06-073133-5) (OCLC 502013083) [lire en ligne], p. http://books.google.com/books?id=66Dm4p1wxqUC&pg=PA87 87 
  5. Warner-Hudnut, Inc. ( Early Warner-Lambert Company ) - goantiques.com - Retrieved February 25, 2010
  6. 2000: Pfizer joins forces with Warner-Lambert - pfizer.com - Retrieved February 5, 2010
  7. Lambert began as a farm field owned by the maker of Listerine - St. Louis Post-Dispatch - 7 février 2010
  8. (en) Three by the FTC, Time, 1976-01-05. Consulté le 2006-12-05
  9. « The African Americanization of menthol cigarette use in the United States », Nicotine & Tobacco Research, vol. 6, 2004, p. S57 [texte intégral] 
  10. (en) LISTERINE Cigarettes. Consulté le 2009-09-25
  11. Corporation, Bonnier, « (advertisement) », Popular Science, vol. 116, no 5, 1930, p. 17 (ISSN 0161-7370) [texte intégral] 
  12. (en) Article: Warner-Lambert reenters the dentrifice business. | AccessMyLibrary - Promoting library advocacy, AccessMyLibrary, 1995-07-31. Consulté le 2010-03-16
  13. a et b (en) Dolińska E, Stokowska W, « Short time effect of elmex and Listerine mouthrinses on plaque in 12-year-old children », Adv Med Sci, vol. 51 Suppl 1, 2006, p. 73–6 [lien PMID] 
  14. a et b (en) Michael McCullough, « The role of alcohol in oral carcinogenesis with particular reference to alcohol-containing mouthwashes », Australian Dental Journal, vol. 53, no 4, décembre 2008, p. 302–305 [texte intégral, lien PMID, lien DOI (pages consultées le 2009-01-12)] 
  15. (en) Mashberg A, Barsa P, Grossman ML, « A study of the relationship between mouthwash use and oral and pharyngeal cancer », J Am Dent Assoc, vol. 110, no 5, mai 1985, p. 731–4 [lien PMID] 
  16. (en) Elmore JG, Horwitz RI, « Oral cancer and mouthwash use: evaluation of the epidemiologic evidence », Otolaryngol Head Neck Surg, vol. 113, no 3, septembre 1995, p. 253–61 [texte intégral, lien PMID, lien DOI] 
  17. (en) Cole P, Rodu B, Mathisen A, « Alcohol-containing mouthwash and oropharyngeal cancer: a review of the epidemiology », J Am Dent Assoc, vol. 134, no 8, 1er août 2003, p. 1079–87 [texte intégral, lien PMID] 
  18. (en) Clair Weaver, « Mouthwash linked to cancer », The Daily Telegraph, 11 janvier 2009 [texte intégral (page consultée le 12 janvier 2009)] 
  19. Science brief on alcohol-containing mouthrinses and oral cancer, American Dental Association, mars 2009
  20. Listerine cancer claim triggers court battle, The Guardian, 27 August 2011
  21. a et b (en) McNeil-PPC, Inc. today issues voluntary nationwide consumer recall of Listerine Agent Cool Blue plaque-detecting rinse products, McNeil-PPC, 2007-04-11. Consulté le 2007-04-12
  22. (en) « Contamination prompts J&J recall of Listerine Agent Cool Blue plaque-detecting rinse », Wilmington News Journal, 2007-04-12 [texte intégral (page consultée le 2007-04-12)] 

Liens externes [modifier]