Liskamm

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Liskamm
La face nord du Lyskamm
La face nord du Lyskamm
Géographie
Altitude 4 527 m, sommet oriental
Massif Alpes valaisannes
Coordonnées 45° 55′ 21″ N 7° 50′ 08″ E / 45.9225, 7.83556 ()45° 55′ 21″ Nord 7° 50′ 08″ Est / 45.9225, 7.83556 ()  
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Drapeau de l'Italie Italie
Canton
Région autonome
Valais
Vallée d'Aoste
District
Commune
Viège
Gressoney-La-Trinité
Ascension
Première 19 août 1861 par W.E. Hall, J.F. Hardy, J.A. Hudson, C.H. Pilkington, A.C. Ramsay, T. Rennison, F. Sibson et R.M. Stephenson, avec J.-P. Cachat, F.J. Lochmatter, Karl Herr, Stefan Zumtaugwald, P. et J.-M. Perren
Voie la plus facile depuis le refuge Gnifetti

Géolocalisation sur la carte : Vallée d'Aoste

(Voir situation sur carte : Vallée d'Aoste)
Liskamm

Géolocalisation sur la carte : canton du Valais

(Voir situation sur carte : canton du Valais)
Liskamm

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
Liskamm

Géolocalisation sur la carte : Suisse

(Voir situation sur carte : Suisse)
Liskamm

Le Liskamm (ou Lyskamm) est une montagne des Alpes valaisannes à l'est du Cervin et à l'ouest du Mont Rose sur la frontière italo-suisse entre le Valais et le Val d'Aoste. Il a un sommet oriental (4 527 m, 8e sommet alpin) et un sommet occidental (4 479 m, 11e sommet alpin). Le Liskamm a été parfois surnommé le « mangeur d'homme » à cause des séries de tragédies qui se sont déroulées sur ses arêtes. Ces deux sommets, reliés par une arête longue de deux kilomètres à 4 450 m d'altitude en moyenne, peuvent être faits dans une même course.

La première ascension a été réalisée le 19 août 1861 par William Edward Hall, Jean-Pierre Cachat, Peter Perren, Josef-Marie Perren, J.F. Hardy, J.A. Hudson, C.H. Pilkington, A.C. Ramsay, T. Rennison, F. Sibson, R.M. Stephenson, Franz Josef Lochmatter (1825-1897)[1],[2], Karl Herr et Stefan Zumtaugwald.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue du Liskamm et du Grenzgletscher depuis le Gornergrat.

À cause de sa proéminence modeste de 376 mètres, le Dufourspitze étant seulement 107 mètres plus haut, le Lyskamm est parfois considéré comme faisant partie du mont Rose. Mais, visuellement, le Lyskamm est une montagne imposante, composée de deux sommets principaux : le Liskamm oriental et le Liskamm occidental, séparés par une arête de deux kilomètres de long. Cette arête constitue la frontière entre le canton suisse du Valais au nord et la région italienne de la Vallée d'Aoste au sud.

La face septentrionale de la montagne est un mur impressionnant couvert de glace sur plus de 1 200 m de hauteur, qui domine le glacier du Gorner. Le versant le moins abrupt est situé au sud et monte seulement de quelque cent mètres au-dessus du glacier de Lis (Italie).

Les puissants vents de nord-est soufflant en altitude déposent régulièrement de la neige ce qui fabrique d'impressionnantes corniches qui surplombent le versant sud. Les vents du sud creusent ces corniches, ce qui les rend très fragiles[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le sommet oriental, le plus haut des deux sommets, a été gravi pour la première fois en 1861 par l'arête, par une équipe de 14 hommes, huit Anglais et six guides suisses, menée par J. F. Robuste et incluant William Edward Hall. Les autres Anglais étaient A. C. Ramsey, F. Sibson, T. Rennison, J. A. Hudson, C. H. Pilkington et R. M. Stephenson. Les guides étaient J.-P. Cachet, F.J. Lochmatter, K. Herr, S. Zumtaugwald, P. et J.-M. Perren[4].

Les deux sommets ont été escaladés par l'arête qui les relie, et ont été traversés trois ans plus tard par Leslie Stephen, Edward Buxton, Jakob Anderegg et Franz Biener[4].

La première tentative d'ascension par l'imposante face Nord-Est a été réalisée en 1880 par les frères Kalbermatten. Ils ont été pris dans une avalanche en bas du glacier mais en ont réchappé. Le 9 août 1890, L. Normand-Neruda avec les guides Christian Klucker et J. Reinstadler étaient les premiers à atteindre le sommet oriental par le versant Nord, désormais appelé « parcours Normand-Neruda »[4]. La première hivernale de cet itinéraire a été réussie le 11 mars 1956 par C. Fosson et O. Frachey[5].

En 1907, Geoffrey Winthrop et son guide ont traversé intégralement l'arête deux fois de suite. Winthorp voulait traverser l'arête du Nordend au Breithorn. Ils partent de Riffelalp à minuit et finissent par la traversée du mont Rose vers midi. Mais, après le traversée du Lyskamm et de la Salière, le guide est épuisé. Winthorp, très déçu, fait demi-tour en en traversant l'arête du Lyskamm une seconde fois. Il souhaite même pousser jusqu'au Nordend mais son guide refuse de prolonger l'ascension[4].

Voie d'accès[modifier | modifier le code]

Le voie normale commence au Lysjoch, accessible par la cabane Giovanni Gnifetti (3 650 m) ou par la cabane du Mont Rose (2 795 m). La voie suit le parcours pris par les premiers ascensionnistes.

La montagne est souvent gravie par la traversée des deux sommets (AD). Elle passe le long d'une arête étroite, enneigée, avec quelques parties rocheuses et des petits ressauts. Dans de bonnes conditions, ce parcours est assez facile ; cependant, avec de mauvaises conditions de neige et/ou une mauvaise visibilité, les nombreuses corniches de l'arête peuvent s'avérer dangereuses, principalement sur son tombant méridional[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de) Christian Imboden, Berge: Beruf, Berufung, Schicksal. Die St. Niklauser Bergführer als Wegbereiter des internationalen Alpinismus, Rotten Verlag, Visp, 2013 (ISBN 3-907624-48-3), p. 74 et 169
  2. (de) J. Ruppen, V. Summermatter, St. Niklaus: Familienstatistik und Chronik der Gemeindeverwaltung St. Niklaus, Saint-Nicolas, 1975, Familienstatistik 2.
  3. a et b Jean-François Hagenmüller, François Marsigny, François Pallandre, L'Alpinisme : des premiers pas aux grandes ascensions, édition Glénat, coll. « Montagne randonnée », 2009, p.94-95 (ISBN 2723462153)
  4. a, b, c et d Helmut Dumler, Willi P. Burkhardt, Les 4000 des Alpes (ISBN 2-7003-1305-4)
  5. Robin G. Collomb, Pennine Alps Central, Londres, Alpine Club, 1975, p. 92