Liste des évêques et archevêques d'Albi

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Liste des évêques et archevêques d'Albi

Carte du diocèse d'Albi en 1781

Le diocèse d'Albi fut fondé vers le troisième siècle. Il devint suffragant de la métropole de Bourges.

Il était bordé au nord par le diocèse de Rodez, à l'est par les diocèses de Vabres et de Béziers, au sud par ceux de Saint-Pons, de Carcassonne et de Saint-Papoul, à l'ouest par ceux de Toulouse, de Montauban et de Cahors.

Il fut démembré en 1317 au profit du diocèse de Castres, nouvellement créé.

À la fin du XVIe et au début du XVIIe siècle l'évêché d'Albi est considéré comme l'un des plus importants du royaume, à cause de ses revenus considérables. Toutefois les guerres civiles qui désolaient l'Albigeois le rendirent comme l'un des plus difficiles à administrer. Plusieurs étrangers, tous italiens, se succédèrent sur ce siège. En les choisissant, le pouvoir était sans doute convaincu qu'il trouverait en eux plus de fermeté et plus d'empressement que chez les prélats français à exécuter les mesures sévères qu'il avait à ordonner pour réprimer les désordres intérieurs[1].

L'évêché d'Albi est érigé en archevêché le 3 octobre 1678.

Supprimé le 29 novembre 1801 dans le cadre du Concordat, son territoire est rattaché à celui du diocèse de Montpellier. L'archevêché est restauré le 6 octobre 1822, et élevé à l'état de siège métropolitain.

La dénomination complète de l'archevêché est "Albi-Castres-Lavaur" depuis le 17 février 1922. Le territoire de l'archidiocèse comprend en effet depuis sa restauration les territoires diocésains des deux anciens évêchés de Castres et Lavaur, supprimés.

Le 16 décembre 2002, l'archevêché d'Albi n'est plus métropolitain mais devient suffragant de l'archevêché de Toulouse.

Évêques[modifier | modifier le code]

Archevêques[modifier | modifier le code]

Galerie de portraits[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Clément Compayré, Études historiques et documents inédits sur l'Albigeois, le Castrais, et l'ancien diocèse de Lavaur, Albi, 1841.
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q Date donnée par le Trésor de Chronologie.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p Date donnée par La Grande Encyclopédie.
  4. Nom donné par le Trésor de Chronologie. La Grande Encyclopédie ne le mentionne pas.
  5. La date de 647 est donnée par La Grande Encyclopédie, ce qui signifierait que l'épiscopat de Richard aurait été interrompu un court instant, entre 663 et 664, par celui de Didon. Cependant, le Trésor de Chronologie donne comme première date connue de l'épiscopat de Richard 673.
  6. Agambertus est donné par le Trésor de Chronologie, avec un point d'interrogation. Ce nom ne figure pas dans la liste donnée par La Grande Encyclopédie.
  7. La Grande Encyclopédie ne donne que la date 876 s'agissant de Loup.
  8. La Grande Encyclopédie donne la date 926 et place donc Godebric après Paterne. Le Trésor de Chronologie donne 920.
  9. a, b, c et d Forme nominale donnée par La Grande Encyclopédie
  10. a, b, c et d Forme nominale donnée par le Trésor de Chronologie
  11. Honoratus est donné par le Trésor de Chronologie, avec un point d'interrogation. Ce nom ne figure pas dans la liste donnée par La Grande Encyclopédie.
  12. Aldegarius est donné par le Trésor de Chronologie, avec un point d'interrogation. Ce nom ne figure pas dans la liste donnée par La Grande Encyclopédie. Certaines sources le placent de 1083 à 1085.
  13. Siège jusqu'en 1083, selon le Trésor de Chronologie. Peut-être est-il resté sur le siège épiscopal jusqu'à cette date, alors même que, toujours selon le Trésor de Chronologie, il a été excommunié par le Concile de Toulouse en 1079.
  14. Rigaud est donné par le Trésor de Chronologie. Ce nom ne figure pas dans la liste donnée par La Grande Encyclopédie.
  15. Cessenon est donné par La Grande Encyclopédie.
  16. Peut-être le même qu'Adelgaire Ier, selon La Grande Encyclopédie; "très distinct", selon le Trésor de Chronologie.
  17. Jusqu'en 1182, selon certaines sources.
  18. Le Trésor de Chronologie indique que Pierre II est le compétiteur de Guillaume VII, en donnant la date de 1386 pour le début de l'épiscopat. La Grande Encyclopédie ne mentionne pas cette compétition, et donne uniquement la date de 1393.
  19. La date de 1397 est donnée entre parenthèses et avec un point d'interrogation par le Trésor de Chronologie. Cette source donne également, plus surement, la date de 1392 comme étant celle du début de l'épiscopat.
  20. La mention du schisme est rapportée par le Trésor de Chronologie, qui précise schisma 26 annorum. La Grande Encyclopédie donne uniquement la date de 1435 pour l'épiscopat de Bernard V, sans mention de schisme.
  21. Date peu sure, surtout en considération du fait que le cardinal de Guibé a administré le diocèse entre 1510 et 1513.
  22. Forme nominale francisée, rapportée par certaines sources, comme L'Ancien diocèse d'Albi, d'après les registres de notaires, Auguste Vidal, Paris/Albi, 1913.
  23. a et b Bruno Méniel, Renaissance de l'épopée: la poésie épique en France de 1572 à 1623.
  24. Le 8 août 1817 est la date de désignation comme archevêque de Charles Brault. Sa date d'installation est le 23 juillet 1823, soit après le 6 octobre 1822, date de rétablissement du siège.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • GALLIA CHRISTIANA NOVA (1716)
  • LA GRANDE ENCYCLOPEDIE inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts - volume premier, page 1171 - Paris (1885-1902).
  • TRESOR DE CHRONOLOGIE, D'HISTOIRE ET DE GEOGRAPHIE pour l'étude et l'emploi des documents du Moyen Âge, par M. le comte de Mas-Latrie; pages 1367, 1368 et 1369 - Paris - V. Palmé (1889) (consultable sur http://gallica.bnf.fr)
  • L'ANNUAIRE PONTIFICAL, sur le site http://www.catholic-hierarchy.org, à la page [1]