Ligue de justice d'Amérique

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Ligue de justice d'Amérique
Personnage de fiction apparaissant dans
Ligue de justice d'Amérique.

Alias JLA
Justice League
Adresse Watchtower (détruite)
The Refuge (détruit)
JLI Embassies (fermées)
Detroit Bunker (fermé)
Satellite (détruit)
Secret Sanctuary (abandonné)

Membre(s) voir liste

Créé par Gardner Fox
Mike Sekowsky
Première apparition The Brave and the Bold # 28 (Février-Mars 1960)
Éditeur(s) DC Comics

La Ligue de justice d'Amérique (Justice League of America ou JLA en version originale) est une équipe de fiction regroupant les principaux super-héros de l'éditeur DC Comics.

Histoire du groupe[modifier | modifier le code]

Avant Crisis on Infinite Earths, la JLA était l'équipe de super-héros qui protégeait Terre-I.

Après Crisis, il a été établi que la Ligue a succédé à la Société de justice d'Amérique, après un long hiatus.

Selon les époques et les périodes, sa constitution varie mais ses membres les plus récurrents sont : Superman, Batman, Wonder Woman, Flash, Green Lantern, J'onn J'onzz (Martian Manhunter), Aquaman, Hawkman, Green Arrow

Suite à la destruction de leur satellite orbital dans JLA vol.4 #1, c'est depuis leur Tour de guet (Watchtower en V.O., apparue dans JLA vol.4 #4) basée sur la Lune, que ces justiciers luttent contre les différents dangers (invasions extra-terrestres, savants fous, mégalomanes…) qui menacent la quiétude de la Terre.

Membres[modifier | modifier le code]

La ligue possède un grand nombre de membres durant toutes les périodes que la ligue a connu. Voici donc la liste complète des membres ayant appartenu à la Ligue de justice d'Amérique.

Personnages associés[modifier | modifier le code]

Alliés[modifier | modifier le code]

Ennemis[modifier | modifier le code]

Vie éditoriale[modifier | modifier le code]

DC Comics[modifier | modifier le code]

La Ligue de justice a connu plusieurs incarnations, ainsi que plusieurs séries dérivées (Justice League Europe, Justice League Task Force, etc.)

Après un galop d'essai dans la revue anthologique The Brave and the Bold (#28 à 30, février-juin 1960), le groupe eut droit à son propre titre en octobre 1960. Nommée Justice League of America, la revue comptera 261 numéros jusqu'en avril 1987. Démarrée sous l'égide du scénariste Gardner Fox et du dessinateur Mike Sekowsky, elle sera marquée par la longue présence du dessinateur Dick Dillin qui succèdera à Sekowsky au #64 et qui dessinera la bande jusqu'à son décès (Justice League of America #183). C'est George Pérez qui le remplacera durant quelques numéros avant de céder la place à Chuck Patton. Sur le plan scénaristique, de nombreux auteurs succèderont à Fox, parmi lesquels on pourrait citer Len Wein, Denny O'Neil, Cary Bates ou Steve Englehart. On retiendra surtout la prestation de Gerry Conway qui, du #151 au #255, prévaudra à la destinée du groupe. C'est à lui qu'on devra la création de la Justice League de Détroit, tentative décriée de redynamiser une série qui s'essoufflait. Mais l'apport de nouveaux personnages peu charismatiques et la disparition des grandes figures du groupe signent l'arrêt de mort du magazine. J.M. DeMatteis et Luke McDonnell seront chargés des derniers numéros, qui prennent place au sein de deux grandes sagas : Crisis on Infinite Earths et Legends. On y assiste à la dissolution de la ligue de Détroit et à la mort de certains personnages, laissant la place à une refonte complète de l'équipe.

En mai 1987 parait le premier numéro de Justice League qui voit le renouveau du groupe. Sous l'impulsion du responsable éditorial Andrew Helfer, les scénaristes Keith Giffen et J.M. DeMatteis injectent une forte dose d'humour, qui se caractérise par la présence de nouveaux membres comme le duo Blue Beetle-Booster Gold ou un Green Lantern caractériel, Guy Gardner. Un ton sitcom se fait jour, marqué par la prépondérance de dialogues comiques et l'accent mis sur les interactions entre les personnages plutôt que sur les menaces auxquelles doit faire face l'équipe. Cette ambiance est renforcée par le dessin du jeune artiste Kevin Maguire dont les personnages aux expressions faciales réalistes servent à merveille la nouvelle direction de la série. Il sera suivi en cela par plusieurs de ses successeurs comme Mike McKone, Adam Hughes ou Chris Wozniak. Durant ce temps, le titre est renommé deux fois. Au numéro 7 (novembre 1987), il devient Justice League International, établissant l'affiliation à l'ONU de l'équipe avant de devenir Justice League America au numéro 26 (mai 1989), permettant la création d'une revue sœur, Justice League Europe. Le duo Giffen/DeMatteis quitte le magazine au #60 (mars 1992), laissant la place au scénariste et dessinateur Dan Jurgens. Son court passage sera marqué par l'implication de la Justice League dans la saga Death of Superman qui voit la mort du célèbre héros kryptonien. Au #78 (août 1993), le scénariste Dan Vado prend la relève, accompagné des dessinateurs Mike Collins, Kevin West et Marc Campos. Cette période verra une lente et durable dégradation de la bande que le remplacement de Vado par Gerard Jones et l'adjonction du dessinateur Chuck Wojtkiewicz au #93 (novembre 1994) ne parviendra pas à endiguer. La série s'arrête au numéro 113 d'août 1996 dans l'indifférence du lectorat.

Décidé à redonner à son équipe-phare ses lettres de noblesses, DC Comics choisit de faire revenir au sein du groupe tous les héros principaux de la firme, à savoir Superman, Batman, Wonder Woman, Green Lantern, Flash, Martian Manhunter et Aquaman. De septembre à novembre 1996, la mini série Justice League: A Midsummer's Nightmare permet aux « big guns », comme on les appelle, de se réunir à nouveau. Leur rassemblement sera entériné par le lancement d'une nouvelle série.

Steven Kern est l'ultime membre de la Ligue de justice d'Amérique.

Le volume 3 est lancé en 1997 par Grant Morrison et Howard Porter, qui prennent le parti pris de refaire de la JLA le groupe des plus grands héros, ce qu'il n'était plus vraiment dans ses dernières incarnations. Ils n'hésitent pas à faire un parallèle appuyé avec la mythologie des dieux de l'Olympe. Morrison introduit de nouvelles menaces, Maggedon, les Martiens blancs, Prometheus, des personnages comme les Ultramarines ou Zauriel, et réactualise certains personnages comme le Shaggy Man ou La Clé. Plusieurs autres équipes d'artistes se sont ensuite succédé, tels Mark Waid et Bryan Hitch, Joe Kelly et Doug Manhke ou l'équipe mythique Chris Claremont / John Byrne. À l'instar du premier volume, cette série s'éteindra dans le cadre d'une maxi-saga, Infinite Crisis qui verra le groupe s'auto-détruire suite à de nombreuses dissensions.

Le succès de la version imaginée par Morrison conduira à la création de nombreux autres projets estampillés JLA. Parmi les nombreux albums et séries limitées, on n'en citera que quelques-uns, marquants par leur qualité. Ainsi du graphic novel JLA: Earth 2 signé Morrison et Frank Quitely qui voit l'équipe affronter une réplique malfaisante d'elle-même. Dans la même veine, l'album JLA: Heaven's Ladder de Waid et Hitch relate son combat épique contre une race extraterrestre qui s'apparente à des dieux. En 1998, Waid toujours, accompagné de Barry Kitson, retrace la première année d'existence de la ligue au sein des douze numéros de la série limitée JLA: Year One. La même année, Alan Davis livre un elseworlds intitulé The Nail (Le Clou en français) qui raconte la vie de la JLA si Superman n'était pas là… Une histoire qui connaitra même une suite sous le titre Another Nail en 2004. Fin 2003, le crossover JLA/Avengers, attendu depuis plus de 20 ans par les fans, est enfin publié, réalisé par Kurt Busiek et George Perez. En 2005, Alex Ross initie une maxi-série de 12 épisodes baptisée Justice, qu'il peint sur des crayonnés de Doug Braithwaite, tandis qu'apparaît la série JLA Classified mettant en scène des histoires situées à différentes époques par des équipes artistiques changeant à chaque fois.

Bibliographie française[modifier | modifier le code]

Arédit/Artima[modifier | modifier le code]

Collection « Artima color DC Super star » (Justice League of America vol.1 #183-202)

  1. La Ligue de justice (1982)
  2. La Menace de Darkseid (1982)
  3. Les Imposteurs (1983)
  4. L’Étoile conquérante (1983)
  5. (1983)
  6. (1983)
  7. Complot cosmique (1983)
  8. Les Prisonniers du temps (1984)
  9. Une ligue divisée (1984)
  10. Nom de code : Ultra (1984)

Collection « DC Arédit color » (Justice League of America vol.1 #203-209, 221-232)

  1. 5 Cartes à abattre (1985)
  2. 3 Démons de plus (1985)
  3. L’Empereur du temps (1985)
  4. La Menace (1986)
  5. (1986)
  6. Les Bêtes (1986)
  7. (1986)
  8. (1987)
  9. (1987)
  10. (1987)
  11. (1987)

Bethy[modifier | modifier le code]

  • L’Odyssée cosmique (1998)

Soleil[modifier | modifier le code]

  1. Terre 2 (2000)
  2. Ascension (2001)
  3. Seule contre tous (2001)

Semic[modifier | modifier le code]

Revues
  • Strange nos 325 à 335 (1997-1998) (JLA vol.3 #1-10)
  • JLA nos 1 à 12 (1998-2000) (JLA vol.3 #11-33)
  • WildC.A.T.s hors-série 2 : JLA/WildC.A.T.s (1998)
  • Spécial DC no 5 : JLA/Teen Titans (1999)
  • Spécial DC no 11 : JLA/Witchblade (2001)
  • JLA/Avengers nos 1 à 4 (2004)
Albums
  • L’Encyclopédie de la Ligue de Justice (2003)
  • Vice et vertu (2003)
  • Légendes (2004)
  • Justice et liberté (2004)
  • Tour de Babel (2004)
  • Extinction (2005)
  • Fable - Une équipe de rêve (2005)

Panini[modifier | modifier le code]

  • Le Clou T1 et T2 (2006)
  • Justice T1 à T4 (2006-2008)
  • DC Universe 1 à… (2006-)
  • L’Odyssée cosmique (2008)
  • Legends (2008)
  • collection « DC Anthologie »
    1. Nouvel ordre mondial (2008) (JLA vol.3 #1-9)
    2. La Fin des temps (2010) (JLA vol.3 #10-17)

Urban Comics

Dessins animés[modifier | modifier le code]

Le Plein de Super [modifier | modifier le code]

Durant les années 1970-1980, Hanna-Barbera produit une série animée rassemblant les héros de DC sous le nom de Super Friends (titre décliné selon les saisons). Le dessin animé reprend les personnages de Superman, Batman, Green Lantern, Wonder Woman, Flash, HawkGirl… Les saisons 4 et 5 ont été diffusées en clair sur Canal+ dès le 2 juillet 1990, sous le titre français Le Plein de Super

La Ligue des justiciers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : La Ligue des justiciers.

En 2001, Bruce Timm (à qui l'on doit déjà des adaptations animées de Batman et Superman) crée la série animée La Ligue des justiciers (Justice League en V.O.) qui réunit sept super-héros : Superman, Batman, Green Lantern, Wonder Woman, Flash, Hawkgirl et J'onn J'onzz. Après deux saisons, la série modifie quelque peu son concept et la Ligue s'ouvre à une cinquantaine de nouveaux héros (Green Arrow, Supergirl, Captain Atom, Question, Huntress, The Atom, Captain Marvel (DC)). La série change alors de nom et devient La Nouvelle Ligue des justiciers (Justice League Unlimited).

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

En 1997, un téléfilm Justice League of America fut diffusé sur CBS. Cela devait être le pilote d'une possible série TV, mais la qualité médiocre du téléfilm mit fin à ce projet. L'équipe comprenait Green Lantern (Guy Gardner), Ice (Tori Olafsdotter), the Atom (Ray Palmer), Fire (B.B. DaCosta), The Flash (Barry Allen) et Martian Manhunter (J'onn J'onzz).

Le projet d'adaptation du film Justice League est envisagé depuis plusieurs années par Warner Bros et DC Comics, mais ce sera à gros budget contrairement au téléfilm de CBS. George Miller avait été approché pour la mise en scène en 2006, mais celui-ci avait fini par se désister[1]. En 2012, le scénariste Will Beall a été engagé[2]. En 2013 sort au cinéma une nouvelle version de Superman : Man of Steel, réalisé par Zack Snyder. Christopher Nolan également sollicité, a refusé cette offre plusieurs fois (il reste producteur). Man of Steel est un succès, on annonça dans la foulée sa suite, avec Batman, pour Avril 2016 : Batman v Superman: Dawn of Justice, toujours réalisé par Zack Snyder. Le film introduira de nombreux héros de la Justice League, dont Wonder Woman et Aquaman.

Deux dates furent envisagés avec incertitudes, une sortie pour juin 2015 ou en 2020. L'hésitation du choix entre ces deux dates résulterait d'un problème de délai car le but serait de créer une adaptation cinématographique pour chaque personnage qui composerait la Justice League avec : Superman, Batman, Wonder Woman, Flash, Green Lantern, Green Arrow et Martian Manhunter. Ainsi la méthode employée fonctionnerait comme pour le film Marvel: Avengers sorti en 2012, en créant un univers partagé dans chaque film individuel. Man of Steel est en fait la création de l'univers cinématographique DC avec Warner Bros, basé tout comme l'ultra rentable univers cinématographique Marvel.

Par ailleurs, Zack Snyder a déjà anticipé son usage en introduisant la ville de Gotham City dans Man of Steel. le 23 mai 2013, la société Warner Bros. conclu un contrat commercial pour les produits dérivés de la Ligue des Justiciers qui inclus notamment les personnages de Cyborg et Aquaman[3].

Le 21 juin 2013, David S. Goyer apporte des précisions sur le plan envisagé en commençant par annoncer que le film La Ligue des Justiciers sortira bien après Batman v Superman : Dawn of Justice, puis lancera par la suite les différentes autres adaptations en solo de chacun des personnages. Ainsi la méthode employée serait l'inverse de ce que Marvel Studio a fait avec le film Avengers[4].

Le film est officialisé le 28 avril 2014 avec Zack Snyder à la réalisation, la date de sortie est inconnue, mais ce ne sera pas avant 2017 au plus tôt. En se basant sur les précédents films concernant les protagonistes (mais seulement les films post-Man of Steel donc inclus dans l'univers cinématographique DC) la distribution devrait inclure Henry Cavill dans le rôle de Superman, Ben Affleck dans le rôle de Batman et Gal Gadot sera Wonder Woman.

Parodies et pastiches[modifier | modifier le code]

  • L'Escadron suprême (Squadron Supreme) a été créé par Marvel Comics à la fois comme un hommage et une parodie aux bandes dessinées de superhéros de la ligue des justiciers d'Amérique.
  • En 1991, dans la même veine que Décode pas Bunny, Kayenta produit La Grande Supercherie pour Canal+. Diffusée tous les samedis à 20h00, en lieu et place des Simpson, il s'agit d'une série de détournement de 18 x 26 min, reprenant des épisodes redoublés du Plein de Super (Super Friends).
  • Dans un des épisodes de la série télévisé The Big Bang Theory, les héros revêtent les déguisements de différents membres de la JLA.

Références[modifier | modifier le code]


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Scott Beaty (trad. Jérôme Wicky), JLA : l'encyclopédie de la Ligue de Justice, Paris : Semic, 2003, 96 p. Parution originale JLA : the ultimate guide to the Justice league of America, Dorling Kindersley, 2002.

Liens externes[modifier | modifier le code]