Lin Xiling

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Dans ce nom chinois, le nom de famille, Lin, précède le nom personnel.
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Lin Xiling
Cheng Haiguo
Lin Xiling en 1953
Lin Xiling en 1953

Naissance 1935
Shanghai (Chine)
Décès 22 septembre 2009
Paris (France)

Lin Xiling (chinois 林希翎), pseudonyme de Cheng Haiguo, est une militante chinoise née en 1935 à Shanghai ou à Wenling dans le Zhejiang[1] et morte le 22 septembre 2009 à Paris[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

De parents artistes[3] ou du « directeur de l’Institut d’espéranto de Shanghai », Lin Xiling considère avoir hérité « la tradition du refus », et d’une militante communiste convertie par ailleurs au catholicisme"[style à revoir] [4].

Dès l'âge de 14 ans, elle s'engage dans l'Armée populaire de libération et participe à la lutte des communistes jusqu'à l'avènement de la République populaire de Chine en 1949.

En 1957, durant la campagne des cent fleurs, cette militante de la première heure ose critiquer Mao de front.

Lin Xiling, étudiante en droit, sur une place du campus de Renda (Université du peuple) rebaptisée place de la démocratie, évoque dans ses discours la disparition de Hu Feng, critique le parti communiste chinois qui est «  devenu une classe privilégiée », «réprima le peuple dès la libération » . Elle critique aussi le stalinisme (suite au rapport "secret" de Krouchtchev)[5] et exige que son cas soit réexaminé. Elle met aussi en avant le dogmatisme du Parti et le fait que « le vrai socialisme doit être démocratique, alors que le nôtre ne l'est pas.» Qualifiée de « droitiste », elle est « des l’une des toutes premières dissidentes de l’ère maoïste »[2].

Arrêtée le 11 août 1958, elle est condamnée en 1959 à 15 ans de réclusion et 5 ans de privation de ses droits politiques. Elle est libérée sur l'ordre de Mao Zedong en 1973. En 1978, le label « droitiste » lui est retiré mais Deng Xiaoping s'oppose à sa réhabilitation (ils ne seront que peu dans ce cas). Elle travaille en 1979 à l'usine de machines agricoles de Wuyi dans le Zhejiang. Après 1983, elle s'est installée en France et n'a jamais obtenu sa réhabilitation.

De 1983 à 1986, elle est chercheuse associée au Centre d’études sur la Chine moderne et contemporaine de l'EHESS[6].

Elle avait obtenu un diplôme de droit. Elle était une ancienne journaliste du Quotidien de la jeunesse de Chine. Elle pratiquait aussi de nombreux instruments dont l'Erhu.

Elle déclarait croire « encore à l'utopie communiste et aux espérances des Grands Soirs »[7].

Lin Xiling est décédée à Paris le 21 septembre 2009.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'après le comité du parti communiste chinois de l'université du peuple à Pékin.
  2. a et b Pierre Haski, « Lin Xiling l'indomptable, mort d'une dissidente chinoise à Paris », Rue89, 22 septembre 2009, [lire en ligne]
  3. Interview de 2007 [1].
  4. Itzok septembre 1987, interview.
  5. cité dans le rapport du comité du parti communiste de l'université du peuple pour la rééxamination de son dossier en 1979
  6. [2]
  7. D'après La revue de presse de Radio France, sur le site [3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]