LGV Bordeaux - Espagne

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Ligne Bordeaux - Frontière espagnole
Ligne de Bordeaux à Dax et à l'Espagne
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Bordeaux, Mont-de-Marsan, Dax, Bayonne
Caractéristiques techniques
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification

25 kV - 50 Hz

Nombre de voies Double voie
Trafic
Propriétaire RFF
Trafic TGV, fret

La LGV Bordeaux - Espagne est un projet de Ligne à grande vitesse qui relierait avant tout Bordeaux à Dax, mais par là-même renforcerait la liaison Madrid/Espagne - Paris/France. Le projet est posé comme une nécessité face au transport de marchandises par camion qui double tous les 7 ans sur l'autoroute Espagne-Bayonne-Bordeaux (~ +10%/an). Elle s'inscrirait comme un lien entre la LGV Sud Europe Atlantique au nord et l'« Y basque » (liaison Vitoria-Gasteiz-Bilbao/Saint-Sébastien) au sud.

Justification du projet[modifier | modifier le code]

C'est essentiellement pour décharger les autoroutes aquitaines de leurs camions en route vers l'Espagne que ce projet a été lancé : la LGV sera une Ligne mixte TGV/fret. En effet, la rentabilité d'un projet seulement TGV serait assez faible : les vitesses sont déjà élevées sur la ligne historique section Bordeaux - Dax donc le gain de temps serait faible et les trafics seraient relativement faibles (le trajet Paris - Madrid semble trop long, même si la LGV était prolongée jusqu'à Madrid, pour concurrencer réellement l'aérien).

Tracé de la ligne[modifier | modifier le code]

Carte des trois options de passage de la future ligne. En vert, la future LGV Sud Europe Atlantique. En noir, la ligne actuelle qui pourrait être portée de deux à quatre voies, et l'embranchement vers Pau et Tarbes. En bleu, l'option ouest ; en rouge, l'option est et sa gare nouvelle ; en violet leur tronc commun.

Plusieurs options de tracé avaient été envisagées pour cette LGV :

  • Une transformation de la ligne actuelle en ligne mixte : la section Bordeaux - Dax est en effet une des plus droites et avec peu de passages à niveaux de France. C'est sur cette ligne que la SNCF a autrefois obtenu plusieurs records du monde de vitesse, notamment en 1955. Mais ce projet se heurte au problème des TER qui circulent également sur cette ligne.
  • Un tracé en ligne droite en suivant à peu près la RN10 : ce choix permettrait de réduire légèrement la longueur du trajet. À Urrugne la plaine côtière réduite à cinq kilomètres de largeur, sert de passage à la route de la Corniche, la ligne classique, la RN10, l'A63, le gazoduc franco-espagnol, deux lignes électriques à très haute tension, auxquels s'ajoutera vraisemblablement à terme une déviation routière de Saint-Jean-de-Luz. Un lambda suggère un tunnel d'une quinzaine de kilomètres suivant la ligne de relief qui longe la plaine côtière entre Saint-Pée-sur-Nivelle et Biriatou.


L'option d'un troisième tracé par l'est des Landes, et par sa capitale, Mont-de-Marsan a été validé et le tracé définitif est donné par RFF. La réalisation de cette branche de LGV, initialement prévue pour 2020, a été reportée pour après 2030, au contraire de la LGV vers Toulouse. Le tracé par Mont-de-Marsan se justifie essentiellement par la possibilité d'un tronc commun de quelques dizaines de kilomètres avec la LGV Bordeaux - Toulouse. Cela permettra la réalisation d'un triangle à Captieux, de façon à ajouter aux axes Bordeaux - Bayonne - Espagne de la LGV et à l'axe Bordeaux - Toulouse de la LGV Bordeaux-Toulouse un troisième axe Toulouse - Bayonne - Espagne Modèle:Source : site web de RFF et publications. Ce tracé par l'est des Landes a été promu par Henri Emmanuelli, président du conseil général des Landes, soucieux de désenclaver Mont-de-Marsan, qui est à l'écart du réseau ferré actuel (il est prévu la réalisation d'une gare à proximité de l'A65, et de la ligne ferrée vers Roquefort, actuellement dévolue au fret, et qui sera modernisée pour permettre une liaison rapide vers la gare montoise actuelle, et plus loin vers Morcenx.

L'autre promoteur de ce tracé est Alain Rousset, président de la Région Aquitaine, ancien maire de Pessac qui n'aura ainsi pas à supporter le trafic TGV.

Enfin, outre la nouvelle gare TGV de Mont-de-Marsan, il y aura également deux nouvelles gare pour les TERGV (train régionaux qui rouleront à 200km/h), l'une à Captieux, et l'autre à Saint-Geours-de-Maremne, dans le sud des Landes, où une grande zone d'activité logistique est en développement, au contact immédiat de l'A63, la RN10 (transformée en RD910 au sud et en A63 au nord), et la RN124.

Au Pays Basque, il n'y aura pas de nouvelle gare TGV, ceux qui desserviront Bayonne quitteront la ligne nouvelle à Labenne, et certains la rejoindront à Mouguerre, les autres suivront la ligne actuelle. En revanche, on assistera à la création de 2 nouvelles haltes TER Aquitaine, l'une à Mousserolles, c'est-à-dire à la bifurcation des lignes vers Saint-Jean-Pied-de-Port, vers Pau et le raccordement à la ligne nouvelle, et vers Hendaye. L'autre arrêt sera à côté de l'échangeur autoroutier de Bayonne-Sud, porte d'entrée principale de l'agglomération depuis le Pays Basque intérieur et la vallée de la Nive.

Historique[modifier | modifier le code]

  • 2004 - 2005 : études préalables
  • 2006 : débat public
  • 6 avril 2012 : validation par le ministère des Transports de la future ligne à grande vitesse[1]

Opposition au projet[modifier | modifier le code]

  • 4 mai 2010 : un article dans L'Express (TGV, Le couac des voies basques) a pour sujet la la virulente opposition des adversaires du projet[2]

Le "CADE" (Collectif des Associations de défense de l’Environnement Pays Basque-Sud des landes) est actif, et regroupe sur son site web des arguments et enquêtes s'opposant à ce projet[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Validation des LGV Bordeaux-Toulouse, Le Figaro, 6 avril 2012.
  2. TGV, Le couac des voies basques, L'Express, 4 mai 2010.
  3. http://www.cade-environnement.org/category/transport/lgv/ Articles étiquettés "LGV" publiés sur www.cade-environnement.org

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les rails de la déraison - La très grande vitesse en Aquitaine et ailleurs. Par Pierre Recarte, François Tellier. Nuvis Éditions 2011. (ISBN 978-2-363-67003-8)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]