Ligne de Strasbourg-Ville à Saint-Louis

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Ligne de
Strasbourg-Ville à Saint-Louis
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Carte de la ligne
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Vue depuis le quai en direction de Strasbourg (ou Colmar), en gare de Bollwiller.
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Strasbourg, Sélestat, Colmar, Mulhouse, Saint-Louis, Bâle
Historique
Mise en service 1840 – 1844
Électrification 1957
Concessionnaires Strasbourg - Bâle (1840 – 1854)
Est (1854 – 1871)
EL (1871 – 1919)
AL (1919 – 1938)
SNCF (1938 – 1997)
RFF (depuis 1997)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 115 000
Longueur 136,923 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification

25 kV – 50 Hz

Nombre de voies Double voie
Signalisation BAL
Trafic
Propriétaire RFF
Exploitant(s) SNCF et divers nouveaux entrants
Trafic TGV, EuroCity, Intercités, TER
Fret
Schéma de la ligne

La ligne de Strasbourg-Ville à Saint-Louis, surnommée ligne de la plaine d'Alsace, est une ligne ferroviaire française qui relie Strasbourg, préfecture du Bas-Rhin, à Saint-Louis, ville frontalière à proximité immédiate de Bâle, en passant par Colmar et Mulhouse.

Elle constitue la ligne 115 000[1] du réseau ferré national. Elle portait le numéro 3 dans l'ancienne nomenclature Est.

Au-delà, la ligne conduit à Bâle. Cette courte section après la frontière reste néanmoins exploitée par la SNCF. Bien que datant des premiers temps du chemin de fer, elle dispose de caractéristiques très modernes comme une absence totale de passage à niveau et un profil droit et linéaire qui permet d'atteindre des vitesses élevées. Elle suit en effet une quasi ligne droite entre Strasbourg et Mulhouse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès sa création en 1839, la ligne a été conçue à double voie avec une circulation à droite. Il a été envisagé lors de sa jonction avec la ligne de Paris à Strasbourg de la basculer en circulation à gauche mais cela n'a pas été fait[2]. Après l'annexion de 1870, elle a été intégrée au Kaiserliche Generaldirektion der Eisenbahnen in Elsaß-Lothringen et sa circulation est depuis restée à droite comme pour le reste du réseau ferroviaire d'Alsace-Lorraine qui y avait été converti. Elle porta le numéro 3 selon la numérotation du réseau Alsace-Lorraine.

Depuis l'ouverture de la ligne, de nombreux trains de prestige se sont succédé sur cet itinéraire :

  • le 22 août 1841, ouverture à l’exploitation de la ligne Strasbourg (Koenigshoffen) à Bâle (Saint-Louis) par la Compagnie du chemin de fer de Strasbourg à Bâle ;
  • en décembre 1845, arrivée du chemin de fer à Bâle-ville ;
  • le 11 juillet 1846, arrivée du chemin de fer à Strasbourg-ville ;
  • le 02/06/1957, création du TEE « L'Arbalète » entre Paris-Est et Zurich via Troyes, Mulhouse et Bâle ;
  • le 26/05/1974, création du TEE « Iris » entre Bruxelles-Midi et Zurich via Luxembourg, Strasbourg, Mulhouse et Bâle ;
  • le 30/05/1981, dernier jour de circulation du TEE « Iris » entre Bruxelles-Midi et Zurich via Metz, Mulhouse et Bâle, remplacé le lendemain par un train EC comportant les 2 classes ;
  • le 26/05/1979, dernier jour de circulation du TEE « L'Arbalète » entre Paris-Est et Zurich via Mulhouse et Bâle ;
  • le 10/06/2007, mise en service de la 1re section de la LGV Est européenne entre Vaires et Beaudrecourt, utilisée par les TGV entre Paris-Est et Strasbourg.

Elle a été électrifiée de Strasbourg à Saint-Louis en 25 kV 50 Hz le 2 juin 1957[3]. Le 26 octobre de la même année[3], le tronçon Saint-Louis - Bâle était électrifié lui aussi en 25 kV - 50 Hz avec la mise en service de voies commutables 25 KV - 50 Hz/15 kV - 16,66 Hz en gare de Bâle.

Entre 2007 et 2009, une troisième voie a été posée sur 16,6 kilomètres entre les gares de Fegersheim et de Benfeld. Il s'agit en fait de deux tronçons de dépassement longs installés de part et d'autre de la gare d'Erstein. Entre Fegersheim et Erstein, la voie d'une longueur de 9,5 kilomètres permet aux trains en direction de Strasbourg de se dépasser. Entre Erstein et Benfeld, la nouvelle voie de 7,1 kilomètres permet le dépassement des trains en direction de Sélestat et Mulhouse. Les travaux, d'un montant de 93 millions d'euros ont été financés dans le cadre du Contrat de Projets 2007-2013 par l’État (32 %), la Région Alsace (54 %) et Réseau Ferré de France (14 %). Ils ont été inaugurés le 12 décembre 2009[4].

Équipements et signalisation[modifier | modifier le code]

La ligne était, à l'image de toutes les lignes de la région, autrefois dotée de la signalisation mécanique Alsace-Lorraine, qui est dans les faits assez proche de la signalisation allemande au niveau du dessin des signaux.

À la suite de la mise en place du service TER 200 dans vers le milieu années 1990[5] , la signalisation a dû être modernisée pour permettre la circulation à 200 km/h. Ainsi la SNCF avec l'aide de la Région Alsace a installé une signalisation de type Block automatique lumineux (BAL) avec la préannonce par le KVB (nécessaire pour la circulation au-dessus de 160 km/h).

Toujours dans l'idée d'améliorer la fiabilité et la flexibilité du service, des Installations permanentes de contre-sens (IPCS) sont disposés aux endroits stratégiques de la ligne. Ainsi si le sens conventionnel de circulation est bien à droite dans cette région (à gauche dans les autres régions de France), il arrive régulièrement que les trains circulent à gauche en raison de travaux en cours ou d'un incident sur la ligne.

Le trafic voyageur étant en augmentation constante et les trains de fret demeurant nombreux, la capacité de ligne atteint ses limites et RFF (le gestionnaire de l'infrastructure depuis sa création en 1997) a décidé avec les collectivités locales d'ajouter une troisième voie entre Fegersheim et Benfeld, soit 20 kilomètres.

La ligne fait partie du Corridor européen C (Anvers - Bâle / Lyon) et devrait être équipée de l'ETCS niveau 1 à l'horizon 2018[6].

Gares de la ligne[modifier | modifier le code]

Les six gares les plus importantes qui sont desservies par la totalité des TER (et la plupart des trains de grandes lignes) sont :


Vitesses limites[modifier | modifier le code]

En 2012, la vitesse limite autorisée pour les TGV sur la voie 1 est de 130 km/h entre Strasbourg-Ville et le PK 4,0, de 220 km/h jusqu'à Richwiller (excepté la traversée de la gare de Colmar, où elle est de 200 km/h), puis de 200 km/h jusqu'à Mulhouse-Ville. De Mulhouse-Ville au PK 112,0, elle se limite à 130 km/h, puis 160 km/h jusqu'au PK 114,8, atteint 200 km/h jusqu'au PK 133,6, avant de se réduire à 160 km/h jusqu'à Saint-Louis et enfin à 130 km/h jusqu'à la frontière suisse (PK 136,9).

La vitesse est limitée à 120 km/h sur la voie 1 ter pour tous les types de trains de voyageurs, du PK 20,4 au PK 27,4[7].

Trafic[modifier | modifier le code]

La ligne est parcourue par des TGV à destination de Strasbourg et Colmar via la LGV Est européenne, des TGV de Strasbourg en direction de Lyon et du Sud de la France ou de Paris vers Mulhouse et la Suisse (relations Lyria) via la LGV Rhin-Rhône, mais également par des TER 200 circulant à 200 km/h entre Strasbourg et Bâle. De plus, il y a des TER moins rapides entre ses gares principales, des Intercités de nuit à destination de Nice et de Portbou, et des EuroCity à destination de la Suisse, du Luxembourg et de la Belgique.

Un intense trafic marchandise s'est également développé que ce soit Fret SNCF, la DB (en collaboration avec la SNCF) ou des opérateurs privés comme ECR.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Livre : Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau ferré français, édité par La Vie du Rail en août 2011, ISBN 978-2-918758-34-1, volume 1, page 66.
  2. De l'exploitation des chemins de fer p. 132 François Prosper Jacqmin 1867
  3. a et b Revue Chemins de Fer, éditée par l'AFAC, n° 393 de 1988, page 263.
  4. Dossier de presse RFF Inauguration de la 3 voie Fegersheim-Erstein-Benfeld 12 décembre 2009
  5. http://www.region-alsace.eu/dn_ter-transport-express-regional/TER-alsace-organisation-transport-regional-voyageurs.html
  6. ETCS : RFF prépare le réseau de demain
  7. Renseignements techniques (RT) SNCF / RFF.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Maurice Mertens et Jean-Pierre Malaspina, TEE : La légende des Trans Europ Express, LR-Presse, 2 octobre 2007, (ISBN 978-2903651459)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Site TER Alsace