Liste de sondages sur l'élection présidentielle française de 2012

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Cette page dresse la liste des sondages d'opinions relatifs à l'élection présidentielle française de 2012.

Fiabilité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sondage d'opinion.

Les sondages donnent rarement le résultat exact d'une élection puisqu'ils ne portent que sur un échantillon considéré comme représentatif par les entreprises de sondages et pas sur la population totale. Le résultat obtenu à la suite d'un sondage est donc associé à une marge d'erreur.

Marge d'erreur[modifier | modifier le code]

Le calcul de la marge d'erreur est fondé sur le postulat que l'on peut appliquer le théorème central limite à l'échantillon sondé bien que celui-ci ne soit pas un échantillon probabiliste (c'est-à-dire constitué de manière aléatoire). Ce calcul est donc lui-même entaché d'une certaine incertitude.

La marge d'erreur est en général estimée à[1] :

  • 4,5 points pour 500 personnes interrogées
  • 3,2 points pour 1000
  • 2,2 points pour 2000
  • 1,6 points pour 4000

Exemple[modifier | modifier le code]

Pour une enquête réalisé auprès de 1 000 personnes, si le candidat « A » est crédité de 23 %, le candidat « B » de 20 % et le candidat « C » de 18 %, la prise en compte de la marge d'erreur, qui est de 3,2 %, signifie qu'il y a une probabilité de 95 % pour que les scores prévisibles soient :

  • candidat A : entre 19,8 et 26,2 %
  • candidat B : entre 16,8 et 23,2 %
  • candidat C : entre 14,8 et 21,2 %

Contrairement aux apparences du résultat brut, l’ordre des trois candidats pourrait être différent car ils sont tous dans la tranche 19,8 % - 21,2 %. Ce sondage n’est donc intéressant que s’il est compris dans sa globalité.

La méthode d'interrogation de l'échantillon (en face à face, par téléphone ou par internet) peut aussi influencer le résultat du sondage sans qu'il soit possible d'estimer concrètement cette influence. Par exemple, les entreprises de sondages effectuent généralement des « redressements des résultats bruts » obtenus, selon des méthodologies différentes d'une entreprise de sondages à l'autre, avant de publier le résultat de leur enquête.

Premier tour[modifier | modifier le code]

Sondages du premier tour[modifier | modifier le code]

Les premiers sondages pour l'élection présidentielle de 2012 sont effectués dès 2007, avec des échantillons des candidats de la présidentielle précédente de 2007. Ainsi, de 2007 à 2008, Nicolas Sarkozy est placé systématiquement devant, avec des scores avoisinant celui de 2007 (entre 28 % et 33 % des voix).

À partir de la fin d'année 2009, après l'accession de Martine Aubry à la tête du Parti socialiste, deux candidats socialistes sont systématiquement proposés par les sondeurs contre le président de la République : la première secrétaire du PS et Dominique Strauss-Kahn. D'abord distancé dans les sondages par Nicolas Sarkozy, le directeur général du Fonds monétaire international devient au cours de l'année 2010 le favori, loin devant le président de la République qui devance toutefois Martine Aubry dans cet autre cas de figure. Parallèlement, Ségolène Royal et François Hollande, alors probables candidats à la primaire socialiste de 2011, sont testés par les entreprises de sondages, mais les intentions de vote en leur faveur restent bien inférieures à celles de leurs deux rivaux socialistes.

Début 2011, Dominique Strauss-Kahn fait figure « d'archi-favori », devançant très largement le président de la République, que certains sondages donnent même régulièrement derrière Marine Le Pen et donc éliminé au premier tour. Le passage de témoin de Jean-Marie à Marine Le Pen à la tête du Front national, et l'exposition médiatique qui s'ensuit, crée une dynamique en sa faveur : un sondage Harris Interactive fait la une début mars, lorsqu'elle arrive en première position du 1er tour, devant tous les candidats socialistes et Nicolas Sarkozy.

L'affaire Dominique Strauss-Kahn du 15 mai 2011 écarte le directeur général du Fonds monétaire international de la course à l'Élysée et, dans les jours qui suivent, François Hollande bénéficie d'une hausse des intentions de vote, le plaçant dans la plupart des sondages, au-dessus de sa rivale Martine Aubry, tous deux distançant toujours Nicolas Sarkozy.

La désignation en octobre 2011 de François Hollande comme candidat socialiste à l'élection présidentielle est suivie d'une dynamique en sa faveur : il est crédité de plus de 30 % des voix, allant même jusqu'à 39 % dans un sondage BVA. Jusqu'en décembre, François Bayrou, qui avait obtenu 18,57 % des voix en 2007, ne parvient pas à dépasser la barre des 10 %. Mais le lancement de sa candidature crée une dynamique et le président du MoDem voit les intentions de vote en sa faveur grimper jusqu'à 14 %.

En début d'année 2012, toujours donné en tête, le candidat socialiste voit baisser les intentions de vote en sa faveur après la déclaration de candidature du président-sortant. À partir de mars, certains sondages donnent par ailleurs Nicolas Sarkozy premier. En parallèle, Jean-Luc Mélenchon grimpe rapidement dans les sondages, jusqu'à disputer la place du « troisième homme » à Marine Le Pen. De la mi-mars jusqu'à début avril, les entreprises de sondages sont quasi-unanimes en plaçant le président-sortant à la première position, mais François Hollande repasse en tête à quelques jours du premier tour.

La comparaison entre les derniers sondages et les résultats officiels montrent une faible marge d'erreur pour les deux premiers candidats. En revanche, les entreprises de sondages avaient sous-estimés Marine Le Pen, donnée parfois en quatrième position (entre 14 et 17 %) et qui terminera sur la marche du podium avec 17,9 % des voix. Le score de Jean-Luc Mélenchon avait quant à lui était surestimé : donné en 12 et 15 %, il totalisera finalement 11,10 % des voix.

Ci-dessous figure la liste détaillée des sondages depuis 2007 :

Estimations des entreprises de sondages à l'issue du premier tour[modifier | modifier le code]

Le 22 avril 2012 à 20 h, les médias français diffusent les premières estimations que leur ont fournies les principales entreprises de sondages, annonçant un second tour entre François Hollande et Nicolas Sarkozy.

L'ordre d'arrivée est bien celui annoncé par les derniers sondages. Les entreprises de sondages, dans leurs estimations au soir du premier tour, ont néanmoins surestimé l'écart entre François Hollande et Nicolas Sarkozy. Ipsos a, de son côté, surestimé le score de Marine Le Pen de 1,7 points, France 2 et France 3 l'arrondissant même au chiffre symbolique de 20 % et TF1 à 19 %.

Second tour[modifier | modifier le code]

Sondages du second tour[modifier | modifier le code]

Les premiers sondages de second tour sont réalisés dès 2007 avec les deux candidats arrivés en tête au premier tour lors de l'élection présidentielle de la même année : Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Jusqu'en 2008, les intentions de vote varient, donnant parfois victorieux le président de la République ou parfois l'ancienne candidate socialiste. Jusqu'en 2011, Ségolène Royal reste la seule candidate socialiste testée à être donnée battue par Nicolas Sarkozy.

Fin 2009, Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international, et Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste sont mis en avant par les entreprises de sondages. La maire de Lille, d'abord donnée perdante face à Nicolas Sarkozy, voit ses intentions croître début 2010 et est finalement donnée largement victorieuse face au président-sortant. En parallèle, Dominique Strauss-Kahn fait figure de grand favori, en distançant Nicolas Sarkozy de plus de 20 points à partir de 2010 (des intentions de vote atteignant 59 à 65 % entre août 2010 et mai 2011).

François Hollande, rarement testé avant l'Affaire Dominique Strauss-Kahn, mais toutefois donné gagnant lorsque ce fut le cas (entre 55 et 60 % entre janvier et mai 2011), fait figure de favori à partir de mai 2011. Face au président-sortant, il est systématiquement donné gagnant, avec un pic des intentions de vote après la primaire socialiste de 2011, où il est crédité jusqu'à 64 % des voix. L'entrée en campagne de Nicolas Sarkozy a pour conséquence un effritement des intentions de vote du candidat socialiste, mais jamais le président-sortant ne parvient à inverser les courbes (le plus bas niveau atteint par François Hollande étant de 52,5 % des intentions de vote). François Hollande s'impose finalement le 6 mai face au président-sortant, par 51,63 % des voix contre 48,37 ; un score légèrement en dessous de toutes les indications d'intention de vote données par les sondages.

Ci-dessous figure la liste détaillée des sondages opposant François Hollande à Nicolas Sarkozy depuis 2009 :


Ci-dessous figure la liste détaillée des autres seconds tours envisagés depuis 2007 :

Estimations des entreprises de sondages à l'issue du second tour[modifier | modifier le code]

Souhaits de victoire[modifier | modifier le code]

Source Date de réalisation Panel  %  %
Viavoice 4 et 5 février 2010 1003 OUI 54 % NON 39 % Souhaitez-vous que la gauche gagne la prochaine élection présidentielle ?
25 et 26 février 2010 55 % 38 %
25 et 26 mars 2010 52 % 36 %
18 à 20 août 2010 55 % 35 %
18 et 19 août 2011 53 % 37 %
24 au 26 novembre 2011 49 % 39 %

CSA

8 et 9 septembre 2010 1003 Dominique Strauss-Kahn 56 % Nicolas Sarkozy 25 % Quelle personnalité préféreriez-vous voir président de la République aujourd’hui ?
51 % Dominique de Villepin 28 %
Martine Aubry 50 % Nicolas Sarkozy 33 %
Dominique Strauss-Kahn 48 % François Fillon 32 %
Martine Aubry 44 % Dominique de Villepin 35 %
43 % François Fillon 39 %
Ifop 9 et 10 septembre 2010 958 La Gauche 56 % La Droite 40 % Pour la prochaine présidentielle, au fond de vous-même, souhaitez-vous plutôt la victoire de la gauche ou plutôt la victoire de la droite ?
Ifop 10 au 12 novembre 2010 956 51 % 42 %
Ifop 9 et 10 décembre 2010 958 52 % 41 %
Ifop 13 et 14 janvier 2011 957 50 % 45 %
Ifop 10 et 11 février 2011 958 54 % 41 %
Ifop 10 et 11 mars 2011 956 56 % 39 %
Ifop 19 et 20 mai 2011 962 57 % 38 %
Ifop 9 et 10 juin 2011 961 54 % 40 %
Ifop 7 et 8 juillet 2011 957 56 % 40 %
Ifop 8 et 9 septembre 2011 967 56 % 38 %
Ifop 13 et 14 octobre 2011 955 59 % 36 %
Ifop novembre 2011  ? 55 % 40 %
Ifop 8 et 9 décembre 2011 971 53 % 43 %
Ifop 19 et 20 janvier 2012 958 53 % 44 %
Ifop 16 et 17 février 2012 1007 53 % 44 %
Ifop 15 et 16 mars 2012 1005 53 % 43 %

BVA

20 et 28 mai 2011 984 La Gauche 63 % La Droite 37 % Lors de l’élection présidentielle de 2012, préférez-vous la victoire de la gauche ou de la droite ?

Harris

3 au 5 juin 2011 1 449 OUI 28 % NON 70 % Souhaitez-vous que Nicolas Sarkozy soit réélu président de la République ?
IPSOS 15 et 16 juillet 2011 956 OUI 29 % NON 66 % Souhaitez-vous que Nicolas Sarkozy soit réélu président de la République ?

TNS Sofres

20 et 21 octobre 2011 1009 Hollande 31 | Sans opinion 20 | Sarkozy 17 | Aucun 10 | Le Pen 8 | Juppé 2 | Bayrou 2 | Joly 2 | Mélenchon 2 | Autres 6 Au fond de vous-même, qui aimeriez-vous voir élu président ? (réponses spontanées)

TNS Sofres

8 et 9 décembre 2011 1009 Hollande 27 | Sarkozy 20 | Sans opinion 20 | Bayrou 8 | Aucun 8 | Le Pen 7 | Mélenchon 3 | Joly 3 | Autres 4

TNS Sofres

2 et 3 février 2012 1008 Hollande 27 | Sans opinion 22 | Sarkozy 21 | Bayrou 9 | Le Pen 8 | Aucun 6 | Mélenchon 4 | Autres 3

TNS Sofres

29 et 30 mars 2012 1004 Sarkozy 26 | Hollande 25 | Sans opinion 16 | Mélenchon 9 | Bayrou 8 | Aucun 7 | Le Pen 6 | Autres 1

Pronostics de victoire[modifier | modifier le code]

Source Date de réalisation Taille du panel
François Hollande
Nicolas Sarkozy
Un autre candidat
Ne se prononcent pas
CSA
9 et 10 janvier 2012
1005
40 %
31 %
18 %
11 %
CSA
23 et 24 janvier 2012
898
43 %
23 %
22 %
12 %
CSA
6 et 7 février 2012
869
48 %
29 %
15 %
8 %
CSA
20 février 2012
891
39 %
32 %
18 %
11 %
CSA
5 mars 2012
888
50 %
30 %
11 %
9 %
CSA
12 et 13 mars 2012
861
46 %
32 %
12 %
10 %

Candidats UMP[modifier | modifier le code]

Nicolas Sarkozy[modifier | modifier le code]

Source Date de réalisation Panel NSP Oui Non
Ipsos
mars 2010
?
9 %
33 %
58 %
Ipsos
août 2010
?
3 %
35 %
62 %
Ipsos
février 2011
965
3 %
34 %
63 %
CSA
21 et 22 février 2011
1 005
13 %
33 %
59 %
Ipsos
30 sept. au 1er oct 2011
962
-
36 %
58 %

Autres candidats possibles de l'UMP[modifier | modifier le code]

Source Date de réalisation Panel  %  %
BVA
11 au 12 mars 2011
975
Nicolas Sarkozy
22 %
François Fillon
50 %
Parmi les deux personnalités suivantes, laquelle préféreriez-vous voir comme candidat UMP à l'élection présidentielle en 2012 ?
25 %
Alain Juppé
48 %
BVA
30 sept. au 1er octobre 2011
1 009
Nicolas Sarkozy
32 %
Alain Juppé
57 %

Sondages sur la primaire socialiste[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]