Liste des toponymes juifs en France

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Les toponymes juifs sont nombreux en France et témoignent de plus de 2000 ans d'histoire des Juifs en France. Beaucoup notamment rappellent la présence des Juifs avant leur expulsion du royaume au XIVe siècle. D'autres rappellent les communautés qui ont perduré en Alsace ou à Avignon et au Comtat-Venaissin jusqu'au début du XXe siècle. En 1946, l'historien Robert Anchel, cité par Gérard Nahon, recensait 191 toponymes juifs en France[1]. Aujourd'hui, grâce à Internet et les sites de cartes géographiques, on peut en recenser plus de 400 auxquels se sont ajoutés ceux qui commémorent la Shoah.

Rues et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Rue de la Juiverie et rue des Juifs[modifier | modifier le code]

Pour ce qui est des rues, les toponymes juifs les plus courants sont les « rues de la Juiverie », les « rues des Juifs » ou encore les « rues aux Juifs ». Selon le professeur Norman Golb, l'expression « rue aux Juifs » était une traduction du terme vicus judaeorum que les Romains appliquaient, à l'origine, au quartier ou au faubourg et éventuellement à la rue principale du quartier juif. La rue aux Juifs se trouve d'habitude dans le quartier le plus ancien de la ville ou du village. Dans les autres cas, c'est une très longue rue située en pleine campagne.

Ces rues actuelles ne représentent pas tous les lieux où étaient présents les Juifs comme le montre la carte de Normandie publiée par Norman Golb ou encore l'étude de Frédéric Viey sur les Juifs de Picardie (toutes deux indiquées en liens externes). Pour la plupart, ces noms de rues remontent au Moyen Âge sauf en Provence, d'où les Juifs ne furent expulsés qu'au début du XVIe siècle, et en Alsace, où l'implantation juive fut parfois plus récente. Ces villes ou villages sont représentés sur la carte de France des rues des Juifs.

Rues et lieux-dits de la juiverie[modifier | modifier le code]

Rue juiverie à Lyon
Rue juiverie, en fait une impasse, à Dieulefit.

Le mot « juiverie » se retrouve dans de nombreux noms de places, rues ou impasses en France. On trouve également d'autres graphies de « juiverie » comme la « Juerie » à Grazay et des ruines appelées « la Juifferie » au Mesnil-Aubert[2].

Variantes autour des mots « juiverie » et « juifs »[modifier | modifier le code]

Une rue Judaïque[44] existe à Bordeaux, ainsi qu'à Périgueux et à Rions[1].

À Clermont-Ferrand existe une rue Fontgiève qui signifie la fontaine des Juifs[45].

À Conteville (Eure), Équeurdreville-Hainneville, Fermanville, Le Guislain et Planquery existent des hameaux ou lieux-dits de la Judée[1]. Toutefois, certains toponymes, comme « la Palestine » ou « la Judée » à Quimper, à La Roche-Maurice, à Saint-Divy en Finistère ou, en Ille-et-Vilaine, au Vivier-sur-mer, peuvent n'avoir aucun rapport avec la présence de Juifs[46].

À Toulouse, la rue Joutx-Aigues, dans le quartier de la Dalbade, dans le quartier juif du Moyen Âge, peut donner lieu à deux étymologies comme l'indiquent les plaques de cette rue[47]: joutx-aigues viendrait de josaica (ou encore judaïque) ou de judeis aquis ou encore les eaux juives donc le mikve (bain rituel juif). Pierre Salies[48] écarte l'hypothèse des eaux, la forme latine judeis aquis étant une manifestation précoce de la déformation de josaica. Il existait aussi une rue des Juifs, ou carreiròt (ruelle) qui débouchait sur la rue Jouxt-Aigues. Enfin, l'actuelle rue Bernard-Mulé, alors hors des murs, s'est appelée chemin des Juifs, puis rue des Juifs, à la suite de l'installation probable de Juifs, chassés de leur quartier par le grand incendie de 1463, avec synagogue et cimetière, au-delà de la porte Montolieu[49]. Il existe aussi une rue Jouxaigues à Lavaur (Tarn).

Dans le Vieux-Nice, la rue Benoît-Bunico est aussi identifiée par des plaques en niçard indiquant Carriera de la judaria (rue de la juiverie). Benoît Bunico est le député niçois au parlement de Turin (1848-1850) qui fit abolir en 1848 l’obligation (déjà non respectée depuis l'occupation de Nice par les Français sous la Révolution et l'Empire) de résidence pour les Juifs dans le ghetto[50].

À Metz, la rue de la Juiverie s'appelle En Jurue[51].

Rue des Juifs et rue juive[modifier | modifier le code]

Selon Norman Golb, les rues des Juifs en ville rappellent les quartiers juifs alors que celles en pleine campagne rappelleraient l'existence de fermes cultivées par les Juifs.

On trouve des rues (ou ruelles ou voies ou impasses ou lieux-dits) des Juifs à Agen[52], Aix-en-Provence (Rue du puits juif)[53], Argentan[54], Argoules, Armaucourt, Arnaville, Arquèves, Aubencheul-aux-Bois, Augny[55], Aumale[56], Aups, Authumes, Autrécourt-sur-Aire, Bacqueville-en-Caux[2], Barembach, Baugé, Baume-les-Dames, Bavay, Bazoches-sur-Vesles, Beaufort-en-Vallée, Behonne, Bellegarde (Loiret)]], Bergheim[57], Berlaimont[58], Bermonville (lieu-dit Les Juifs[2]), Bernaville, Billy-sous-Mangiennes, Blevaincourt, Blois[59], Bogny-sur-Meuse, Boisbergues, Boncourt-sur-Meuse, Boulay-Moselle, Bourges[60], Bouxwiller[61], Brezolles, Brie-Comte-Robert, Brognon (Ardennes), Brumath[62], Bruyères-le-Châtel, Bruys, Buchy[2], Bué, Bugnicourt, Buis-les-Baronnies Buxy, Caen, Cambrai, La Carneille[1], Castilly (Hamel aux Juifs), Cerisy-la-Salle[2] (rue Juifs), Chablis[5], Chaillon, Châlons-en-Champagne[7], La Chapelle-Gaceline, Charny (Côte-d'Or), Charny-sur-Meuse, Chartres[63], Chaumont-Porcien, Chéhéry, Chevillon, Chuisnes, Cires-lès-Mello, Clermont-Ferrand[45], Commercy, Corny-Machéroménil, Coullemont, Courtenay (Loiret), Cousolre, Crasville (Manche)[2], Darnétal, Daubeuf-la-Campagne[2], Dominois, Dompierre-sur-Helpe, Douai, Drachenbronn-Birlenbach[64], Dury, Écardenville-la-Campagne, Échenoz-la-Méline, Épernon, Escarmain, Esquéhéries, Estrun, Étréaupont, Étrepy, Fénétrange[65], Ferreux-Quincey, Flavy-le-Martel, Florent-en-Argonne, La Folie (Calvados)[2], Fontaine-Guérin, Fontenay (Eure), Foucaucourt-sur-Thabas, Fraillicourt (cour Juifs), Francourville, Fresnois-la-Montagne, Frœningen[66], Gaillefontaine[2], Gamaches-en-Vexin, Gauville (Somme), Gennes (Maine-et-Loire), Gerstheim[67], Gespunsart, Giverny, Gondrecourt-le-Château, Gonnelieu, Gorron, Gourdon (Lot), Les Grandes-Ventes[1], Granville[68], Gray (Haute-Saône) (chemin du cimetière des Juifs), Hagenbach[69], Hannogne-Saint-Rémy, Haute-Amance, Hautmont, Havrincourt, Hohengœft, Honnecourt-sur-Escaut, Huppy, Ingersheim[70], Jeanménil, Joigny[5], Joigny-sur-Meuse, Kingersheim, Krautergersheim[71], Laferté-sur-Aube, Lafresguimont-Saint-Martin, Lagnieu[72], Lametz, Landifay-et-Bertaignemont, Landouzy-la-Ville, Laperrière-sur-Saône, Lays-sur-le-Doubs, Ligny-le-Châtel, Lingolsheim[73], Livry-sur-Seine[74], Longueville (Calvados), Loye-sur-Arnon, Marigny-le-Châtel, Maroilles (Nord), Marolles-sous-Lignières, Marseille (traverse du Cimetière des Juifs), Matougues, Maulévrier, Mécrin, Merlieux-et-Fouquerolles, Mervent, Mézangers, Mignères, Mignières, Milly-la-Forêt[75], Mommenheim[76], Mons (Charente) (Prairie des Juifs), Montcenis, Montebourg[2], Montgenost, Monthermé, Montmartin-sur-Mer[2], Montmorency-Beaufort, Montreuil (Pas-de-Calais)[77], Montreuil-l'Argillé[2], Moyen, Mulhouse[78], Mussy-sur-Seine[79], Mutzig[80], Nettancourt, Neuillé-Pont-Pierre, La Neuville-à-Maire, La Neuville-au-Pont, Niedermodern, Niedervisse[81], Nogent-le-Roi (rue du pont aux Juifs), Norrey-en-Auge[2], Noyal-Muzillac, Nyoiseau, Obernai[82], Orléans[83], Ollé, Pagny-la-Ville, Palinges, Péronne[77], Péroy-les-Gombries, Pertuis (Vaucluse) (voie communale du cimetière des Juifs)[26], Pierregot, Pipriac (la Noé aux Juifs), Piseux (La Noé juive)[1], Pissotte, Plainfaing, Plomion, Poix-du-Nord, Pompierre-sur-Doubs, Pont-Hébert[2], Pourcy, Préaux[2], Prisces, Provins[84], Quiévy, Quincampoix[2], Regnauville, Réguisheim[85], Reichshoffen[86],Remilly-sur-Lozon[2], Résigny, Ribeauvillé[57], Richwiller[87], Riquewihr[88], Rothonay[89], Rouen[2],[90], Rougemont (Côte-d'Or), Rougemont (Doubs), Rue (Somme), Rumaucourt, Ry (Seine-Maritime)[2], Sablé-sur-Sarthe, Sains-Richaumont, Saint-Alexandre (Gard) (Pas des Juifs), Saint-Blimont, Saint-Denis-d'Anjou, Saint-Denis-de-l'Hôtel (rue des Juifs, et rue de Faux Juif), Saint-Dié-des-Vosges[91], Saint-Florentin (Yonne)[5], Saint-Genix-sur-Guiers, Saint-Gondon[92], Saint-Lambert-des-Levées (rue juive), Saint-Laurent-Nouan, Saint-Martin-d'Ablois, Saint-Maurice-sur-Aveyron, Saint-Nicolas-de-Port, Saint-Pierre-de-Bailleul, Saint-Pierre-Tarentaine[2], Saint-Rémy (Côte-d'Or)[93], Saint-Souplet, Sainte-Marguerite-sur-Mer, Sancerre[94], Sarre-Union[95], Sarrey, Schalbach[65], Schirrhoffen[96], Schweighouse-sur-Moder[97], Schwenheim[97], Senaide, Senonches, Seppois-le-Bas[98], Sommevoire, Soppe-le-Bas[99], Soufflenheim, Souvigny, Strasbourg[100], Suèvres, Tarascon[101],[26], Théméricourt, Thenelles, Thézey-Saint-Martin, Thièvres (Pas-de-Calais), Le Titre, Trannes, Trois-Fontaines-l'Abbaye, Tronville, Valmy, Varennes-en-Argonne, Vaudrey, Vauvert[102], Vaux-lès-Rubigny, Vecqueville, Velet, Vertrieu, Vertus, Villebon (Eure-et-Loir), Villenave d'Ornon (Île des Juifs), Villers-lès-Mangiennes, Villers-l'Hôpital, Villiers-Fossard, Vironchaux, Vittonville, Le Vrétot[2], Volmunster[103], Walschbronn[103], Westhoffen[104] et Wissembourg[105]. F Les impasses des Juifs existent à Bellegarde (Loiret), Bourges[60], Grussenheim[106], Ingwiller[107], Lurcy, Méré (Yonne), Pont-de-Veyle, La Réole, Rouffach[108], Schwindratzheim[97] et Vaudelnay.

On trouve une une rue du cimetière israélite à Bar-le-Duc, un ruisseau des Juifs à Lézignan-Corbières, un lieu-dit Val au Juif à Lignol-le-Château, un fossé à Juifs à Masny et un chemin des Israélites (autre nom des Juifs) à Remiremont.

Il existe une rue juive dans les villes ou villages suivants : Bazouges-sur-le-Loir[109] , Bonnefontaine (Jura), Chaudenay (Saône-et-Loire), Faugères (Hérault), Les Rosiers-sur-Loire et Saumur[110]. Enfin, la rue où se situe la synagogue de Cavaillon[111] se nomme rue hébraïque.

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Anciennes rues des Juifs[modifier | modifier le code]

Chateaubriand est né dans l'ancienne rue des Juifs de Saint-Malo.
Nice : Carriera de la Judaria

Fosses aux Juifs et autres noms germaniques[modifier | modifier le code]

En Alsace, à Colmar, et en Lorraine, à Farschviller, existent une voie ou un lieu-dit appelés Judenloch (fosse aux Juifs). Celui de Colmar, Judenloch Weg, commémore le massacre des Juifs à Colmar en 1348[119].

On trouve un coteau appelé Beim Juden (chez le Juif)[103] à Nousseviller-lès-Bitche et un lieu-dit Im Juden (chez le Juif) à Reutenbourg, des lieux-dits Judenacker (champ des Juifs) à Eckwersheim et Weitbruch ou Judaacker, rebaptisée rue de la Gendarmerie à Durmenach et Judenanwand (le mur des Juifs) à Eckwersheim, des lieux-dits le Judenberg (le mont des Juifs) à Gomelange, Reichshoffen, Rimsdorf et Saverne (site du cimetière juif de Saverne)[120], Judendrisch à Kerling-lès-Sierck, une rivière appelée Judengraben (tombes aux Juifs) à Buhl-Lorraine, un vallon appelé Judenhohl (cave aux Juifs) à Bitche, un hameau appelé Judenhof (la cour des Juifs) à Petit-Rederching[103], un mont Judenhuebel à Obersteinbach, et des lieux-dits Judenhut (le chapeau des Juifs[121], encore que certains contestent cette origine[122]) à Murbach et Ribeauvillé, un bois Judenlach (le rire des Juifs) à Saint-Avold, des lieux-dits Judenmatt à Obermodern-Zutzendorf, Rosenwiller (Bas-Rhin), et Rouffach et Judenmatten à Aspach-le-Bas, un lieu-dit Judenpfad (sentier des Juifs) à Furchhausen, une vallée Judenthal à Mouterhouse, un lieu-dit Judentanne (sapin des Juifs) à Ottrott, et un lieu-dit Judenthor (porte des Juifs) à Romanswiller, un bois Judenwald (forêt des Juifs) à Siersthal et à Richwiller, un lieu-dit Judenweg (chemin des Juifs) à Haguenau, un lieu-dit Judenbrand (là où on brûle les juifs) à Herrlisheim-près-Colmar[123].

Lieux-dits la Juive[modifier | modifier le code]

On trouve des lieux-dits appelés la Fontaine Juive à Bettelainville, le Champ de la Juive à Grandval (Puy-de-Dôme), la Juive à Roussillon (Vaucluse) et à Fontaine-de-Vaucluse et la Croix Juive à Saint-Saturnin-les-Apt.

À Besançon, une importante demeure est appelée Château de la Juive.

Lieux-dits les Hébreux[modifier | modifier le code]

On trouve deux lieux-dits les Hébreux à Leuze (Aisne) et à Martigny (Aisne), un mont Hébreu à Stonne et une vallée des Hébreux à Saint-Christophe-sur-Avre.

Lieux-dits portant des noms de l'Ancien Testament[modifier | modifier le code]

Certains personnages de la Bible sont identifiés au judaïsme, beaucoup plus qu'au christianisme. L'utilisation de leur nom peut donc souvent indiquer une ancienne présence juive. On citera ainsi Moïse qu'on retrouve dans de nombreux rues ou lieux-dits comme à Alixan, Auriébat, Château-Landon, Fargues-sur-Ourbise, L'Haÿ-les-Roses, Ivry-sur-Seine, Ordan-Larroque, Parthenay[23], Puch-d'Agenais, Riguepeu, Rouen, Saint-Jeures, Saint-Ouen-les-Vignes et Truinas. Il faut préciser qu'il est aussi fort possible que ce nom ait été porté par des non-juifs, notamment dans les régions à fortes communautés protestantes, ces dernières donnant fréquemment des prénoms tirés de l'Ancien Testament, comme à Alixan justement.

À Avignon, les rues Abraham[31] et Jacob rappellent aussi l'ancienne carrière.

À La Canourgue (Lozère) existe des lieux-dits Booz et Salmon[124], dont l'origine remonterait à une présence juive médiévale[125].

Autres lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • On trouve un pont d'Israël à Saint-Georges-d'Elle.
  • À Montbéliard le nom du quartier de la Combe aux Biches est dérivé de Combe aux Juifs (c'est à cet endroit que ce trouvait le cimetière juif médiéval)[126].
  • Le hameau de Montjézieu situé sur la commune de La Canourgue (Lozère) tire son nom de Mons Judaeorum (Mont des Juifs). Selon JJM Ignon, historien local du XIXe siècle, ce nom rappelle une présence juive médiévale[125]. Jézieu signifie en effet juif en patois gévaudanois.
  • Lieu-dit La Mort aux Juifs, à Courtemaux (Loiret). Bien que l'origine du toponyme soit incertaine[127], ce lieu-dit est l'objet d'une controverse apparue à la fin des années 1970[128], poursuivie au début des années 1990[129],[130] et qui rebondit en 2014[131].

Rues de la synagogue ou rues honorant un rabbin[modifier | modifier le code]

Plaque de rue des Rabbins à Mulhouse
Plaque de rue voulant honorer Jacob Meyer, grand rabbin de Strasbourg[132]

Les synagogues en France datent très rarement d'avant le XIXe siècle. Les rues de la synagogue reflètent donc, à quelques exceptions près, une présence juive généralement plus récente que les rues des Juifs ou les rues de la juiverie. On trouve des rues de la synagogue à Aouste-sur-Sye[133], Bollwiller[134], Cattenom[135], Dijon[136], Étain[137], Frœningen[138], Garancières, Hagenthal-le-Bas[139], Hirsingue[140], Horbourg-Wihr[88], Insming[141], Issenheim[142] , Lingolsheim[73], Marmoutier (Bas-Rhin) [143], Meudon, Montbéliard Mulhouse[144] où une autre rue le long de la synagogue s'appelle rue des Rabbins, Peyrehorade[145], Reichshoffen[146], et à Saverne[147], Troyes[148], des impasses de la synagogue à Schaffhouse-sur-Zorn[149] et à Habsheim[69] mais une place de la synagogue à Bischheim[150] et une avenue de la synagogue à Avignon[151].

Plusieurs rabbins sont honorés par des rues ou places. Le plus illustre rabbin français, Rachi, possède deux rues à son nom, à Troyes et à Ramerupt. Des rabbins modernes sont aussi honorés, tels le rabbin Joseph Bloch[152] à Haguenau, le grand-rabbin Joseph Cohen à Bordeaux et le grand rabbin de France Jacob Kaplan à Paris, les grands rabbins René Hirschler, Jacob Meyer[132], Abraham Deutsch et Max Warschawski à Strasbourg. D'autres rabbins, morts en déportation, sont cités dans le paragraphe de cet article consacré à la Shoah. À Avignon, une rue porte le nom d'Abraham Farissol, un savant juif du XVe siècle né dans cette ville[153].

Rues de Jérusalem[modifier | modifier le code]

Les rues ou places de Jérusalem peuvent aussi évoquer la communauté juive comme à Aix-en-Provence ou Avignon[151] où dans les deux cas se situe la synagogue.

Il existait autrefois une rue de Jérusalem à Paris, assez connue puisque s'y trouvait l'ancienne préfecture de police. Elle disparut lors de l'extension du palais de justice. Son nom serait cependant plutôt une allusion à une maison accueillant des pèlerins se rendant en Terre sainte, qu'à une communauté juive[154].

Rues portant le nom de villes jumelées israéliennes[modifier | modifier le code]

Il arrive que des municipalités donnent à certaines rues le nom des villes avec lesquelles elles sont jumelées. Dans le cas de villes israéliennes, ces rues peuvent être proches des synagogues existantes.

Rues portant le nom de personnalités israéliennes[modifier | modifier le code]

Plaque de l'esplanade David Ben Gourion, le long de la Seine à Paris

Villes, villages[modifier | modifier le code]

D'abord, il faut dire que la ville de Villejuif ne tire probablement pas son nom des Juifs comme il est expliqué dans l'article Villejuif. De même, Lévis-Saint-Nom connu jusqu'à la Seconde Guerre mondiale comme Lévy-Saint-Nom ne semble avoir aucune origine juive[156]. Le cap Lévi ou Lévy, dans le département de la Manche n'a aussi aucune étymologie juive.

Le mot Juif apparaît dans Baigneux-les-Juifs et rappelle la présence de Juifs au Moyen Âge dans ce village[157] où l'on trouve aussi une rue de la Porte aux Juifs.

Jugeals-Nazareth, en Corrèze, est intéressant à un double titre : le nom de la ville aujourd'hui israélienne rappelle en fait le séjour en Palestine de Raymond 1er de Turenne lors des Croisades[158]. Quant à Jugeals, une étymologie possible en est judaeus[159].

En Saône-et-Loire existe un village de Juif, Villa Judaeis (969-970) viendrait d'un nom d'homme Juif. Il en va de même pour la ville de Jœuf (Meurthe-et-Moselle)[160].

Selon une hypothèse controversée, Pointe-à-Pitre devrait son nom à un pêcheur juif hollandais établi à la Guadeloupe au XVIIe siècle.

La Shoah[modifier | modifier le code]

Plusieurs municipalités commémorent la Shoah à travers le vocable des voies. Il existe à Paris dans le XVe arrondissement la place des Martyrs-Juifs-du-Vélodrome-d’Hiver et à Royan le square des Juifs, honorant les victimes royannaises juives du Nazisme[161].

La ville de Strasbourg a nommé la rue qui longe la synagogue de la Paix rue René Hirschler, en l'honneur du grand-rabbin de Strasbourg, mort en déportation. De même, la ville de Metz a nommé celle où se trouve la synagogue de la ville, rue du rabbin Élie Bloch[162], mort à Auschwitz. Et, de même, la rue où se trouve la synagogue de Nancy a été nommée en 1948[163] rue du Grand-Rabbin Haguenauer, mort à Auschwitz[164]. La ville de Lyon a nommé une place en l'honneur du rabbin Bernard Schonberg, mort en déportation[165]. La ville de Thionville a nommé en 2009 une place en l'honneur du rabbin Henri Levy mort à Auschwitz[166].

Le 21 mars 1984, Angers a changé le nom de la rue de la Juiverie en rue Anne Frank[167], honorée dans plus de 75 communes par des rues (ou allées ou avenues ou impasses ou passages ou places ou squares) à Anould, L'Arbresle, Armbouts-Cappel, Artigues-près-Bordeaux, Besançon, Bettancourt-la-Ferrée, Béziers, Bobigny, Bordeaux, Bourgueil, Buxerolles (Vienne), Castanet-Tolosan, Castelsarrasin, Champagney (Haute-Saône), Champagnole, Châtellerault, Civray (Vienne), Colmar, Coulounieix-Chamiers, Désertines (Allier), Ecquevilly, Erquinghem-Lys, Franconville (Val d'Oise), Frévent, Frouard, Givors, Gradignan, Guesnain, Guyancourt, Haubourdin, Ingersheim, Lessay, Lignan-sur-Orb, Limoges, Lons-le-Saulnier, Lorette (Loire), Magny-les-Hameaux, Mions, Montigny-le-Bretonneux, Montlouis-sur-Loire, Montreuil (Seine-Saint-Denis), Nîmes, Ploufragan, Portes-lès-Valence, Riorges, Rivery, La Roche-sur-Yon, Saint-Brieuc, Saint-André-lez-Lille, Saint-Jean (Haute-Garonne), Saint-Just-Saint-Rambert, Saint-Lô, Saint-Martin-Boulogne, Saint-Martin-d'Hères, Saint-Maurice-l'Exil, Saint-Rémy (Saône-et-Loire), Saint-Vallier, Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne), Sannois, Saran, Sérignan, Somain, Tavaux, Thuré (Vienne), Torcy (Seine-et-Marne), Trégueux, Trélissac, Valdoie, Vendin-lès-Béthune, Vendin-le-Vieil, Vert-Saint-Denis, Vierzon, La Ville-aux-Dames, Villiers-sur-Orge et Vire.

Un jardin Anne-Frank a été inauguré le 20 juin 2007 dans le 3e arrondissement de Paris, au 14 impasse Berthaud.

Plusieurs villes ont tenu à honorer les Justes parmi les Nations qui ont permis le sauvetage de Juifs en France. On peut citer Agde, Cherbourg-Octeville, Nancy[168], Paris (allée des Justes de France), Strasbourg (allée des Justes parmi les nations) et Surgères. À Paris, la place Moussa-et-Odette-Abadi perpétue depuis 2008 le souvenir d’un couple qui sauva des enfants juifs.

Autre forme d’antisémitisme[modifier | modifier le code]

Plaque du jardin Ilan-Halimi.

Par le jardin Ilan-Halimi, la ville de Paris honore la mémoire d’Ilan Halimi (1982-2006), la jeune victime du gang des barbares.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Collectif dont Gérard Nahon, Archéologie médiévale, tome V,‎ 1975 (lire en ligne), p. 141-159
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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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