Liste des maîtres de province de l'Ordre du Temple

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La liste des maîtres de province de l'ordre du Temple regroupe les noms des maîtres selon un axe chronologique identifié par période de maîtrise et domaines territoriaux.

Cette notion de province administrative au sein de l'ordre du Temple ne correspond pas aux limites géographiques actuelles et encore moins aux possessions territoriales des royaumes de l'époque[1]. Les limites de chaque province étaient propres aux templiers et si on fait référence à la province de France, ce n'est ni le royaume de France tel qu'il était au XIIe siècle et XIIIe siècle ni la France d'aujourd'hui.

Sommaire

L'organisation des provinces et leur évolution [modifier]

Comme tout ordre religieux, les templiers étaient dotés de leur propre règle et cette règle évoluait sous forme de retrais (article statutaires) à l'occasion des chapitres généraux[2]. C'est l'article 87 des retrais de la règle qui nous indique la répartition territoriale initiale des provinces. Le maître de l'ordre désignait un commandeur pour les provinces suivantes [3],[4]:


Cette répartition a évolué au fur et à mesure de l'expansion des templiers. On constate notamment la création de nombreuses nouvelles provinces et certaines réorganisations territoriales comme la fusion de l'Aragon et de la Provence puis vers le milieu du XIIIe siècle la scission en deux provinces distinctes de cette province de Provence et partie des Espagnes[5][6].

Les responsables de chaque province étaient désignés par le titre de Præceptǒr (Précepteur/Commandeur) ou Mǎgistěr (Maître) selon les cas. Si la traduction de Mǎgistěr ne laisse pas place au doute, celle de Præceptǒr, littéralement « celui qui commande », est souvent sujette à caution. La question étant de savoir si on doit faire référence a des Préceptories ou a des Commanderies lorsqu'on évoque leurs installations.

Province d'Allemagne [modifier]

La Bohême et ses alentours au XIIe siècle et XIIIe siècle.
Article détaillé : Templiers dans le monde germanique.

La province d'Allemagne ne se forme qu'au XIIIe siècle pendant le règne de Frédéric II de Hohenstaufen dans le Saint-Empire romain germanique et incluait également les commanderies établies dans le royaume de Bohême, les duchés de Pologne et la Prusse teutonique[3].

Cependant dès 1157, Albert Ier de Brandebourg leur octroie des terres près de la rivière spree et en 1200 ils fondent le château de Mongberg dans la marche de Brandebourg[7]. L'expansion de la province débute à partir de 1232 avec de nombreux dons comme ceux de Ladislas Odonic en présence de l’Évêque de Lebus concernant Quartschen[8](et non Custrin), de Barnim Ier le Bon dans le Duché de Poméranie, d'Henri Ier le Barbu pour le duché de Grande-Pologne, de Boleslas V le Pudique pour celui de Petite-Pologne, de Boleslas Ier de Mazovie dans le duché de Mazovie[9] et de Venceslas Ier pour le royaume de Bohême[10].

La période de maîtrise du frère Widekind semble donner lieu à la fusion de cette province avec celle de Hongrie et Frédéric d'Alvensleben (de), avant-dernier maître de cette province[8] portait le titre de « maître en Allemagne et en Esclavonie » et est également cité comme « maître d'Allemagne et d'Italie » en 1307[11].

Maître Période de maîtrise
Gerhard 1238 - 1251 [12]
Johann [12]
Pierre Berka de Dube & Lippa [10],[12]
Widekind 1262 - 1279 [12],[13]
Frédéric de Salm (Friedrich von Salm, Wildgraf Friedrich, Fridericus Silvester) 1282-1292[14]
Gérard de Villers ? - ?
Bertrand d'Esbeck (Bertram von Esbeke, Gertrand von Esebeek) 1294-1297 [12],[15]
Frédéric de Nigrebe (Friedrich von Nigrebe, Fridericus de Nigrip) ~ [16]
Frédéric de Salm (Friedrich von Salm, Fridericus Silvester) 1302-1303[17],[18]
Frédéric d'Alvensleben (Friedrich von Alvensleben) (de) 1303-1308 [8],[19],[15]
Hugo de Gumbach 1310 [20],[21],[22]

Province d'Angleterre [modifier]

Article détaillé : Templiers en Angleterre.
L'Angleterre et la France à l'époque d'Henri Ier.

C'est au cours de l'année 1128 qu'Hugues de Payns[23] se rendit dans le Duché de Normandie pour y rencontrer Henri Ier d'Angleterre. Avec son aval il parcourt le royaume d'Angleterre afin de collecter des fonds et recruter des hommes pour défendre les États latins d'Orient. Au cours de ce voyage, il ira jusqu'en Écosse alors en pleine révolution davidienne[3],[24].

Néanmoins les premières donations, dont celle d'Étienne d'Angleterre concernant une propriété dans la Cité de Londres, ne sont attestés qu'entre 1135 et 1144[24]. Temple church fut le siège des templiers dans cette province à partir de 1161 avant que celui-ci soit transféré dans la ville de Baldock de 1199 à 1254[24],[25].

Le rôle des templiers en Angleterre en tant que dépositaire du trésor royal est confirmé par les nombreuses transactions réalisées du règne d'Henri Ier (1100-1135) à celui d'Édouard Ier d'Angleterre (1272-1307)[24],[26]. On note même la venue en 1274 du maître du Temple Guillaume de Beaujeu dès le début de sa maîtrise afin de récupérer l'emprunt contracté par Édouard[10].

Ils établissent près de 45 commanderies à travers le royaume d'Angleterre, celui d'Écosse, l'île d'Irlande à l'exception des royaumes du pays de Galles où leur implantation est modeste comparée à celle des Hospitaliers[24],[25].

Parmi les hauts dignitaires de l'ordre, le maître Thomas Béraud est parfois cité comme d'origine anglaise[13].

Maître Période de maîtrise
Hugues d'Argentière[22] (Hugues d'Argentine, Hugh de Argentein, Hugh of Argentine) 1140 [24],[25],[27]
Osto de Saint-Omer (Osto of Saint-Omer, Osto de Boulogne)[28] 1150 [24],[25],[27]
Richard d'Hastings (Richard of Hastings)[25] 1155 - 1164 [24],[27] (1155-1185)[22]
Richard Mallebeench [26]?
Geoffrey Fitz Stephen 1180 - 1185 [24],[27] (1185-1195)[22]
Robert de Newenham (William de Newenham, William of Newburgh, "Guillaume")[26],[27] 1195 - 1200 [22]
Aimery de Sainte-Maure (Aymeric de Saint-Maur, Aymer St Mawr) 1200 - 1216[26](1218)[24],[27], (1215-1219)[22]
Alan Martel (Alan Marcell) 1218[24](1220)[26] - 1228 [27]
Amberaldus 1229 [26]
Robert de Sandford (Robert de Saunford) 1229[24] - 1234[26]
Robert Mounford 1234 [26]
Robert de Sandford 1234 - 1247[26] (1248)[24],[27], (1235-1241)[22]
Roncelin de Fos 1250 - 1253 [26]
Amadeus de Morestello 1254 - 1258[26] (1259-1260)[24],[27]
Ambesard 1264 [24],[27]
Humbert de Pairaud (Imbert Peraut) 1267 - 1269 [26]
Guy de Foresta (Gui de Foresta, Guy de Forester) 1273 - 1274[27],[29] (1275)[22]
Robert de Torteville (Robert de Turvile, Tourville) 1276 - 1288[22] (1290)[27],[29]
Guy de Foresta 1291-1295[27] (1293)[29] (1288 - 1296)[22]
Guillaume de Tourville 1292 [22],[29]
Brian de Jay († à la Bataille de Falkirk) 1296 - 1298 [22],[27]
Guillaume de More (William de la More) 1298 - 1307[22] (1313)[27]

Province d'Antioche [modifier]


La principauté d'Antioche et le comté de Tripoli sont deux provinces distinctes au même titre que le Royaume de Jérusalem mais formaient initialement une même province [3],[30], les deux États latins se touchant, avant la perte de Lattaquié qui les sépara par un territoire resté aux mains de la principauté Ayyoubide d'Alep jusqu'en 1260[31] et par une zone contrôlée par les Nizârites (forteresse de Masyaf) que les croisés appelaient le territoire des Assassins.

La forteresse de Trapezac est la première forteresse connue comme ayant été occupée par les templiers dans cette province. Après l’échec de la deuxième croisade, les templiers construisent vers 1153 la forteresse de Baghras à la frontière avec le royaume arménien de Cilicie. Il assuraient également la défense du nord de la ville d'Antioche avec la forteresse de la Roche-Guillaume et celle de la Roche de Roissel.

La province disparaîtra avec la chute de la principauté en 1268 mais l'ordre réussira à conserver la forteresse de Trapezac qui deviendra le siège de la nouvelle province de Cilicie à partir de 1285[3].

Maître Période de maîtrise
Gilbert de Lacy (Gilbert de Lascy) 1162 [32]
Armengaud (Irmengaud)[33] 1198 [32]
N. de Raiaco 1203 [32]
Guillaume de Montferrat  ? - 1237 [22] [31] [32] [34]
Thomas [31]
Ferrand l'Espagnol (Fernán Español) 1240[32] - 1249 [13]
Gérard de Sauzet (Guiraut de Sauzet) 1268 [3],[28],[34]

Province d'Aquitaine [modifier]

La France en 1154.


La province de Poitou-Aquitaine est une des premières provinces de l'ordre. C'était une très grande province incluant (du nord au sud) le duché de Bretagne, le comté du Maine, le comté d'Anjou (Touraine incluse) et en grande partie le duché d'Aquitaine[4] (Comté de Périgord, comté de Poitou, ancien duché de Gascogne) à l'exception des comtés à l'est (La Marche, Limoges, Auvergne) qui formeront un peu plus tard la province d'Auvergne. Son territoire est comparable à l'Aquitaine seconde[4]. Hugues de payns visita le Poitou en 1128[23] juste avant de se rendre en Angleterre puis dès 1139[22],[35] Aliénor d'Aquitaine leur fit don de biens à La Rochelle.

Comme pour la province d'Auvergne (où les maîtres portaient parfois le titre de maître du Limousin), les maîtres désignés comme maître en Poitou étaient maîtres d'Aquitaine.

Maître Période de maîtrise
Guillaume Guidaugier 1141[22]
Hugues (Hugo) 1151[36]
(P. Episcope) 1166 [36]
Guillaume Pavet[22] (Willelmus Pavet) 1173[36]
Humbert Boutiers (Hymbertus Boters) 1180[22],[36]
Aimery de Sainte-Maure 1189 - 1190[22]
Guillaume Ponet fin XIIe siècle[22]
Guillaume Arnaud 1201[22]
Témeric Boez 1205[22]
Guillaume "Œil de Bœuf" 1207[22]
Giraud Brochard (Girardus brochardi) 1210 (1214)[36] - (1220)[36] 1222[22]
Guy de Tulle (Guido de Tullo) 1222 - 1223[22],[36]
Gérard de Breies (Girardus de Breies, Girard des Brières) 1224 - 1231 [36]
Giraud de Brosses (Giraudus de Brosses) 1232[36]
Guillaume de Sonnac (Willelmus de Sonayo, Guillelmus de Sonaio, Guillaume de Saunhac) 1236 - 1242 [36]
(Warinus de Sonarus) 1243 [36]
Témeric Boez (Temerius Boez) 1244 [36]
Foulques de Saint-Michel (Fulco de Sancto Michaele) 1250 - 1252 [22],[36]
(Guido de bona Camierna)[10] 1252
Hugues Grisard (Hugo Grisardi) 1254 - 1258[22],[36]
François de Bort 1259[22]
Guy de Basenville (Guido de Basenvilla, Gui de Basenville) 1262[36] - 1264 [22]
Jean le François[37] (Johannes Francisci) 1269 - 1274 [36] (1269-1276)[30]
Humbert de Pairaud, maître du Poitou 1274 - 1278 [38] (Après 1269)[22]
Amblard de Vienne (Amblardus de Vienesio) 1278 (1280)[36] - 1284[22] (1288)[36]
Pierre de Villiers[6] (Petrus de Villaribus) 1292 - 1300 [36]
Geoffroy de Goneville (Gaufridus de Gonavilla, Geoffroy de Gonneville)[39] 1302 - 1303 [36] (1307)[22],[40]

Province d'Aragon (Aragon, Catalogne et Navarre) [modifier]

Les comtés des Pyrénées orientales au XIIe siècle et XIIIe siècle

Ce fut d'abord une province distincte avant de faire partie intégrante (bailliage) de la province de Provence et partie d'Espagne. On remarque notamment que les deux premiers dignitaires de l'ordre cités en Catalogne et en Navarre, Hugues de Rigaud et Arnaud de Bedos, ne sont jamais mentionnés dans les documents relatifs aux templiers en Aragon[5].

Cette province correspondait au territoire de l'ancienne couronne d'Aragon, union du royaume d'Aragon et des comtés de catalogne ainsi que celui du royaume de Navarre. Les ouvrages sur le sujet désignent souvent certains maîtres de province comme étant maître de Provence es Espagne ou maître en Provence et partie des Espagnes[6] mais on fait état pour la première fois en mai 1240 d'un maître d'Aragon et de Catalogne[5].

Il faut se référer à la liste des maîtres en Provence et parties des Espagnes pour les maîtres précédents et ne pas confondre avec le maître du bailliage de Provence ou celui d'Espagne (sous-divisions de la province) qui dépendait du maître de cette province[6].

Maître Période de maîtrise
Raymond de Serra 1240-1243[5]
Guillaume de Cardona (Guillén de Cardona) 1244-1252[3]
Hugues de Jouy (Hugo de Joiaco) 1254-1258[30]
Guillaume de Montañana (Guillén de Montañana) 1258-1262[41]
Guillaume de Pontons (Guillén de Pontons) 1262-1266[42][43]
Arnaud de Castelnou (Arnau de Castellnou) 1267-1278[44]
Pierre de Moncada (Pere de Moncada) 1279-1282[5]
Bérenger de Saint-Just (Berenguer de Sant Justo) 1283-1290 [3]
Bérenger de Cardona (Berenguer de Cardona) 1291-1307 [3]
Exemen de Lenda (Simon de Lenda[5]) 8 septembre 1307[3] -

Province d'Auvergne [modifier]

Carte de la France en 1154.

Cette province se forme vers 1180[22] et correspondait aux territoires du comté d'Auvergne et du comté de la Marche au sein du Duché d'Aquitaine, certains auteurs faisant référence à la province d'Auvergne-Limousin lorsqu'ils évoquent cette province. Les limites exactes sont difficiles à établir notamment au nord où on trouve la seigneurie de Déols et la seigneurie de Bourbon avec des possessions templières dont on ne sait pas précisément à quelle province il faut les rattacher.

Il semble même que la province fut intégrée à celle d'Aquitaine à la fin du XIIIe siècle car la commanderie de Montferrand était devenue la résidence du maître d'Aquitaine[45].

Maître Période de maîtrise
Guy des Barres (Guido deu Barri) 1201[46]
Gérard ? 1225[47]
Etienne de Loriut (Etienne de Leol) 1258 - 1275[48]
Raymond de Boysso 1275 - 1279[22]
François de Bort (Francon de Bort)[49],[50] 1279[22] - 1284
Gérard de Sauzet[30],[51],[52] 1284[22] - 1288
François de Bort 1288[22] - 1291
Raymond de Mareuil 1291[22] - 1294
Pierre de Madic 1294 - 1299[48]
Humbert Blanc (Imbert Blanke) 1301[22] - 1307[49]
Pierre d'Aumont 1309[22]

Province de Bourgogne [modifier]

Le duché de Bourgogne ne constituait pas une province autonome mais plutôt une baillie dépendante de la province de France[3]. Quant au comté de Bourgogne qui était sous contrôle du Saint-Empire romain germanique mais qui était un pays de langue d'oïl, les templiers y possédaient de nombreuses commanderies dont celle de la Romagne[53]. Ce comté faisait partie également de la province de France[28],[39].

Qu'il s'agisse de la littérature sur le sujet, des cartulaires des différentes commanderies de la région ou des actes relatifs au procès de l'ordre du Temple, on ne trouve jamais mention d'un maître ou d'un précepteur (Commandeur) de Bourgogne à l'exception d'Hugues de Pairaud[22] mais ce terme de maître était assez courant chez les templiers et désignait parfois un « simple » commandeur de plusieurs maisons (baillie).

À noter que les commanderies présentes dans la Suisse actuelle en faisait partie[54].

Province de Castille et León [modifier]

Cette province incluait le Royaume de Castille et de Tolède ainsi que le Royaume de León pendant les règnes d'Alphonse VIII de Castille et d'Alphonse IX de León.

L'implantation de l'ordre débute en 1146 pour le León et en 1148 en Castille lorsque Alphonse VII leur confie la forteresse musulmane de Qal'at Rabah[55]. De leurs difficultés à défendre cette forteresse qu'ils abandonnent dix ans plus tard, naîtra l'ordre de Calatrava[55]. Le frère Pedro Robera[56] semble avoir joué un rôle majeur à partir de 1152 puis en 1177 Ils prennent possession du Château de Ponferrada et le premier maître a porter le titre de maître de Castille et León est nommé en septembre 1178[6],[57].

Dans une moindre mesure que dans la province de Portugal, ils participent à la Reconquista et ils sont à l'origine des nombreuses forteresses assurant la défense des frontières contre les Maures[56].

c'est pendant la maîtrise de Gomes Ramires (que certains historiens qualifiaient à tort de "Grand" maître du Temple)[57][58] ou vers 1220[6] que l'organisation territoriale évolue avec l'apparition d'un maître de la province de Castille, León et Portugal (ou des trois royaumes d'Espagne). Jusqu'à la maîtrise de João Fernandes (Juan Fernandez)[56], ils sont pour la plupart cités à des dates similaires dans les deux provinces.

Maître Période de maîtrise
Guido de Garda (Guidonis de Garda) 1178- ?[56],[57]
Joan Fernandez 1183- ? [56]
Guttiere Hermildes  ? [56]
Estève de Belmonte (Estevan de Belmonte)  ? [56]
Gomes Ramires (Gómez Ramírez) 1212 [56] [57] [58] [59]
Province de Castille, León et Portugal pour cette période 1210-1288
Gomez Garcia (1286) [56]
Sancho Ibáñez 1295 [56]
Ruy I. Díaz 1295 [56]
Pedro Yáñez 1296 [56]
Rodrigo Yáñez ? - 1310[56] (1312)

Province de Castille, León et Portugal [modifier]

Maître Période de maîtrise
Gomes Ramires (Gómez Ramírez) 1210-1212 [56] [57] [58] [59]
Pierre Alvares de Alvito (Pedro de Alvitiz, Pedro Alvarez Aluito) 1212 - 1223 [56] [59] [60]
Pedro Anes 1223 - 1224[22]( 1228)[59]
Martin Sanchez (Martim Sanches) 1224[22](1228)[59] - 1229
Estève de Belmonte (Estevão de Belmonte) 1229 - 1237 [59] [22]
Guillaume Fouque (ou Fulco, Guilherme Falcon) 1237 - 1242 [59] [22]
Martim Martins (Martin Martinez) 1242 - 1248 [56] [59]
Pedro Gomes 1248 - 1251 [56] [22]
Paio Gomes 1251 - 1253 [22]
Martim Nunes (Martinho Nunes)[59] 1253 - 1265 [56] [22]
Lope Sanchez 1266 [56]
Guillen 1269 [56]
Gonçalo Martins 1266[59](1269) - 1271
Garci Fernandez 1271 [56]
Beltrão de Valverde (Beltran de Valverde)[59] 1273 - 1277
João Escritor 1280 - 1283 [59] [22]
João Fernandes 1283 - 1288 [59] [22]

Province de Cilicie (Petite-Arménie) [modifier]

Le déclin des États latins d'Orient entraîne la disparition de la province d'Antioche où les templiers n'ont pu conserver que la forteresse de Trapezac. Celle-ci deviendra le siège de la nouvelle province dont l'existence est attestée à partir de 1285 au sein du royaume arménien de Cilicie[3].

Maître Période de maîtrise
Simon de Farrabello 1288

Province de Chypre [modifier]

Cette province aurait pu devenir un État templier car l'île leur fut vendue par Richard Ier d'Angleterre qui l'avait conquise en 1190 mais suite à une révolte de la population en 1192, elle fut cédée à Guy de Lusignan[3]. Le siège de la province se trouvait à Limassol et l'on sait également qu'il battirent les châteaux de Gastria, Yermassoyia et Khirokitia[61].

Maître Période de maîtrise
Baudouin de beuvrages (Balduin de beuraje, Baldwin of Beuvrages) 1219 - 1232 [41]
Raimbaud de Caron (Raimbald Of Caron) 1307-1308 [22],[62]
Hugues de Besançon (Hugh of bensano) 1310[63]

Province d'Écosse [modifier]

Article détaillé : Templiers en Écosse.

Il ne s'agit pas d'une province en tant que tel mais d'une baillie dépendante de la province d'Angleterre au même titre que l'île d'Irlande[3]. On remarque notamment que Brian de jay fut d'abord commandeur de cette baillie avant de devenir maître en Angleterre[64]

Maître Période de maîtrise
Brian de Jay 1291-1296 [3]
John de Sawtrey (John of Sawtry, † à la bataille de Falkirk) 1296-1298 [64]

Province de France [modifier]

La France en 1180

Ce fut la première province des Templiers en Occident[28]. Il ne s'agit pas du Royaume de France mais des terres où la langue d'oïl était parlée[4]. Initialement, elle incluait même l'Angleterre.

Les frontières de cette province étaient les suivantes[3],[28]:

Maître Période de maîtrise
Évrard des Barrès 1143- [3]
Guillaume Pavet 1160 - 1161 [22]
Andreas de Colors 1214[65]
Olivier de la Roche 1224[65]
Jean de Tournus, Commandeur de la province de Provins 1225[65]
Jean de Beaulieu (Jean de Beaubourg), Commandeur de la province de la Brie 1233[65]
Ponce de Albon 1236 - 1237[65]
Renaud de Vichiers 1242 - 1246 [66]
Renaud de Wytheriis 1247 - ? [67]
Guy de Basenville (Gui de Basenville) 1251 - 1253 [22]
Hugues, Commandeur de la province de la Brie 1256[65]
Foulques de Saint-Michel 1256 - 1258 [22]
Humbert de Pairaud 1261 - 1264 [22],[68]
Amaury de La Roche (Aimery de la Roche) 1266 - 1269 [65]
Humbert de Pairaud 1272 [69]
François de Bort 1274[65]
Jean le François 1276 - ? [30]
Hugues de Pairaud (Hugues de Peraudo)[40] 1296- ?[3],[6]
Raoul, Commandeur de la province de la Brie 1299[65]

Province de Hongrie [modifier]

Le royaume de Hongrie au milieu du XIIe siècle

Les premières traces de donations aux templiers sont datées aux environs de 1160 et il semble qu'ils se soient surtout installés dans le sud du royaume de Hongrie, territoire correspondant à l'actuelle Croatie. La commanderie principale se situait à Vrána[70] et était en fait une puissante forteresse[3].

À partir de 1219, on remarque que les maîtres de cette province sont qualifiés de maître de Hongrie et d'Esclavonie[71],[72] puis on constate que les derniers maîtres cumulaient la charge de la province d'Allemagne et de celle de Hongrie [73], donc une seule et même province probablement divisée en baillies[3]. C'est pendant la maîtrise du frère Widekind que semble s'opérer la fusion des deux provinces.

Maître Période de maîtrise
Pons de Croix (Pontio della Croce) 1219 [3],[72]
Thierry de Nuss ? - ?[22]
Raimbaud de Caromb vers 1241[6],[42]
Jacques de Montréal ? - ?[22]
Widekind 1271 - 1279[22]
Gérard de Villers ? - ?
Guillaume de Noves (Guiglielmo de Noves) 1292 [74]
Frédéric de Salm (Friedrich von Salm) ? - ?[22]
Bertrand d'Esbeck (Bertram von Esbeke) ? - ? [22]
Frédéric de Nigrip (Friedrich von Nigrip, Fridericus de Nigrip)  ? - ? [13],[22]
Frédéric d'Avensleben (Friedrich von Avensleben) ? - ?

Province d'Italie [modifier]

Les maîtres désignés comme étant maîtres de la province d'Italie (per Ytalia) n'administraient qu'une partie de la péninsule italienne ainsi que la Sardaigne. Le sud de la péninsule correspondait à une voire deux provinces distinctes selon les auteurs, à savoir les Pouilles et la Sicile. Il semble que le territoire de cette province incluait le Latium, la Lombardie, Les Marches, l'Ombrie (ou duché de Spolète), le Patrimoine de Saint Pierre, la Toscane (ou Tuscie lombarde) et l'île de Sardaigne[75]. La majeure partie de l'actuelle région de Campanie dépendait de la province des Pouilles exception faite de l'enclave du Bénévent qui appartenait aux États pontificaux, la frontière entre ces deux provinces étant à l'époque celle qui séparait la Campagne et Maritime (dans le Latium) et la terre de Labour (à cheval sur les deux régions actuelles)[76].

Les États pontificaux choisissaient parmi les maîtres templiers ou hospitaliers ses cubiculaires (chambriers), à qui étaient confiées certaines missions délicates. Certains occupant même la fonction de trésorier[77]

La commanderie d'Aventino était l'un des lieux privilégié de résidence des maîtres de cette province mais ce ne fut pas toujours le cas[78].

À partir de 1270, il semblerait que les maîtres de cette province étaient uniquement désignés par le titre de maître de Lombardie[79].

Maître Période de maîtrise Autre(s) fonction(s)
Boniface (Bonifacio) 1167 [80]
Robold de Moncalvo (Roboaldo di Moncalvo) 1179 - ? [80]
Albert (Alberico)  ? - 1190 [81]
Gaimardo (Gaimaro) 1190 - ? [81]
Barozio vers 1200 [81]
Henri de Sal (Aymeric, Aimerico de Saliis) vers 1203 [82]
Giovanni Lombardo 1222 - ? [82]
Guillaume de Melzo (Guiglielmo da Mezzo) 1227 - 1231 [83]
Gerardo 1231 - ? [83]
henri Teutonico (Enrico Teutonico) 1239 - 1242 [83]
Goffredo Lupi di Soragna 1242 - 1245 [83]
Jacques de Bois (Giacomo de Boscho) 1245 [84]
Dalmazio de Funucccaria (Dalmazio de Fenolar, d'origine catalane) 1254 - 1256 [85]
Pierre Fernandi (Pietro Fernandi) 1259 - 1260 [85]
Ermanno di Osimo 1266 [86]
Henri de Trévise (Enrico da Treviso) 1268 - 1271 [86]
Bianco da Pigazzano (Blanci de Pigaçano) 1271 - 1285 [87]
Guillaume de Noves (Guiglielmo de Noves) 1285- 1290 [88]
Arthur de Pocapaglia (Artusio de Pocapalea) 1290 [89]
Guillaume de Canelli (Guiglielmo di Canelli) 1291 - 1296 [90]
Hugues de Verceil (Uguccione di Vercelli) 1300 - 1303 [91] Cubiculaire du Pape de 1278 à 1282, puis de 1300 à 1302[92],[93],
Précepteur de l'Abbadia di Vulci à partir de 1283
Giacomo da Montecucco (ou Jacopo da Montecucco)[94] 1303 - 1307 [95] Cubiculaire du Pape de 1304[95] à 1307 (?)

Bibliographie [modifier]

  • (en) Elena Bellomo, The Templar order in north-west Italy (1142-c.1330), Leiden /Boston, Brill, 2008, 464 p. (ISBN 978-9-0041-6364-5) [lire en ligne] 
  • (en) Anne Gilmour-Bryson, The trial of the Templars in the Papal State and the Abbruzi, vol. 303, Biblioteca apostolica vaticana, coll. « Studi e testi », 1982, 313 p. [présentation en ligne] 

Province de Portugal [modifier]

Évolution des royaumes pendant la Reconquista

Certains auteurs citent le portugais Arnaldo da Rocha (pt) comme ayant fait partie de la milice des pauvres chevaliers du Christ et du temple de Salomon aux côtés de Gondemare (pt), d'origine portugaise également[96],[97].

Mais l'implantation des templiers débute au Portugal en 1126 avec un don de la veuve d'Henri de Bourgogne, à la condition que ceux-ci participent à la Reconquista des terres des royaumes musulmans de la péninsule Ibérique[98].

Parmi les templiers qui ont contribué à l'installation de l'ordre dans ce qui n'était encore que le comté du Portugal, on trouve :

En 1147 le roi de Portugal, Afonso Henriques (qui fut lui-même templier)[réf. nécessaire] leur confie la garde de ses frontières avec les Maures mais aussi avec le royaume d'Alphonse VII de León et Castille. C'est à cette époque que l'on voit apparaître le titre de maître de la province de Portugal[30] puis à partir de 1160, ils bâtissent la forteresse de Tomar autour de laquelle la ville éponyme s'installera[100].

Vers 1220[22], la province est intégrée à la province de Castille et León car on retrouve à des périodes concordantes les mêmes maîtres et cela jusqu'en 1288 à la fin de la maîtrise de João Fernandes.

Dès 1310, suite au procès intenté aux templiers, le roi Denis Ier de Portugal mit tout en œuvre pour préserver leurs actifs qui devaient revenir aux hospitaliers et en 1319 la milice de l'ordre du Christ fut créée.

Maître[101] Période de maîtrise
Hugues de Montoire (Hugo Martins ou Hugo Martonio) 1143 - 1156 [30]
Pedro Arnaldo 1156 - 1158 [59]
Gualdim Pais 1156[30](1158)[59] - 1195
Lopo Fernandes [59] [102]
Fernando Dias 1202 [59]
Gomes Ramires (Gómez Ramírez) 1210 - 1212 [56] [57] [59]
Province de Castille, León et Portugal pour cette période 1210-1288
Afonso Pais-Gomes 1289 - 1290 [59] [22]
Lourenço Martins 1291 - 1295 [59]
Vasco Fernandes († 1323) 1295 - 1306[103]

Province des Pouilles [modifier]

Le royaume de Sicile au XIIe siècle.

C'est d'abord sous le nom d'Apulie qu'est désignée cette province mais les maîtres successifs administraient en fait une région correspondant au royaume de Sicile alors sous domination des Normands. Initialement, il s'agissait du duché d'Apulie qui fut intégré à ce royaume vers 1130 et la province était probablement divisée sous forme de baillies, d'un coté la pouille et la terre de Labour et de l'autre la Calabre et la Sicile, puis plus tardivement l'Abruzze (Apūlĭæ & Terra Lǎbōris, Cǎlǎbrĭæ & Sĭcĭlĭæ, Aprutii)[104],[105],[106].

Au nord de cette province se trouvait le territoire des états pontificaux qui incluait les commanderies du Latium, de l'Ombrie et des Marches alors que la province des Pouilles-Sicile regroupait celles des régions actuelles de : (lien vers les listes de chaque région)

Certains auteurs pensent néanmoins que les Pouilles et la Sicile étaient deux provinces séparées[75],[107] mais le fait qu'on trouve également pendant la maîtrise de Guillaume de Saint-Paul un précepteur pour les Pouilles, Goffredo et un pour la Sicile, Hugo de Rocaforti n'étaye pas forcément cette hypothèse[104] puisqu'il s'agissait alors des commandeurs de baillie, division interne de la province qui regroupait un certain nombre de maisons. On retrouve également d'autres maîtres qualifiés de « maître du royaume de Sicile » et il se peut qu'en fonction du lieu où il se trouvaient ils utilisaient l'une ou l'autre des désignations comme dans les provinces de la péninsule Ibérique. Certains des maîtres cités pourraient n'être que de « simples » commandeurs de baillie et non des maîtres de province dont on ne retrouve pas le nom dans les archives de l'époque.

Il faut également prendre en compte l'histoire politique de la région avec la lutte entre guelfes et Gibelins et surtout prêter attention au terme « Sicile ». Cette notion de royaume de Sicile a évolué au cours de ces deux siècles avec une scission qui interviendra en 1282 suite aux vêpres siciliennes. C'est la naissance de ce que l'on appelle communément le royaume de Naples mais dans les sources, il était désigné sous le nom de Sicile « citérieure » alors que l'île de Sicile s'intitulait Sicile « ultérieure ».

Les implantations se situaient principalement dans les villes côtières, Brindisi entre autres[3], afin d'abriter pour l'hiver les bateaux et les hommes avant de rejoindre les États latins d'Orient.


Maître Période de maîtrise
Henri (Enrico) 1169 [104]
Guillaume de la Fosse (Guglielmo de la Fossa) 1184 [104]
Guillaume de Saint-Paul (Guglielmo de Sancto-Paulo)[107] 1196 [104]
(Nicola di Collalto) 1208 [104]
Guillaume d'Orléans (Guillielmi Oreliensis) 1209- 1210 [108]
Pierre de Ayse (Pietro de Ays) 1213 [104]
Armand de Périgord (Ermanno di Petragors, Hermanno Petrogoricense) 1229[109] - 1232 [104]
Etienne de Sissi 1260[110]
Alberto de Canelli (de Camaldulla) 1266 [104]
Baldovino 1267 [104]
Stefano de Sissy (de Scisseio) 1270 [104]
Arnoul de Wisemale (Arnulf de Ursemali) 1271 [111]
Guillaume de Beaujeu (Guglielmo de Bellojoco) 1271[30] - 1273 [104]
Arnoul de Wisemale (Arnulf de Ursemali) 1274 [111]
Adymaro 1275 [104]
Simone de la Tour 1275 - 1276 [104]
Roberto 1277 [104]
Pierre Le Griffier (Pietro de Genua, Pietro de Triario, Pietro de Gemma) 1277 - 1279 [104],[112]
Falcone 1284 [104]
Jubertus de Nicher 1285 [104]
Hugo de Monterotondo 1290 - 1292 [112]
Pierre « Dada » (Pietro Dada, Petrum Dada) fin XIIIe siècle [113]
Pierre Ultramontanus début XIVe siècle [114]
Odo de Valdric 1308 [115]

Province de Provence [modifier]

La stricte notion de province de Provence n'apparaît qu'à partir de 1240 alors qu'auparavant les maîtres de province portaient le titre de Maître en Provence et partie des Espagnes[5]. Cependant, il existait un maître du bailliage de Provence subordonné au maître de la province.

Maîtres du bailliage de Provence [modifier]

Le bailliage de Provence formait en réalité un territoire allant de l'actuel Languedoc au comté de Provence de l'époque[5].
C'est avec Bérenger d'Avignon que l'on voit apparaître le titre officiel de maître en Provence[6], les frères templiers précédents ayant une responsabilité semblable sans en porter le titre.
Bego de vereriis, pour ne citer que lui, portait le titre de maître en Rouergue et sa présence auprès des maîtres successifs de Provence et partie des Espagnes est régulièrement signalée[5].

Maître Période de maîtrise
Hugues de Beciano (Uc de Beciano) 1134-1143 [6]
Bego de Vereriis 1151-1152 [6]
Hugues de Barcelone (Uc de Barcelone) cité de 1155 à 1173[6] 1155-1159[116]
Bego de Vereriis 1159[116]-1160[6] peut être jusqu'à 1162
Hugues de Barcelone (Uc de Barcelone) 1162-1169 [116]
Bego de Vereriis 1169 [6]
Bérenger d'Avignon 1179-1183 [6]
Pons de Rigaud 1184-1189 [6]
A. de Toulouse 1190 [6]
Guillaume de Saint-Paul (Guilhem de Saint-Paul) 1190 [6]
Déodat de Bruzac 1195 [6]
Pons Marescalci 1197-1200 [6]
Foulques de Montpezat 1200 [6]
Déodat de Bruzac (Deudat de Breisaco) 1201[117] - 1202 [6]
Guillaume Cadel (Guilhem Cadel) 1203-1210 [6]
Guillaume Grahli (Guilhem Grahli) 1207 [6]
Bermon ? 1207 [6]
Jordan ? 1210 [6]
Guillaume d'Alliac (Guilhem d'Alliac) 1217-1218 [6]
Hugues de Roquefort 1218-1219 [6]
Archimbaut de Sénas 1229-1234 [6]
Géraut ? 1235 [6]

Maîtres de la province de Provence [modifier]

C'est pendant la maîtrise d'Estève de Belmonte que s'opère la scission entre la province d'Aragon et de Catalogne et la province de Provence, Raymond de Serra devenant alors maître de la province espagnole. Le titre de maître en Provence et parties des Espagnes n'étant plus porté par aucun maître.

Maître Période de maîtrise
Estève de Belmonte (Estève de Bellomonte) 1246 [6]
Roncelin de Fos 1248-1250 [6]
Raimbaut de Caromb 1251-1259 [6]
Roncelin de Fos 1260-1278 [6]

Province de Provence et partie des Espagnes [modifier]

Maître Période de maîtrise
Pierre de Rovira (Peire de Rovira) 1143-1158 [6]
Hugues de Barcelone (Uc de Barcelone) 1159-1162 [116]
Hugues Jaufré (Uc Jaufré) 1163-1166 [6]
Arnaud de Toroge (Arnaut de Torroja) 1166-1180 [6]
Bérenger d'Avignon 1180-1183 [6]
Raymond de Canet (Raimon de Canet) 1183-1185 [6]
Gilbert Hérail (Gilbert Erail) 1184[28](1185)[6]-1189
Pons de Rigaud 1190-1195 [6]
Gérard de Caercino (Géraut de Caercino) 1195-1196 [6]
Arnaud de claramunt (Arnaut de Claramunt) 1196 [6]
Pons Marescalci 1196-1199 [6]
Arnaud de claramunt (Arnaut de Claramunt) 1199-1200 [6]
Raymond de Gurb (Raimon de Gurb) 1200-1201 [6]
Pons de Rigaud 1202-1206 [6]
Pierre de Montaigu (Peire de Montagut) 1207-1212 [6]
Guillaume Cadel (Guilhem Cadel) 1212-1213 [6]
Guillaume de Montredon (es) (Guilhem de Montredon) 1213-1217[6] [118]
Guillaume d'Ailly (Guilhem de Alliaco)[119] 1220-1223 [6]
Foulques de Montpezat 1224-1228 [6]
Guillaume Cadel (Guilhem Cadel) 1229-1232 [6]
Raymond Patot (Raimon Patot) 1233-1234 [6]
Hugues de Montlaur (Uc de Montlaur)[120] 1234-1238 [6]
Estève de Belmonte (Estève de Bellomonte)  ?-1239 [6]

Province de Romanie (Grèce) [modifier]

La Grèce au début du XIIIe siècle.

Cette province correspondait à la Grèce actuelle. Elle est aussi désignée par le nom de province de Morée mais plus tardivement[121].

Suite à la quatrième croisade, les templiers reçurent des donations et s'installèrent principalement dans le royaume de Thessalonique et dans la principauté d'Achaïe[3],[122]. Certaines de leurs possessions en Thessalie furent éphémères comme celles de Lamía et Ravennika dont ils furent dépossédés dès 1209 par Henri Ier de Constantinople car ils avaient supportés la rébellion des barons lombards[123]. Celui-ci leur ayant fait don d'Antalya (Turquie) en 1206[124],[125]. Ils réussirent vraisemblablement à se maintenir dans l'Attique, notamment à Sykamino (en) dont le château passa aux hospitaliers en 1314 et ils établirent quelques commanderies dans le Péloponnèse.

Maître Période de maîtrise
Geoffroy de Sale (Geoffrey of Sale) 1280 [63]
Eustache de Guercheville 1294 [126]
Jean de Neufchâtel ( fr. John the Constable (en) ) 1301-1306/07 [63],[127],[128]

Province de Tripoli [modifier]

Références [modifier]

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  2. La règle des Templiers. sur Google Livres, Laurent Dailliez, 1977, Alpes-Méditerranée éditions
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  4. a, b, c et d Bibliothèque de l'École des Chartes. Tome 164, fascicule 2. sur Google Livres, 2006.
  5. a, b, c, d, e, f, g, h et i (en) 3e chapitre de l'ouvrage : Les Templiers dans la couronne d'Aragón par John Alan Forey
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  7. L' Art De Vérifier Les Dates Des Faits Historiques, Des Chartes, Des ... sur Google Livres, François Clément, 1783.
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  9. La marche de Brandebourg sous la dynastie ascanienne sur Google Livres, Ernest Lavisse, 1875.
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  11. cf mémoires de l'Académie royale : « Magister Domorum militiae Templi per Alemaniam et Sclavoniam », Cf Divertissements historiques et diplomatiques : « Domorum militiae Templi per Alemanniam et Italiam praeceptor humilis »
  12. a, b, c, d et e (de)Die goldene Chronik von Hohenschwangau, der Burg der Welfen, der Hohenstauffen und der Scheyren. sur Google Livres, Joseph Hormayr zu Hortenburg, 1842, page 88.
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  14. Bulst-Thiele 1974, op. cit., p. 327
  15. a et b Bulst-Thiele 1974, op. cit., p. 375
  16. Bulst-Thiele 1974, op. cit., p. 376,406
  17. Bulst-Thiele 1974, op. cit., p. 327,374
  18. Demurger 2008, p. 425,458
  19. (fr)Divertissements historiques et diplomatiques. "Diplomatische und historische Belustigungen", Volume 2. sur Google Livres, Friedrich Carl Moser, 1755.
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  64. a et b (en)http://books.google.com/books?id=Scotland and its neighbours in the Middle Ages&pg=PA188 , G. W. S. Barrow, 1992, page 188.
  65. a, b, c, d, e, f, g, h et i Bibliothèque de l'École des chartes, 19ème année, Volume 4. sur Google Livres, 1858.
  66. Revue de l'Orient latin, Volume V sur Google Livres, Charles-Jean-Melchior de Vogüé, 1964, page 445.
  67. Travaux de l'Académie nationale de Reims, vol. 41 à 42, F. Michaud, 1866, 228 p. [lire en ligne], p. 128 . Seul ouvrage existant à mentionner ce nom, peut être Renaud de Vichiers.
  68. (la)Diocèse ancien de Chalons-sur-Marne: histoire et monuments: Suivi des cartulaires inédits de... sur Google Livres, Édouard de Barthélemy, 1861, pages 422-423.
  69. Cartulaire de l'église Notre-Dame de Paris, Volume II sur Google Livres, Benjamin Guérard, 1850, page 299.
  70. Balázs Stossek, « Maisons et possessions des Templiers en Hongrie », Université József Attila (Hongrie), 2004. Consulté le 26 décembre 2011
  71. Per Hungariam et Sclavoniam
  72. a et b Les croisades et les ordres militaires. sur Google Livres,Steven Runciman, Zsolt Hunyadi & József Laszlovszky, 2001, pages 245-251.
  73. Per allemanniam et Slaviam
  74. Bellomo 2008, p. 101
  75. a et b Bellomo 2008, p. 83-84
  76. La Campagne et Maritime était une province pontificale faisant partie de la province d'Italie, cf. Gilmour-Bryson 1982, p. 188-189 alors que la terre de Labour faisait partie du royaume de Sicile et dépendait de la province des Pouilles puisqu'on trouve mention d'un précepteur de la baillie des Pouilles et de la terre de Labour, cf. (it) Hubert Houben, « Templari e Teutonici nel Mezzogiorno normanno-svevo », dans Il Mezzogiorno normanno-svevo e le crociate : atti delle quattordicesime giornate normanno-sveve, Bari, 17-20 ottobre 2000, vol. 14, Edizioni Dedalo, coll. « Atti del Centro di studi normanno-svevi dell'Università degli studi di Bari », 2002, 417 p. (ISBN 978-8-8220-4160-9) [lire en ligne], p. 261 .
  77. Demurger 2008, p. 384
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  96. (pt)Histoire des templiers au Portugal: La fondation et les maîtres de l'Ordre sur Google Livres, André Jean Paraschi, 1990, Sol Invinctus atelier (Pages 10,...)
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  99. a et b Bulletin des études portugaises, volume 26 à 29. sur Google Livres, Institut français au Portugal, 1965
  100. Les templiers : gardiens de la terre sainte et de la tombe du Christ. sur Google Livres, Daniel Minard, 2001, éditions Publibook (pages 113-117, 304)
  101. (pt) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en portugais intitulé « Ordem dos Templários » (voir la liste des auteurs)
  102. (en)L'histoire du Portugal: Du commencement de la monarchie au règne d'Alphonse III. sur Google Livres, Edward McMurdo, 1888, Searle, & Rivington
  103. (pt) Institut français de Lisbonne, Bulletin des études portugaises et brésiliennes, vol. 28 à 30, Institut français en Portugal, 1967 [présentation en ligne], p. 62 
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  105. (it)Storia dell'Ordine dei Templari in Italia: le fondazioni, Volume 2. sur Google Livres, Fulvio Bramato, Atanòr, 1991.
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  110. Mansuet Jeune, 1789, op. cit., p. 48
  111. a et b Demurger 2008, p. 334
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  113. Roger Sève et Anne-Marie Chagny-Sève, Le procès des templiers d'Auvergne, Éditions du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques, 1986, 322 p. (ISBN 978-2-7355-0108-3) [présentation en ligne], p. 143 
  114. (en) Malcom Barber, The Trial of the Templars, Cambridge University Press, 2012, 408 p. [présentation en ligne], p. 246 
  115. (en) Anne Gilmour-Bryson, « Italian Templars Trials: Truth or Falsehood », dans Norman Housley, Malcolm Barber et al., Knighthoods of Christ : Essays on the History of the Crusades And the Knights Templar, Presented to Malcolm Barber, Ashgate Publishing ltd., 2007, 257 p. (ISBN 978-0-7546-5527-5) [lire en ligne], p. 225 
  116. a, b, c et d Dates établies par déduction (cf ouvrage de Damien Carraz), Hugues de Barcelone étant mentionné de 1155 à 1173 en tant que maître.
  117. (en)Knights of the cloister: Templars and Hospitallers in central-southern occitania 1100-1300. sur Google Livres Dominic Selwood, The Boydell press, 1999.
  118. L'ordre du Temple en pays catalan
  119. Le grand dictionnaire historique ou Le melange curieux de l'Histoire sacrée et profane sur Google Livres
  120. Biographie toulousaine: ou Dictionnaire historique... sur Google Livres
  121. On peut supposer qu'ils avaient perdu toutes leurs possessions dans le royaume de Thessalonique car ce titre correspond à leurs biens dans le Pélopponèse, cf. Morée.
  122. (en) P. Lock, The military orders : The military orders in mainland Greece, 1995, p. 334 
  123. Kristian Molin, Unknown Crusader Castles, Continuum International Publishing Group, 2003, 448 p. (ISBN 978-1-8528-5261-0) [lire en ligne], p. 263-264 
  124. Antalya étaient Connue au Moyen-Âge sous le nom de Satalia et n'avait pas encore été conquise par les francs au moment de la donation.
  125. Molin 2003, op. cit., p. 267
  126. Demurger 2008, op. cit., p. 335
  127. Gylmour-Bryson 1998, op. cit., p. 97
  128. Le frère Geoffrey de Portu interrogé en 1210 à Chypre indiquait qu'il avait été reçu neuf ans auparavant par frère John, alors précepteur de Romanie et connu comme le (en) « constable ».