Position sexuelle

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La position du missionnaire, la plus utilisée des positions sexuelles[1].

Une position sexuelle est la manière dont deux ou plusieurs partenaires positionnent leurs corps lors d’un rapport sexuel. L'éventail des positions possibles est varié, autorisant aussi bien une sexualité pénétrative (coït vaginal ou anal) qu'orale ou masturbatoire.

Introduction[modifier | modifier le code]

Dans le Kâmasûtra en Inde, et La Prairie parfumée en Arabie, l’acte sexuel et la manière de le pratiquer sont décrits comme des formes d’art. Sur les sculptures Khajurâho, il a une signification religieuse. Les soixante-quatre positions du Kamasutra peuvent être considérées comme des positions de yoga pour un couple. En particulier, le tantrisme quand il est pratiqué en couple, est le contexte spirituel supposé de ces positions.

On a tendance en Occident à confondre Kâmasûtra et tantrisme. Le Kamasûtra forme un manuel pratique de sexualité à l’usage des amants qui n’est pas exempt de spiritualité et a été écrit entre le IIe et le VIe siècle par l’Indien Vâtsyâyana dont on pense qu’il fut brahmane. Celui-ci renvoie dans son introduction à des textes rédigés près de 1 000 ans avant lui et dont on a perdu toute trace. Le Kâmasûtra a été révélé en 1883 aux Européens par l’explorateur britannique Richard Francis Burton.

L’origine du tantrisme – ce mot dérive du sanskrit tanoti (तनोति) signifiant expansion, et trayati (त्रयति) signifiant libération – remonte à la nuit des temps ; il s’est intéressé à la sexualité et a développé une branche appelée Voie de la main gauche par opposition à la Voie de la main droite, branche tantrique plus austère et n’utilisant pas de pratiques sexuelles.

Le tantrisme n’oppose pas expériences charnelles et spirituelles, elles font pour lui partie d’un même ensemble et se complètent ; ce système philosophique a ainsi mis au point des techniques élaborées et très précises utilisant des pratiques charnelles pour aboutir à des expériences spirituelles. Contrairement à une idée répandue, sa finalité n’est pas d’augmenter le plaisir charnel qui n’est pour lui qu’un tremplin vers l’extase mystique. Souvent persécuté, notamment pour cette connotation à caractère sexuel, le tantrisme s’est transmis essentiellement par voie orale et a laissé très peu d’écrits ; le texte de référence du tantrisme est le Vijñana Bhairava Tantra (विग्यन भैरव तन्त्र).

Nomenclature[modifier | modifier le code]

Il n’y a pas de nomenclature fixe et unanimement reconnue des positions sexuelles. Les termes employés par des guides et des sites Internet diffèrent souvent de source en source, quand l’auteur n’invente pas un terme lui-même pour nommer une position anonyme. Dans de nombreux cas, le jargon de l’industrie pornographique est entré dans le langage familier, il a l’avantage d’être explicite. La nomenclature médicale, en revanche, est souvent vague et inconnue du grand public.

Liste des positions[modifier | modifier le code]

Relations génitales[modifier | modifier le code]

Les parties génitales de chacun des partenaires entrent en contact et se frottent. De très nombreuses positions sont possibles que ce soit entre des partenaires de même sexe ou de sexes différents.

Face à face, couchés[modifier | modifier le code]

Position du missionnaire. Art érotique indien du XIXe siècle.

Ce sont sans doute les positions les plus utilisées en Occident. La plus courante est la position du missionnaire. Cette position du missionnaire a de très nombreuses variantes, la femme peut disposer ses jambes de différentes manières : jambes écartées et tendues, jambes écartées pliées, jambes autour de la taille de l’homme, ou elle peut encore (si elle est suffisamment souple) mettre une ou deux jambes sur les épaules de l’homme. Cette position serait une des plus propices à la stimulation du point G. Lorsque la femme se place sur l'homme, c'est le missionnaire inversé. Les partenaires peuvent également être couchés sur le côté (union de l’aigle).

Les lesbiennes peuvent aussi pratiquer aussi la position du missionnaire : l'une des deux partenaires est allongée sur le dos, et l'autre se place entre ses deux cuisses en mettant au niveau de la vulve de la première sa vulve, ou son ventre, remuant en frottant pour stimuler la vulve et le clitoris. La variante dite basse (ventre sur la vulve) rend la partenaire allongée encore plus passive. Le couple peut aussi utiliser un harnais godemichet.

Entre deux hommes, cela se pratique différemment : l'un des deux partenaires est sur le dos, et l'autre lui soulève les cuisses. Le partenaire qui est au-dessus s'insère entre les jambes du second et introduit son pénis dans l'anus, soulevant les jambes plus haut pour une pénétration plus profonde.

Quelques positions détaillées :

  • position du missionnaire - La position la plus courante dans le monde occidental[2], les partenaires sont couchés, la femme sur le dos, les cuisses écartées, et l’homme par dessus ;
  • position union de l'aigle ;
  • position du bateau ivre.

De dos[modifier | modifier le code]

Amants en levrette. Peinture de Johann Nepomuk Geiger.

Ce sont les positions où le partenaire Yin (pénétré homme ou femme) présente son dos au partenaire Yang (pénétrant homme ou femme), soit pour effectuer une pénétration vaginale, soit une pénétration anale avec le pénis, les doigts, la main ou un objet.

La plus courante[réf. nécessaire] est la position de la levrette où le partenaire Yin est à quatre pattes et le partenaire Yang à genoux. Selon le plaisir et le désir des partenaires, les jambes du partenaire Yin peuvent être plus ou moins écartées et son dos plus ou moins relevé. Le mouvement peut être effectué par les deux partenaires. Le partenaire Yin peut aussi être couché de tout son long, le partenaire Yang est alors couché par dessus et doit s’appuyer sur ses bras. Lorsque les partenaires sont couchés côte à côte, ils sont dans la position dite des cuillères.

Dans la position dite de la brouette, le partenaire Yin s’appuie sur les mains ou les coudes tandis que le partenaire Yang est debout et lui soulève les jambes.

Les lesbiennes pratiquent la levrette féminine : l'une des deux partenaires est à quatre pattes et l'autre la pénètre avec les doigts, la main ou encore un objet. Il s'agit d'une pénétration qui offre à la partenaire pénétrée une forte stimulation du point G. Quant à la position des cuillères, elle se pratique avec les deux femmes à genoux, l'une derrière l'autre. Celle de devant peut ainsi guider les mains de sa partenaire, vers son sexe, ses seins ou toute autre zone érogène.

Quelques positions détaillées :

Les positions de chevauchement[modifier | modifier le code]

La femme au-dessus. Fresque de Pompéi.

Dans ces positions, le partenaire Yang est la plupart du temps allongé sur le dos, et le partenaire Yin le chevauche, face à lui ou de dos, accroupi ou agenouillé.

Entre femmes, la technique de l'amazone dépend des variantes adoptées. Le principe demeure similaire, il s'agit de se mettre dans la position de la cavalière offrant à l'autre partenaire, allongée, ses zones érogènes principales (vulve, petites lèvres et clitoris). C'est une technique optimale pour le cunnilingus mais on peut aussi pratiquer la pénétration digitale ou avec un objet (godemichet).


Quelques positions détaillées :

Positions assises et agenouillées[modifier | modifier le code]

Parmi ces positions certaines ont besoin d’un support, par exemple une chaise, pour pouvoir être exécutées. Dans le couple hétérosexuel, les positions les plus fréquentes sont :

  • le Bateau ivre - L’homme s’agenouille près d’un lit pour pénétrer sa compagne qui est couchée sur celui-ci ;
  • l'Union du lotus - Les partenaires sont tous deux assis.

Dans une relation sexuelle gay, on peut pratiquer en position assise ou agenouillée :

  • le lotus : les deux partenaires se font face, pendant que l'un d'eux pénètre l'autre. Le premier s'assoit, presque en tailleur. Le deuxième le rejoint et tente de s'assoir de la même façon tout en se vissant sur son sexe. Le passif met ses jambes au-dessus de celles de son partenaire pour serrer ses hanches ;
  • le rabot : le premier s'allonge sur le dos, les cuisses bien écartées. Son partenaire, assis devant son anus, les jambes également écartées, le pénètre. C'est une variante du papillon, où le premier s'allonge sur le ventre, les jambes bien écartées. L'autre s'assoit devant son anus et le pénètre, en prenant appui sur ses mains ;
  • la balançoire : l'un s'allonge sur le dos, les jambes recroquevillées ou bien reste assis mais légèrement en arrière.

L'autre lui tourne le dos et, les genoux fléchis et les pieds au sol, vient s'empaler sur son sexe.

Entre lesbiennes, les possibilités sont tout aussi nombreuses :

  • les deux amantes sont assises face à face, jambes écartées et se pénètrent mutuellement avec leurs doigts ou avec un double dildo (un sextoy qui peut être utilisé par les deux femmes en même temps) ;
  • l'une des femmes est assise sur un fauteuil, tandis que l'autre est sur elle, face à face, à califourchon. Cette position permet la pénétration, la masturbation et les caresses multiples et variées ;
  • l'une des femmes est assise tandis que sa compagne la chevauche, mais tête en bas. Elle peut ainsi se faire caresser et pénétrer par sa partenaire, qui, en même temps, peut se masturber avec sa main restée libre.

Debout[modifier | modifier le code]

Position en face à face debout. Sculpture indienne d’Orissa du XIIIe siècle.

Enfin, les partenaires peuvent être debout, ce qui permet notamment d’avoir un rapport sexuel dans un lieu exigu (ascenseur, toilettes de restaurant…) tout en restant habillés. De face, les amants peuvent s’appuyer sur un meuble ou contre une paroi.

Si l'un des partenaires a une condition physique suffisante, il peut également porter l'autre. De dos, il suffit au partenaire Yin de se pencher en avant et au partenaire Yang de le pénétrer. Cette position peut se révéler très agréable ou au contraire très inconfortable en fonction des tailles réciproques des deux partenaires.

Pour favoriser la conception[modifier | modifier le code]

On pense à tort que certaines positions favorisent ou défavorisent la grossesse. En fait, elle peut survenir quelle que soit la position qu’utilisent pour faire l’amour une femme capable d’ovulation et un homme non stérile en bonne santé : les spermatozoïdes sont toujours capables d’atteindre l’utérus et d’aller fertiliser l’ovule.

[réf. nécessaire]

Pendant la grossesse[modifier | modifier le code]

Pendant la grossesse, les amants peuvent faire l’amour en faisant attention à ne pas comprimer le ventre de la femme. Certaines positions s’y prêtent mieux que d’autres, en particulier :

Acrobatiques[modifier | modifier le code]

Certaines positions ne peuvent être exécutées que si l’un des partenaires (ou les deux) a (ont) la force, la souplesse ou l’équilibre suffisant, par exemple le poirier anal.

Relations orales[modifier | modifier le code]

Lors de relations orales, les organes génitaux de l’un des partenaires sont stimulés par la bouche, les lèvres, la langue de l’autre, voire la gorge dans les cas de « gorges profondes ».

Cunnilingus[modifier | modifier le code]

Dans le cas d’un cunnilingus (ou cunnilinctus), un homme ou une femme excite buccalement la vulve et le clitoris de sa partenaire.

Positions possibles pour le cunnilingus :

  • la femme se couche sur le dos comme dans la position du missionnaire. Le/la partenaire se couche devant elle entre ses jambes ;
  • la position 69 : peut se pratiquer entre partenaires de mêmes ou de sexes différents. Le principe est le même : les deux partenaires sont allongé-es l'un-e sur l'autre, face à face, la tête face au sexe de leur partenaire afin de se prodiguer mutuellement un cunnilingus ou bien un cunnilingus et une fellation ;
  • le/la partenaire est assis et la femme debout devant lui regardant de l’autre côté, se penche en avant ;
  • le/la partenaire est assis. La femme debout face à lui peut arquer son dos pour créer une stimulation plus intense ;
  • le/la partenaire est couché sur le dos alors que la femme s’agenouille sur lui et positionne sa vulve sur sa bouche ;
  • la femme se tient debout appuyée ou non à un mur. Le/la partenaire vient s’agenouiller face à elle ;
  • la femme s’assoit sur une chaise ou au bord du lit. Son/sa partenaire vient s’agenouiller face à elle ;
  • la femme se positionne la tête en bas (en s’appuyant sur les mains, tenue par son partenaire, ou par bondage ou meubles), le partenaire se tient devant ou derrière elle, debout ou agenouillé selon la hauteur. Une telle position peut être difficile à faire ou maintenir pour une longue période, mais l’augmentation de la pression sanguine dans la tête peut modifier l’effet des stimulations procurées ;
  • la femme se tient sur les mains et repose ses jambes de chaque côté de la tête de son/sa partenaire. Les stimulations et le confort varient considérablement selon si la femme se tient de dos ou de face.

Fellation[modifier | modifier le code]

Dans le cas d’une fellation, un homme ou une femme excite avec la bouche le pénis et les testicules de son partenaire.

Quelques positions détaillées :

  • l'homme se couche sur le dos et la femme/l'homme s'agenouille entre ses jambes ;
  • l'homme se couche sur le dos et la femme/l'homme s'allonge à côté de ses jambes ;
  • l'homme s'assoit sur une chaise et la femme/l'homme s'agenouille face à lui entre ses jambes ;
  • l'homme se met debout et la femme/l'homme s'agenouille face à lui ou s'assoit sur une chaise face à l'homme ;
  • à partir de la position du missionnaire l'homme introduit son pénis non plus dans le vagin ou l’anus de la femme/l'homme mais dans sa bouche ;
  • l'homme ou la femme se couche sur le dos avec la tête renversée sur le bord du lit. L'homme qui se tient debout à côté du lit vient introduire son pénis dans la bouche de sa partenaire. Cette position est normalement utilisée pour la Gorge profonde ;
  • l'homme pratique la fellation sur son propre pénis (autofellation).

Anulingus[modifier | modifier le code]

L'anulingus, aussi appelé « feuille de rose » en langage populaire, est une pratique sexuelle consistant en l'excitation buccale de l'anus ou du périnée.

Relations simultanées[modifier | modifier le code]

69 entre homme et femme. Gravure de Félicien Rops.
  • 69 - Sexe oral simultané. Chaque partenaire, qu’il soit homme ou femme, stimule oralement le sexe de l’autre (voir illustrations), l’un couché sur le dos, l’autre par dessus.
  • Ceci peut également être réalisé avec les deux partenaires couchés sur le côté, ou bien encore l’un des partenaires debout, l’autre la tête en bas.

Relations anales[modifier | modifier le code]

La plupart des positions mettant en scène des relations génitales peuvent être adaptées pour devenir des relations anales, en particulier celles où un partenaire, homme ou femme, tourne le dos à l'autre, homme ou femme.

La pénétration anale peut aussi être réalisée par la femme au moyen d'un godemichet, éventuellement maintenu à l'aide d'un harnais. Il existe tout un éventail de positions permettant la sodomie (variantes en position assise, agenouillé, debout, en suspension, etc.). Citons par exemple la locomotive, où un amant s'assoit sur son partenaire allongé ou assis, en lui tournant le dos. Celui qui pénètre peut embrasser l'autre dans le cou et le masturber.

Hétéros, gays, lesbiennes, bisexuels peuvent aussi pratiquer la pénétration anale de son/sa partenaire avec des objets ou simplement les doigts de la main voire, même si c'est exceptionnel, aller jusqu'au fisting anal c'est-à-dire la pénétration du rectum avec le poing.

Masturbation[modifier | modifier le code]

La masturbation est l’action d’exciter le sexe ou l’anus d’un(e) partenaire ou de soi-même généralement à l’aide d’une main. Elle peut donc se pratiquer en solo ou à plusieurs. Elle peut aussi en frottant toute autre partie du corps contre le sexe (les seins contre le pénis ou le vagin par exemple ou bien la masturbation avec les pieds).

Autres positions[modifier | modifier le code]

L’imagination humaine en matière de sexualité ne connaît probablement pas de limites, il serait alors prétentieux de faire une liste exhaustive des autres positions, toutefois certaines d’entre elles, par leur récurrence, sont entrées dans le vocabulaire de la sexualité, telles que :

  • branlette espagnole : le pénis est placé entre les seins d’une femme. L’un des deux partenaires fait alors pression dessus pour que la verge soit comprimée entre les seins. Si l'homme est dos à sa partenaire (ce qui revient à s'accroupir au niveau de son cou, ou de son visage), avec son pénis « pointant » vers la partie inférieure du corps de sa partenaire, on parle de cravate de notaire ;
  • coït intercrural : le pénis est enserré par les cuisses de l’autre partenaire, et frotte éventuellement la vulve, le scrotum ou le périnée ;
  • il existe également une autre position où le pénis frotte entre les fesses sans pour autant pénétrer l'anus.

Usage de supports spéciaux[modifier | modifier le code]

La plupart des relations sexuelles ont lieu dans un lit ou sur une autre plate-forme (sol, table, chaise…)[réf. nécessaire]. Afin de pouvoir essayer d’autres positions, des commerces de supports érotiques pour faire l’amour ont vu le jour. Entre autres, des systèmes permettant par exemple de suspendre son ou sa partenaire en l’air, rendant les sensations lors de la pénétration totalement différentes.

Sexe de groupe[modifier | modifier le code]

Relations sexuelles à quatre. Édouard-Henri Avril.

Plus de deux personnes peuvent avoir des relations sexuelles simultanément, c’est ce que l’on appelle « sexualité de groupe » ou « orgie ». Familièrement nommé « partouze ». D’autres positions sont alors possibles.

  • Deux hommes et une femme peuvent faire l’amour, un homme et une femme ayant une relation vaginale ou anale, le troisième pénétrant l’un ou l’autre analement. La femme peut également faire une fellation à un de ses partenaires et avoir une relation vaginale ou anale avec l'autre.
  • Deux femmes et un homme peuvent faire l’amour, un homme et une femme ayant une relation vaginale tout en léchant et suçant la vulve et l’anus de la deuxième femme.
  • Une troisième personne peut lécher et sucer les sexes d’un couple homme/femme lorsqu’ils font l’amour.
  • Un groupe d’hommes, de femmes, ou les deux, peuvent se coucher sur le côté, en cercle, pour faire chacun une fellation ou un cunnilingus au suivant (Voir illustration).
  • Gang bang : un homme ou une femme a des rapports sexuels avec un grand nombre d’hommes. Le cas d’un homme qui a des rapports sexuels avec un grand groupe de femmes est appelé gang bang inversé.
  • Bukkake : un groupe d’hommes éjaculent tour à tour sur une personne (homme ou femme).
  • Des hommes peuvent former un cercle pour masturber chacun son voisin.
  • Ils peuvent également tenir chacun d’une main le pénis du précédent, et mettre un doigt dans l’anus du suivant.
  • Enfin, ils peuvent aussi se pénétrer analement en ligne, le premier pénétrant le deuxième pénétrant le troisième, etc. Cette position de groupe est communément appelée « brochette » ou « queue-leu-leu ». Inconvénient : le premier et le dernier de la ligne peuvent se sentir lésés. Pour compenser cela, le second de la file peut masturber le premier, tandis que le pénultième place un ou plusieurs doigts dans l’anus du dernier. Si les participants sont assez nombreux, ils peuvent tenter de refermer le cercle.

Pénétrations multiples[modifier | modifier le code]

Pour pénétrer, on peut utiliser des doigts, des jouets sexuels (en particulier les femmes, avec des gode-ceinture), ou même des orteils, ou, bien plus classiquement, des pénis. On peut en fait utiliser n'importe quel objet ayant une forme vaguement phallique.

  • Double pénétration : Pénétration simultanée de deux orifices d’une personne par deux autres (vagin et anus, vagin et bouche ou bouche et anus).
  • Double pénétration anale : Pénétration simultanée de deux pénis ou autres objets dans l’anus.
  • Double pénétration vaginale : Pénétration simultanée de deux pénis ou autres objets dans le vagin.
  • Triple pénétration : Pénétration simultanée de deux pénis dans le vagin et d’un pénis dans l’anus, ou un pénis dans le vagin et deux dans l’anus, ou bien encore un dans le vagin, un autre dans l’anus et le dernier dans la bouche.
  • Triple pénétration anale : Pénétration simultanée de trois pénis ou autres objets dans l'anus.
  • Triple pénétration vaginale : Pénétration simultanée de trois pénis ou autres objets dans le vagin.
  • Quadruple pénétration : Pénétration simultanée de deux pénis dans le vagin et de deux pénis dans l’anus. Également appelé « DADV » (D.A.D.V. = Double Anal Double Vaginal).
  • Quadruple pénétration anale : Pénétration simultanée de quatre pénis ou autres objets dans l'anus.
  • Quadruple pénétration vaginale : Pénétration simultanée de quatre pénis ou autres objets dans le vagin.

Origine neurobiologique des positions sexuelles[modifier | modifier le code]

La plupart des médecins et des sexologues du XVIIIe au début du XXe siècle pensait qu'il existait un instinct de la reproduction. Pour cette raison, toutes les positions sexuelles qui ne permettaient pas le coït vaginal devaient forcément provenir d'un vice moral ou d'un dérèglement de l'instinct sexuel[3].

Schéma simplifié des circuits neurobiologiques du comportement de reproduction des mammifères, chez la femelle.

Les premières recherches scientifiques, essentiellement menées sur des rongeurs, semblaient confirmer le caractère « anormal » de plusieurs pratiques et positions sexuelles. En effet, on observe que l'organisation neuroanatomique générale des organismes mammaliens est spécifiquement conçue pour la copulation hétérosexuelle : des phéromones sexuelles attirent réciproquement les mâles vers les femelles[4], puis le réflexe de lordose permet de bien présenter le vagin pour la pénétration[5], la lubrification vaginale facilite le réflexe d'éjaculation, les sensations vaginales, clitoridiennes et péniennes (via le système de récompense[6],[7]), favorisent la motivation sexuelle[8], etc. (voir le schéma ci-contre).

Articles détaillés : Comportement de reproduction et Lordose.

Dans cette organisation neurobiologique spécifique de la reproduction, seules la position du réflexe sexuel de la lordose chez la femelle et la position de pénétration par l'arrière pour le mâle étaient organisées dans le système nerveux. Toutes les autres positions sexuelles apparaissaient ainsi comme « contre-nature ». La situation était paradoxale : le rapport sexuel en face-à-face, culturellement valorisé, apparaissait comme une déviation de l'instinct sexuel ; tandis que la position « animale » par excellence, la copulation, était la seule qui soit instinctuelle[9].

Évolution des principaux facteurs neurobiologiques qui contrôlent le comportement sexuel des mammifères.

Les recherches récentes en neurosciences, depuis le début du XXIe siècle, permettent d'expliquer les modifications des positions sexuelles pratiquées par les humains. Ces recherches ont montré qu'au cours de l’évolution, le contrôle neurobiologique du comportement sexuel a changé. Chez les primates et surtout chez les hominidés (être humain, chimpanzé, bonobo, orang-outan, gorille, etc.), la sexualité s'est progressivement dissociée des cycles hormonaux[10],[11], 90 % des gènes des récepteurs aux phéromones ont été altérés[12],[13] et le réflexe sexuel de la lordose n'est plus fonctionnel. Tandis qu'au contraire, l'importance du système de récompense et de la cognition est devenue majeure[14] (voir le schéma ci-contre). En raison de ces modifications du système nerveux, on observe que les activités sexuelles des hominidés changent : elles ne sont plus limitées à la copulation vaginale[15],[16], mais se développent principalement autour de la stimulation des zones érogènes, car ces stimulations procurent des récompenses / renforcements dans le cerveau[17],[14]. Ces récompenses, en particulier l'orgasme, sont perçues au niveau de la conscience comme des sensations de plaisirs érotiques et de jouissances. Chez l’être humain, le but fonctionnel du comportement sexuel n'est plus le coït vaginal, mais la recherche des récompenses érotiques, procurées par la stimulation du corps et des zones érogènes. Le comportement de reproduction a évolué vers un comportement érotique[9],[note 1].

Article détaillé : Comportement érotique.

En simplifiant, l'être humain recherche les activités sexuelles car elles procurent des plaisirs érotiques intenses[17]. Pour ces raisons, les personnes recherchent différentes positions des corps qui permettent de stimuler au mieux les zones érogènes (clitoris, vagin, pénis, lèvres, langue, anus, seins …). Les positions sexuelles sont déterminées, au niveau biologique, par la forme des corps humains, la localisation des zones érogènes, et par la recherche du plaisir érotique maximal[18]. Mais le contexte culturel exerce une influence majeure sur les positions pratiquées. Par exemple, le baiser avec la langue, qui pourtant procure des sensations érotiques intenses, n'est pas pratiqué dans certaines sociétés (Adaman, Balinais, Chamorros, Chewas, Lepchas, Manus, Sirionos, Thongas, Tinguians)[19],[15]. Les normes sociales, les croyances et les valeurs culturelles, directement ou indirectement, structurent les représentations cognitives, les perceptions sensorielles et les comportements au cours du développement[20],[9]. À l'âge adulte, on observe que la majorité des personnes ont des préférences pour les positions sexuelles valorisées par leur culture[21],[15],[22],[23],[24].

Certaines positions sont expérimentées pour rechercher de la nouveauté et ressentir d'autres sensations érotiques. Les positions préférées sont celles qui procurent le plus de plaisir érotique, par la stimulation intense du pénis et du clitoris. Ce sont toutes les positions qui permettent le coït vaginal ou anal, le cunnilingus ou la fellation, avec la stimulation simultanée de plusieurs zones érogènes (comme par exemple la position 69 ou la position 99 avec en même temps la pénétration vaginale par le pénis, la stimulation du clitoris avec la main, et un baiser avec les lèvres et la langue)[18].

Pratiquer différentes positions sexuelles, en essayer de nouvelles, même si elles sont inhabituelles, est « biologiquement normal ». Chez l'être humain, le but neurobiologique du comportement érotique est la recherche des plaisirs sexuels, nouveaux, variés et intenses[25],[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les distinctions entre « comportement sexuel », « comportement de reproduction» et « comportement érotique » sont expliquées dans les articles Comportement érotique et Comportement de reproduction. Ces expressions ont été proposées par les auteurs Martin H. Johnson et Barry J. Everitt dans leur ouvrage Reproduction, 5e edition, publié chez De Boeck Université en 2001, car les différences neurobiologiques, cognitives et comportementales entre les espèces modifient la dynamique du comportement sexuel. L'ouvrage qui présente le plus de vérifications expérimentales de ces distinctions est Functional and dysfunctional sexual behavior du neurobiologiste Anders Agmo.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « The Missionary Position », sur colombialink.com (consulté le 31 janvier 2011).
  2. La position du missionnaire : la plus courante en occident.
  3. Krafft-Ebing R. Psychopathia sexualis. Agora, réédition 1999
  4. (en) Keller M., Bakker J. Pheromonal communication in higher vertebrates and its implication on reproductive function. Editorial. Behavioural Brain Research, 200(2):237-238, 2009
  5. (en) Kow L.M., Florea C., Schwanzel-Fukuda M., Devidze N., Kami K.H., Lee A., Zhou J., Maclaughlin D., Donahoe P., Pfaff D. Development of a sexually differentiated behavior [lordosis] and its underlying CNS arousal functions. Curr. Top. Dev. Biol., 79:37-59, 2007
  6. (en) Cibrian-Llanderal T., Tecamachaltzi-Silvaran M., Triana-Del R.R., Pfaus J.G., Manzo J., Coria-Avila G.A. Clitoral stimulation modulates appetitive sexual behavior and facilitates reproduction in rats. Physiology & Behavior, 100(2):148-153, 2010
  7. (en) Matsumoto J., Urakawa S., Hori E., de Araujo M.F., Sakuma Y., Ono T., Nishijo H. Neuronal responses in the nucleus accumbens shell during sexual behavior in male rats. The Journal of Neuroscience, 32(5):1672-1686, 2012
  8. (en) Pfaus J.G., Kippin T.E., Coria-Avila G.A., Gelez H., Afonso V.M., Ismail N., Parada M. Who, what, where, when (and maybe even why)? How the experience of sexual reward connects sexual desire, preference, and performance. Archives of Sexual Behavior, 41(1):31-62, 2012
  9. a, b et c (fr) WUNSCH Serge, Comprendre les origines de la sexualité humaine. Neurosciences, éthologie, anthropologie. [PDF] L'Esprit du Temps, 2014.
  10. (fr) Jean-Pierre Signoret, « Sexuel (Comportement) », Encyclopædia Universalis, vol. 11.0,‎ 2006
    version électronique
  11. (fr) J. Buvat, « Hormones et comportement sexuel de l'Homme : données physiologiques et physiopathologiques », Contracept. Fertil. Sex., vol. 24, no 10,‎ 1996, p. 767-778
  12. (en) Nei M., Niimura Y., Nozawa M. The evolution of animal chemosensory receptor gene repertoires: roles of chance and necessity. Nat. Rev. Genet., 9(12):951-963, 2008
  13. (en) ZHANG J. , WEBB D. M. Evolutionary deterioration of the vomeronasal pheromone transduction pathway in catarrhine primates, Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, 100(14):8337-8341, 2003.
  14. a et b (en) AGMO Anders Functional and dysfunctional sexual behavior Elsevier 2007.
  15. a, b et c (en) FORD Clellan S. , BEACH Frank A. : Patterns of sexual behavior, Methuen & Co, London, 1965. Le livre existe en français, mais il est plus difficile à trouver : Le comportement sexuel chez l'homme et l'animal, R. Laffont, 1970
  16. (en) Bagemihl B. Biological Exuberance. St Martin's Press, 2000
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