Ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon

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Ligne
Les Aubrais à Montauban
Ligne d'Orléans à Toulouse
via Limoges
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Carte de la ligne
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Le viaduc de Souillac.
Pays Drapeau de France France
Villes desservies Orléans, Vierzon, Châteauroux, Limoges, Brive-la-Gaillarde, Cahors, Montauban
Historique
Mise en service 1840 - 1893
Électrification 1926 - 1943
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 590 000
Longueur 544 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification 1500 V continu
Nombre de voies Double voie
Signalisation BAL
Trafic
Propriétaire RFF
Exploitant(s) SNCF
Trafic TGV, Talgo Elipsos, Intercités, TER et fret
Schéma de la ligne

La ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon est une des principales lignes radiales de Réseau ferré de France. Longue de 544 kilomètres, elle forme avec les lignes de Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean et de Bordeaux-Saint-Jean à Sète-Ville) le grand axe de Paris à Toulouse. Ce fut d'ailleurs le dernier des grands axes français, puisque la ligne ne fut achevée qu'à la fin du XIXe siècle.

Elle constitue la ligne 590 000[1] du réseau ferré national.

Sommaire

[modifier] La genèse de la ligne

L'idée de relier les villes de Limoges et Vierzon par le chemin de fer est née en l'an 1844. À l'origine, ce rôle est confié à la Compagnie du chemin de fer du Centre. C'est seulement en 1852 que la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans rachète les droits de concessions de cette future ligne. Le 2 juin 1856 est ouverte la ligne entre Argenton-sur-Creuse et Limoges pour le trafic des marchandises, puis la ligne devient mixte (c'est-à-dire ouverte aux marchandises et aux voyageurs) le 16 juin 1858.

Le pont-rail du Beuvron, à Lamotte-Beuvron.
Le pont-rail du Beuvron, à Lamotte-Beuvron.

Au fur et à mesure des divers raccordements entre les lignes existantes, les villes de Paris et Toulouse sont reliées entre elles par le chemin de fer en 1862, mais cette liaison utilise alors un tracé différent. La première liaison passe en effet par Périgueux, puis en 1875 par Nexon et Saint-Yrieix-la-Perche. Ce n'est qu'en 1893 que la ligne actuelle voit le jour, en passant cette fois par Uzerche. De Paris à Toulouse, la ligne est longue de 713 km.

Cette ligne est souvent nommée ligne POLT, en référence au projet d'amélioration de son exploitation. Ce terme reprend les initiales de chaque chef-lieu de région traversée par la ligne (P pour Paris, O pour Orléans, L pour Limoges et T pour Toulouse). L'axe est également désigné par le sigle PALITO (Paris, Limoges, Toulouse) ou par le sigle POLLT (Paris, Orléans, La Souterraine, Limoges, Toulouse).

[modifier] Tracé et profil

La totalité de la ligne est électrifiée en 1500 V continu et est équipée de la signalisation par block automatique lumineux (BAL). Elle comporte en général deux voies avec quelques sections à trois ou quatre voies.

Au départ des Aubrais - Orléans, la ligne traverse d'abord la Sologne jusqu'à Vierzon sur un tronçon quasiment rectiligne, qui est devenu en 1967 le premier en France apte au service régulier à 200 km/h. La vitesse de service descend ensuite à 160 km/h jusqu'à Limoges-Bénédictins via Issoudun, Châteauroux, Argenton-sur-Creuse, et Saint-Sulpice-Laurière (croisement de la ligne de Lyon à Bordeaux).

Passé Limoges, le tracé dans les contreforts du Massif central est beaucoup plus tourmenté et la vitesse de service est en général de 110 à 130 km/h jusqu'à Caussade, bien que Le Capitole ait été autorisé à circuler à 140 km/h sur ce tronçon. La ligne construite entre 1890 et 1910 comporte de nombreux ouvrages d'art parfois spectaculaires pour l'époque, ainsi par exemple le viaduc de Souillac. Les principales gares desservies sont Uzerche, Brive-la-Gaillarde, Souillac et Cahors avant la remontée à 160 km/h sur le court tronçon entre Caussade et Montauban-Ville-Bourbon. La jonction avec la Ligne de Bordeaux-Saint-Jean à Sète-Ville se fait quelques kilomètres avant l'entrée en gare.

[modifier] Matériels et trains utilisés

Les matériels et types de trains énumérés ci-après circulent en partie ou en totalité sur la ligne : Intercités, Téoz Éco, Intercités de nuit, Trains/Hôtel Elipsos, TGV Limousin Centre Europe, Fret SNCF, BB 26000, BB 22200, BB 7200, BB 75000, Autorail grande capacité, X 72500, X 73500, Z 21500 et Z2.

[modifier] Dessertes et projets

Un train Intercités, à proximité de la gare de Reuilly.
Un train Intercités, à proximité de la gare de Reuilly.

Cette ligne fut longtemps parcourue par Le Capitole, un des trains français les plus rapides, qui reliait Paris à Toulouse en six heures. Le trafic « grandes lignes » s'est fortement allégé depuis la mise en service du TGV Atlantique, la desserte de Toulouse se faisant désormais également par TGV en cinq heures et demie minimum via la LGV Atlantique et la ligne de Bordeaux-Saint-Jean à Sète-Ville.

Un projet de train pendulaire baptisé POLT pour Paris-Orléans-Limoges-Toulouse, permettant de mettre Toulouse à moins de six heures de Paris, a été envisagé au début des années 2000 et officiellement abandonné le 18 décembre 2003[réf. nécessaire] au profit des lignes à grande vitesse Bordeaux - Toulouse et Poitiers - Limoges.

Depuis décembre 2007, la ligne est empruntée quotidiennement par le TGV Brive - Lille via Juvisy. Celui-ci permet de relier les régions Limousin et Centre aux gares de Juvisy, Marne-la-Vallée - Chessy, Aéroport Charles-de-Gaulle 2 TGV et Lille Europe, offrant ainsi des correspondances vers Strasbourg, Londres et Bruxelles. Entre le mois de juillet 2008 et le mois de juillet 2009, ce TGV aura transporté 130 000 voyageurs. Depuis décembre 2010, cette liaison ne fonctionnait plus que du jeudi soir (dans le sens Lille - Brive) au lundi matin (dans le sens Brive - Lille) avant de redevenir quotidienne depuis le service d'été 2011.

La mise à 200 km/h du tronçon Vierzon - Châteauroux est en cours pour la fin 2010. Ce projet semble ne pas être d'actualité, la vitesse en 2011 est toujours de 160 km/h.

La ligne accueille des relations « grandes lignes » (Paris - Limoges - Brive-la-Gaillarde - Cahors - Toulouse), au rythme de dix aller-retour entre Limoges et Paris et de quatre entre Paris et Toulouse. On trouve également des trains de grandes lignes au départ de Brive-la-Gaillarde ou Cahors. Ces trains sont assurés par du matériel Intercités. Certaines relations pour Toulouse se prolongent jusqu'à Cerbère, à la frontière franco-espagnole.

Le passage à niveau de la sente Venelle de la Pionnerie, à Orléans.
Le passage à niveau de la sente Venelle de la Pionnerie, à Orléans.

En termes de relations de nuit, la ligne, comme d'autres, a beaucoup perdu depuis les années 2000. Il subsiste néanmoins quelques relations de nuit reprenant le tracé des trains de grandes lignes ainsi qu'un train aller-retour pour Barcelone, ce qui confère à cette ligne une dimension internationale.

Depuis l'avancement du projet de ligne à grande vitesse entre Limoges et Poitiers, plusieurs associations se battent pour maintenir le POLT comme troisième radiale en tant qu'axe d'importance nationale. De plus en plus l'idée d'un raccordement à la future LGV Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon LGV POCL en Y renversé est mis en avant, ce qui permettrait de maintenir le gros des relations « grandes lignes » sur le POLT, et rendrait ainsi obsolète la LGV Poitiers-Limoges.

Au début de l'année 2012, les villes de Gourdon, Souillac et Caussade retrouveront une desserte « grandes lignes » dans leurs gares respectives, arrêts qu'elles avaient perdus quelques années plus tôt. Elles seront donc desservies tous les jours (sauf le samedi) pour rejoindre Paris-Austerlitz ou en revenir avec un train Intercités, ainsi que le dimanche, toujours par un train Intercités, pour pouvoir relier Toulouse[2].

Courant 2015, les trains Intercités devraient être remplacés par un matériel plus neuf[réf. nécessaire].

[modifier] Principaux ouvrages d'art

Le viaduc de la Bouzanne, au Pont-Chrétien-Chabenet.
Le viaduc de la Bouzanne, au Pont-Chrétien-Chabenet.
  • Entre Orléans et Saint-Jean-le-Blanc : pont de Vierzon sur la Loire (460 m, 12 arches).
  • Vierzon : tunnel de l'Alouette (1 237 m).
  • Tunnel des Roches (1 005 m).
  • Viaduc de la Bouzanne (244 m).
  • Tunnel de la Souterraine (704 m), dit aussi La Girafie.
  • Tunnel de Laurière (80 m) dit aussi Le Combeau.
  • Limoges : tunnel des Bénédictins (1 024 m).
  • Viaduc de la Vienne (423 m).
  • Viaduc de Lamothe (574 m).
  • Viaduc de Calamane (308 m).
  • Après Saint-Sulpice-Laurière tunnel du Puycourti (800 m environ).
  • Tranchée de Nouillas comportant deux galeries : une de 52 m et l'autre de 50 m, distantes chacune de 600 m environ (ce devait être un tunnel mais, lors de sa construction, il y eut un éboulement).
  • Après Limoges : tunnel du Pouzol (700 m environ).
  • Entre Uzerche et Allassac : 13 tunnels sur une quinzaine de kilomètres).

[modifier] Vitesses limites

Vitesses limites de la ligne en 2012 pour les TGV et Z 21500, en sens impair (certaines catégories de trains, comme les trains de marchandises, possèdent parfois des limites plus faibles)[3] :

La ligne direction Les Aubrais - Orléans, à Montierchaume.
La ligne direction Les Aubrais - Orléans, à Montierchaume.
De (PK) À (PK) Limite (km/h)
Les Aubrais - Orléans (PK 118,9) PK 195,5 200
PK 195,5 Vierzon-Ville (PK 201,1) 160
Vierzon-Ville (PK 201,1) Viaduc du Cher (PK 206,4) 150
Viaduc du Cher (PK 206,4) PK 285,0 160
PK 285,0 La Souterraine (PK 342,1) 150
La Souterraine (PK 342,1) Bif. de Poitiers (PK 358,5) 145
Bif. de Poitiers (PK 358,5) Limoges-Bénédictins (PK 401,2) 160
Limoges-Bénédictins (PK 401,2) Pierre-Buffière (PK 421,7) 110
Pierre-Buffière (PK 421,7) Magnac - Vicq (PK 433,4) 120
Magnac - Vicq (PK 433,4) PK 445,0 110
PK 445,0 PK 451,0 120
PK 451,0 PK 481,0 110
PK 481,0 Donzenac (PK 488,2) 120
Donzenac (PK 488,2) PK 494,0 130
PK 494,0 Brive-la-Gaillarde (PK 500,0) 120
Brive-la-Gaillarde (PK 500,0) Caussade (PK 640,0) 110
Caussade (PK 640,0) Montauban-Ville-Bourbon (PK 663,5) 160

[modifier] Notes et références

  1. Livre : Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau ferré français, édité par La Vie du Rail en août 2011, ISBN 978-2-918758-34-1, volume 1, page 203.
  2. La Dépêche du Midi, édition du Lot du 18 juin 2011 lire (consulté le 18 juin 2011).
  3. Renseignements techniques (RT) SNCF/RFF (version du 11 décembre 2011).

[modifier] Voir aussi

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[modifier] Articles connexes

[modifier] Bibliographie

  • José Banaudo, Fabrice Lanoue : Sur les rails du Limousin, Les éditions du Cabri, Éditions De Borée, 2003.

[modifier] Lien externe


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