Liste des maîtres de province de l'Ordre du Temple
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La liste des maîtres de province de l'ordre du Temple regroupe les noms des maîtres selon un axe chronologique identifié par période de maîtrise et domaines territoriaux.
Cette notion de province administrative au sein de l'ordre du Temple ne correspond pas aux limites géographiques actuelles et encore moins aux possessions territoriales des royaumes de l'époque[1]. Les limites de chaque province étaient propres aux templiers et si on fait référence à la province de France, ce n'est ni le royaume de France tel qu'il était au XIIe siècle et XIIIe siècle ni la France d'aujourd'hui.
L'organisation des provinces et leur évolution [modifier]
Comme tout ordre religieux, les templiers étaient dotés de leur propre règle et cette règle évoluait sous forme de retrais (article statutaires) à l'occasion des chapitres généraux[2]. C'est l'article 87 des retrais de la règle qui nous indique la répartition territoriale initiale des provinces. Le maître de l'ordre désignait un commandeur pour les provinces suivantes [3],[4]:
Cette répartition a évolué au fur et à mesure de l'expansion des templiers. On constate notamment la création de nombreuses nouvelles provinces et certaines réorganisations territoriales comme la fusion de l'Aragon et de la Provence puis vers le milieu du XIIIe siècle la scission en deux provinces distinctes de cette province de Provence et partie des Espagnes[5][6].
Les responsables de chaque province étaient désignés par le titre de Præceptǒr (Précepteur/Commandeur) ou Mǎgistěr (Maître) selon les cas. Si la traduction de Mǎgistěr ne laisse pas place au doute, celle de Præceptǒr, littéralement « celui qui commande », est souvent sujette à caution. La question étant de savoir si on doit faire référence a des Préceptories ou a des Commanderies lorsqu'on évoque leurs installations.
Province d'Allemagne [modifier]
La province d'Allemagne ne se forme qu'au XIIIe siècle pendant le règne de Frédéric II de Hohenstaufen dans le Saint-Empire romain germanique et incluait également les commanderies établies dans le royaume de Bohême, les duchés de Pologne et la Prusse teutonique[3].
Cependant dès 1157, Albert Ier de Brandebourg leur octroie des terres près de la rivière spree et en 1200 ils fondent le château de Mongberg dans la marche de Brandebourg[7]. L'expansion de la province débute à partir de 1232 avec de nombreux dons comme ceux de Ladislas Odonic en présence de l’Évêque de Lebus concernant Quartschen[8](et non Custrin), de Barnim Ier le Bon dans le Duché de Poméranie, d'Henri Ier le Barbu pour le duché de Grande-Pologne, de Boleslas V le Pudique pour celui de Petite-Pologne, de Boleslas Ier de Mazovie dans le duché de Mazovie[9] et de Venceslas Ier pour le royaume de Bohême[10].
La période de maîtrise du frère Widekind semble donner lieu à la fusion de cette province avec celle de Hongrie et Frédéric d'Alvensleben (de), avant-dernier maître de cette province[8] portait le titre de « maître en Allemagne et en Esclavonie » et est également cité comme « maître d'Allemagne et d'Italie » en 1307[11].
| Maître | Période de maîtrise |
|---|---|
| Gerhard | 1238 - 1251 [12] |
| Johann | [12] |
| Pierre Berka de Dube & Lippa | [10],[12] |
| Widekind | 1262 - 1279 [12],[13] |
| Frédéric de Salm (Friedrich von Salm, Wildgraf Friedrich, Fridericus Silvester) | 1282-1292[14] |
| Gérard de Villers | ? - ? |
| Bertrand d'Esbeck (Bertram von Esbeke, Gertrand von Esebeek) | 1294-1297 [12],[15] |
| Frédéric de Nigrebe (Friedrich von Nigrebe, Fridericus de Nigrip) | ~ [16] |
| Frédéric de Salm (Friedrich von Salm, Fridericus Silvester) | 1302-1303[17],[18] |
| Frédéric d'Alvensleben (Friedrich von Alvensleben) (de) | 1303-1308 [8],[19],[15] |
| Hugo de Gumbach | 1310 [20],[21],[22] |
Province d'Angleterre [modifier]
C'est au cours de l'année 1128 qu'Hugues de Payns[23] se rendit dans le Duché de Normandie pour y rencontrer Henri Ier d'Angleterre. Avec son aval il parcourt le royaume d'Angleterre afin de collecter des fonds et recruter des hommes pour défendre les États latins d'Orient. Au cours de ce voyage, il ira jusqu'en Écosse alors en pleine révolution davidienne[3],[24].
Néanmoins les premières donations, dont celle d'Étienne d'Angleterre concernant une propriété dans la Cité de Londres, ne sont attestés qu'entre 1135 et 1144[24]. Temple church fut le siège des templiers dans cette province à partir de 1161 avant que celui-ci soit transféré dans la ville de Baldock de 1199 à 1254[24],[25].
Le rôle des templiers en Angleterre en tant que dépositaire du trésor royal est confirmé par les nombreuses transactions réalisées du règne d'Henri Ier (1100-1135) à celui d'Édouard Ier d'Angleterre (1272-1307)[24],[26]. On note même la venue en 1274 du maître du Temple Guillaume de Beaujeu dès le début de sa maîtrise afin de récupérer l'emprunt contracté par Édouard[10].
Ils établissent près de 45 commanderies à travers le royaume d'Angleterre, celui d'Écosse, l'île d'Irlande à l'exception des royaumes du pays de Galles où leur implantation est modeste comparée à celle des Hospitaliers[24],[25].
Parmi les hauts dignitaires de l'ordre, le maître Thomas Béraud est parfois cité comme d'origine anglaise[13].
Province d'Antioche [modifier]
La principauté d'Antioche et le comté de Tripoli sont deux provinces distinctes au même titre que le Royaume de Jérusalem mais formaient initialement une même province [3],[30], les deux États latins se touchant, avant la perte de Lattaquié qui les sépara par un territoire resté aux mains de la principauté Ayyoubide d'Alep jusqu'en 1260[31] et par une zone contrôlée par les Nizârites (forteresse de Masyaf) que les croisés appelaient le territoire des Assassins.
La forteresse de Trapezac est la première forteresse connue comme ayant été occupée par les templiers dans cette province. Après l’échec de la deuxième croisade, les templiers construisent vers 1153 la forteresse de Baghras à la frontière avec le royaume arménien de Cilicie. Il assuraient également la défense du nord de la ville d'Antioche avec la forteresse de la Roche-Guillaume et celle de la Roche de Roissel.
La province disparaîtra avec la chute de la principauté en 1268 mais l'ordre réussira à conserver la forteresse de Trapezac qui deviendra le siège de la nouvelle province de Cilicie à partir de 1285[3].
| Maître | Période de maîtrise |
|---|---|
| Gilbert de Lacy (Gilbert de Lascy) | 1162 [32] |
| Armengaud (Irmengaud)[33] | 1198 [32] |
| N. de Raiaco | 1203 [32] |
| Guillaume de Montferrat | ? - 1237 [22] [31] [32] [34] |
| Thomas | [31] |
| Ferrand l'Espagnol (Fernán Español) | 1240[32] - 1249 [13] |
| Gérard de Sauzet (Guiraut de Sauzet) | 1268 [3],[28],[34] |
Province d'Aquitaine [modifier]
La province de Poitou-Aquitaine est une des premières provinces de l'ordre. C'était une très grande province incluant (du nord au sud) le duché de Bretagne, le comté du Maine, le comté d'Anjou (Touraine incluse) et en grande partie le duché d'Aquitaine[4] (Comté de Périgord, comté de Poitou, ancien duché de Gascogne) à l'exception des comtés à l'est (La Marche, Limoges, Auvergne) qui formeront un peu plus tard la province d'Auvergne. Son territoire est comparable à l'Aquitaine seconde[4]. Hugues de payns visita le Poitou en 1128[23] juste avant de se rendre en Angleterre puis dès 1139[22],[35] Aliénor d'Aquitaine leur fit don de biens à La Rochelle.
Comme pour la province d'Auvergne (où les maîtres portaient parfois le titre de maître du Limousin), les maîtres désignés comme maître en Poitou étaient maîtres d'Aquitaine.
| Maître | Période de maîtrise |
|---|---|
| Guillaume Guidaugier | 1141[22] |
| Hugues (Hugo) | 1151[36] |
| (P. Episcope) | 1166 [36] |
| Guillaume Pavet[22] (Willelmus Pavet) | 1173[36] |
| Humbert Boutiers (Hymbertus Boters) | 1180[22],[36] |
| Aimery de Sainte-Maure | 1189 - 1190[22] |
| Guillaume Ponet | fin XIIe siècle[22] |
| Guillaume Arnaud | 1201[22] |
| Témeric Boez | 1205[22] |
| Guillaume "Œil de Bœuf" | 1207[22] |
| Giraud Brochard (Girardus brochardi) | 1210 (1214)[36] - (1220)[36] 1222[22] |
| Guy de Tulle (Guido de Tullo) | 1222 - 1223[22],[36] |
| Gérard de Breies (Girardus de Breies, Girard des Brières) | 1224 - 1231 [36] |
| Giraud de Brosses (Giraudus de Brosses) | 1232[36] |
| Guillaume de Sonnac (Willelmus de Sonayo, Guillelmus de Sonaio, Guillaume de Saunhac) | 1236 - 1242 [36] |
| (Warinus de Sonarus) | 1243 [36] |
| Témeric Boez (Temerius Boez) | 1244 [36] |
| Foulques de Saint-Michel (Fulco de Sancto Michaele) | 1250 - 1252 [22],[36] |
| (Guido de bona Camierna)[10] | 1252 |
| Hugues Grisard (Hugo Grisardi) | 1254 - 1258[22],[36] |
| François de Bort | 1259[22] |
| Guy de Basenville (Guido de Basenvilla, Gui de Basenville) | 1262[36] - 1264 [22] |
| Jean le François[37] (Johannes Francisci) | 1269 - 1274 [36] (1269-1276)[30] |
| Humbert de Pairaud, maître du Poitou | 1274 - 1278 [38] (Après 1269)[22] |
| Amblard de Vienne (Amblardus de Vienesio) | 1278 (1280)[36] - 1284[22] (1288)[36] |
| Pierre de Villiers[6] (Petrus de Villaribus) | 1292 - 1300 [36] |
| Geoffroy de Goneville (Gaufridus de Gonavilla, Geoffroy de Gonneville)[39] | 1302 - 1303 [36] (1307)[22],[40] |
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Ce fut d'abord une province distincte avant de faire partie intégrante (bailliage) de la province de Provence et partie d'Espagne. On remarque notamment que les deux premiers dignitaires de l'ordre cités en Catalogne et en Navarre, Hugues de Rigaud et Arnaud de Bedos, ne sont jamais mentionnés dans les documents relatifs aux templiers en Aragon[5].
Cette province correspondait au territoire de l'ancienne couronne d'Aragon, union du royaume d'Aragon et des comtés de catalogne ainsi que celui du royaume de Navarre. Les ouvrages sur le sujet désignent souvent certains maîtres de province comme étant maître de Provence es Espagne ou maître en Provence et partie des Espagnes[6] mais on fait état pour la première fois en mai 1240 d'un maître d'Aragon et de Catalogne[5].
Il faut se référer à la liste des maîtres en Provence et parties des Espagnes pour les maîtres précédents et ne pas confondre avec le maître du bailliage de Provence ou celui d'Espagne (sous-divisions de la province) qui dépendait du maître de cette province[6].
| Maître | Période de maîtrise |
|---|---|
| Raymond de Serra | 1240-1243[5] |
| Guillaume de Cardona (Guillén de Cardona) | 1244-1252[3] |
| Hugues de Jouy (Hugo de Joiaco) | 1254-1258[30] |
| Guillaume de Montañana (Guillén de Montañana) | 1258-1262[41] |
| Guillaume de Pontons (Guillén de Pontons) | 1262-1266[42][43] |
| Arnaud de Castelnou (Arnau de Castellnou) | 1267-1278[44] |
| Pierre de Moncada (Pere de Moncada) | 1279-1282[5] |
| Bérenger de Saint-Just (Berenguer de Sant Justo) | 1283-1290 [3] |
| Bérenger de Cardona (Berenguer de Cardona) | 1291-1307 [3] |
| Exemen de Lenda (Simon de Lenda[5]) | 8 septembre 1307[3] - |
Province d'Auvergne [modifier]
Cette province se forme vers 1180[22] et correspondait aux territoires du comté d'Auvergne et du comté de la Marche au sein du Duché d'Aquitaine, certains auteurs faisant référence à la province d'Auvergne-Limousin lorsqu'ils évoquent cette province. Les limites exactes sont difficiles à établir notamment au nord où on trouve la seigneurie de Déols et la seigneurie de Bourbon avec des possessions templières dont on ne sait pas précisément à quelle province il faut les rattacher.
Il semble même que la province fut intégrée à celle d'Aquitaine à la fin du XIIIe siècle car la commanderie de Montferrand était devenue la résidence du maître d'Aquitaine[45].
| Maître | Période de maîtrise |
|---|---|
| Guy des Barres (Guido deu Barri) | 1201[46] |
| Gérard ? | 1225[47] |
| Etienne de Loriut (Etienne de Leol) | 1258 - 1275[48] |
| Raymond de Boysso | 1275 - 1279[22] |
| François de Bort (Francon de Bort)[49],[50] | 1279[22] - 1284 |
| Gérard de Sauzet[30],[51],[52] | 1284[22] - 1288 |
| François de Bort | 1288[22] - 1291 |
| Raymond de Mareuil | 1291[22] - 1294 |
| Pierre de Madic | 1294 - 1299[48] |
| Humbert Blanc (Imbert Blanke) | 1301[22] - 1307[49] |
| Pierre d'Aumont | 1309[22] |
Province de Bourgogne [modifier]
Le duché de Bourgogne ne constituait pas une province autonome mais plutôt une baillie dépendante de la province de France[3]. Quant au comté de Bourgogne qui était sous contrôle du Saint-Empire romain germanique mais qui était un pays de langue d'oïl, les templiers y possédaient de nombreuses commanderies dont celle de la Romagne[53]. Ce comté faisait partie également de la province de France[28],[39].
Qu'il s'agisse de la littérature sur le sujet, des cartulaires des différentes commanderies de la région ou des actes relatifs au procès de l'ordre du Temple, on ne trouve jamais mention d'un maître ou d'un précepteur (Commandeur) de Bourgogne à l'exception d'Hugues de Pairaud[22] mais ce terme de maître était assez courant chez les templiers et désignait parfois un « simple » commandeur de plusieurs maisons (baillie).
À noter que les commanderies présentes dans la Suisse actuelle en faisait partie[54].
Province de Castille et León [modifier]
Cette province incluait le Royaume de Castille et de Tolède ainsi que le Royaume de León pendant les règnes d'Alphonse VIII de Castille et d'Alphonse IX de León.
L'implantation de l'ordre débute en 1146 pour le León et en 1148 en Castille lorsque Alphonse VII leur confie la forteresse musulmane de Qal'at Rabah[55]. De leurs difficultés à défendre cette forteresse qu'ils abandonnent dix ans plus tard, naîtra l'ordre de Calatrava[55]. Le frère Pedro Robera[56] semble avoir joué un rôle majeur à partir de 1152 puis en 1177 Ils prennent possession du Château de Ponferrada et le premier maître a porter le titre de maître de Castille et León est nommé en septembre 1178[6],[57].
Dans une moindre mesure que dans la province de Portugal, ils participent à la Reconquista et ils sont à l'origine des nombreuses forteresses assurant la défense des frontières contre les Maures[56].
c'est pendant la maîtrise de Gomes Ramires (que certains historiens qualifiaient à tort de "Grand" maître du Temple)[57][58] ou vers 1220[6] que l'organisation territoriale évolue avec l'apparition d'un maître de la province de Castille, León et Portugal (ou des trois royaumes d'Espagne). Jusqu'à la maîtrise de João Fernandes (Juan Fernandez)[56], ils sont pour la plupart cités à des dates similaires dans les deux provinces.
| Maître | Période de maîtrise |
|---|---|
| Guido de Garda (Guidonis de Garda) | 1178- ?[56],[57] |
| Joan Fernandez | 1183- ? [56] |
| Guttiere Hermildes | ? [56] |
| Estève de Belmonte (Estevan de Belmonte) | ? [56] |
| Gomes Ramires (Gómez Ramírez) | 1212 [56] [57] [58] [59] |
| Province de Castille, León et Portugal pour cette période | 1210-1288 |
| Gomez Garcia | (1286) [56] |
| Sancho Ibáñez | 1295 [56] |
| Ruy I. Díaz | 1295 [56] |
| Pedro Yáñez | 1296 [56] |
| Rodrigo Yáñez | ? - 1310[56] (1312) |
Province de Castille, León et Portugal [modifier]
| Maître | Période de maîtrise |
|---|---|
| Gomes Ramires (Gómez Ramírez) | 1210-1212 [56] [57] [58] [59] |
| Pierre Alvares de Alvito (Pedro de Alvitiz, Pedro Alvarez Aluito) | 1212 - 1223 [56] [59] [60] |
| Pedro Anes | 1223 - 1224[22]( 1228)[59] |
| Martin Sanchez (Martim Sanches) | 1224[22](1228)[59] - 1229 |
| Estève de Belmonte (Estevão de Belmonte) | 1229 - 1237 [59] [22] |
| Guillaume Fouque (ou Fulco, Guilherme Falcon) | 1237 - 1242 [59] [22] |
| Martim Martins (Martin Martinez) | 1242 - 1248 [56] [59] |
| Pedro Gomes | 1248 - 1251 [56] [22] |
| Paio Gomes | 1251 - 1253 [22] |
| Martim Nunes (Martinho Nunes)[59] | 1253 - 1265 [56] [22] |
| Lope Sanchez | 1266 [56] |
| Guillen | 1269 [56] |
| Gonçalo Martins | 1266[59](1269) - 1271 |
| Garci Fernandez | 1271 [56] |
| Beltrão de Valverde (Beltran de Valverde)[59] | 1273 - 1277 |
| João Escritor | 1280 - 1283 [59] [22] |
| João Fernandes | 1283 - 1288 [59] [22] |
Province de Cilicie (Petite-Arménie) [modifier]
Le déclin des États latins d'Orient entraîne la disparition de la province d'Antioche où les templiers n'ont pu conserver que la forteresse de Trapezac. Celle-ci deviendra le siège de la nouvelle province dont l'existence est attestée à partir de 1285 au sein du royaume arménien de Cilicie[3].
| Maître | Période de maîtrise |
|---|---|
| Simon de Farrabello | 1288 |
Province de Chypre [modifier]
Cette province aurait pu devenir un État templier car l'île leur fut vendue par Richard Ier d'Angleterre qui l'avait conquise en 1190 mais suite à une révolte de la population en 1192, elle fut cédée à Guy de Lusignan[3]. Le siège de la province se trouvait à Limassol et l'on sait également qu'il battirent les châteaux de Gastria, Yermassoyia et Khirokitia[61].
| Maître | Période de maîtrise |
|---|---|
| Baudouin de beuvrages (Balduin de beuraje, Baldwin of Beuvrages) | 1219 - 1232 [41] |
| Raimbaud de Caron (Raimbald Of Caron) | 1307-1308 [22],[62] |
| Hugues de Besançon (Hugh of bensano) | 1310[63] |
Province d'Écosse [modifier]
Il ne s'agit pas d'une province en tant que tel mais d'une baillie dépendante de la province d'Angleterre au même titre que l'île d'Irlande[3]. On remarque notamment que Brian de jay fut d'abord commandeur de cette baillie avant de devenir maître en Angleterre[64]
| Maître | Période de maîtrise |
|---|---|
| Brian de Jay | 1291-1296 [3] |
| John de Sawtrey (John of Sawtry, † à la bataille de Falkirk) | 1296-1298 [64] |
Province de France [modifier]
Ce fut la première province des Templiers en Occident[28]. Il ne s'agit pas du Royaume de France mais des terres où la langue d'oïl était parlée[4]. Initialement, elle incluait même l'Angleterre.
Les frontières de cette province étaient les suivantes[3],[28]:
- Au nord : Comté de Ponthieu et Comté de Flandre.
- À l'est : Comté de Champagne et Comté de Bourgogne.
- À l'ouest : Duché de Normandie et Comté de Blois.
- Au sud : Comté de Forez et Comté du Lyonnais.
| Maître | Période de maîtrise |
|---|---|
| Évrard des Barrès | 1143- [3] |
| Guillaume Pavet | 1160 - 1161 [22] |
| Andreas de Colors | 1214[65] |
| Olivier de la Roche | 1224[65] |
| Jean de Tournus, Commandeur de la province de Provins | 1225[65] |
| Jean de Beaulieu (Jean de Beaubourg), Commandeur de la province de la Brie | 1233[65] |
| Ponce de Albon | 1236 - 1237[65] |
| Renaud de Vichiers | 1242 - 1246 [66] |
| Renaud de Wytheriis | 1247 - ? [67] |
| Guy de Basenville (Gui de Basenville) | 1251 - 1253 [22] |
| Hugues, Commandeur de la province de la Brie | 1256[65] |
| Foulques de Saint-Michel | 1256 - 1258 [22] |
| Humbert de Pairaud | 1261 - 1264 [22],[68] |
| Amaury de La Roche (Aimery de la Roche) | 1266 - 1269 [65] |
| Humbert de Pairaud | 1272 [69] |
| François de Bort | 1274[65] |
| Jean le François | 1276 - ? [30] |
| Hugues de Pairaud (Hugues de Peraudo)[40] | 1296- ?[3],[6] |
| Raoul, Commandeur de la province de la Brie | 1299[65] |
Province de Hongrie [modifier]
Les premières traces de donations aux templiers sont datées aux environs de 1160 et il semble qu'ils se soient surtout installés dans le sud du royaume de Hongrie, territoire correspondant à l'actuelle Croatie. La commanderie principale se situait à Vrána[70] et était en fait une puissante forteresse[3].
À partir de 1219, on remarque que les maîtres de cette province sont qualifiés de maître de Hongrie et d'Esclavonie[71],[72] puis on constate que les derniers maîtres cumulaient la charge de la province d'Allemagne et de celle de Hongrie [73], donc une seule et même province probablement divisée en baillies[3]. C'est pendant la maîtrise du frère Widekind que semble s'opérer la fusion des deux provinces.
| Maître | Période de maîtrise |
|---|---|
| Pons de Croix (Pontio della Croce) | 1219 [3],[72] |
| Thierry de Nuss | ? - ?[22] |
| Raimbaud de Caromb | vers 1241[6],[42] |
| Jacques de Montréal | ? - ?[22] |
| Widekind | 1271 - 1279[22] |
| Gérard de Villers | ? - ? |
| Guillaume de Noves (Guiglielmo de Noves) | 1292 [74] |
| Frédéric de Salm (Friedrich von Salm) | ? - ?[22] |
| Bertrand d'Esbeck (Bertram von Esbeke) | ? - ? [22] |
| Frédéric de Nigrip (Friedrich von Nigrip, Fridericus de Nigrip) | ? - ? [13],[22] |
| Frédéric d'Avensleben (Friedrich von Avensleben) | ? - ? |
Province d'Italie [modifier]
Les maîtres désignés comme étant maîtres de la province d'Italie (per Ytalia) n'administraient qu'une partie de la péninsule italienne ainsi que la Sardaigne. Le sud de la péninsule correspondait à une voire deux provinces distinctes selon les auteurs, à savoir les Pouilles et la Sicile. Il semble que le territoire de cette province incluait le Latium, la Lombardie, Les Marches, l'Ombrie (ou duché de Spolète), le Patrimoine de Saint Pierre, la Toscane (ou Tuscie lombarde) et l'île de Sardaigne[75]. La majeure partie de l'actuelle région de Campanie dépendait de la province des Pouilles exception faite de l'enclave du Bénévent qui appartenait aux États pontificaux, la frontière entre ces deux provinces étant à l'époque celle qui séparait la Campagne et Maritime (dans le Latium) et la terre de Labour (à cheval sur les deux régions actuelles)[76].
Les États pontificaux choisissaient parmi les maîtres templiers ou hospitaliers ses cubiculaires (chambriers), à qui étaient confiées certaines missions délicates. Certains occupant même la fonction de trésorier[77]
La commanderie d'Aventino était l'un des lieux privilégié de résidence des maîtres de cette province mais ce ne fut pas toujours le cas[78].
À partir de 1270, il semblerait que les maîtres de cette province étaient uniquement désignés par le titre de maître de Lombardie[79].
| Maître | Période de maîtrise | Autre(s) fonction(s) |
|---|---|---|
| Boniface (Bonifacio) | 1167 [80] | |
| Robold de Moncalvo (Roboaldo di Moncalvo) | 1179 - ? [80] | |
| Albert (Alberico) | ? - 1190 [81] | |
| Gaimardo (Gaimaro) | 1190 - ? [81] | |
| Barozio | vers 1200 [81] | |
| Henri de Sal (Aymeric, Aimerico de Saliis) | vers 1203 [82] | |
| Giovanni Lombardo | 1222 - ? [82] | |
| Guillaume de Melzo (Guiglielmo da Mezzo) | 1227 - 1231 [83] | |
| Gerardo | 1231 - ? [83] | |
| henri Teutonico (Enrico Teutonico) | 1239 - 1242 [83] | |
| Goffredo Lupi di Soragna | 1242 - 1245 [83] | |
| Jacques de Bois (Giacomo de Boscho) | 1245 [84] | |
| Dalmazio de Funucccaria (Dalmazio de Fenolar, d'origine catalane) | 1254 - 1256 [85] | |
| Pierre Fernandi (Pietro Fernandi) | 1259 - 1260 [85] | |
| Ermanno di Osimo | 1266 [86] | |
| Henri de Trévise (Enrico da Treviso) | 1268 - 1271 [86] | |
| Bianco da Pigazzano (Blanci de Pigaçano) | 1271 - 1285 [87] | |
| Guillaume de Noves (Guiglielmo de Noves) | 1285- 1290 [88] | |
| Arthur de Pocapaglia (Artusio de Pocapalea) | 1290 [89] | |
| Guillaume de Canelli (Guiglielmo di Canelli) | 1291 - 1296 [90] | |
| Hugues de Verceil (Uguccione di Vercelli) | 1300 - 1303 [91] | Cubiculaire du Pape de 1278 à 1282, puis de 1300 à 1302[92],[93], Précepteur de l'Abbadia di Vulci à partir de 1283 |
| Giacomo da Montecucco (ou Jacopo da Montecucco)[94] | 1303 - 1307 [95] | Cubiculaire du Pape de 1304[95] à 1307 (?) |
Bibliographie [modifier]
- (en) Elena Bellomo, The Templar order in north-west Italy (1142-c.1330), Leiden /Boston, Brill, 2008, 464 p. (ISBN 978-9-0041-6364-5) [lire en ligne]
- (en) Anne Gilmour-Bryson, The trial of the Templars in the Papal State and the Abbruzi, vol. 303, Biblioteca apostolica vaticana, coll. « Studi e testi », 1982, 313 p. [présentation en ligne]
Province de Portugal [modifier]
Certains auteurs citent le portugais Arnaldo da Rocha (pt) comme ayant fait partie de la milice des pauvres chevaliers du Christ et du temple de Salomon aux côtés de Gondemare (pt), d'origine portugaise également[96],[97].
Mais l'implantation des templiers débute au Portugal en 1126 avec un don de la veuve d'Henri de Bourgogne, à la condition que ceux-ci participent à la Reconquista des terres des royaumes musulmans de la péninsule Ibérique[98].
Parmi les templiers qui ont contribué à l'installation de l'ordre dans ce qui n'était encore que le comté du Portugal, on trouve :
- Le frère Guillaume (Guilherme)[99], Guilherme Ricardo n'ayant pas existé car il s'agit de deux individus distincts, de 1124 à 1128.
- Raymond Bernard (Raimundo Bernardo), à qui Thérèse de León fit don de la forteresse de Soure, de 1126 à 1135[99],[59].
- Pedro Froilaz, de 1135 à 1143[59].
En 1147 le roi de Portugal, Afonso Henriques (qui fut lui-même templier)[réf. nécessaire] leur confie la garde de ses frontières avec les Maures mais aussi avec le royaume d'Alphonse VII de León et Castille. C'est à cette époque que l'on voit apparaître le titre de maître de la province de Portugal[30] puis à partir de 1160, ils bâtissent la forteresse de Tomar autour de laquelle la ville éponyme s'installera[100].
Vers 1220[22], la province est intégrée à la province de Castille et León car on retrouve à des périodes concordantes les mêmes maîtres et cela jusqu'en 1288 à la fin de la maîtrise de João Fernandes.
Dès 1310, suite au procès intenté aux templiers, le roi Denis Ier de Portugal mit tout en œuvre pour préserver leurs actifs qui devaient revenir aux hospitaliers et en 1319 la milice de l'ordre du Christ fut créée.
| Maître[101] | Période de maîtrise |
|---|---|
| Hugues de Montoire (Hugo Martins ou Hugo Martonio) | 1143 - 1156 [30] |
| Pedro Arnaldo | 1156 - 1158 [59] |
| Gualdim Pais | 1156[30](1158)[59] - 1195 |
| Lopo Fernandes | [59] [102] |
| Fernando Dias | 1202 [59] |
| Gomes Ramires (Gómez Ramírez) | 1210 - 1212 [56] [57] [59] |
| Province de Castille, León et Portugal pour cette période | 1210-1288 |
| Afonso Pais-Gomes | 1289 - 1290 [59] [22] |
| Lourenço Martins | 1291 - 1295 [59] |
| Vasco Fernandes († 1323) | 1295 - 1306[103] |
Province des Pouilles [modifier]
C'est d'abord sous le nom d'Apulie qu'est désignée cette province mais les maîtres successifs administraient en fait une région correspondant au royaume de Sicile alors sous domination des Normands. Initialement, il s'agissait du duché d'Apulie qui fut intégré à ce royaume vers 1130 et la province était probablement divisée sous forme de baillies, d'un coté la pouille et la terre de Labour et de l'autre la Calabre et la Sicile, puis plus tardivement l'Abruzze (Apūlĭæ & Terra Lǎbōris, Cǎlǎbrĭæ & Sĭcĭlĭæ, Aprutii)[104],[105],[106].
Au nord de cette province se trouvait le territoire des états pontificaux qui incluait les commanderies du Latium, de l'Ombrie et des Marches alors que la province des Pouilles-Sicile regroupait celles des régions actuelles de : (lien vers les listes de chaque région)
Certains auteurs pensent néanmoins que les Pouilles et la Sicile étaient deux provinces séparées[75],[107] mais le fait qu'on trouve également pendant la maîtrise de Guillaume de Saint-Paul un précepteur pour les Pouilles, Goffredo et un pour la Sicile, Hugo de Rocaforti n'étaye pas forcément cette hypothèse[104] puisqu'il s'agissait alors des commandeurs de baillie, division interne de la province qui regroupait un certain nombre de maisons. On retrouve également d'autres maîtres qualifiés de « maître du royaume de Sicile » et il se peut qu'en fonction du lieu où il se trouvaient ils utilisaient l'une ou l'autre des désignations comme dans les provinces de la péninsule Ibérique. Certains des maîtres cités pourraient n'être que de « simples » commandeurs de baillie et non des maîtres de province dont on ne retrouve pas le nom dans les archives de l'époque.
Il faut également prendre en compte l'histoire politique de la région avec la lutte entre guelfes et Gibelins et surtout prêter attention au terme « Sicile ». Cette notion de royaume de Sicile a évolué au cours de ces deux siècles avec une scission qui interviendra en 1282 suite aux vêpres siciliennes. C'est la naissance de ce que l'on appelle communément le royaume de Naples mais dans les sources, il était désigné sous le nom de Sicile « citérieure » alors que l'île de Sicile s'intitulait Sicile « ultérieure ».
Les implantations se situaient principalement dans les villes côtières, Brindisi entre autres[3], afin d'abriter pour l'hiver les bateaux et les hommes avant de rejoindre les États latins d'Orient.
| Maître | Période de maîtrise |
|---|---|
| Henri (Enrico) | 1169 [104] |
| Guillaume de la Fosse (Guglielmo de la Fossa) | 1184 [104] |
| Guillaume de Saint-Paul (Guglielmo de Sancto-Paulo)[107] | 1196 [104] |
| (Nicola di Collalto) | 1208 [104] |
| Guillaume d'Orléans (Guillielmi Oreliensis) | 1209- 1210 [108] |
| Pierre de Ayse (Pietro de Ays) | 1213 [104] |
| Armand de Périgord (Ermanno di Petragors, Hermanno Petrogoricense) | 1229[109] - 1232 [104] |
| Etienne de Sissi | 1260[110] |
| Alberto de Canelli (de Camaldulla) | 1266 [104] |
| Baldovino | 1267 [104] |
| Stefano de Sissy (de Scisseio) | 1270 [104] |
| Arnoul de Wisemale (Arnulf de Ursemali) | 1271 [111] |
| Guillaume de Beaujeu (Guglielmo de Bellojoco) | 1271[30] - 1273 [104] |
| Arnoul de Wisemale (Arnulf de Ursemali) | 1274 [111] |
| Adymaro | 1275 [104] |
| Simone de la Tour | 1275 - 1276 [104] |
| Roberto | 1277 [104] |
| Pierre Le Griffier (Pietro de Genua, Pietro de Triario, Pietro de Gemma) | 1277 - 1279 [104],[112] |
| Falcone | 1284 [104] |
| Jubertus de Nicher | 1285 [104] |
| Hugo de Monterotondo | 1290 - 1292 [112] |
| Pierre « Dada » (Pietro Dada, Petrum Dada) | fin XIIIe siècle [113] |
| Pierre Ultramontanus | début XIVe siècle [114] |
| Odo de Valdric | 1308 [115] |
Province de Provence [modifier]
La stricte notion de province de Provence n'apparaît qu'à partir de 1240 alors qu'auparavant les maîtres de province portaient le titre de Maître en Provence et partie des Espagnes[5]. Cependant, il existait un maître du bailliage de Provence subordonné au maître de la province.
Maîtres du bailliage de Provence [modifier]
Le bailliage de Provence formait en réalité un territoire allant de l'actuel Languedoc au comté de Provence de l'époque[5].
C'est avec Bérenger d'Avignon que l'on voit apparaître le titre officiel de maître en Provence[6], les frères templiers précédents ayant une responsabilité semblable sans en porter le titre.
Bego de vereriis, pour ne citer que lui, portait le titre de maître en Rouergue et sa présence auprès des maîtres successifs de Provence et partie des Espagnes est régulièrement signalée[5].
| Maître | Période de maîtrise |
|---|---|
| Hugues de Beciano (Uc de Beciano) | 1134-1143 [6] |
| Bego de Vereriis | 1151-1152 [6] |
| Hugues de Barcelone (Uc de Barcelone) cité de 1155 à 1173[6] | 1155-1159[116] |
| Bego de Vereriis | 1159[116]-1160[6] peut être jusqu'à 1162 |
| Hugues de Barcelone (Uc de Barcelone) | 1162-1169 [116] |
| Bego de Vereriis | 1169 [6] |
| Bérenger d'Avignon | 1179-1183 [6] |
| Pons de Rigaud | 1184-1189 [6] |
| A. de Toulouse | 1190 [6] |
| Guillaume de Saint-Paul (Guilhem de Saint-Paul) | 1190 [6] |
| Déodat de Bruzac | 1195 [6] |
| Pons Marescalci | 1197-1200 [6] |
| Foulques de Montpezat | 1200 [6] |
| Déodat de Bruzac (Deudat de Breisaco) | 1201[117] - 1202 [6] |
| Guillaume Cadel (Guilhem Cadel) | 1203-1210 [6] |
| Guillaume Grahli (Guilhem Grahli) | 1207 [6] |
| Bermon ? | 1207 [6] |
| Jordan ? | 1210 [6] |
| Guillaume d'Alliac (Guilhem d'Alliac) | 1217-1218 [6] |
| Hugues de Roquefort | 1218-1219 [6] |
| Archimbaut de Sénas | 1229-1234 [6] |
| Géraut ? | 1235 [6] |
Maîtres de la province de Provence [modifier]
C'est pendant la maîtrise d'Estève de Belmonte que s'opère la scission entre la province d'Aragon et de Catalogne et la province de Provence, Raymond de Serra devenant alors maître de la province espagnole. Le titre de maître en Provence et parties des Espagnes n'étant plus porté par aucun maître.
| Maître | Période de maîtrise |
|---|---|
| Estève de Belmonte (Estève de Bellomonte) | 1246 [6] |
| Roncelin de Fos | 1248-1250 [6] |
| Raimbaut de Caromb | 1251-1259 [6] |
| Roncelin de Fos | 1260-1278 [6] |
Province de Provence et partie des Espagnes [modifier]
Province de Romanie (Grèce) [modifier]
Cette province correspondait à la Grèce actuelle. Elle est aussi désignée par le nom de province de Morée mais plus tardivement[121].
Suite à la quatrième croisade, les templiers reçurent des donations et s'installèrent principalement dans le royaume de Thessalonique et dans la principauté d'Achaïe[3],[122]. Certaines de leurs possessions en Thessalie furent éphémères comme celles de Lamía et Ravennika dont ils furent dépossédés dès 1209 par Henri Ier de Constantinople car ils avaient supportés la rébellion des barons lombards[123]. Celui-ci leur ayant fait don d'Antalya (Turquie) en 1206[124],[125]. Ils réussirent vraisemblablement à se maintenir dans l'Attique, notamment à Sykamino (en) dont le château passa aux hospitaliers en 1314 et ils établirent quelques commanderies dans le Péloponnèse.
| Maître | Période de maîtrise |
|---|---|
| Geoffroy de Sale (Geoffrey of Sale) | 1280 [63] |
| Eustache de Guercheville | 1294 [126] |
| Jean de Neufchâtel ( fr. John the Constable (en) ) | 1301-1306/07 [63],[127],[128] |
Province de Tripoli [modifier]
Références [modifier]
- Cartulaire général de l'ordre du Temple : 1119?-1150 : recueil des chartes et des bulles ... disponible sur Gallica
- La règle des Templiers. sur Google Livres, Laurent Dailliez, 1977, Alpes-Méditerranée éditions
- Alain Demurger, Les Templiers, une chevalerie chrétienne au Moyen Âge, Paris, Seuil, coll. « Points Histoire », 2008 (1re éd. 2005), poche, 664 p. (ISBN 978-2-7578-1122-1)
- Bibliothèque de l'École des Chartes. Tome 164, fascicule 2. sur Google Livres, 2006.
- (en) 3e chapitre de l'ouvrage : Les Templiers dans la couronne d'Aragón par John Alan Forey
- Damien Carraz (préf. Demurger), L'Ordre du Temple dans la basse vallée du Rhône (1124-1312) : Ordres militaires, croisades et sociétés méridionales, Lyon, Presses universitaires de Lyon, coll. « Collection d'histoire et d'archéologie médiévales / 17 », 2005 (ISBN 978-2-7297-0781-1) [lire en ligne], pages 98, 103, 110-111, 318-320, 636
- L' Art De Vérifier Les Dates Des Faits Historiques, Des Chartes, Des ... sur Google Livres, François Clément, 1783.
- Mémoires de l'Académie royale des sciences et belles-lettres depuis l'avénement de Frédéric Guillaume II au trône, 1788 et 1789 avec l'histoire pour le même temps. sur Google Livres
- La marche de Brandebourg sous la dynastie ascanienne sur Google Livres, Ernest Lavisse, 1875.
- Claude Mansuet Jeune, Histoire critique et apologétique de l'ordre des chevaliers du temple de Jérusalem dits Templiers, 1789 [lire en ligne], p. 27, 70-89
- cf mémoires de l'Académie royale : « Magister Domorum militiae Templi per Alemaniam et Sclavoniam », Cf Divertissements historiques et diplomatiques : « Domorum militiae Templi per Alemanniam et Italiam praeceptor humilis »
- (de)Die goldene Chronik von Hohenschwangau, der Burg der Welfen, der Hohenstauffen und der Scheyren. sur Google Livres, Joseph Hormayr zu Hortenburg, 1842, page 88.
- (de) Marie Luise Bulst-Thiele, Sacrae domus militiae templi hierosolymitani magistri, Göttingen, Vandenhoeck und Ruprecht, coll. « Abhandlungen der Akademie der Wissenschaften in Göttingen. Philologisch-historische Klasse », 1974, 416 p. (ISBN 3-525-82353-3) [présentation en ligne], p. 372
- Bulst-Thiele 1974, op. cit., p. 327
- Bulst-Thiele 1974, op. cit., p. 375
- Bulst-Thiele 1974, op. cit., p. 376,406
- Bulst-Thiele 1974, op. cit., p. 327,374
- Demurger 2008, p. 425,458
- (fr)Divertissements historiques et diplomatiques. "Diplomatische und historische Belustigungen", Volume 2. sur Google Livres, Friedrich Carl Moser, 1755.
- (de) Julius Hermann Gotthelf Gmelin, Culpabilité ou innocence des templiers ? : Tentative pour résoudre cette question cruciale, W. Kohlhammer, 1893, 532 p., p. 470
- Régine Pernoud, Les Templiers : Chevaliers du Christ, Gallimard, 1995, 128 p. (ISBN 978-2-0705-3286-5), p. 128
- Ivy-Stevan Guiho, L'Ordre des Templiers : petite encyclopédie, L'Harmattan, 2009, 292 p. (ISBN 978-2-2962-3087-3) [lire en ligne]
- (en)Hugues de Payns La naissance des Templiers sur Google Livres, Thierry P.F Leroy, 2004, Thebookedition.
- (en)Les chevaliers templiers en Angleterre. sur Google Livres, Evelyn Lord, 2004.
- (en)The accession of Henry II in England: royal government restored, 1149-1159 sur Google Livres, Emilie Amt, 1993.
- (en) Houses of Military Orders - The Temple | British History Online
- (en)The Templar's curse sur Google Livres, Evelyn Lord, Pearson Éducation, 2008, page 93, (ISBN 978-1-4058-4038-5).
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- Laurent Dailliez, Jacques de Molay : Dernier maître du Temple, Paris, R. Dumas, 1974, 208 p. (ISBN 2-85338-003-3), p. 18-23
- Vie et mort de l'ordre du Temple sur Google Livres, Alain Demurger, 1985, Éditions du Seuil
- La principauté Ayyoubide d'Alep: (579/1183-658/1260) sur Google Livres, Anne-Marie Eddé, 1999, La Sorbonne, pages 133-134.
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- Irmengaud est une forme ancienne du prénom germanique Armengaud. Ne pas le confondre avec Armengaud d'asp (Hermangard d'Asp)
- Histoire des croisades et du royaume franc de Jérusalem : La Monarchie musulmane et l'anarchie franque, Volume 3 sur Google Livres, René Grousset, 1936 (Plon) réédition 1999 (librairie Jules Tallandier), Pages 365, 642.
- Tables des Manuscrits de D. Fonteneau, conservés à la Bibliothèque de Poitiers. sur Google Livres
- Cartulaire de Coudrie traduit par Louis de La Boutetière, page 156 disponible sur Gallica
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- Dates établies par déduction, les maîtres étant nommés pour 4 ans.
- [http://books.google.com/books?id=NEVmAAAAMAAJ&pg=PA1 Jacques de Molay: le crépuscule des templiers.] sur Google Livres, Alain Demurger, Payot, 2002, Pages 193,265,267.
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- L'ordre du Temple en Terre Sainte et à Chypre au XIIIe siècle, Volume 1 sur Google Livres, Pierre-Vincent Claverie, 2005, CNRS
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- Les comptes des consuls de Montferrand: 1273-1319. sur Google Livres, R. Anthony Lodge, Études et rencontres de l'école des chartes, 2006.
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- Charles-Jean-Melchior de Vogüé, Revue de l'Orient latin - Vol. VII., Paris, Ernest Leroux, 1899 (réimpr. 1964) (ISSN 2017716X) [lire en ligne], p. 529, 546-555, également disponible sur Google Livres
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- Nicole Bériou (dir. et rédacteur), Philippe Josserand (dir.) et al. (préf. Anthony Luttrel & Alain Demurger), Prier et combattre : Dictionnaire européen des ordres militaires au Moyen Âge, Fayard, 2009, 1029 p. (ISBN 978-2-2136-2720-5) [présentation en ligne], p. 889-890
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- Cartulaire de l'église Notre-Dame de Paris, Volume II sur Google Livres, Benjamin Guérard, 1850, page 299.
- Balázs Stossek, « Maisons et possessions des Templiers en Hongrie », Université József Attila (Hongrie), 2004. Consulté le 26 décembre 2011
- Per Hungariam et Sclavoniam
- Les croisades et les ordres militaires. sur Google Livres,Steven Runciman, Zsolt Hunyadi & József Laszlovszky, 2001, pages 245-251.
- Per allemanniam et Slaviam
- Bellomo 2008, p. 101
- Bellomo 2008, p. 83-84
- La Campagne et Maritime était une province pontificale faisant partie de la province d'Italie, cf. Gilmour-Bryson 1982, p. 188-189 alors que la terre de Labour faisait partie du royaume de Sicile et dépendait de la province des Pouilles puisqu'on trouve mention d'un précepteur de la baillie des Pouilles et de la terre de Labour, cf. (it) Hubert Houben, « Templari e Teutonici nel Mezzogiorno normanno-svevo », dans Il Mezzogiorno normanno-svevo e le crociate : atti delle quattordicesime giornate normanno-sveve, Bari, 17-20 ottobre 2000, vol. 14, Edizioni Dedalo, coll. « Atti del Centro di studi normanno-svevi dell'Università degli studi di Bari », 2002, 417 p. (ISBN 978-8-8220-4160-9) [lire en ligne], p. 261.
- Demurger 2008, p. 384
- Bellomo 2008, p. 90
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- Bellomo 2008, p. 95
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- Bellomo 2008, p. 101
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- Bellomo 2008, p. 103-105
- Demurger 2008, p. 384
- Bellomo 2008, p. 103
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- Bellomo 2008, p. 105-106
- (pt)Histoire des templiers au Portugal: La fondation et les maîtres de l'Ordre sur Google Livres, André Jean Paraschi, 1990, Sol Invinctus atelier (Pages 10,...)
- (pt)Mémoires et notices historiques du célèbre ordre militaire des templiers... sur Google Livres, Alexandre Ferreira, 1735 (Pages 720,750-752,1032 )
- (pt) Les châteaux templiers au Portugal (1120-1314) sur Google Livres
- Bulletin des études portugaises, volume 26 à 29. sur Google Livres, Institut français au Portugal, 1965
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- (pt) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en portugais intitulé « Ordem dos Templários » (voir la liste des auteurs)
- (en)L'histoire du Portugal: Du commencement de la monarchie au règne d'Alphonse III. sur Google Livres, Edward McMurdo, 1888, Searle, & Rivington
- (pt) Institut français de Lisbonne, Bulletin des études portugaises et brésiliennes, vol. 28 à 30, Institut français en Portugal, 1967 [présentation en ligne], p. 62
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- (it)Storia dell'Ordine dei Templari in Italia: le fondazioni, Volume 2. sur Google Livres, Fulvio Bramato, Atanòr, 1991.
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- (it)Il mezzogiorno normanno-svevo e le crociate. sur Google Livres, Giosuè Musca, université de Bari. Centro di studi normanno-svevi, 2002, pages 264-265
- (la),(fr)Histoire de l'ordre militaire des Templiers, ou chevaliers du temple de Jérusalem. sur Google Livres, Pierre Dupuy, 1751, pages 143-144 et 535.
- (la),(fr)Histoire de l'ordre militaire des Templiers, ou chevaliers du temple de Jérusalem. sur Google Livres, Pierre Dupuy, 1751, pages 148 et 535.
- Mansuet Jeune, 1789, op. cit., p. 48
- Demurger 2008, p. 334
- (it)Templari in Sicilia: la storia e le sue fonti tra Federico II... sur Google Livres, Cristian Guzzo, 2003, page 63.
- Roger Sève et Anne-Marie Chagny-Sève, Le procès des templiers d'Auvergne, Éditions du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques, 1986, 322 p. (ISBN 978-2-7355-0108-3) [présentation en ligne], p. 143
- (en) Malcom Barber, The Trial of the Templars, Cambridge University Press, 2012, 408 p. [présentation en ligne], p. 246
- (en) Anne Gilmour-Bryson, « Italian Templars Trials: Truth or Falsehood », dans Norman Housley, Malcolm Barber et al., Knighthoods of Christ : Essays on the History of the Crusades And the Knights Templar, Presented to Malcolm Barber, Ashgate Publishing ltd., 2007, 257 p. (ISBN 978-0-7546-5527-5) [lire en ligne], p. 225
- Dates établies par déduction (cf ouvrage de Damien Carraz), Hugues de Barcelone étant mentionné de 1155 à 1173 en tant que maître.
- (en)Knights of the cloister: Templars and Hospitallers in central-southern occitania 1100-1300. sur Google Livres Dominic Selwood, The Boydell press, 1999.
- L'ordre du Temple en pays catalan
- Le grand dictionnaire historique ou Le melange curieux de l'Histoire sacrée et profane sur Google Livres
- Biographie toulousaine: ou Dictionnaire historique... sur Google Livres
- On peut supposer qu'ils avaient perdu toutes leurs possessions dans le royaume de Thessalonique car ce titre correspond à leurs biens dans le Pélopponèse, cf. Morée.
- (en) P. Lock, The military orders : The military orders in mainland Greece, 1995, p. 334
- Kristian Molin, Unknown Crusader Castles, Continuum International Publishing Group, 2003, 448 p. (ISBN 978-1-8528-5261-0) [lire en ligne], p. 263-264
- Antalya étaient Connue au Moyen-Âge sous le nom de Satalia et n'avait pas encore été conquise par les francs au moment de la donation.
- Molin 2003, op. cit., p. 267
- Demurger 2008, op. cit., p. 335
- Gylmour-Bryson 1998, op. cit., p. 97
- Le frère Geoffrey de Portu interrogé en 1210 à Chypre indiquait qu'il avait été reçu neuf ans auparavant par frère John, alors précepteur de Romanie et connu comme le (en) « constable ».