Liste des pays qui ne possèdent pas d'armée

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Cet article contient une liste des pays qui ne possèdent pas d'armée. En 2010, une trentaine de pays indépendants du monde peuvent être considérés comme ne possédant pas d'armée. La plupart de ces pays sont de petite taille et ont des populations n'excédant pas les 500 000 habitants. De fait, ils préfèrent soit conclure un accord de défense avec un pays tiers (l'Islande est membre de l'Otan et comme Palau ou la Micronésie, elle a des accords de défense avec les États-Unis) qui précise que c'est l'armée d'un autre pays qui doit assurer leur défense en cas de nécessité, soit ils possèdent de petites forces paramilitaires (Maurice possède une force spéciale de 1 500 hommes) ou des gardes, comme Monaco qui possède une garde princière d'une centaine d'hommes. Tous ces pays possèdent en revanche des forces de police ou des forces paramilitaires comme des gardes-côtes. Haïti, le Costa Rica, et le Panama sont les trois pays les plus peuplés de cette liste.

Liste des pays qui ne possèdent pas d'armée[modifier | modifier le code]

  • Drapeau d'Andorre Andorre : La défense du pays est assurée par la France ou l'Espagne, sur demande[1]. Il existe une petite unité d'intervention de la police (GIPA ou Grup d'Intervenció Policia d'Andorra) chargée de missions de contre-terrorisme et de libération d'otages[2].
  • Flag of the Cook Islands.svg Les Îles Cook : Bien qu'indépendantes, les Îles Cook ont conclu un accord de libre association avec la Nouvelle-Zélande ; sa défense et sa représentation diplomatique à l'étranger sont ainsi assurées par ce pays. Cet accord prévoit toutefois que les Îles Cook doivent donner leur accord préalable[3].
  • Flag of Costa Rica.svg Costa Rica : Le pays possède une force de sécurité de 8 000 hommes et est signataire d'accords militaires avec les États-Unis, qui assurent sa défense.
  • Flag of Dominica.svg La Dominique : La défense du pays est assurée par le système de sécurité régionale regroupant divers pays des Caraïbes[4].
  • Flag of Grenada.svg Grenade : Depuis l'invasion par les États-Unis en 1983, le pays n'a plus d'armée. La défense du pays est assurée par le système de sécurité régionale regroupant divers pays des Caraïbes[4]. La police possède une petite unité paramilitaire pour les interventions internationales[5].
  • Flag of Haiti.svg Haïti : Le pays a dissous son armée en 1995. La police haïtienne, en particulier son unité d'intervention, est chargée d'assurer la défense nationale. Toutefois, le président Michel Martelly a récemment fait part de son intention de ressusciter l'armée haïtienne[6]. En 2014, les premiers éléments de la nouvelle armée commencent à se mettre en place[7]
  • Drapeau de l'Islande Islande : La défense du pays est assurée par un traité avec les États-Unis. L'Islande possède une unité paramilitaire qui participe aux missions de l'ONU de maintien de la paix et une unité de garde-côtes qui est notamment intervenue lors de la guerre de la morue. Enfin, le pays est membre de l'OTAN et peut donc bénéficier de l'assistance militaire de ses pays membres, de même qu'il a signé un traité de coopération dans le domaine de la défense avec la Norvège[8].
  • Flag of Kiribati.svg Kiribati : Les seules forces de défense autorisées par la constitution sont la police et les garde-côtes.
  • Flag of Liechtenstein.svg Liechtenstein : Dans les cas où la situation intérieure ou extérieure l'exige, une armée peut être levée qui doit réunir l'ensemble des citoyens majeurs âgés de moins de 60 ans. Les conditions de la création d'une telle force sont fixées par la loi. En-dehors de ces circonstances exceptionnelles, aucune force armée ne peut être maintenue[9].
  • Flag of the Marshall Islands.svg Les Îles Marshall : La défense du pays est assurée par les États-Unis.
  • Flag of Mauritius.svg L'Île Maurice : Le pays ne possède pas d'armée. Les fonctions militaires, policières et de sécurité sont menées à bien par un service de 10 000 hommes. Parmi ceux-ci figurent les 8 000 hommes de la police nationale, les 1 500 hommes de la force mobile spéciale et 500 gardes-côtes. Ces deux dernières forces sont des unités paramilitaires équipées d'armes légères (voir Domaine militaire de Maurice)[10],[11],[12].
  • Flag of the Federated States of Micronesia.svg Micronésie : La police maintient une unité de gardes-côtes légèrement armés et dotés d'un patrouilleur de classe Pacific. La défense du pays est assurée par les États-Unis par le biais du Compact of Free Association[13],[14].
  • Flag of Monaco.svg Monaco : La défense du pays est assurée par la France mais le pays possède une petite armée (voir forces armées monégasques).
  • Flag of Nauru.svg Nauru : Pas d'accords de défense connus, mais de forts liens avec l'Australie.
  • Flag of Niue.svg Niue : Bien qu'indépendante, Niue a conclu un accord de libre association avec la Nouvelle-Zélande ; sa défense et sa représentation diplomatique à l'étranger sont ainsi assurées par ce pays. Cet accord prévoit toutefois que Niue doit donner son accord préalable[3].
  • Flag of Palau.svg Palau : La défense du pays est assurée par les États-Unis en vertu du Compact of Free Association en vigueur pour une période de 50 ans à partir de 1994. Le pays possède une force de police comprenant une unité de gardes-côtes de 30 hommes, équipée d'armes légères et d'un patrouilleur de classe Pacific (le President H.I. Remeliik)[15],[16].
  • Flag of Panama.svg Panamá : Le pays a dissous son armée en 1990, une décision unanimement confirmée par un vote parlementaire en 1994. Les forces publiques panaméennes comprennent la police nationale, le service national des frontières, le service national aéronaval et le service de protection institutionnel qui possède quelques capacités militaires[17],[18].
  • Flag of Saint Kitts and Nevis.svg Saint-Christophe-et-Niévès : La défense du pays est assurée par le système de sécurité régionale regroupant divers pays des Caraïbes[4]. Toutefois, le pays possède une unité paramilitaire chargée de la défense du pays (voir Saint Kitts and Nevis Defence Force).
  • Flag of Saint Lucia.svg Sainte-Lucie : La défense du pays est assurée par le système de sécurité régionale regroupant divers pays des Caraïbes[4]. La police royale de Sainte-Lucie comprend deux unités paramilitaires de 116 hommes : une unité de gardes-côtes et le Special Service Unit qui sont responsables de la sécurité interne[5],[19].
  • Flag of Saint Vincent and the Grenadines.svg Saint-Vincent-et-les Grenadines : La défense du pays est assurée par le système de sécurité régionale regroupant divers pays des Caraïbes[4]. Le pays possède une unité d'intervention.
  • Flag of Samoa.svg Les Samoa : Depuis un traité d'amitié signé en 1962, la Nouvelle-Zélande est responsable de la défense du pays. En outre, il existe une petite unité de gardes-côtes (Maritime Surveillance Unit) équipée d'armes légères ainsi que d'un patrouilleur de type Pacific[20].
  • Flag of San Marino.svg Saint-Marin : Pas d'accord de défense avec l'Italie. Le pays possède plusieurs petites unités militaires en plus de la police (voir Forces armées de la République de Saint-Marin).
  • Flag of the Solomon Islands.svg Les Îles Salomon : Le pays a connu un fort conflit ethnique entre 1998 et 2006. Plusieurs pays du Pacifique sont intervenus pour rétablir l'ordre.
  • Flag of Tuvalu.svg Tuvalu : Le pays ne possède pas d'armée. La police comporte une unité de gardes-côtes qui possèdent des armes légères et un patrouilleur de classe Pacific (le Te Mataili).
  • Flag of Vanuatu.svg Vanuatu : Le Vanuatu ne possède pas d'armée. Toutefois, une force paramilitaire (la Force Mobile du Vanuatu) comprend 300 hommes et est chargée de la sécurité interne du pays aux côtés de la police[21],[22].
  • Flag of the Vatican City.svg Le Vatican : Le pays ne possède plus d'armée, hormis les 110 gardes suisses. Le pays est neutre.


  • Flag of Japan.svg : Officiellement, le Japon n'a aucune force militaire, en raison de l'article 9 de la constitution japonaise qui lui interdit de maintenir une armée destinée à la guerre, de prononcer des menaces ou de prendre le leadership lors d'opérations militaires. Cependant, le pays a mis en place, dès 1954 (suite à la guerre de Corée) une force d'auto-défense (JSDF). Depuis la participation de troupes japonaises à la coalition présente lors de la deuxième guerre du Golfe en 2004, la politique de défense du pays s'est modifiée et la force aérienne d'autodéfense a été dotée d'avions ravitailleurs augmentant considérablement le rayon d'action des avions de chasse et remettant en cause le statut d'armée défensive de la JSDF.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Page du CIA World FactBook sur Andorre », CIA (consulté le 04 mars 2012)
  2. « Structure de la police andorrane » (consulté le 10 décembre 2012)
  3. a et b Le cas des Îles Cook et de Niue est particulier. Si ces deux États possèdent la pleine souveraineté sur leurs affaires internes, ce n'est pas totalement le cas en ce qui concerne leurs relations extérieures. Ainsi, c'est toujours la Nouvelle-Zélande qui assure leur représentation à l'ONU.
  4. a, b, c, d et e Atlas Caraïbe : « Ainsi a été créé le Regional Security System qui rassemble et met en commun les forces des Petites Antilles anglophones et qui a pour objectif de contrôler l'immigration, d'assurer le sauvetage en mer, de protéger les différentes ZEE et dans certains cas de participer au maintien de l'ordre intérieur. Malgré cette mise en commun, les moyens matériels restent modestes (1 patrouilleur et quelques dizaines d'hommes). » Voir le site en anglais du RSS.
  5. a et b « Traité établissant le système de sécurité régionale » (consulté le 10 décembre 2012)
  6. « Un nouveau pas vers la création d'une armée en Haïti », RFI,‎ 02 janvier 2012 (consulté le 29 février 2012)
  7. « La nouvelle force armée haïtienne est effective », Métropolehaïti,‎ 18 février 2014 (consulté le 8 juillet 2014)
  8. « MEMORANDUM OF UNDERSTANDING ON COOPERATION IN THE FIELD OF SECURITY, DEFENCE AND PREPAREDNESS BETWEEN NORWAY AND ICELAND » (consulté le 13 décembre 2012)
  9. « Constitution du Liechtenstein » (consulté le 10 décembre 2012)
  10. « Background Note: Mauritius », US Department of State,‎ 7 mai 2012 (consulté le 13 décembre 2012)
  11. « Mauritiian Military Data », Nation Master (consulté le 13 décembre 2012)
  12. « Mauritius », CIA World FactBook (consulté le 13 décembre 2012)
  13. « Micronesia », Freedom House (consulté le 10 décembre 2012)
  14. « Micronesia », CIA World FactBook (consulté le 10 décembre 2012)
  15. « Palau », Freedom House (consulté le 13 décembre 2012)
  16. « U.S. Relations With Palau », US Department of State,‎ 24 octobre 2012
  17. « The Panama Defense Forces », Library of Congress (consulté le 12 décembre 2012)
  18. « Panama », CIA World FactBook (consulté le 12 décembre 2012)
  19. « Royal Santa Lucia Police Force » (consulté le 10 décembre 2012)
  20. « US Relations with Samoa », US Department of State (consulté le 10 décembre 2012)
  21. « Vanuatu », Freedom House (consulté le 10 décembre 2012)
  22. « The Vanuatu Police Force » (consulté le 10 décembre 2012)

Source[modifier | modifier le code]

  • Christophe Barbey, La non-militarisation et les pays sans armée : une réalité, APRED, Suisse, 2001.

Article connexe[modifier | modifier le code]