Ligue musulmane du Pakistan (Q)

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Ligue musulmane du Pakistan (Q)

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Logo officiel

Présentation
Fondation 2002
Dirigeant Chaudhry Shujaat Hussain
Représentation
Députés
2 / 342
Sénateurs
5 / 104
Représentation régionale
Députés du Penjab
8 / 371
Députés du Sind
0 / 168
Députés de Khyber Pakhtunkhwa
0 / 124
Députés du Balouchistan
5 / 65
Orientations
Idéologie centre-droit, conservatisme modéré, libéralisme économique, nationalisme pakistanais
Couleurs vert
Informations
Siège Islamabad, Pakistan
Site web pml.org.pk/

La Ligue musulmane du Pakistan (Q) officiellement appelée Ligue musulmane du Pakistan (en anglais : Pakistan Muslim League ; en ourdou : پاکستان مسلم لیگ ق) est un parti politique pakistanais issu de la Ligue musulmane du Pakistan (N) et fondé en 2002.

Le parti est issu d'une dissidence au sein de la Ligue musulmane de Nawaz Sharif et a soutenu Pervez Musharraf durant les élections de 2002 et de 2008. Il a été au pouvoir de 2002 à 2007. Après sa défaite de 2008, le parti a arrêté de soutenir Pervez Musharraf et est profondément divisé. De plus en plus marginalisé, il a rejoint la coalition gouvernementale du Parti du peuple pakistanais en 2011 puis a été marginalisé lors des élections de 2013.

C’est un parti de centre-droit, libéral et proche du nationalisme pakistanais. Il est plus modéré que la Ligue musulmane du Pakistan (N) sur les questions de sociétés. Il est dirigé par Chaudhry Shujaat Hussain.

Historique[modifier | modifier le code]

Le parti du pouvoir (2002 - 2007)[modifier | modifier le code]

Chaudhry Shujaat Hussain en 2004 alors qu’il était premier ministre.

Ce parti a été fondé le 20 juillet 2002 et est alors surtout composé de dissidents de la Ligue musulmane du Pakistan (N), dont le « N » signifie Nawaz Sharif qui était Premier ministre avant d'avoir été renversé par le coup d’État du chef de l'armé Pervez Musharraf en 1999. La nouvelle Ligue est menée par Chaudhry Shujaat Hussain et soutient Pervez Musharraf, et s'affiche plus au centre de l'échiquier politique que son prédécesseur. Le « Q » souvent rattaché au parti pour le distinguer signifie Quaid e Azam Group en référence au fondateur du Pakistan Muhammad Ali Jinnah[1].

Le parti a gagné les élections législatives de 2002 en remportant 126 députés et donc une majorité relative à l’Assemblée nationale. Cette victoire a permis de confirmer le pouvoir du général Pervez Musharraf qui peut désormais s'appuyer sur un gouvernement issu d'une coalition à l'Assemblée nationale.

Défaite et isolement (2008 - 2011)[modifier | modifier le code]

La ligue obtient 23 % des voix durant les élections législatives pakistanaises de 2008 et 54 sièges à l’Assemblée nationale, soit 72 de moins par rapport aux élections de 2002. Après ces élections, le parti s’est retrouvé complètement isolé alors que le Parti du peuple pakistanais, vainqueur du scrutin, a réuni une large coalition parlementaire pour l’exclure. La Ligue musulmane (Q) se voyait alors reprocher son soutien à Pervez Musharraf, arrivé au pouvoir en 1999 par un coup d’État. Après sa démission et son exil, Pervez Musharraf n'a plus bénéficié du soutien de ce parti.

Depuis ces élections, la Ligue est profondément divisée. Lors de l'élection du Président de la République par le collège électoral en septembre 2008, moins de la moitié des membres de la Ligue ont voté pour le candidat officiel du parti. À l'Assemblée provinciale du Balouchistan, la plupart des élus du parti forme un groupe dissident.

La Ligue musulmane (Q) devient le principal parti d’opposition après les élections législatives du 18 février 2008 et jusqu’en août 2008, date à laquelle la Ligue musulmane du Pakistan (N) quitte la coalition gouvernementale pour devenir le premier parti d’opposition.

Partenaire de coalition (2011 - 2013)[modifier | modifier le code]

Le 1er mai 2011, après une brève alliance rapidement rompue avec la Ligue musulmane du Pakistan (F), la Ligue musulmane (Q) intègre la coalition gouvernementale dirigée par le Parti du peuple pakistanais. Ce dernier recherche alors un soutien plus large, notamment pour faire voter le budget 2011-2012 (dont le vote se déroule entre les mois de mai et juin au Pakistan) et pour ne plus être dépendant de ses autres partenaires de coalition. La Ligue musulmane (Q) devient alors le plus important allié du PPP et obtient cinq ministres fédéraux et des accords pour des réformes économiques et la création d’au moins deux nouvelles provinces. Cette dernière idée a longtemps été soutenue par la Ligue. Elle implique notamment de diviser la province du Pendjab pour créer une province représentant l’ethnie seraiki dans sud du Pendjab. La Ligue musulmane (Q) avait d’ailleurs réalisé de bons résultats dans cette région en 2008.

Cette alliance ne met pas fin aux divisions du parti, bien au contraire. À l'Assemblée provinciale du Pendjab, environ 50 des 80 membres du parti soutiennent la Ligue musulmane du Pakistan (N) qui dirige le gouvernement local. Les dissidences su multiplient : les anciens cadres du parti rejoignent surtout la Ligue musulmane du Pakistan (N) et les jeunes le Mouvement du Pakistan pour la Justice.

La ligue et le Parti du peuple pakistanais ont prévu de s'allier en vue des élections législatives de 2013[2], mais la Ligue prend finalement ses distances avec le PPP, lui imputant les échecs du gouvernement[1]. La ligue n'est créditée que de 2 à 4 % des intentions de votes.

Effondrement en 2013[modifier | modifier le code]

À la suite des élections législatives de 2013, la Ligue est totalement marginalisée en ne reportant que deux sièges fédéraux et treize provinciaux, et 3,1 % des votes populaires. Les défections se poursuivent par la suite, notamment les présidents du parti dans les provinces de Khyber Pakhtunkhwa et du Sind[3],[4].

Représentation parlementaire[modifier | modifier le code]

Élections Vote populaire % de suffrages
(échelle nationale)
Nombre de sièges à
l'Assemblée nationale
% des sièges
Législatives de 2002 7 613 411 25,7 % 126 36,8 %
Législatives de 2008 7 989 817 23,0 % 54 15,8 %
Législatives de 2013 1 409 905 3,1 % 2 0,6 %

Référence[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) The Pakistan Muslim League-Q - from Musharraf backers to PPP ally sur Radio France internationale, le 28 avril 2013.
  2. (en) PPP-Q-League alliance for elections on the rocks sur The News International, le 26 mars 2013
  3. (en) PML-Q loses ground to PML-N in KP sur The News International, le 3 septembre 2013
  4. (en) PML-Q down and out in Sindh sur The News International, le 25 novembre 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]