Ligne de Collonges - Fort-l'Écluse à Divonne-les-Bains (frontière)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ligne de
Collonges - Fort-l'Écluse à Divonne-les-Bains (frontière)
⇒ Voir la carte de la ligne ⇐
Carte de la ligne
⇒ Voir l'illustration ⇐
bifurcation de Collonges - Fort l'Écluse : point de départ de la ligne (à gauche)
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Collonges, Péron, Saint-Genis-Pouilly, Gex, Divonne-les-Bains
Historique
Mise en service 1899
Fermeture Ligne fermée
Concessionnaires PLM (1886 – 1938)
SNCF (1938 – 1997)
RFF (à partir de 1997)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 891 000
Longueur 42 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification

Non électrifiée

Pente ou rampe maximale 24 ‰
Nombre de voies Voie unique
Signalisation Signalisation simplifiée
Trafic
Propriétaire RFF
Exploitant(s) SNCF
Trafic Fret uniquement
Schéma de la ligne

La ligne de Collonges - Fort-l'Écluse à Divonne-les-Bains (frontière) est une voie ferrée française reliant Collonges à Divonne-les-Bains. D'une longueur de 38 kilomètres, elle se détache de la ligne Lyon-Perrache - Genève et traverse le pays de Gex. Autrefois elle rejoignait Nyon en territoire suisse.

Elle constitue la ligne 891 000[1] du réseau ferré national.

Histoire[modifier | modifier le code]

La loi du 17 juillet 1879 (dite plan Freycinet) portant classement de 181 lignes de chemin de fer dans le réseau des chemins de fer d’intérêt général retient en n° 121, une ligne de la ligne de Lyon à Genève à Gex et à Divonne[2].

La ligne de Collonges à Divonne est déclarée d'utilité publique le 7 janvier 1881[3]. Elle est concédée à titre définitif à la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée par une loi le 2 août 1886[4]. Elle est mise en service le 1er juin 1899[3].

Une jonction avec la ligne suisse de Nyon à Crassier est déclarée d'utilité publique et concédée à la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée en France par une loi le 24 juillet 1903[5]. Cette jonction est inaugurée en 1904.

L'exploitation du tronçon transfrontalier de la ligne est réglée par une convention internationale entre la France et la Suisse signée le 16 décembre 1908[6].

Cette jonction a été totalement aliénée, en 1964, avec la construction de l'autoroute Genève-Lausanne. On peut voir la plateforme envahie par la végétation, entre Divonne-les-Bains, et la frontière. Coté Suisse, ne subsiste qu'un tronçon entre Nyon, et Eysins (embranchements industriels), ce tronçon figure parmi les rares voies ferrées, à ne pas être électrifié, en Suisse. Pour l'avenir, les CFF assureront la traction des wagons de marchandises, avec une nouvelle génération de locotracteurs Bimode, bifréquence (15 KV basse fréquence, et 25 KV 50 Hz), sur les portions électrifiées, et en mode diesel (conforme nouvelle normes antipollution), sur les voies non électrifiées.

Son unique utilité aujourd'hui est de transporter les déchets ménagers du pays de Gex depuis la plate-forme de transbordement de Crozet jusqu'à l'usine de retraitement des déchets du Sidefage à Bellegarde-sur-Valserine. En mai 2009 est créée une association pour la promotion du rail dans le pays de Gex[7] dont le but est la réouverture de la ligne et son intégration dans le système RER Franco-Valdo-Genevois. Depuis la ligne attend sa renaissance pour le trafic voyageur [8]. Cependant, RFF (Réseau Ferré de France) a décidé de la fermeture anticipée de la ligne pour la fin de du mois d'avril 2014 [9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Note de synthèse du conseil communautaire du pays de Gex.
  2. « N° 8168 - Loi qui classe 181 lignes de chemin de fer dans le réseau des chemins de fer d'intérêt général », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 19, no 456,‎ 1879, p. 6 - 12 (lire en ligne)
  3. a et b Site Histoire des lignes oubliées, Ligne de Collonges-Fort-L'Ecluse à Nyon lire en ligne (consulté le 21 février 2011).
  4. « N° 17490 — Loi qui concède diverses lignes de Chemins de fer à la Compagnie des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée : 2 août 1886 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 33, no 1036,‎ 1886, p. 633 - 634 (lire en ligne)
  5. « N°43636 - Loi qui déclare d'utilité publique, à titre d'intérêt général, l'établissement du chemin de fer de Divonne-les-Bains à la frontière suisse, vers Crassier, et approuvant la convention provisoire passé, le 27 juin 1903, entre le ministre des travaux publics et la compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerrané : 24 juillet 1903 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 67, no 2482,‎ 1903, p. 691 - 692 (lire en ligne)
  6. « N° 969 - Décret portant promulgation de deux conventions signées à Paris, le 16 décembre 1908, entre la France et la Suisse, pour déterminer les condition d'établissement et d'exploitation, l'une, d'un chemin de fer entre Martigny (Valais) et Chamonix (Savoie), et l'autre, d'un chemin de fer entre Nyon (Vaud) et Divonne-les-Bains (Ain) : 23 novembre 1909 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 1, no 22,‎ 1909, p. 2109 - 2113 (lire en ligne)
  7. association pour la promotion du rail dans le pays de Gex
  8. Commentaire de blog sur la réouverture au trafic voyageur de la ligne Collognes - Divonnes
  9. http://www.ledauphine.com/ain/2014/04/28/coup-dur-pour-l-ecologie-les-ordures-du-pays-de-gex-vont-passer-du-train-aux-camions

Références[modifier | modifier le code]

  • DEHA97 : Voies normales privées du Pays de Vaud

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Connaissances du Rail no 119, décembre 1 990
  • Indicateur CHAIX été 1967, page 563
  • [DEHA97] Michel Dehanne, Michel Grandguillaume, Gérald Hadorn, Sébastien Jarne, Jean-Louis Rochaix et Annette Rochaix, Voies normales privées du Pays de Vaud, Lausanne, BVA,‎ 1997 (ISBN 2-88125-010-6) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]