Lion de Lucerne

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Lion de Lucerne
Lion de Lucerne.
Lion de Lucerne.
Présentation
Nom local Löwendenkmal
Date de construction 1820-1821
Protection Bien culturel suisse d'importance nationale
Géographie
Pays Suisse
Canton Lucerne
Commune Lucerne
Localisation
Coordonnées 47° 03′ 30″ N 8° 18′ 38″ E / 47.058333, 8.310556 ()47° 03′ 30″ Nord 8° 18′ 38″ Est / 47.058333, 8.310556 ()  

Géolocalisation sur la carte : Suisse

(Voir situation sur carte : Suisse)
Lion de Lucerne

Le Lion de Lucerne (en allemand : Löwendenkmal) est une sculpture située à Lucerne, en Suisse.

Dessinée par Bertel Thorvaldsen, puis sculptée en 1820-1821 par Lukas Ahorn, elle commémore les mercenaires suisses morts au service du roi Louis XVI de France, en 1792, lorsque les révolutionnaires prennent d'assaut le Palais des Tuileries à Paris.

L'écrivain Mark Twain décrit la sculpture, représentant un lion mortellement blessé, comme « la pièce de pierre la plus triste et émouvante du monde »[1].

Contexte[modifier | modifier le code]

Depuis le début du XVIIe siècle, un régiment de mercenaires suisses sert dans le cadre de la Maison du roi de France. Le 6 octobre 1789, le roi Louis XVI est contraint de déménager avec sa famille du château de Versailles au palais des Tuileries à Paris. En juin 1791, il tente de s'évader vers Montmédy.

Au cours de la journée du 10 août 1792, les révolutionnaires prennent d'assaut le palais. Des combats éclatent spontanément après que la famille royale ait été exfiltrée des Tuileries pour se réfugier avec l'Assemblée nationale législative. Les gardes suisses, à court de munitions, sont débordés par des adversaires en nombre supérieur. Une note écrite par le roi, qui a été retrouvée, ordonnait aux gardes suisses de se retirer et de retourner dans leurs casernes, mais ceci fut seulement pris en compte après que leur position fut devenue intenable.

Vue du monument, en 2007.

Parmi les gardes suisses défendant les Tuileries, plus de 600 sont tués durant les combats ou massacrés après leur reddition. On estime que 200 autres sont morts en prison des suites de leurs blessures ou sont tués au cours des massacres de Septembre qui suivent.

Mis à part une centaine de gardes parvenus à fuir les Tuileries, les seuls survivants du régiment sont un détachement de 300 hommes envoyé en Normandie quelques jours auparavant.

Les officiers suisses figurent parmi les gardes tués, bien que le major Karl Josef von Bachmann — aux commandes des Tuileries — a été formellement jugé et guillotiné en septembre, toujours vêtu de son manteau d'uniforme rouge. Deux des officiers suisses qui ont survécu ont atteint un grade supérieur sous Napoléon.

Mémorial[modifier | modifier le code]

L'initiative de créer un monument est prise par Karl Pfyffer von Altishofen, un officier des gardes qui se trouvait en congé à Lucerne à l'époque des événements. Il commence à recueillir de l'argent en 1818.

Le projet est dessiné par le sculpteur danois Bertel Thorvaldsen et taillé en 1820-1821 par Lukas Ahorn, dans la falaise d'une ancienne carrière de grès près de Lucerne. Il mesure dix mètres de long sur six mètres de haut.

Lion de la Confédération, à Atlanta.

Le monument porte une dédicace latine, Helvetiorum Fidei ac Virtuti (À la loyauté et à la bravoure des Suisses). Le lion mourant est présenté empalé par une lance, couvrant un bouclier portant la fleur de lys de la monarchie française ; un autre bouclier à côté de lui porte les armoiries de la Suisse. Une inscription sous la sculpture répertorie les noms des officiers et le nombre approximatif des soldats morts (DCCLX soit 760) et survivants (CCCL soit 350).

La pose du lion est copiée en 1894 par Thomas M. Brady[2] pour son Lion de la Confédération situé dans le cimetière d'Oakland à Atlanta (États-Unis).

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Mark Twain, « Chapter XXVI: The Nest of the Cuckoo-Clock », A Tramp Abroad, éd. American Publishing Company, Madison, 1880
  2. (en) Thomas M. Brady, Sr sur Find a Grave

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Lion Monument » (voir la liste des auteurs)

Lien externe[modifier | modifier le code]

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