Lion américain

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Le lion américain (Panthera spelaea atrox), ou lion d'Amérique, est une sous-espèce de lion éteinte. Il vivait en Amérique du Nord pendant le Pléistocène.

Fiche d’identité[modifier | modifier le code]

Reconstitution
Squelette
Le crâne et les mâchoires du lion américain étaient particulièrement épais
  • Nom vernaculaire : lion américain, lion d’Amérique, lion des cavernes américain, etc.
  • Nom scientifique : Panthera spelaea atrox (synonymes : Felis (Leo) atrox, Panthera Leo atrox, Panthera Tigris atrox), ce qui signifie « lion atroce »
  • Auteur et date de sa description : Leidy, 1853
  • Parenté actuelle : lion moderne
  • Statut : éteint
  • Longueur : jusqu’à 4 mètres chez les mâles
  • Hauteur (au garrot) : jusqu’à 1,50 mètre chez les mâles
  • Poids : mâles : 450 à 550 Kilos – femelles : 400 à 450 Kilos
  • Époque : de – 80 000 ans à – 10 000 ans environ (pléistocène supérieur)
  • Répartition : de l’Alaska au Mexique
  • Habitat : plaines herbeuses, toundras, zones boisées

Description[modifier | modifier le code]

Les lions américains ressemblaient beaucoup aux lions modernes, mais ils étaient bien plus grands. Ils possédaient un pelage allant du fauve au brun[réf. nécessaire] ; d’après certaines représentations de lions de son cousin européen dans les cavernes, on suppose que le lion américain possédait peut-être quelques rayures, mais bien moins importantes que celles du tigre. On peut également supposer qu’il possédait une touffe de poils noirs au bout de sa queue. La crinière de cette espèce était bien moins dense que celle des lions africains, mais elle devait quand même s’assombrir avec l’âge.

Mœurs[modifier | modifier le code]

Les lions américains vivaient probablement en groupe, comme les lions modernes, mais on pense qu’ils chassaient seuls ou en couple, contrairement aux lions actuels, sauf pour de grandes occasions. Cela a été prouvé par les lions de Rancho La Brea (Californie) où les jeunes avaient des dents plus usées que les jeunes lions modernes.

Ils ont pu habiter des grottes ou dans les fissures dans des roches pendant l’hiver, en cachant l’ouverture par des branches et de l’herbe sèche pour se protéger du froid, comme les tigres de l’Amour qui sont adaptés au même climat. L’abri n’était pas nécessaire plus au sud où l’hiver était moins rigoureux.

Selon leur structure anatomique, les lions américains étaient moins agiles que les lions africains, qui peuvent atteindre jusqu’à 48 km/h lors de leurs plus performantes accélérations. Ils chassaient alors des animaux moins rapides mais plus robustes, comme le bison, mais leur force et leur poids leur permettaient d’abattre la proie au sol, et la tuaient sans doute en lui mordant le museau afin de lui bloquer les voies respiratoires, comme les lions actuels. Ils s’attaquaient également aux chevaux, à des cervidés et même à de jeunes mammouths.

Le lion américain et l'humain[modifier | modifier le code]

De nombreux lions ont été retrouvés dans les restes de camps humains datés du Paléolithique ; cela laisse penser que les lions étaient chassés par les hommes (ou parfois vice-versa). Dans l’Idaho, des restes de lion américain ont été retrouvés dans les débris d’une grotte appelée Jaguar Cave ; ils sont datés de 10 300 ans [réf. souhaitée]. Plusieurs autres fossiles prouvent que ces lions ont été chassés par les premiers Amérindiens.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes et références[modifier | modifier le code]