Ligne 7 du tramway d'Île-de-France

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Tramway ligne 7
Le tramway à Orly
Le tramway à Orly

Réseau Tramway d'Île-de-France
Date d’ouverture 16 novembre 2013
Terminus Villejuif - Louis Aragon
Porte de l'Essonne
Exploitant RATP
Conduite (système) Conducteur (Conduite à vue)
Matériel utilisé Citadis 302
(19 rames au 16 novembre 2013)
Dépôt d’attache Vitry
Points d’arrêt 18
Longueur 11,2 km
Temps de parcours 31 min
Distance moyenne entre points d’arrêt 657 m
Communes desservies Villejuif
L'Haÿ-les-Roses
Vitry-sur-Seine
Chevilly-Larue
Thiais
Rungis
Orly
Paray-Vieille-Poste
Athis-Mons
Villeneuve-le-Roi
Jours de fonctionnement Tous les jours
Fréquentation
(moy. par an)
9,7 millions prévus
Lignes connexes (1) (2) (3a) (3b) (4) (5) (7)

Source

La ligne 7 du tramway d'Île-de-France, plus souvent simplement nommée T7, est une ligne exploitée par la Régie autonome des transports parisiens (RATP) qui a été mise en service le 16 novembre 2013.

Elle relie la station de métro Villejuif - Louis Aragon à la ville d'Athis-Mons (station Porte de l'Essonne), en suivant largement le tracé de la route nationale 7. Elle dessert au passage le marché de Rungis, ainsi que les zones de fret et le terminal Sud de l'aéroport d'Orly. Elle sera prolongée d'Athis-Mons à Juvisy-sur-Orge à l'horizon 2018[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • novembre 2000 : la concertation préalable est organisée.
  • Début 2009 à 2013 : les travaux de réalisation de la ligne se déroulent.
Les élus et le président de la RATP posent devant la rame qui les a emmenés jusqu'au terminus Porte de l'Essonne.
Les élus et le président de la RATP posent devant la rame qui les a emmenés jusqu'au terminus Porte de l'Essonne.
  • 16 novembre 2013 : la ligne est mise en service entre Villejuif - Louis Aragon et Porte de l'Essonne[3],[4].

Tramway nommé T7[modifier | modifier le code]

Le 11 février 2009, le Syndicat des transports d'Île-de-France (STIF) décide d'attribuer à cette ligne le numéro «7»[5].

La même année, les travaux débutent sous le pilotage du STIF, en tant qu’autorité organisatrice des transports en Île-de-France[6].

Le 29 juin 2011, la première soudure de rail est réalisée[6].

Durant le premier semestre 2011, les travaux d'aménagement débutent[7] : ils consistaient à préparer le terrain, en déplaçant les obstacles (îlots centraux, mobilier urbain, végétaux, réseaux concessionnaires…) et en installant la signalisation. Ils ont également compris la première phase de requalification de la route départementale no 7[6]. Ils regroupent les aménagements urbains, les travaux d’infrastructure et ceux du système de transport (ouvrages d’art, site de remisage et de maintenance, voies tramway, alimentation électrique, etc.)[6]. Ils dureront jusqu'au début de l'année 2013[7].

Le 28 janvier 2011, la commande du matériel roulant de la ligne a été passée auprès du constructeur Alstom, de tramways Citadis. Le marché global comprend deux tranches : la première tranche commandée concerne 19 rames Citadis destinées à la ligne T7. Une deuxième tranche, levée ultérieurement, comporte 20 rames supplémentaires pour la ligne T8. Des options pourront à terme porter le marché à 70 rames[8].

Le 7 novembre 2011, le STIF, la RATP, la Banque européenne d’investissement et le groupe BPCE ont présenté le contrat de crédit-bail destiné à financer les nouveaux matériels roulants des lignes de tramway T3, T5, T6, T7 et T8. À cette occasion, le design des tramways destinés aux lignes T7 et T8 a été présenté à la presse[9],[10].

À partir de la fin 2012, les essais sont réalisés, étape préalable à l’exploitation commerciale de la ligne, jusqu'à la date de mise en service commerciale de la ligne. Après l’arrivée de la première rame, en parallèle de la fin des travaux, se succèderont pendant près d’un an les essais de rames, la formation des conducteurs puis les essais de ligne, également dénommés « marches à blanc »[6],[7].

En juin 2013, les noms définitifs des dix-huit stations de la ligne sont dévoilés au public[11] :

Affluence à la station Villejuif - Louis Aragon le jour de l'inauguration le 16 novembre 2013.
Affluence à la station Villejuif - Louis Aragon le jour de l'inauguration le 16 novembre 2013.
Affiche annonçant l'arrivée du T7.

La marche à blanc se déroule du lundi 14 octobre 2013[12] au vendredi 15 novembre 2013 : la ligne fonctionne normalement, aux mêmes heures et à la même fréquence que lorsque la ligne sera mise en service, mais sans prendre de voyageurs à bord.

Le 16 novembre 2013, la ligne est inaugurée et mise en service entre Villejuif - Louis-Aragon et Porte de l'Essonne[3], date prévue depuis un mois environ[13], conformément au dernier calendrier officiel[7].

La réalisation du T7, hors matériel roulant, a coûté 318,3 millions d'euros (valeur janvier 2006), cofinancé dans le cadre des contrats de plan et de projets État/Région. Il associe la région Île-de-France (73,6 %), le Conseil général du Val-de-Marne (17 %), le Conseil général de l’Essonne (3,8 %), l’État (3,2 %), la Communauté d’agglomération Les Portes de l’Essonne (0,8 %) et la RATP (1,6 %). Le coût du matériel roulant s’est élevé à la somme de 48 millions d’euros (valeur 2011), financé par le STIF, dans le cadre d’un accord RATP/STIF sur le financement par crédit-bail des rames du tramway[6], pour un montant final de 49,5 millions d'euros[2].

Tracé et stations[modifier | modifier le code]

Tracé[modifier | modifier le code]

Le chantier au voisinage du centre commercial de Belle Épine en juillet 2013.
Tramway T7 à la station Hélène Boucher durant les essais.
Une rame quitte la station Auguste Perret : à partir de cet endroit, la ligne s'écarte de l'ancienne nationale 7
Une rame quitte la station Auguste Perret : à partir de cet endroit, la ligne s'écarte de l'ancienne route nationale 7.

La ligne T7, longue de 11,2 kilomètres, dessert dix-huit stations réparties sur les communes de Villejuif, L'Haÿ-les-Roses, Vitry-sur-Seine, Chevilly-Larue, Thiais, Rungis, Orly, Paray-Vieille-Poste, Athis-Mons et de Villeneuve-le-Roi[6].

Elle suit largement le tracé de la l'ancienne route nationale 7, sur laquelle elle dessert en particulier le centre commercial régional Belle Épine et le terminal Sud de l'aéroport d'Orly. La ligne T7 se déporte néanmoins vers l'ouest de l'ex-route nationale pour mieux desservir le marché d'intérêt national de Rungis, les zones d'activité de Rungis dont la plate-forme logistique SOGARIS, le parc tertiaire SILIC (350 sociétés et 16 000 emplois) et les zones de fret de l'aéroport d'Orly[6].

La réalisation de la ligne a nécessité la réalisation de trois ouvrages d’art dont une passerelle piétonne, de six postes de transformation électrique ainsi que d'un site de maintenance et de remisage[6].

Liste des stations[modifier | modifier le code]

Stations Lat/Long Zone Communes desservies Correspondances[14]
  o   Villejuif - Louis Aragon 48° 47′ 14″ N 2° 22′ 03″ E / 48.787175476521, 2.3675644397736 (Villejuif — Louis Aragon) 3 Villejuif (M)(7)
  o   Lamartine 48° 46′ 57″ N 2° 22′ 02″ E / 48.782425, 2.367198 (Lamartine) 3 Villejuif
  o   Domaine Chérioux 48° 46′ 44″ N 2° 22′ 02″ E / 48.77885, 2.367336 (Domaine Chérioux) 3 Chevilly-Larue, Vitry-sur-Seine
  o   Moulin Vert 48° 46′ 20″ N 2° 22′ 04″ E / 48.772184, 2.367773 (Moulin Vert) 3 Chevilly-Larue, Vitry-sur-Seine, Thiais
  o   Bretagne 48° 46′ 06″ N 2° 22′ 05″ E / 48.768414, 2.367934 (Bretagne) 3 Chevilly-Larue, Thiais
  o   Auguste Perret
Cimetière Parisien
48° 45′ 49″ N 2° 22′ 05″ E / 48.76366, 2.367917 (Auguste Perret) 3 Chevilly-Larue, Thiais
  o   Porte de Thiais
Marché International
48° 45′ 35″ N 2° 21′ 59″ E / 48.759666, 2.366383 (Porte de Thiais) 3 Chevilly-Larue Tvm
  o   La Belle Épine 48° 45′ 24″ N 2° 22′ 07″ E / 48.756678, 2.36854 (La Belle Épine) 3 Rungis, Thiais
  o   Place de la Logistique
Plateforme Sogaris
48° 45′ 11″ N 2° 21′ 43″ E / 48.752975, 2.36185 (Place de la Logistique) 3 Rungis
  o   Porte de Rungis 48° 45′ 09″ N 2° 21′ 18″ E / 48.752483, 2.355086 (Porte de Rungis) 3 Rungis
  o   Saarinen
Parc Silic Nord
48° 45′ 01″ N 2° 21′ 15″ E / 48.750174, 2.35426 (Saarinen) 3 Rungis
  o   Robert Schuman
Parc Silic Centre
48° 44′ 48″ N 2° 21′ 11″ E / 48.746637, 2.352935 (Robert Schuman) 4 Rungis
  o   La Fraternelle 48° 44′ 30″ N 2° 21′ 10″ E / 48.741705, 2.352876 (La Fraternelle) 4 Rungis (RER)(C)
  o   Hélène Boucher
Orly Tech
48° 44′ 23″ N 2° 21′ 45″ E / 48.739746, 2.362398 (Hélène Boucher) 4 Paray-Vieille-Poste
  o   Caroline Aigle 48° 44′ 12″ N 2° 22′ 11″ E / 48.736636, 2.369801 (Caroline Aigle) 4 Orly
  o   Cœur d'Orly 48° 43′ 56″ N 2° 22′ 19″ E / 48.732111, 2.371909 (Cœur d'Orly) 4 Orly
  o   Aéroport d'Orly 48° 43′ 44″ N 2° 22′ 06″ E / 48.728895, 2.368357 (Aéroport d'Orly) 4 Paray-Vieille-Poste Orlyval
  o   Athis-Mons
Porte de l'Essonne
48° 42′ 51″ N 2° 22′ 18″ E / 48.714152, 2.371543 (Porte de l'Essonne) 4 Athis-Mons

Les stations en gras servent de départ ou de terminus à certaines missions. Les coordonnées sont approximatives.

Exploitation de la ligne[modifier | modifier le code]

Les voies entre Hélène Boucher et La Fraternelle.
Travaux du tramway à Thiais en août 2012.

Le T7 est une ligne de tramway d'Île-de-France exploitée par la Régie autonome des transports parisiens (RATP). Elle fonctionne de h 30 à h 30 du lundi au samedi et de h 30 à h 30 les dimanches et fêtes[15]. Les tramways relient Louis-Aragon à Porte de l'Essonne en un peu plus de 30 minutes, grâce à une vitesse commerciale moyenne de 20 km/h[16].

Offre commerciale[modifier | modifier le code]

En 2013, l'offre commerciale de la ligne T7 varie en fonction du moment de la journée, de la semaine et de l'année, de la manière suivante[15] :

De septembre à juin, elle comprend :

  • du lundi au vendredi :
    • Hors vacances scolaires, un tramway toutes les six minutes aux heures de pointe (de h 45 à h 30 et de 16 h 30 à 19 h 30), toutes les huit à dix minutes aux heures creuses puis toutes les quinze à vingt minutes après 21 h ;
    • En période de petites vacances scolaires, un tramway toutes les sept à huit minutes aux heures de pointe (de h 45 à h 30 et de 16 h 30 à 19 h 30), toutes les huit à dix minutes aux heures creuses puis toutes les quinze à vingt minutes après 21 h ;
  • le samedi, un tramway toutes les dix minutes le matin, toutes les huit minutes l’après-midi, puis tous les vingt minutes en soirée ;
  • les dimanches et fêtes, un tramway tous les quarts d'heure le matin et l’après-midi, toutes les vingt minutes en soirée.

En juillet, elle comprend :

  • du lundi au vendredi, un tramway toutes les huit à neuf minutes aux heures de pointe, toutes les dix minutes aux heures creuses, puis toutes les vingt minutes en soirée ;
  • le samedi, un tramway toutes les onze à quatorze minutes le matin, toutes les dix minutes l'après-midi, puis toutes les vingt minutes en soirée ;
  • les dimanches et fêtes, un tramway tous les vingt minutes le matin, tous les quarts d'heure l’après-midi, puis toutes les vingt minutes en soirée.

En août, elle comprend :

  • du lundi au vendredi, un tramway toutes les neuf minutes aux heures de pointe, toutes les onze minutes aux heures creuses, puis toutes les vingt minutes en soirée ;
  • le samedi, un tramway tous les quarts d'heure le matin et toutes les onze minutes l'après-midi, puis toutes les vingt minutes en soirée ;
  • les dimanches et fêtes, un tramway toutes les vingt minutes le matin et en soirée, et toutes les dix-huit minutes l'après-midi.

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

Une rame Citadis pendant les essais de la ligne.

La ligne de tramway T7 est équipée de dix-neuf rames Citadis 302 (avec une face avant différente de celles du T2), du constructeur Alstom, de 32,7 m de long et de 2,4 m de large[17],[18]. La 19e et dernière rame a été livrée le jour de l'inauguration et correspond à la 1500e rame Citadis produite par Alstom[19]. Ces rames sont équipées de compteurs de voyageurs, de caméras de vidéosurveillance et d'écrans d'information en temps réel de l'avancement du trajet et des correspondances. Elles peuvent transporter 200 voyageurs dont 54 assis[18]. Douze rames supplémentaires viendront compléter le parc afin de permettre le prolongement de la ligne à Juvisy-sur-Orge[20],[6]

Conduite et signalisation[modifier | modifier le code]

Article connexe : Signalisation Tramway.

La conduite sur la ligne se fait en « conduite à vue ». On trouve seulement des panneaux de limitation de vitesse, des signaux de protection d'itinéraires et des signaux protégeant le franchissement des carrefours. Pour ces derniers, la voirie est équipée de signaux tricolores classiques de type R11 tandis que la ligne est équipée de signaux de type R17 et R18 associés à la signalisation routière.

Sur un fond noir, une barre horizontale de couleur blanche signale l'arrêt, un rond blanc annonce un signal d'arrêt et une barre verticale blanche la voie libre. Une signalisation d'aide à l'exploitation complète ces signaux, un losange lumineux signalant la prise en charge de la demande de priorité au carrefour.

Les signaux de protection d'itinéraires ou signaux d'exploitation se situent avant les appareils de voies (aiguillages). Les panneaux de limitation de vitesse se présentent quant à eux comme des panneaux carrés avec des chiffres noirs sur fond blanc. Enfin, les indicateurs de coupure de courant sont implantés en amont de chaque secteur d'alimentation de la ligne aérienne de contact (LAC). Deux ronds blancs alignés en position verticale annoncent une ligne alimentée, alignés en position horizontale une ligne non alimentée[21].

Ateliers[modifier | modifier le code]

Vue des ateliers en travaux.

Les dix-neuf rames Citadis 302 sont entretenues et remisées au sein du site de maintenance et remisage (SMR) de Vitry-sur-Seine (48° 46′ 25″ N 2° 22′ 05″ E / 48.773504, 2.368138 (Ateliers de Vitry-sur-Seine)). D'une surface de 24 000 m², il accueille les infrastructures nécessaires aux fonctions d'exploitation (poste de contrôle, bureaux, salle de réunion, locaux du personnel…), de remisage (stationnement des rames) et de maintenance (hall de réparation et d’entretien, station service et station de lavage) des tramways. Ses bâtiments répondent à des critères de construction « Basse consommation » et de nombreuses normes de « Haute qualité environnementale » (isolation thermique, récupération et recyclage des eaux pluviales, centrale solaire...)[22].

Tarification et financement[modifier | modifier le code]

Entre les stations Robert Schumann et Saarinen.

La tarification de la ligne de tramway T7 est identique à celles des autres lignes de tramway exploitées par la RATP ainsi que l'essentiel des lignes de bus et accessible avec les mêmes abonnements. Un ticket t+ permet un trajet simple quelle que soit la distance avec une ou plusieurs correspondances possibles avec les lignes de bus et de tramway pendant une durée maximale de 1 h 30 entre la première et la dernière validation, mais pas avec le métro ni le RER.

Le financement du fonctionnement de la ligne (entretien, matériel et charges de personnel) est assuré par la RATP. Cependant, les tarifs des billets et abonnements dont le montant est limité par décision politique ne couvrent pas les frais réels de transport. Le manque à gagner est compensé par l'autorité organisatrice, le STIF, présidé depuis 2005 par le président du Conseil régional d'Île-de-France et composé d'élus locaux. Il définit les conditions générales d'exploitation ainsi que la durée et la fréquence des services. L'équilibre financier du fonctionnement est assuré par une dotation globale annuelle aux transporteurs de la région grâce au versement transport payé par les entreprises et aux contributions des collectivités publiques[23].

Trafic[modifier | modifier le code]

En 2010, les estimations de trafic de la ligne de tramway T7 prévoient de transporter 36 000 voyageurs chaque jour, pour un total annuel de 9,7 millions de voyages[6]. En janvier 2014, deux mois après sa mise en service, la ligne est fréquentée par 29 000 voyageurs par jour[24].

Projets[modifier | modifier le code]

2018 : Prolongement d'Athis-Mons à Juvisy[modifier | modifier le code]

Gare de Juvisy (entrée ouest),
en juin 2007, près de laquelle doit être établi le terminus sud du T7.

À l’horizon 2018, la ligne sera prolongée sur 3,7 kilomètres (dont 900 mètres en souterrain) ce qui permettra de rallier la gare de Juvisy en 13 minutes[25]. Le démarrage des travaux est prévu à la mi-2015 pour une mise en service prévue en 2018[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Le Conseil d'administration du STIF du 13 décembre 2006 a approuvé le dossier d'objectifs et de caractéristiques principales du tronçon Athis-Mons – Juvisy-sur-Orge, long de 3,8 km et comportant sept stations, qui permettra notamment d'assurer l'interconnexion avec les lignes C et D du RER et éventuellement avec les TGV de la LGV Paris - Orléans - Clermont-Ferrand - Lyon ou ligne POCL.

En mai 2010, les élus UMP du département de l'Essonne proposent que la fin du tracé soit modifiée, afin de desservir Évry et Corbeil en longeant la RN 7, plutôt que la gare de Juvisy, en particulier en raison du coût et de la difficulté à réaliser un souterrain de huit cents mètres de long nécessaire à la desserte de la gare[26].

En mai 2011, le STIF indique que la convention de financement relative aux études, pour un montant de 3,16 M€, est en cours de signature[27].

En juillet 2012, le STIF approuve le schéma de principe de la ligne. L'enquête publique eut lieu du 21 mai au 22 juin 2013[28].

Le projet a été déclaré d'utilité publique en novembre 2013[29].

Tracé et stations[modifier | modifier le code]

La ligne suivra l'axe de la RN 7, dont les « deux fois deux voies » seront maintenues, du centre commercial Carrefour d'Athis-Mons jusqu'à l'observatoire de Juvisy, où un ouvrage souterrain permettra à la ligne de rejoindre la rue Alexandre-Piver, puis l'allée Jean-Moulin et enfin l'avenue Honoré-d'Estienne-d'Orves pour gagner la gare de Juvisy, où l'emplacement de la station terminale, côté ouest de la gare, aura été conçu lors de la rénovation du pôle.

Ce prolongement desservira six nouvelles stations (noms des stations non définitifs) dont une enterrée[30]. La station Observatoire sera située sous le parvis de l’Observatoire de Juvisy-sur-Orge. Profonde de 17 mètres, elle sera aménagée sur deux niveaux[31].

Stations Lat/Long Zone Communes desservies Correspondances[14]
  o   Le Contin 48° 42′ 31″ N 2° 22′ 17″ E / 48.7087, 2.37128 (Le Contin) 4 Athis-Mons, Paray-Vieille-Poste
  o   Stade Delaune 48° 42′ 14″ N 2° 22′ 18″ E / 48.704004, 2.37166 (Stade Delaune) 4 Athis-Mons
  o   Pyramide 48° 41′ 54″ N 2° 22′ 19″ E / 48.698214, 2.371912 (Pyramide) 4 Athis-Mons, Juvisy-sur-Orge
  o   Observatoire 48° 41′ 34″ N 2° 22′ 15″ E / 48.692853, 2.370813 (Observatoire) 4 Juvisy-sur-Orge
  o   Maréchal Leclerc 48° 41′ 32″ N 2° 22′ 33″ E / 48.692266, 2.375749 (Maréchal Leclerc) 4 Juvisy-sur-Orge
  o   Juvisy-sur-Orge 48° 41′ 27″ N 2° 22′ 55″ E / 48.690785, 2.382004 (Juvisy-sur-Orge) 4 Juvisy-sur-Orge (RER)(C)(D)

Coût et financement[modifier | modifier le code]

Le coût du prolongement du tramway sur le tronçon Athis-Mons – Juvisy-sur-Orge est estimé à 198 millions d'euros hors taxes (valeur juillet 2011) pour les infrastructures dont 153 millions d'euros pour les travaux, 29 millions pour les frais d’ingénierie et de 16 millions pour les acquisitions foncières. Le coût du matériel roulant est estimé à 33 millions d'euros pour 12 rames supplémentaires, financées à 100 % par le STIF. Le coût d’exploitation sera pris en charge également à 100 % par le STIF[20].

2020 : Correspondance avec le Grand Paris Express[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Grand Paris Express, Ligne 14 et Ligne 15.

En 2020, la ligne T7 devrait être en correspondance avec la ligne 15 à la station Villejuif - Louis-Aragon.

Après 2020, elle devrait également être en correspondance avec les lignes 14 et 18, à la station Aéroport d'Orly (station du Grand Paris Express : Orly-Sud (nom provisoire)).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Tramway-t7.fr - Calendrier du projet
  2. a et b [PDF] Dossier de presse du STIF à la suite du Conseil d'administration du 13 décembre 2006.
  3. a et b « Le tramway T7 s'apprête à entrer en piste », article de France 3 du 15 novembre 2013, consulté le 17 novembre 2013.
  4. « Le tramway T7 entre en service », article sur le site de l'exploitant, la RATP, consulté le 17 novembre 2013.
  5. [PDF] Attribution des numéros des lignes de tramway par le STIF
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l RATP - Première soudure de rail pour le T7 Villejuif/Athis-Mons, communiqué de presse du 29 juin 2011
  7. a, b, c et d Le calendrier sur le site officiel (date de consultation non précisée).
  8. Alstom remporte le marché des lignes de tramways T7 et T8 (et) célèbre avec la RATP et la Région Ile de France le 1500e Citadis commandé. Communiqué de presse, sur alstom.com.
  9. 107 nouvelles rames de tramways pour l’Île-de-France, sur le site ratp.fr. Consulté le 16 février 2012.
  10. 107 tramways en crédit-bail : l'Ile-de-France en prend pour 33 ans, mobilicites.com
  11. a et b « Les 18 stations du T7 ont leur nom », article du 18 juin 2013 sur le site de la communauté d'agglomération comprenant Athis Mons, consulté le 24 juin 2013.
  12. [PDF] STIF – Le Tramway T7 débute sa « marche à blanc » le 14 octobre 2013, communiqué de presse du 13 octobre 2013, sur stif.org, consulté le 22 octobre 2013.
  13. « Inauguration du T7 : RDV le 16 novembre pour un premier voyage », article sur le site officiel de la communauté d'agglomération des Portes de l'Essonne du 4 octobre 2013, consulté le 5 octobre 2013.
  14. a et b Pour alléger le tableau, seules les correspondances avec les transports guidés (métros, trains, tramways, ...) et les correspondances en étroite relation avec la ligne sont données. Les autres correspondances, notamment les lignes de bus, sont reprises dans les articles de chaque station.
  15. a et b T7 Horaires.
  16. Tramway Villejuif - Athis-Mons : « Le projet : Les services attendus »
  17. [PDF] Citadis 302 pour le T7 et T8, document de la RATP, exploitant.
  18. a et b « La première rame du tramway T7 en images », article du 15 avril 2013 sur 94.citoyens.com, consulté le 21 mai 2013.
  19. « Alstom livre son 1500e tramway Citadis à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle ligne T7 d’Ile-de-France », article de zonebourse.com du 16 novembre 2013, consulté le 17 novembre 2013.
  20. a et b Tramway-t7.fr - Le coût et financement
  21. Jean Tricoire, Le Tramway à Paris et en Île-de-France,‎ 2007 p. 140
  22. Tramway Villejuif - Athis-Mons : « Le projet : Les aménagements du tramway »
  23. Le financement des transports franciliens - Site du STIF
  24. « Villejuif - Athis-Mons : déjà 29000 passagers par jour sur le T7 », article du Parisien du 17 janvier 2014, consulté le 20 janvier 2014.
  25. Tramway-t7.fr - Projet
  26. Le Parisien - Jusqu’où ira le futur tramway ?, article du 27 mai 2010
  27. STIF - T7 Athis-Mons - Juvisy-sur-Orge - Dépt:91, consulté le 17 mai 2011
  28. STIF - Lancement de l’enquête publique du prolongement du T7, sur stif.org. Consulté le 18 mai 2013.
  29. Déclaration d’utilité publique du prolongement du tramway T7 entre Athis-Mons et Juvisy-sur-Orge, sur stif.org. Consulté le 28 novembre 2013.
  30. Prolongement d‘Athis-Mons à Juvisy-sur-Orge (phase 2) STIF
  31. Tramway T7 - Observatoire

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Geographylogo.svg

Les coordonnées de cet article :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]