Liste des évêques d'Eauze

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La liste des évêques d'Eauze est incomplète. La religion chrétienne a été prêchée dans le Gers par saint Saturnin, mort en 250. Il nomma saint Paterne comme évêque de la cité d'Elusa, Eauze aujourd'hui. À partir de Dioclétien, les prélats d'Elusa sont évêques métropolitains de Novempopulanie.

  • Saint Paterne,
  • Saint Servad,
  • Saint Optat,
  • Saint Pompidien,
  • Saint Taurin[1]. Il doit quitter Eauze pour se réfugier à Auch en 290 ou 292 à la suite d'une attaque des Alamans ou des Francs, à moins qu'il s'agisse de bagaudes. Il a créé l'évêché d'Auch puis est revenu à Eauze. Il fut martyrisé en 313.
  • Mammertinus, Mammertin, est présent au concile d'Arles en 314.
  • Saint Cerats, évêque de Grenoble chassé de son pays par l'invasion burgonde
  • Saint N..., martyrisé en 469 par Euric, roi des Wisigoths.
  • Saint Clair, ou Clarus, rétabli sur le siège d'Eauze vers 500. Il assiste en 506 au concile d'Agde. Il meurt en 510.
  • Leontius, ou Léonce, il assiste, en 511, au concile d'Orléans. Il y lit la lettre adressée par Clovis aux évêques présents au concile.
  • Aspais, Aspase, ou Aspasius, signataire aux conciles d’Orléans de 533, 541, et 549. Il préside en 551 le synode provincial d’Eauze.
  • Laban assiste au concile de Paris de 573. Il se fait représenter au concile de Mâcon de 585.
  • Désidère, ou Desiderius. Il est cité en 585 par Grégoire de Tours comme successeur de Laban. Il vécut jusqu'en 614.
  • Leodomundus assiste au concile au concile de Paris de 614. Mort à cette date.
  • Senoc assiste au premier concile de Reims, en 625. Il fut accusé par le duc des Gascons d'avoir participé à la révolte des Gascons. Il est banni par Clotaire II en 622.
  • Palladius, évêque, il est assisté par son fils Sidocus cités en 626 par Frédégaire.
  • Sidocus assiste en 627 au concile de Clichy.
  • Senoc est rétabli. Il meurt en 660.
  • Scupilio assiste en 675 au concile de Saint-Pierre de Granon.
  • Paterne II est évêque d'Eauze jusqu'à la destruction de la ville, en 722[2]
  • Taurin II, évêque d'Auch, réunit le siège d'Eauze à celui d'Auch, conformément à une décision probablement prise au concile de Toulouse, en 829. Taurin II est le dernier évêque d'Eauze. Son successeur, Airardus (Airard), a été reconnu comme archevêque par le pape en 879[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Françoise Bagnéris, La Cathédrale d'Auch et son quartier des chanoines, pp. 29, Nouvelles Éditions Latines, Paris, 1986 (ISBN 2-7233-321-7[à vérifier : ISBN invalide]) Google Livres
  2. La date disparition de l'évêché d'Eauze pourrait être reliée à l'incursion des Sarrasins en Aquitaine en 721/722, battus à la bataille de Toulouse, en 721, remportée par le duc Eudes ou Odon sur Al-Samh. On a pu dater des destructions à Séviac entre la fin du VIIe et le début du VIIIe siècle. En 732, Abd al-Rahman attaque l'Aquitaine et bat le duc Eudes à la bataille de Bordeaux. Il est finalement battu à Poitiers par les troupes franques commandées par Charles Martel. Faut-il pour autant croire que l'évêché soit abandonné au profit d'Auch à la suite des incursions musulmanes comme l'a proposé par P. Sentetz ou déplacer cet abandon aux incursions Vikings, au IXe siècle, en 850 ou 864 ? Cependant, il n'y a plus d'évêque connu à Eauze après le début du VIIIe siècle, et le rattachement de l'évêché d'Eauze à celui d'Auch semble avoir été proposé au concile de Toulouse en 829.
  3. Alexandre Ducourneau, La Guienne, historique et monumentale, Volume 2, pp. 154-157, Bordeaux, 1848 Google Livres

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sous la coordination de Jeannine Lemaire, Eauze, terre d'histoire, pp. 97, Dauba Frères, Nogaro, 1991
  • P. Sentetz, Notice descriptive et historique de l'église de Sainte-Marie d'Auch ancienne cathédrale, Chez Mme Duprat, Auch, 1818 Google Livres
  • Sous la direction de Georges Courtès, Le Gers. Dictionnaire biographique de l'Antiquité à nos jours, pp. 356, Société Archéologique et Historique du Gers, Auch, 1999 (ISBN 2-9505900-1-2)