Ligne d'Épinal à Bussang

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Ligne
d'Épinal à Bussang
TGV 2578 Remiremont - Paris-Est à Pouxeux.
TGV 2578 Remiremont - Paris-Est à Pouxeux.
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Épinal, Arches, Remiremont
Historique
Mise en service 1864 - 1891
Électrification 2005
Fermeture 1989 (fermeture partielle)
Concessionnaires Ch. de fer de l'Est (1863 – 1938)
SNCF (1938 – 1997)
RFF (à partir de 1997)
Caractéristiques techniques
Longueur 56,230 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification

25 kV - 50 Hz

Pente ou rampe maximale 15 ‰
Nombre de voies Double voie d'Épinal à Arches
Voie unique d'Arches à Remiremont
Déposée au-delà
(Anciennement à double voie d'Épinal à Remiremont et à voie unique au-delà)
Signalisation BAPR-DV d'Épinal à Arches puis BM-VU SNCF
Trafic
Propriétaire RFF
Exploitant(s) SNCF
Trafic TGV, TER, fret
Schéma de la ligne

La ligne d'Épinal à Bussang, desservait la haute vallée de la Moselle. Elle relie Épinal à Remiremont et remontait antérieurement la Moselle quasiment jusqu’à sa source.

Elle constitue la ligne 060 000[1] du réseau ferré national (ligne 187 dans l'ancienne numérotation SNCF du réseau Est ou 17 dans l'ancienne numérotation Est).

Sommaire

Historique [modifier]

La loi du 11 juin 1863[2] a concédée à la Compagnie des chemins de fer de l'Est une ligne d'Épinal à Remiremont qui avait été déclarée d'utilité publique le 31 août 1860[3]. La loi du 17 juin 1873[4] a concédé à la même compagnie et a déclaré d'utilité publique le tronçon de Remiremont à Saint-Maurice-sur-Moselle. La section terminale de Saint-Maurice-sur-Moselle à Bussang a été déclarée d'utilité publique le 24 août 1882[5]. Elle a été concédée à la Compagnie des chemins de fer de l'Est le 20 novembre 1883[6].

La ligne a été ouverte en 3 étapes :

Fermeture partielle et dates de déclassement [modifier]

La fin de l'exploitation de la ligne entre Remiremont et Bussang a eu lieu le 28 mai 1989, les dates de déclassement sont les suivantes :

  • Raccordement de Dinozé (PK 0,134 à 3,962) : 17 octobre 1967[8].
  • Boucle de Bertraménil (PK 0 à 2,104) : 31 août 1989[9].
  • De Remiremont à Bussang (PK 27,0607 à 60,302) : 15 novembre 1993[10].

Infrastructure [modifier]

La vitesse de la ligne est limitée à 90 km/h du fait de sa proximité avec la Moselle qui en fait une ligne sinueuse.

Électrification partielle [modifier]

La ligne a été électrifiée en 25 kV - 50 Hz entre Épinal et Remiremont le 23 mai 2005, en préalable à la desserte de la ligne par le TGV à partir du 10 juin 2007.

Les raccordements au niveau d'Épinal [modifier]

Deux raccordements stratégiques existaient aux environs d'Épinal :

  • La boucle de Bertraménil (n° 059 910) de 2 104 m de longueur permettait d’aller de Lure vers Bussang.
  • Le raccordement de Dinozé (n° 058 300) de 4 110 m de longueur permettait d’aller de Bussang vers Lure.

Ces deux raccordements, chacun à sens unique, étaient complémentaires et liaient les deux artères à double voie Blainville - Lure et Épinal - Bussang. Ils permettaient aux convois militaires d’éviter le rebroussement en gare d’Épinal et d’emprunter les deux viaducs intrinsèquement vulnérables du Char-d’Argent et de Bertraménil.

Construits entre 1929 et 1931, ces deux raccordements n’ont eu qu’un usage restreint. Le raccordement de Dinozé, vulnérable suite à la présence du viaduc de la Taverne, a cessé d’être utilisé en 1940, le viaduc ayant été sabordé par l’armée française. Il n’a pas été reconstruit, ses ruines sont encore visibles aujourd’hui. La boucle de Bertraménil, mise de facto à double sens après guerre, a été utilisée par l’armée jusqu’en 1959.

Le tunnel de Bussang [modifier]

La ligne devait se prolonger vers Mulhouse, en rejoignant la ligne de Lutterbach à Kruth par un barreau ferroviaire entre Saint-Maurice et Fellering. Le franchissement du col de Bussang était prévu par un tunnel d'une longueur de 8 287 m débouchant à Urbès. Dans les années 1930, 4 060 m ont été percés puis le chantier a été abandonné. La galerie inachevée a été utilisée pendant la guerre par l'armée allemande pour abriter une usine d'armement qui a employé des déportés des camps de Dachau et du Struthof[11].

Exploitation [modifier]

Le matériel utilisé sur cette ligne est des TGV Réseau et parfois des TGV POS pour le service du TGV Est. Pour le TER Lorraine des Z 27500 (AGC), des Z 24500 (TER 2N NG), des RRR ou RIO tractées par des BB 16500 qui sont aujourd'hui remplacées par des BB 25500 et des Z 11500 ainsi que des X 4750 pour les relations vers Saint-Dié-des-Vosges, sont utilisés.

Compléments [modifier]

Aujourd'hui, la section Remiremont-Bussang de cette ligne a été transformée en voie verte des Hautes-Vosges par le conseil général des Vosges en 2007 ; la voie verte débute au plan d'eau de Remiremont.

Un service de bus TER Lorraine (ligne 8) a été mis en place en substitution à l'ancienne ligne de chemin de fer.

Notes et références [modifier]

  1. Livre : Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau ferré français, édité par La Vie du Rail en août 2011, ISBN 978-2-918758-34-1, volume 1, page 45.
  2. Collection complète des lois, décrets, ordonnances, réglements, et avis du conseil d'état, année 1863, page 665.
  3. Collection complète des lois, décrets, ordonnances, réglements, et avis du conseil d'état, année 1860, page 510.
  4. Collection complète des lois, décrets, ordonnances, réglements, et avis du conseil d'état, année 1873, page 205.
  5. Rapports et délibérations - Vosges, Conseil général, année 1883-04, page 54.
  6. Rapports et délibérations - Vosges, Conseil général, année 1884-04, page 14.
  7. Jean-Marc Dupuy, « De Saint-Maurice à Bussang », dans Gares et tortillards de Lorraine, éditions Cheminements, 2009, (ISBN 9782360370016), p. 280
  8. Journal Officiel de la République Française du 5 novembre, page 10 878.
  9. Journal Officiel de la République Française du 6 septembre 1989, page 11 256.
  10. Journal Officiel de la République Française du 17 novembre 1993, page 15 853.
  11. http://histoiredurail.free.fr/Tunnel%20bussang/Sommaire-Bussang.html

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Robert Le Pennec, Sur les rails vosgiens, Éditions du Cabri