Liste des écrans acoustiques du boulevard périphérique de Paris

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Article principal : Boulevard périphérique de Paris.

Cet article recense les écrans acoustiques du boulevard périphérique de Paris construits pour lutter contre ses nuisances sonores. Ces équipements assurent une fonction propre, celle de faire écran au bruit produit par la circulation automobile, et constituent souvent de vraies œuvres d'art.

Histoire[modifier | modifier le code]

Pour lutter contre les nuisances sonores, un programme évalué à 700 millions de francs (valeur 1985) a été établi en 1985 par les services techniques de la région pour l'ensemble de la protection contre le bruit provenant du boulevard périphérique. Il porte sur l'isolation de 24 470 fenêtres, la construction de 16 245 m d'écrans acoustiques, la réalisation de 1 770 m de semi-couverture et de 1 810 m de couverture totale[1].

L'ensemble de ce programme représentant un montant trop élevé par rapport aux capacités de financement disponibles, un programme de six ans évalué à 320 MF (valeur 1985) a été retenu. Ce programme est financé ainsi : 25 % par l'État (Intérieur, Urbanisme, Logement et Transports, Environnement), 35 % par la région Île-de-France et 40 % par la Ville de Paris ou les départements et communes riveraines selon le cas. Finalement, ce sont 13 410 m d'écrans qui sont réalisés, soient les deux-tiers du programme prévu, répartis moitié côté Paris, moitié côté banlieue. Côté Paris - boulevard périphérique intérieur : sur les 10 000 m d'écrans prévus, 6 845 m ont été achevés (68,5 % du programme)[2].

Liste des écrans acoustiques construits, côté Paris[modifier | modifier le code]

Arrondissement Opération Année de réalisation Longueur
(en m)
Surface
(en m2)
Descriptif
12e Laperrine 1985 240 1 550 L'écran Laperrine, dans le 12e arrondissement, a été achevé en juin 1985. Ses 240 mètres de longueur et surtout sa hauteur de 6,40 m protègent 329 logements. Situé dans le site classé du bois de Vincennes, son architecture a été particulièrement soignée. C'est un mur végétalisable. Les bacs en béton qui le constituent, remplis de terre, sont plantés d'arbustes et de plantes grimpantes. Deux parties sont agrémentées d'ouvertures en arcades et le polycarbonate permet la vue sur le boulevard périphérique et le bois de Vincennes.
13e Maryse Bastié (pseudo façade) 1986 170 2 920 L'opération Maryse-Bastié, dans le 13e arrondissement, comprend d'une part la pose de matériaux qui absorbent le bruit sur les murs à l'est de la trémie du passage du boulevard périphérique sous la porte d'Ivry et d'autre part un grand écran qui vient s'appuyer sur les pignons des bâtiments de la rue Maryse-Bastié.
14e Maurice d'Ocagne 1983 280 1 100 L'écran Maurice-d'Ocagne, dans le 14e arrondissement, construit de juillet à octobre 1983, protège un collège de 870 élèves et le stade Jules-Noël. C'est un écran vertical absorbant de 280 m de longueur et de 2,5 m, 4 m ou 5 m de hauteur. Il est en béton et le matériau absorbant est constitué de dalles en mousse d'argile.
17e Villiers Champerret 1992 180 720
André Bréchet 1994 940 2 605 L'écran Batignolles, dans le 17e arrondissement, de 740 m de longueur et 3 m de hauteur est destiné à protéger des logements sur la commune de Clichy.
18e René Binet 1986 410 1 800 L'écran René-Binet, dans le 18e arrondissement, a été achevé en mars 1986. Il protège un groupe scolaire de 600 élèves mais non les grands immeubles R + 10 situés près des voies rapides pour lesquels seule une isolation de façade peut être efficace. Il est réalisé en panneaux de béton entre lesquels ont été montés des murs en briques acoustiques absorbantes. De part et d'autre, sur les ouvrages d'art, l'écran est constitué de panneaux de polycarbonate fixés sur des poteaux en aluminium.
Charles Hermite 1987 460 2 700 L'écran Charles-Hermite, dans le 18e arrondissement, de 462 m de longueur et de 4,5 à 10 m de hauteur est destiné à protéger le groupe scolaire et les immeubles HLM de la rue Charles-Hermite.
Clignancourt 1987 905 2 270 L'écran Clignancourt à la porte de Clignancourt, dans le 18e arrondissement, prolonge l'écran René-Binet sur 905 m de longueur avec une hauteur de 2,5 m afin de protéger trois cent quatre-vingt-dix logements, trois groupes scolaires et deux stades.
19e Indochine 1987 785 4 050 Les écrans Marseillaise et Indochine, dans le 19e arrondissement, sont situés de part et d'autre du boulevard périphérique entre la porte des Lilas et la porte de Pantin sur 2 371 m de longueur totale. Ils sont destinés à protéger des logements situés sur Paris et sur la banlieue ainsi qu'un groupe scolaire et une crèche.
Marseillaise 1987 555 1 560
René Fonck 1987 80 240
20e Le Vau 1983 615 1 900 L'écran Le Vau, dans le 20e arrondissement, a été construit de juillet à décembre 1983. Il protège un ensemble scolaire recevant 1 400 élèves (CES, écoles primaire et maternelle) ainsi qu'un jardin public. C'est un écran de 613 m de longueur. Devant les écoles, sa hauteur est de 3,5 m ou 4 m et il est en béton. Dans le square, sa hauteur est de 2 m et il est constitué de panneaux en bois et en polycarbonate (matière plastique transparente).
Louis Lumière 1990 840 3 410
Maryse Hilsz 1984 385 1 450 L'écran Maryse-Hilsz, dans le 20e arrondissement, a été construit de juillet à octobre 1984. Il protège un groupe scolaire de 440 élèves comprenant un collège d'enseignement commercial, une école primaire et une école maternelle et il a été prolongé pour protéger le stade. C'est un ouvrage de 385 m de longueur. Sa hauteur est de 6 m devant les écoles et de 2,5 mètres devant le stade. Il est constitué de béton et de bois.
TOTAL 6 845 28 275

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Janic Gourlet, Raymond Lebret, « La protection acoustique du Boulevard périphérique de Paris », Revue générale des routes et des aérodromes, Paris, no 640,‎ avril 1987 (ISSN 1253-8914) p. 118
  2. « L'état du bruit à Paris », sur le site de la préfecture de police de Paris (consulté le 29 avril 2012), p. 59

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Louis Cohen, André Lortie, Des fortifs au périph, Paris, les seuils de la ville, Picard, Pavillon de l'Arsenal, 1992, 319 pages, (ISBN 2-907513-13-3)
  • Mathieu Flonneau, L'automobile à la conquête de Paris : chroniques illustrées, Presses de l'École Nationale des Ponts et Chaussées,‎ 2003, 287 p. (ISBN 2859783733, lire en ligne)
  • TOMATO Architectes, Paris, La Ville du Périphérique, Éditions du Moniteur,‎ 2003, 191 p. (ISBN 2281191974)

Liens externes[modifier | modifier le code]