Liste de périphrases désignant des langues

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Langues désignées d’après un écrivain ou un monument littéraire[modifier | modifier le code]

Il est d’usage en français de remplacer parfois un nom de langue par une périphrase évoquant cette langue en utilisant le nom d’un de ses auteurs ou monuments littéraires les plus illustres.

La construction est toujours du type « langue de » suivi d’un nom de l’auteur ou de l’œuvre.

En voici une liste :

Langues désignées d’après l’émotion[modifier | modifier le code]

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Les stéréotypes liés à la langue parlée mettent l'accent sur l'émotion principale qui en ressort.

  • allemand : langue de l’industrie (ou de la technique)
  • anglais : langue du commerce
  • espagnol : langue de la passion
  • français : langue de la diplomatie
  • italien : langue de l'amour
  • latin : langue de l'histoire (ou de l'Église)
  • limousin : langue d'or
  • turc : langue de la souveraineté (ou du Fléau de Dieu (Attila))

Langues désignée par une traduction de « oui »[modifier | modifier le code]

Un autre procédé consiste à se référer à la façon dont on dit « oui » dans la langue concernée :

  • français : langue d'oïl. L'ancien français oïl (des mots latins hoc ille) a abouti à oui en français moderne.
  • italien, catalan et espagnol : langue de si. Si vient du latin sic.
  • occitan : langue d'oc. L'ancien occitan oc (du latin hoc) a souvent abouti à ò dans les dialectes modernes. C'est ce glottonyme qui a donné son nom à la province de Languedoc. Le glottonyme savant occitan a lui-même été forgé d'après cette particule oc signifiant « oui ».

Ces termes apparaissent dans l'ouvrage (rédigé en latin) De Vulgari Eloquentia (« De l'éloquence vulgaire ») écrit par Dante (XIIIe siècle) et constituent une tentative de classification des langues romanes.

Langue d’or[modifier | modifier le code]

Le terme lenga d'aur (langue d'or) est utilisé par Joseph Roux pour nommer l'occitan dans un dictionnaire resté manuscrit[2]. Selon Jean Rebier, ce nom aurait été donné au limousin par Saint Louis[3].

Charles Quint[modifier | modifier le code]

Charles Quint disait : « Je parle français aux hommes, italien aux femmes, espagnol à Dieu et allemand à mon cheval. »[4]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f La langue de Molière - L'Express, 1er février 2007
  2. La Lenga d’aur. L’occitan patrimoine linguistique de Poitou-Charentes. Études sur la langue et la littérature modernes réunies par C. Bonnet, Angoulême, Ed. Conversa occitana en Charanta, 2001
  3. Chanson limousine la lenga d'or
  4. Les racines de la France, Jean-Claude Barreau, 2008

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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