Liste de langues construites

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Article principal : langue construite.

Cet article est une liste d'exemples de langues construites.

Il n'a pas pour vocation à regrouper toutes les langues construites ayant été élaborées. Pour ceci, vous pouvez consulter le site web Langmaker qui répertorie plus de 1000 langues construites.

Cette liste vise à rendre compte de la variété des langues construites dans leur démarche, leur but ou leur portée, en nombre de locuteurs.

Toutes les langues construites possédant un article sur Wikipédia se trouvent a priori dans la Catégorie:Langue construite.

Langues construites, en nombre de locuteurs[modifier | modifier le code]

Les estimations du nombre de locuteurs sont souvent difficiles[réf. souhaitée].

Langue ISO Date de création Auteur Organisme
de régulation
Locuteurs Version Wikipedia
Esperanto eo, epo 1887 L. L. Zamenhof Akademio de Esperanto estim. 100 000 - 10 millions
1 000 - 2 000 natifs (1996, estim.)[1]
Wikipédia en espéranto
Interlingua ia, ina 1951 International Auxiliary Language Association, Alexander Gode Union Mundial pro Interlingua 3 000 - 10 000[réf. nécessaire] Wikipédia en interlingua.
Klingon tlh 1984 Marc Okrand The Klingon Language Institute env. 2 500 locuteurs[réf. nécessaire]
Ido io, ido 1907 Louis Couturat, Louis de Beaufront Uniono por la Linguo Internaciona Ido env. 2 000 - 5 000[réf. nécessaire] Wikipédia en ido.
Interlingue (Occidental) ie, ile 1922 Edgar de Wahl 500 - 1 000[réf. nécessaire] Wikipédia en interlingue
Slovianski 2006 200 - 300[réf. nécessaire]
Toki pona 2001 Sonja Elen Kisa une trentaine de locuteurs de bon niveau, quelques centaines d'un niveau raisonnable[réf. nécessaire]
Kotava avk 1978 Staren Fetcey Kotava Avaneda env. 40[réf. nécessaire]
Lojban jbo 1987 Réformistes du loglan 20 - 100[réf. nécessaire] Wikipédia en lojban
Lingua Franca Nova lfn 1965 George Boeree env. 30[réf. nécessaire]
Volapük vo, vol 1879 Johann Martin Schleyer 25 - 30
en 1889, une estimation (très large) donnait 210 000 locuteurs
Wikipédia en volapük.

Langues construites, classées par but[modifier | modifier le code]

Langues à vocation internationale[modifier | modifier le code]

  • afrihili, basée sur les langues bantoues, langues à classes
  • BASIC English (1930), 850 mots standards, grammaire réduite et simplifiée. BASIC est l'abréviation de British, American, Scientific, International, Commercial caractérisant les domaines de prédilection de la langue
  • bolak ou langue bleue (1899), langue internationale destinée à favoriser le libre-échange intellectuel et le commerce international. Projet abandonné par l'auteur en faveur de l'Ido.
  • espéranto (1887), la plus répandue des langues construites, ayant donné naissance à des dizaines (voire centaines) de projet plus ou moins nouveaux ou parfois de simples réformes
    • ido (1907 Vienne, Autriche et Paris, France), espéranto réformé, plus naturaliste que ce dernier, fut créé spécifiquement pour devenir langue commune en Europe en 1907 par la délégation des responsables représentant leurs pays européens.
    • mondlango (2002), créée à partir de l'espéranto et de l'anglais
    • neo, un simili espéranto plus latin et naturel
    • signuno, espéranto en langue des signes (sourds-muet)
  • interglossa, glosa (1943), langue analytique (grammaire chinoise, vocabulaire gréco-latin)
  • interlingua (1951), langue latine naturaliste, se lisant aisément mais s'écrivant plus difficilement
  • kotava (1978), langue a priori, semi-flexionnelle avec un riche système d'affixes (préfixes, suffixes)
  • latino sine flexione (1903), latin simplifié, inventé par le célèbre mathématicien italien Giuseppe Peano
  • lingua franca nova (1998), langue latine en plus analytique, inspirée de la lingua franca du Moyen Âge
  • lingua sistemfrater, la langue la plus simple au monde, selon son auteur Pham Xuan Thai, l'un des rares créateurs de langues artificielles vivant en Asie; sa grammaire copiant la simplicité grammaticale des langues asiatiques telles que le chinois ou l'indonésien en ferait la langue universelle par excellence, d'autant que l'auteur traduisit la Charte de l'ONU et d'importants textes philosophiques et religieux pour démontrer son aptitude à cet égard. Tous ses mots sont totalement invariables, l'alphabet n'est que de 18 lettres toutes exemptes d'accent, le vocabulaire hautement international
  • novial (1928), compromis entre l'ido et l'occidental
  • occidental (1922), langue latine assez simple (devenue ensuite Interlingue)
  • formulaire de mathématiques de Peano, utilise un système de signes permettant d'écrire théoriquement toutes les propositions logiques et mathématiques, pour permettre aux mathématiciens d'exposer et d'analyser les mathématiques en s'affranchissant du langage naturel. A inspiré plusieurs symboles encore utilisés par les mathématiciens.
  • slovio (1999), basée sur le slave commun (russe, polonais, tchèque…)
  • La langue musicale universelle de François Sudre, souvent appelée solrésol (1822 .. 1868), composée uniquement des sept notes de la gamme musicale, afin de pouvoir communiquer avec n'importe qui dans le monde (même sourd ou aveugle) (do → négation ; sol → condition) ; François Sudre avait d'abord imaginé une langue utilisant seulement les 4 notes naturelles du clairon et qui n'avait pas une telle universalité, mais était seulement un système d'intercommunication militaire[réf. nécessaire]
  • stœchiophonie de Henri Joseph François Parrat (1858)
  • Universal glot (1868), langue composite européenne inventée par Jean Pirro, considérée comme "le premier système linguistique complet basé sur des éléments communs provenant de langues nationales".
  • volapük, langage ayant eu un succès foudroyant à partir de 1879 et quasiment mort 10 ans plus tard, nombre de ses locuteurs ayant alors rallié l'espéranto
  • zilengo, créée par le japonais Asajiro Oka

Langues à vocation interplanétaire[modifier | modifier le code]

  • aUI (1950), langage visant à être compris par des extraterrestres, basé sur 32 symboles
  • lincos (abréviation de lingua cosmica) (1960), langue articifielle créée par Hans Freudenthal et destinée à communiquer avec des extraterrestres[2].

Langues à vocation artistique ou expérimentale[modifier | modifier le code]

  • allnoun, grammaire réduite au strict minimum, langue composée entièrement de noms et d'opérateurs logiques
  • aneuvien, persolangue tentant de mêler un caractère tout à la fois logique, nuancé et naturaliste. Pouvant être perçu comme une association de plusieurs concepts.
  • brithenig, expérience intellectuelle imaginant ce qu'aurait été l'anglais s'il avait évolué à partir du latin, base pour l'uchronie d'Ill Bethisad
    Évolution du latin dans un monde parallèle
  • elko (2002), langue logique et minimaliste dont le vocabulaire provient des mythologies du monde entier.
  • kobold, langue agglutinante à racines latines, influencée par le turc ou le suomi, parlée dans le pays virtuel du Koboxora ("pays des Kobolds").
  • láadan, langue fictionnelle à prédominance féminine et matriarcale, créée par Suzette Haden Elgin
  • loglan (1955), langue basée sur la logique des prédicats de premier ordre, créée par le linguiste James Cooke Brown
    • lojban (1987), dissidence du loglan, basée sur les mêmes principes mais avec un vocabulaire différent
  • ro (1906), plus une méthode de classement qu'une langue, étude philosophique cherchant, par l'intermédiaire de dessins, à permettre au lecteur de comprendre les nouveaux mots qu'il rencontre.
  • toki pona (2001), expérience de minimisation : 118 mots, une grammaire très réduite
    • Toki IO, 110 mots, 6 lettres (i o k n t z), une grammaire très réduite, un système numérique binaire opératoire.
  • wenedyk, si les slaves avaient été romanisés…

Langues à idéogrammes[modifier | modifier le code]

  • aUI, voir supra "Langues à vocation interplanétaire"
  • Bliss (1942), composée d'environ 3000 idéogrammes, développée par Charles K. Bliss, utilisée dans les hôpitaux nord-américains pour communiquer avec des personnes muettes, paralytiques ou paraplégiques

Langues fictives[modifier | modifier le code]

Voir l'article Langue imaginaire et la Catégorie:Langue de fiction.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Fiche langue, dans la base de données linguistique Ethnologue
  2. Hans Freudenthal, Design of a Language for Cosmic Intercourse, North-Holland, Amsterdam, 1960. Voir (en) Marvin Minsky pour les principes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]