Liste d'objets légendaires et sacrés

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Cette liste non exhaustive concerne les objets légendaires et sacrés appartenant au domaine des légendes, des religions et de la mythologie. Elle comprend plusieurs familles (armes, reliques, vêtements…). Elle exclut les objets magiques relevant du domaine du merveilleux ou du fantastique, présents en littérature (contes de fée, fantasy, science-fiction) ou au cinéma. Ces derniers sont répertoriés dans la liste d'objets imaginaires.

Armes[modifier | modifier le code]

Thor, dieu de la mythologie nordique, brandissant son marteau Mjöllnir contre les géants, (M. E. Winge, 1872).

Arcs[modifier | modifier le code]

  • Gandiva (en), arc d'Arjuna dans la Bhagavad-Gītā
  • L'arc d'Apollon pouvait entraîner la mort mais aussi la famine et la peste. Sa sœur Artémis avait également un arc magique. Ensemble, les dieux jumeaux, pour punir Niobé qui avait défié leur mère Léto, massacrèrent de leurs flèches ses nombreux enfants, les Niobides.
  • L'arc de Cupidon pouvait provoquer l'amour ou la haine de la première personne rencontrée après avoir été touchée, ses flèches étaient de plomb (désamour) ou d'or (amour). On ignore qui a fait l'arc lui-même, mais on sait que c'est Vulcain qui a fabriqué les flèches.
  • L'arc d'Ulysse, que lui seul pouvait manier. Pénélope annonce à ses prétendants qui la pressent de choisir un nouvel époux qu'elle consentira à épouser celui qui sera capable de bander l'arc de son époux et d'envoyer une flèche traverser douze haches alignées, comme le faisait Ulysse (cf. Odyssée - Chant XIX). Il massacra de ses flèches à la suite les Prétendants qui sommaient Pénélope de choisir l'un d'entre eux et qui pillaient sa maison chaque jour.
  • L'arc et les flèches d'Hercule ou d'Héraclès. Trempées dans le sang de l'Hydre de Lerne, les flèches d'Hercule étaient mortelles, les Centaures dont l'innocent Chiron en firent les frais mais surtout Nessos qui tentait de violer Déjanire au gué de l'Evenos.
  • L'arc de Pâris, qui donna la mort à Achille, mais on dit que la flèche fut dirigée par Apollon jusqu'au talon d'Achille, seul endroit où il était vulnérable.
  • L'arc de Philoctète : en fait Philoctète avait reçu l'arc d'Hercule après la mort de ce dernier et les devins avaient indiqué que Troie ne pouvait être prise sans l'arc et les flèches de Philoctète. Or celui-ci gravement blessé avait été abandonné sur l'île de Ténédos (ou Lemnos selon les versions). Ulysse et Néoptolème (fils d'Achille) vinrent le chercher et le firent soigner par Machaon et Podalirios, médecins des grecs. Il tua Pâris avec ses flèches.
  • L'arc d'Artémis (Diane)

Épées[modifier | modifier le code]

  • Al-'Adb, une des 9 épées de Mahomet. C'est une épée droite. Son nom signifie « tranchant ». Elle fait actuellement partie du trésor de la Mosquée Al-Hussein au Caire en Égypte.
  • Al-Battar, l'épée de Goliath. Après avoir triomphé du géant Goliath, le Roi David la prit pour le décapiter et la conserva comme butin. Son nom signifie « l'épée des prophètes ». Elle comporte plusieurs inscriptions en nabatéen et en arabe avec plusieurs noms de personnages bibliques : David, Salomon, Moïse, Aaron, Josué, Zacharie, Jean, Jésus et Mahomet. Elle comporte aussi une gravure montrant l'exploit du roi David décapitant Goliath. Cette épée fut prise par Mahomet comme butin lors du massacre de la tribu juive des Banu Qurayza. Selon la légende musulmane, ce sera cette épée que Jésus utilisera quand il reviendra sur Terre pour vaincre l'Antéchrist. C'est une épée droite à lame assez large de 101 cm de long. Elle fait partie des 9 épées de Mahomet. Elle fait actuellement partie du trésor du Musée Topkapi à Istanbul en Turquie.
  • Almace, l'épée de Turpin, évêque de Reims et compagnon de Roland dans la Chanson de Roland.
  • Al-Ma'thur, l'épée que possédait Mahomet avant de recevoir sa première révélation à La Mecque. Elle lui aurait été léguée par son père. On l'appelle aussi « Ma'thur al-Fijar ». C'est une épée droite à lame fine de 99 cm de long. La poignée en or est en forme de serpent et est incrustée de pierres précieuses. Près de la poignée se trouve une inscription en kufi. Elle fait partie des 9 épées de Mahomet. Elle fait actuellement partie du trésor du Musée Topkapi à Istanbul en Turquie.
  • Al-Mikhdham, une des 9 épées de Mahomet. C'est une épée droite à lame assez large de 140 cm de long. Elle est incrustée de cercles d'or. Elle fait actuellement partie du trésor du Musée Topkapi à Istanbul en Turquie.
  • Al-Qadib, une des 9 épées de Mahomet. C'est une épée droite à lame très fine de 100 cm de long. Elle fait actuellement partie du trésor du Musée Topkapi à Istanbul en Turquie.
  • Al-Rasub, une des 9 épées de Mahomet. C'est une épée courbe à lame fine de 97 cm de long. Elle fait actuellement partie du trésor du Musée Topkapi à Istanbul en Turquie.
  • Angurva, l'épée magique de Frithjof dans la mythologie nordique. Son nom signifie « le ruisseau de l'angoisse ». Elle porte des runes sur sa lame qui brillent fortement en temps de guerre et moins en temps de paix.
  • Answerrer (Voir Fragarach). Son nom signifie « Celui qui répond ».
  • Ascalon, épée de St-Georges. La plupart des sources indiquent que St-Georges a utilisé une lance pour terrasser le dragon, appelée aussi Ascalon. Il semblerait que St-Georges se soit servi de sa lance pour tuer le dragon mais lui ait coupé la tête avec son épée Ascalon, d'où la confusion.
  • Azoth, épée de Paracelse abritant un esprit.
  • Balmung (voir Gram).
  • Baptism, l'une des trois épées du géant Fier-à-bras, le héros de la Geste du Roi. Elle fut forgée par Ansias, qui mit 3 ans à la fabriquer, et qui forgea aussi Florence et Graban.
  • Blutgang, épée de Hieme dans la saga de Thiðrek.
  • Caladbolg/Calacholg, épées magiques de Fergus Mac Roeg dans la mythologie celtique irlandaise. Son nom signifie « Dur tranchant ». C'est une épée de lumière qui inflige des blessures mortelles à ses ennemis, ce pourquoi on l'appelle aussi Claíomh Solais, ce qui signifie « épée de lumière » en irlandais. Elle fut amenée par les Tuatha Dé Danann, le peuple de Dana et constitue l'un de leurs trésors avec Fragarach. On l'appelle aussi l'épée de Nuada. La présence de Caladbolg dans plusieurs mythologies explique pourquoi elle porte autant de noms différents. Elle s'appelle aussi Caledfoulch ou Kaledfoulc'h, qui signifie « dur éclair », et prendra le nom de Kaletfwlch, en gallois et deviendra Excalibur dans la légende arthurienne.
  • Colada, la deuxième épée de Rodrigo Díaz de Vivar, dit le Cid.
  • Courtain, une des deux épées d'Ogier le Danois, héros d'une chanson de geste racontée par Jean d'Outremeuse. Elle fut forgée par Munifican qui mit 3 ans à la fabriquer et qui forgea aussi Durandal et Sauvagine.
  • Courtoise, épée de Guillaume II, comte d'Angoulême. La légende dit que Guillaume, qui portait un sabre d'un acier très tranchant, fendit le corps d'un chef viking par moitié, d'un seul coup de son épée, d'où le surnom de Taillefer, qui vint alors s'ajouter à son nom et à celui de son propriétaire et de sa descendance.
  • Le couteau de Davy Crockett. Bien que ce ne soit pas véritablement une épée, ce couteau fait partie des lames de légende. C'est un couteau Bowie. Selon la tradition, il l'aurait trempé de très nombreuses fois et la dernière trempe aurait été effectuée avec l'aide de la foudre venue frapper le tonneau de refroidissement. Sa lame aurait été capable de traverser un bloc de fer sans y être abîmée.
  • Curtana, l'épée d'Édouard le Confesseur, roi d'Angleterre. C'est une épée de cérémonie sans pointe portée par les rois d'Angleterre pour rendre justice.
  • Dáinsleif, l'épée maléfique du roi Hedin dans la mythologie nordique, forgée par les Nains. Elle ne manque jamais sa cible et les blessures qu'elle cause ne guérissent pas. Elle doit causer la mort d'un homme chaque fois qu'elle est dégainée.
  • Dhû'l-fiqâr : voir Zulfikar.
  • Durandal, l'épée de Roland. Elle fut forgée par Munifican qui mit 3 ans à la fabriquer et qui forgea aussi Courtain et Sauvagine.
  • Dyrnwyn, l'épée de Rhydderch Hael, roi écossais.
  • Ekkisax, l'épée de Ekka puis de Thiðrek, dans la saga du même nom.
  • L'épée aux entailles (voir Szczerbiec).
  • L'épée de Damoclès, épée de Denys l'Ancien, tyran de Syracuse de la Grèce Antique qui fut maintenue simplement par un crin de cheval au-dessus de la tête de Damoclès pour lui montrer de façon concrète la dangerosité d'une situation.
  • L'épée de Galaad, l'épée forgée par Salomon pour le « Bon Chevalier ». En attendant sa venue, elle a été placée dans la Nef de Salomon.
  • L'épée de Jeanne d'Arc. C'est l’épée que Jeanne avait vu apparaître en rêve sous l'autel de la Chapelle de Sainte-Catherine-de-Fierbois édifiée par Charles Martel, suite à sa victoire contre Abd al-Rahman à Poitiers en 732. Selon les récits, cette épée est soit celle de Charles Martel, soit celle du connétable Bertrand Du Guesclin, le héros de Jeanne d'Arc. Selon les écrits de Jules Quicherat, Jeanne d'Arc aurait brisé cette épée sur le dos d'une prostituée à St-Denis, ce qui mécontenta Charles VII, qui croyait dans la magie de cette épée.
  • L'épée de Nuada : voir Caladbolg.
  • L'épée de vie de Freyr, qui avait le pouvoir de combattre seule.
  • L'épée de William Wallace est une claymore. Elle est exposée au Monument William Wallace, Stirling, Écosse. Elle est un des symboles de l'Écosse luttant contre l'oppression des Anglais.
  • L'épée des Prophètes : voir Al Battar.
  • L'épée d'Odin dans la mythologie wagnérienne.
  • Excalibur, épée du roi Arthur (Voir aussi Caladbolg). La Dame du Lac l'appelle Caliburn dans la légende arthurienne.
  • Floberge, l'épée de Renaud de Montauban. Au cours des siècles, son nom fut altéré en Flamberge.
  • Florence, l'une des 3 épées du géant Fier-à-bras, le héros de la Geste du Roi. Elle fut forgée par Ansias qui mit 3 ans à la fabriquer et qui forgea aussi Baptism et Graban.
  • Fragarach, l'épée de Manannan Mac Lir, gardien de l'île de Man. Nul ennemi ne peut survivre à ses morsures. Elle constitue l'un des trésors des Tuatha Dé Danann, le peuple de Dana avec Caladbolg.
  • Galatyn, l'épée de Gauvain, un des Chevaliers de la Table ronde dans la légende arthurienne.
  • Graban, l'une des 3 épées du géant Fier-à-bras, le héros de la Geste du Roi. Elle fut forgée par Ansias qui mit 3 ans à la fabriquer et qui forgea aussi Baptism et Florence.
  • Gram, épée de Siegfried dans la mythologie nordique, grâce à laquelle il tue le dragon Fáfnir. On l'appelle aussi Balmung.
  • Haft, l'épée que le Roi David se forgea lui-même après que Dieu lui ait appris le travail du fer et la fabrication des armes comme récompense pour avoir terrassé le géant Goliath. Elle a été forgée sur le modèle de Al-Battar, l'épée de Goliath. Cette épée fut prise par Mahomet comme butin lors du massacre de la tribu juive des Banu Qaynuqa. C'est une épée droite à lame large de 112 cm de long. Elle fait partie des 9 épées de Mahomet. Elle fait actuellement partie du trésor du Musée Topkapi à Istanbul en Turquie.
  • Hauteclaire, l'épée d'Olivier, compagnon de Roland dans la Chanson de Roland.
  • Hrotti, une des épées du trésor de Fáfnir que Siegfried prend comme butin, après l'avoir tué.
  • Hrunting, l'une des 2 épées magiques de Beowulf.
  • Joyeuse, l'épée de Charlemagne. Elle fait partie des regalia des rois de France qui étaient déposées à la basilique Saint-Denis ; miraculeusement épargnée lors du sac du sanctuaire par les révolutionnaires, elle fait désormais partie des collections du Musée du Louvre, à Paris en France, où elle est exposée. La partie la plus ancienne (le pommeau) remonterait au Xe-XIe s.
  • Kusanagi-no-tsurugi, épée légendaire du Trésor impérial du Japon confiée par Amaterasu à Ninigi-no-Mikoto.
  • Leochain, une des épées magiques de Fergus Mac Roeg dans la mythologie celtique irlandaise.
  • Lobera, l'épée de saint Ferdinand III de Castille.
  • Les katanas de Masamune, forgées au Japon pendant le IXe siècle. Lames parfaites pouvant trancher l'acier. Lorsque l'on plantait un Masamune dans une rivière, les feuilles mortes emportées par le courant évitaient la lame de leur propre chef. Les Masamunes ne sont censées ne tuer que si la cause est juste et protègent leurs maîtres.
  • Les katanas de Muramasa, frère ou élève de Masamune. Ses katanas étaient imprégnés de force maléfique : lorsqu'on leur faisait subir le test de la rivière, les feuilles mortes venaient se couper sur les lames aiguisées. Les Murasamas tuent à chaque usage et ont tendance à porter malheur à leur propriétaire.
  • Murgleis, l'épée de Ganelon, cousin et compagnon de Roland dans la Chanson de Roland et qui le trahit à la Bataille de Roncevaux.
  • Nalfundïr, épée qui fût forgée par Aeron pour son seigneur Insil. Elle disparut à la mort de ce dernier.
  • Næglind/Nægling, l'une des 2 épées magiques de Beowulf.
  • Orna, l'épée de Tethra, un des chefs des Fomoires, et l'archétype des « épées chantantes », dans la mythologie celtique irlandaise. Dans le Lebor Gabála Érenn (Le Livre des Conquêtes de l'Irlande), elle est dérobée par Ogmios, un des Tuatha Dé Danann, le peuple de Dana, après la seconde bataille de Mag Tuired (Cath Maighe Tuireadh).
  • Précieuse, l'épée de Baligant, émir de Babylone venu aider Marsille dans la Chanson de Roland.
  • Ridill, une des épées du trésor de Fáfnir que Siegfried prend comme butin, après l'avoir tué.
  • Qal'i, une des 9 épées prise par Mahomet comme butin lors du massacre de la tribu juive des Banu Qaynuqa. C'est une épée droite à lame ondulée de 100 cm de long. Elle fait actuellement partie du trésor du Musée Topkapi à Istanbul en Turquie.
  • Samsamha, l'épée de Hâroun ar-Rachîd, Calife de Bagdad.
  • Sauvagine, une des 2 épées d'Ogier le Danois, héros d'une chanson de geste. Elle fut forgée par Munifican qui mit 3 ans à la fabriquer et qui forgea aussi Courtain et Durandal.
  • Szczerbiec, l'épée de Boleslas Ier de Pologne. Son nom signifie « l'épée aux entailles » ou « l'ébréchée » car Boleslas l'utilisa pour frapper les barres de la grande porte dorée de Kiev, ce qui causa des entailles à l'épée, d'où son nom.
  • Skofnung, l'épée de Hrólf Kraki, roi de Danemark, serait habitée par l'âme de ses douze gardes du corps, les berserks, et aurait été volée dans son tertre funéraire par des Islandais quelques siècles plus tard.
  • Tizona, l'épée principale de Rodrigo Díaz de Vivar, dit le Cid. Elle fut enterrée avec lui. Le Cid l'a prise au Roi Baucar.
  • Tyrfing, l'épée maudite possédée par Svafrlami dans la mythologie nordique.
  • Zulfikar, une des 9 épées de Mahomet. Son nom signifie « celle qui a l'épine ». C'est une épée droite à 2 pointes que Mahomet a donné à son gendre Ali ibn Abi Talib lors de la bataille de Uhud. Ali ibn Abi Talib est considéré comme étant le plus grand héros de l'islam grâce à cette épée. Elle fait actuellement partie du trésor du Musée des Arts Islamiques à Jalan Lembah Perdana, un quartier du centre de Kuala Lumpur en Malaisie. Il existe un second exemplaire de cette épée au Musée Topkapi à Istanbul en Turquie. Bien que considérée aussi comme authentique par les savants musulmans, cette épée ne comporte qu'une seule pointe, ce qui est en contradiction avec différentes sources, elles aussi reconnues comme authentiques par les savants musulmans.

Foudre[modifier | modifier le code]

  • Le Foudre de Zeus, arme fabriquée pour lui par les Cyclopes, ses oncles, et possédant trois éclairs : le premier pour avertir, le deuxième pour punir et le troisième, pour la fin des temps.
  • Vajra, l’arme du dieu Indra. Il s’agit de l’origine de la foudre.

Lances[modifier | modifier le code]

  • Amenonuhoko, lance utilisée par les divinités Shinto Izanagi et Izanami pour créer le monde.
  • Gae bolga, la lance magique de Cúchulainn dans la mythologie celtique irlandaise. Son nom signifie « javelot-foudre ».
  • Gáe Buide (“Lance Jaune”) et la Gáe Derg (“Javelot Rouge”), lances de Diarmuid Ua Duibhne, pouvant infliger des blessures dont nul ne pouvait guérir.
  • Gungnir, la lance du dieu Odin. Elle a la caractéristique de frapper toujours sa cible et de revenir à la main de celui l'a lancée.
  • La Sainte Lance (ou « lance de Longin (Longinus) »), l'arme qui a percé le flanc de Jésus de Nazareth lors de la crucifixion.
  • La lance du chef des Celtibères Olyndicus, une lance d'argent qu'il prétendait envoyée du ciel, s'était, par son allure de prophète, gagné les esprits de tous[1].
  • La lance de frêne d'Achille, que lui seul pouvait soulever et lancer. C'est un présent du centaure Chiron.
  • La lance d'Athéna. Lors du concours entre Athéna et Poséidon pour savoir à qui appartiendra la future ville d'Athènes, Athéna lança sa lance sur le sol, et un olivier est sorti de la terre, là où la lance a touché le sol.
  • La lance de St-Georges, voir aussi Ascalon, épée de St-Georges.
  • Lance de Lugh, objet légendaire druidique du dieu Lugh qui pouvait tuer n'importe qui d'un seul coup et transpercer jusqu'à 9 ennemis si elle était lancée.
  • Les Trois Lances de l'Empire Céleste (天下三名槍), trois lances considérées comme les meilleurs du Japon. Elles se nomment Tonbogiri, Nihongo et Otegine. Toutes les trois sont des variantes de Yari, avec des lames très longues et gravées, et sont encore de nos jours conservées en bon état dans les musées japonais. Tonbogiri est également célèbre pour avoir été maniée par le général Honda Tadakatsu, considéré comme l'un des plus grands héros de la caste samouraï.

Marteaux[modifier | modifier le code]

  • Mjöllnir, le marteau magique de Thor. Arme fabuleuse fabriquée par les nains Brokk et Eitri à la demande de Odin, ce marteau est capable de revenir à la main de son lanceur.
  • Le marteau d'Héphaïstos

Tridents[modifier | modifier le code]

  • Le trident de Poséidon, avec lequel il frappe l'Acropole de la future ville d'Athènes, d'où il sort une source d'eau salée (ou un cheval , selon les traditions). Ce trident peut également faire des tremblements de terre quand on frappe le sol avec.
  • Trisula, trident du dieu hindou Shiva, symbole qui concentre, pour ses adorateurs, les pouvoirs de la trimūrti, c'est-à-dire création, préservation et destruction.

Bâtons[modifier | modifier le code]

  • Le Ruyi Jingu Bang, bâton magique de Sun Wukong dans la mythologie chinoise.
  • le bâton de Moïse, dans l'Ancien Testament, avec lequel Moïse frappe le rocher d'où jaillit l'eau qui désaltère son peuple. Le bâton de Moïse se transforme aussi en serpent, puis redevient bâton. L’autre bâton de Moïse devient serpent d'airain[2]
  • Caducée, attribut divin d'Hermès ou d’Asclépios constitué d'un bâton et de deux serpents enroulés.
  • Thyrse, bâton surmonté d'une pomme de pin et décoré de feuilles de lierre, attribut du dieu Dionysos, puis Bacchus. Dionysos s'en est servi pour tué le géant Eurytos. Les satyres et les ménades ont également un thyrse.

Équipement défensif[modifier | modifier le code]

Athéna portant l'égide frangée de serpents, (vers 540 av. J.-C. Provenance : Toscanella)

Armures[modifier | modifier le code]

Boucliers[modifier | modifier le code]

Casques[modifier | modifier le code]

  • Le casque de Rostam, héros perse, sur lequel était fixée la tête d'un géant blanc.
  • La Kunée d'Hadès, créée par les Cyclopes, qui rend son porteur invisible. Hermès l'a emprunté pour tuer Hippolyte.

Bijoux[modifier | modifier le code]

Colliers[modifier | modifier le code]

Boucles d'oreilles[modifier | modifier le code]

  • Kundala, paire de boucles d'oreille données par Sūrya à Karna et que ce dernier porte sur lui dès sa naissance.

Anneaux[modifier | modifier le code]

  • Andvaranaut, anneau magique ayant appartenu à Andvari, pouvant engendrer de l'or et assurant ainsi la fortune de son propriétaire.
  • Draupnir, l'anneau du dieu Odin. Il se multiplie par 9 toutes les 9 nuits. C'est d'ailleurs un symbole de richesse inépuisable. Il a été forgé par les nains.
  • L'Anneau des Nibelungen, il réfère à une ancienne légende, liée à un anneau maudit forgé par les Nibelungen, un peuple de nains légendaires. Deux versions de cette légende sont connues : l'une scandinave, à travers l'Edda poétique et la Völsunga saga, l'autre allemande racontée dans La Chanson des Nibelungen.
  • L'anneau de Gygès, roi de Lydie, le rendait invisible.

Objets religieux[modifier | modifier le code]

L'Arche d'alliance lors de son passage devant les murs de Jéricho, (enluminure de Jean Fouquet, v.1470-75)

Objets bibliques[modifier | modifier le code]

Reliques[modifier | modifier le code]

  • Le Voile de Véronique, linge avec lequel sainte Véronique aurait essuyé le visage du Christ lors de sa Passion ; l'image du visage de Jésus-Christ s'y serait miraculeusement imprimée.
  • La Vraie Croix, croix sur laquelle Jésus-Christ aurait été crucifié. Elle aurait été découverte au début du IVe siècle par sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin Ier dit le Grand.
  • La Sainte Couronne, couronne d'épines qui aurait été posée sur la tête du Christ avant sa crucifixion.
  • La Sainte Éponge, éponge imbibée de vinaigre qui aurait été utilisée pour atténuer les souffrances du Christ lors de sa crucifixion.
  • Le Saint-Suaire (appelé aussi le Mandylion), linceul qui aurait servi à envelopper le corps du Christ après sa mort et sa mise au tombeau. Il aurait été fourni, ainsi que le tombeau, par un notable, Joseph d'Arimathie.
  • La Main de Midas, main transformant tout ce qu'elle touche en or.

Véhicules[modifier | modifier le code]

Le cheval de Troie, Giovanni Domenico Tiepolo

Bateaux[modifier | modifier le code]

Chars[modifier | modifier le code]

  • Le Cheval de Troie, cheval de bois construit par Épéios pendant la guerre de Troie.
  • Le char d'Apollon, marquant la course de l'astre solaire, mais c'est avant cela le char d'Hélios, dieu du Soleil, qui accepta à tort, de laisser Phaéton son fils le conduire une journée.
  • Le char d'Aurore, marquant la course de l'Aurore et précédant celui du Soleil.

Vêtements[modifier | modifier le code]

Ceintures[modifier | modifier le code]

  • Megingjord (« qui augmente la force »), ceinture portée par le dieu Thor qui lui donne la force de soulever son marteau Mjöllnir.
  • Ceinture d'Hippolyte, l'objet d'un des douze travaux d'Héraclès.
  • La ceinture d'Aphrodite. Elle a été fabriquée par Héphaïstos. Cette ceinture rend séduisante n'importe quelle femme qui la met. Aphrodite s'en sert pour séduire Héphaïstos quand elle lui est infidèle et il la pardonne toujours.

Gants[modifier | modifier le code]

Chaussures[modifier | modifier le code]

  • Les chaussures de Vidar, magiques et totalement indestructibles.
  • Les sandales ailées, attribut divin d'Hermès constitué d'une paire de sandales ailées lui permettant de voler de l'Olympe jusqu'à la Terre pour porter les messages divins.

Chapeaux[modifier | modifier le code]

  • Pétase, attribut divin d'Hermès constitué d'un chapeau ailé à bord large.

Habits[modifier | modifier le code]

  • La chape de Saint-Martin, coupée en deux pour la partager avec un pauvre.
  • La tunique de Nessos, synonyme de cadeau empoisonné. Elle était imprégnée du sang de Nessos qui brûla Hercule jusqu'à ce qu'il s'immole pour mettre fin à ses souffrances.
  • La peau du Lion de Némée, qu'aucune lame ne peut pénétrer et qu'Héraclès revêtit.

Nourriture[modifier | modifier le code]

Pommes[modifier | modifier le code]

  • La pomme d'Ève ou d'Adam, pomme symbolique représentant l'arbre de la connaissance du bien et du mal. La représentation par une pomme pourrait venir d'un jeu de mot autour du mot latin Malus (le Mal), car au féminin Mala signifie la « pomme ».
Note : Dans les textes bibliques, il n'est fait mention que du « fruit de la connaissance du bien et du mal »[3].

Boissons[modifier | modifier le code]

Objets producteurs de nourriture[modifier | modifier le code]

  • La Corne d'abondance, objet mythologique en forme de coquille de Triton, utilisé par Ploutos, le dieu grec de la Richesse et de l'Abondance.
  • Le Chaudron de Diwrnach remplit, dans la mythologie celtique, le même rôle que la corne d'abondance : il produit indéfiniment de la nourriture, quel que soit le besoin et le nombre de convives. Il est volé par le Roi Arthur et ses compagnons. Dans les versions tardives de l'épopée Arthurienne, le chaudron de Diwrnach est retrouvé dans le Saint Graal.

Autres aliments[modifier | modifier le code]

  • L'Ambroisie est une herbe qui donne l'immortalité aux Olympiens.
  • Les Lotos, fleurs ayant envoûté l'équipage d'Ulysse.
  • La Manne céleste, ayant nourri les Hébreux pendant les 40 ans d'errance dans le désert.

Autres objets[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.arbre-celtique.com/encyclopedie/olyndicus-par-florus-1965.htm
  2. Les baladins de la tradition
  3. Genèse 2

Voir aussi[modifier | modifier le code]