Ligne de dissuasion (route française)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Dans le domaine du marquage routier en France, une ligne de dissuasion est une ligne discontinue blanche qui est prévue pour le dépassement des véhicules lents (tracteurs agricoles, voiturettes …) ou des véhicules roulant lentement.

Usage [1][modifier | modifier le code]

L'expérience montre qu'il peut arriver que certains points singuliers se succèdent et soient rapprochés de façon telle qu'on éprouve des difficultés à appliquer les dispositions qui précèdent[Où ?].

Succession de virages sans ligne de dissuasion
Succession de virages avec ligne de dissuasion

Dans certaines combinaisons de sinuosités ou de déclivités et lorsque le trafic est particulièrement chargé en véhicules lents ou de façon générale dans les fortes rampes, l'hétérogénéité du trafic fait qu'il peut être dangereux de chercher à dépasser un véhicule roulant à 70 ou 80 km/h alors que le dépassement d'un tracteur agricole ou d'un camion très lent, ne demandant que quelques secondes, est sans aucun danger.

En pareil cas il peut arriver qu'avec la valeur de distance de visibilité D au V15, les lignes continues se soudent ou ne laissent subsister que des intervalles insuffisants pour entreprendre un dépassement (qui serait sans danger dans la majorité des cas) créant ainsi une gêne intolérable si elles doivent régner sur une grande longueur.

Il est alors prescrit, sauf cas exceptionnel, de remplacer la ligne continue et les lignes d'annonce qu'on aurait obtenues, par une ligne de dissuasion, codée T3, et ceci si la zone considérée est d'une longueur excessive (supérieure à un kilomètre par exemple dans les cas normaux).

Dans ce cas on ne met pas de flèches de rabattement. On met plutôt en place une telle ligne de dissuasion, codée T3.

On peut réintroduire une ligne continue précédée de flèches de rabattement, sur un point particulièrement dangereux.

Descriptif[modifier | modifier le code]

Les lignes de dissuasion de type T3 sont constituées de marques blanches de longueur 3 mètres et de largeur 2u, espacées de vides de longueur 1,33 m.

Ligne de dissuasion de type T3

Aspect réglementaire[modifier | modifier le code]

Dans tout bon livre d’apprentissage de conduite, généralement dénommé « Code de la Route », on trouve la définition citée en en-tête car il s’agit bel et bien de l’usage auquel est destinée cette ligne selon l’arrêté cité en référence. Mais le vrai Code de la route ne distingue dans sa partie réglementaire que les lignes continues[2] et discontinues[3]. Il n’est fait aucunement allusion aux lignes de dissuasion.

La ligne de dissuasion étant une ligne discontinue, selon le code de la route, « tout conducteur peut franchir ou chevaucher cette dernière si la ligne discontinue se trouve la plus proche de son véhicule au début de la manœuvre et à condition que cette manœuvre soit terminée avant la fin de la ligne discontinue » [4].

Ainsi un conducteur qui franchirait une ligne de dissuasion pour doubler un véhicule autre qu’un véhicule lent ne serait pas répréhensible pour non-respect de la signalisation horizontale, néanmoins, en théorie, il se mettrait dans une situation dangereuse puisque la configuration des lieux est précisément dangereuse. Il pourrait alors être verbalisé pour dépassement dangereux[5].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Arrêté du 16 février 1988 modifié relatif - Instruction interministérielle sur la signalisation routière - Instruction interministérielle sur la signalisation routière. Septième partie : Marques sur chaussées - Article 116 – Marquage des zones à visibilité réduite – A4
  2. article R412-19 du Code de la route
  3. article R412-20 du Code de la route
  4. article R412-20 et R412-23 du Code de la route
  5. article R414-4 et R414-11 du Code de la route

Voir aussi[modifier | modifier le code]