Jeux vidéo sous Linux

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Nexuiz, un FPS
Vega Strike, une simulation de voyage spatial (2008)

Le jeu vidéo sous Linux est marqué par la très faible diffusion de gros titres commerciaux, réservés à la plate-forme Windows, mais complétée par le développement de nombreux jeux plus modestes, qu'ils soient en licence libre ou commerciaux. Cette situation est principalement due au monopole de Windows, installé sur 92 % des ordinateur en 2013. Les développeurs de jeux vidéo, mais aussi de pilotes graphiques se concentrent là où se trouve la majorité des joueurs, et donc des clients : Windows.

Il existe de nombreux jeux disponibles sous Linux, gratuits ou payants, libres ou propriétaires. L'offre comporte aussi bien des petits jeux de bureautique (cartes, démineur, échecs, golf) que des jeux commerciaux récents (Enemy Territory: Quake Wars, etc.).

Certains jeux sont conçus pour tourner nativement sous Linux (Quake 3, par exemple), et d'autres peuvent être lancés à l'aide de programmes implémentant l'API Windows sous Linux. Il en existe plusieurs implémentations, dont certaines spécialement pour les jeux, permettant ainsi de faire fonctionner de nombreux jeux conçus pour Windows, dans des environnements comme Cedega et WINE. Le dernier recours des joueurs linuxiens consiste tout simplement à utiliser parallèlement Windows sur le même ordinateur grâce au multiboot ou à la virtualisation.

À la LinuxCon 2013 à Édimbourg Linus Torvalds a dit[1] « J’aime les annonces SteamOS » et « Je pense que c’est une chance qui pourrait vraiment aider Linux sur les ordinateurs de bureau »

Historique des jeux vidéo sous Linux[modifier | modifier le code]

Les grand jeux vidéo commerciaux sous un autre système d'exploitation que ceux de distribués pour Microsoft Windows ont toujours été très rares, ce qui s'explique par la situation quasi-monopolistique de cet OS sur le marché des ordinateur de bureaux ou des laptops. La part de marché de Windows était de 95 % en 2007, et a légèrement baissé pour atteindre 92 % en 2013[2]. Partant de ce constat, les entreprises développant des jeux vidéo privilégient naturellement la plate-forme Windows puisqu’elle touche la quasi-totalité des acheteurs potentiels, mais également parce que Windows fait office de normalisation. Ce choix engendre également des économies d'échelle et de conception; un jeu n'est développé que pour une plate-forme et vendu en grand nombre, tandis que parallèlement, les coûts de portage sur d'autres systèmes d'exploitation sont nuls. Dans le même ordre d'idée, les constructeurs, notamment de cartes graphiques suivaient le même raisonnement pour leurs pilotes graphiques. Cette situation de monopole s'est auto-entretenue jusqu'à la fin des années 2000, privant les OS alternatifs, autant Linux que Mac OS de la disponibilité de gros titres commerciaux.

Néanmoins, Apple connaît un succès croissant sur plusieurs de ses produits, notamment ses ordinateurs, préférés entre autres pour l'interface et la meilleure stabilité supposée. Cela a poussé Steam, la plus grande plate-forme de distribution de jeux vidéo en ligne, à développer une version pour Mac OS X en 2010[3].

Quant à Linux, la situation ne change pas en termes de part de marché, mais la politique de Microsoft pousse Steam à faire de même avec Linux, en se basant sur Ubuntu comme OS référent. En effet, selon le charismatique PDG Gabe Newell, « Windows 8 est une catastrophe »[4]. Cette catastrophe s'explique en grande partie par deux stratégies de Microsoft. Premièrement, l'orientation vers l'interface tactile à outrance, jugée impropre aux jeux vidéo selon lui : « Le tactile, c'est sympa sur un téléphone, mais ce n'est pas du tout adapté au jeu vidéo tel que nous l'aimons »[5]. La deuxième stratégie rejetée est celle de la fermeture de Windows 8, toujours plus verrouillé, ce qui aurait tendance à nuire à la fois à Windows 8 lui-même, mais surtout aux jeux vidéo, et plus particulièrement à Steam[6]. À ce propos, il ajoute qu'« En regardant cette plateforme chez Valve, on n'a de cesse de penser qu'elle est trop fermée. Nous sommes des passagers clandestins, on aime bénéficier de tout le PC et de tout Internet, sans limites ni blocages. Or Windows 8, ce n'est pas une plateforme ouverte »[5]. C'est à cette époque que Valve commence à développer SteamOS, une distribution Linux orientée jeux vidéo en optimisant l'intégration de Steam.

Selon d'autres analyses, il s'agirait plus précisément de la mise en place du Windows store qui concurrencerait déloyalement Steam[4], tout en imposant illégitimement des restrictions en vertu de la position dominante de Microsoft, avant tout maître de son système d'exploitation. Plus généralement, il est fréquemment constaté que Windows 8 est un produit de Microsoft à la fois peu populaire et peu installé.

Un autre grand acteur du jeux vidéo contribue également au changement dans ce domaine; Nvidia, leader du marché des circuits graphiques revoit sa politique de publication des pilotes en faveur du monde du logiciel libre. En effet, son grand concurrent AMD a remporté le marché des cartes graphiques équipant les nouvelles consoles de jeux vidéo, à la fois la PlayStation 4 de Sony et la Xbox One de Microsoft. Pour compenser ce cuisant désastre, Nvidia cherche donc à s'ouvrir un nouveau marché en développant plus volontairement ses pilotes graphiques pour Linux (et donc SteamOS), dont les joueurs pourraient être de futurs clients[7],[8].

Cette période de bouleversement se poursuit avec l'annonce en octobre 2013 d'Electronic Arts, par l'intermédiaire de DICE de porter le moteur de jeu Frostbite 3 sur Linux, avec peut-être la possibilité ultérieure de jouer à Battlefield sous Linux[9].

Les jeux libres[modifier | modifier le code]

souvent sous licence GNU/GPL

De plus en plus de jeux en tous genres font leur apparition dans cette famille.

Liste des principaux jeux disponibles.

Jeux de tir subjectif[modifier | modifier le code]

Jeux de rôle[modifier | modifier le code]

Jeux de simulation[modifier | modifier le code]

Jeux de stratégie[modifier | modifier le code]

Jeux divers[modifier | modifier le code]

Les jeux propriétaires[modifier | modifier le code]

Ils résultent d'un portage de l'éditeur du jeu sur plate-forme Linux. Si les jeux sous licence GNU/GPL sont quasiment tous gratuits, il n'en va pas de même avec les jeux propriétaires qui, par ailleurs, présentent également l'inconvénient de ne pas offrir à leur utilisateur les libertés qu'un jeu libre permet d'obtenir pour ce qui est de la libre redistribution, modification du code, etc. Les éditeurs de jeux ne rendent disponibles leurs produits que très rarement sous Linux (non pas que cela soit techniquement impossible, mais ils considèrent que cela est trop peu intéressant pour eux au niveau commercial). De plus, ils se cantonnent généralement à des binaires pour processeurs x86. La plupart du temps, ils fonctionnent grâce à une émulation « améliorée » (faute de temps ?) ce qui a souvent tendance à provoquer des ralentissements ou des plantages.[réf. nécessaire]

Jeux de tir subjectif[modifier | modifier le code]

Survival Horrors[modifier | modifier le code]

Jeux de rôle[modifier | modifier le code]

Jeux de simulation[modifier | modifier le code]

Jeux de stratégie[modifier | modifier le code]

Jeux divers[modifier | modifier le code]

Jeux de plateforme[modifier | modifier le code]

Outils[modifier | modifier le code]

Divers outils, gratuits ou payants permettent de faire marcher beaucoup d'autres jeux, natifs Windows ou DOS sous Linux (Warcraft 3, Diablo 2…) :

  • Wine : libre & gratuit, implémente les couches logicielles nécessaires a l'exécution des jeux Windows. Il gère maintenant une grande partie de DirectX ainsi que le support de certaines protections de jeu.
  • Cedega : implémente la quasi-totalité de DirectX ainsi que toutes les protections de jeux. Il est payant pour la version en package (RPM et DEB), mais la version CVS, qui ne contient pas d'interface graphique ni de code pour passer les systèmes de protection de jeux, est gratuite. Il était appelé WineX.
  • ScummVM : interpréteur (Scumm Virtual Machine) qui permet de faire fonctionner les jeux d'aventure basés sur le moteur de rendu scumm et qui fonctionnaient anciennement sous MS-DOS.
  • DosBox : c'est un émulateur qui lance un environnement DOS. Il permet de faire tourner de vieux jeux MS-DOS comme The Incredible Machine
  • PlayOnLinux : programme graphique basé sur Wine qui permet d'installer et de lancer des jeux (mais aussi des logiciels) plus facilement.
  • GemRB : C'est une implémentation Open source du moteur de BioWare le Infinity Engine qui permet de jouer sur Linux aux vénérables Baldur's Gate, Planescape: Torment ou encore Icewind Dale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « http://www.01net.com/editorial/606188/pour-linus-torvalds-steam-os-aidera-vraiment-linux-sur-les-pc-de-bureau/ »,‎ 2013-10-24 (consulté le 2013-10-25)
  2. Stéphane le calme, « Parts de marché des OS : Windows 8 enregistre de modestes gains », sur developpez.com,‎ 02/05/2013 (consulté le 16 octobre 2013)
  3. Guénaël Pépin, « Jeu vidéo : Steam débarque sur Mac OS X », sur zdnet,‎ 12 mai 2010 (consulté le 16 octobre 2013)
  4. a et b Guénaël Pépin, « Pour le patron de Valve, « Windows 8 est une catastrophe » », sur zdenet.fr,‎ 26 juillet 2012 (consulté le 16 octobre 2013)
  5. a et b Mathieu Chartier, « Windows 8 : "une catastrophe" pour Gabe Newell (Valve) », sur pcworld.fr,‎ 27 juillet 2012 (consulté le 16 octobre 2013)
  6. Julien L., « Le patron de Valve voit l'avenir du jeu vidéo dans Linux », sur numerama.com,‎ 17 septembre 2013 (consulté le 16 octobre 2013)
  7. « Icone Valve Software Valve va-t-il profondément modifier le jeu vidéo sur PC ? », sur zeden.net,‎ 13 octobre 2013 (consulté le 16 octobre 2013)
  8. « Nvidia et Linux : vers un rapprochement ? », sur generation-gpu.fr,‎ 25 septembre 2013 (consulté le 16 octobre 2013)
  9. Mathieu Chartier, « DICE va porter son Frostbite 3 (et Battlefield) sur Linux », sur pcworld.fr,‎ 15 octobre 2013 (consulté le 16 octobre 2013)

10. catalogue steam linux http://store.steampowered.com/browse/linux/ (consulté le 7 décembre 2013)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]