Ligne 7 du tramway d'Île-de-France
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Cet article ou cette section contient des informations sur un projet de transport en Île-de-France.
Il se peut que ces informations soient de nature spéculative et que leur teneur change considérablement alors que les événements approchent.
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| Tramway ligne 7 | |
|---|---|
Travaux du tramway sur l'ex-RN7 à Thiais |
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| Réseau | Tramway d'Île-de-France |
| Date d’ouverture prévue | Fin 2013[1] : Villejuif-Louis-Aragon M à Athis-Mons Centre Commercial |
| Terminus | Villejuif-Louis-Aragon Métro Athis-Mons Centre Commercial |
| Exploitant | RATP |
| Conduite (système) | Conducteur (Marche à vue) |
| Matériel utilisé | Citadis 302 (2 rames au 15 avril 2013) |
| Dépôt d’attache | Vitry |
| Points d’arrêt | 18 |
| Longueur | 11,2 km |
| Temps de parcours | 31 min |
| Distance moyenne entre points d’arrêt | 657 m |
| Communes desservies | Villejuif L'Haÿ-les-Roses Vitry-sur-Seine Chevilly-Larue Thiais Rungis Orly Paray-Vieille-Poste Athis-Mons Villeneuve-le-Roi |
| Jours de fonctionnement | Tous les jours |
| Fréquentation (moy. par an) |
9,7 millions prévus |
| Lignes connexes | En service : En chantier : En projet : TAC TPO |
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La ligne 7 du tramway d'Île-de-France abrégée T7 est une ligne de tramway actuellement en construction le long de la N7 en vue d'une mise en service prévue d'ici la fin de l'année 2013[1]. Elle reliera la station de métro Villejuif - Louis Aragon à la ville d'Athis-Mons en desservant au passage le marché de Rungis, ainsi que les zones de fret et le terminal Sud de l'aéroport d'Orly (le terminal Ouest étant accessible en correspondance par Orlyval). Elle devrait ensuite être prolongée d'Athis-Mons à Juvisy-sur-Orge à l'horizon 2018[2].
Sommaire |
Histoire [modifier]
Projet de tramway [modifier]
En novembre 2000, la concertation préalable sur le projet est organisée.
Le 10 octobre 2002, le Syndicat des transports d'Île-de-France (STIF) approuve le schéma de principe.
Du 29 décembre 2003 au 7 février 2004, l'enquête publique sur le projet est organisée.
Le 1er février 2005, l'arrêté d’utilité publique du projet est publié.
Le 13 décembre 2006, le Syndicat des transports d'Île-de-France (STIF) approuve la convention de financement[3].
Du début de l'année 2009 à l'été 2011, les travaux commencent avec la réalisation des travaux préliminaires[1] : ils consistaient à préparer le terrain, en déplaçant les obstacles (îlots centraux, mobilier urbain, végétaux, réseaux concessionnaires…) et en installant la signalisation. Ils ont également compris la première phase de requalification de la route départementale no 7[4].
Tramway nommé T7 [modifier]
Le 11 février 2009, le Syndicat des transports d'Île-de-France (STIF) décide d'attribuer à cette ligne, le numéro « 7 »[5].
Le 29 juin 2011, la première soudure de rail est réalisée[4].
Depuis le premier semestre 2011, les travaux d'aménagement du tramway sont en cours. Ils regroupent les aménagements urbains, les travaux d’infrastructure et ceux du système de transport (ouvrages d’art, site de remisage et de maintenance, voies tramway, alimentation électrique, etc.)[4]. Ils dureront jusqu'au début de l'année 2013[1].
Le 28 janvier 2011, la commande du matériel roulant de la ligne a été passée auprès du constructeur Alstom, de tramways Citadis. Le marché global comprend deux tranches : la première tranche commandée concerne 19 rames Citadis destinées à la ligne T7. Une deuxième tranche, levée ultérieurement, comporte 20 rames supplémentaires pour la ligne T8. Des options pourront à terme porter le marché à 70 rames[6].
Le 7 novembre 2011, le STIF, la RATP, la Banque européenne d’investissement et le groupe BPCE ont présenté le contrat de crédit-bail destiné à financer les nouveaux matériels roulants des lignes de tramway T3, T5, T6, T7 et T8. À cette occasion, le design des tramways destinés aux lignes T7 et T8 a été présenté à la presse[7],[8].
À partir de la fin 2012, les essais sont réalisés, étape préalable à l’exploitation commerciale de la ligne, jusqu'à la date de mise en service commerciale de la ligne. Après l’arrivée de la première rame, en parallèle de la fin des travaux, se succèderont pendant près d’un an les essais de rames, la formation des conducteurs puis les essais de ligne, également dénommés « marches à blanc »[4],[1].
Fin 2013, la ligne de tramway T7 devrait être mise en service entre Villejuif-Louis-Aragon Métro et Athis-Mons - Centre Commercial[1].
En 2020, elle devrait être en correspondance avec la Ligne 15 au niveau de Villejuif-Louis-Aragon Métro. Ultérieurement, elle sera également en correspondance à Orly-Sud avec la Ligne 14 et la Ligne 18 de ce réseau.
Tracé et stations [modifier]
Tracé [modifier]
La ligne T7 sera longue de 11,2 kilomètres. Elle doit favoriser les déplacements de banlieue à banlieue en assurant une desserte fine du territoire. Pour ce faire, elle suivra largement le tracé de la route nationale 7, dont elle s'écartera pour favoriser la desserte du Marché d'intérêt national, les zones d'activité de Rungis (la plate-forme logistique SOGARIS, le parc tertiaire SILIC (350 sociétés et 16 000 emplois), le centre commercial régional Belle Épine), les correspondances avec le RER et la desserte de l'aéroport d'Orly et son aérogare Orly-Sud[4].
La ligne desservira les communes de Villejuif, L'Haÿ-les-Roses, Vitry-sur-Seine, Chevilly-Larue, Thiais, Rungis, Orly, Paray-Vieille-Poste, Athis-Mons et de Villeneuve-le-Roi[4].
La réalisation de la ligne nécessitera la réalisation de trois ouvrages d’art dont une passerelle piétonne, de six postes de transformation électrique ainsi que d'un site de maintenance et de remisage[4].
Liste des stations [modifier]
La ligne de tramway T7 desservira dix-huit stations[4].
Les noms des stations ne sont pas définitifs.
| Stations | Lat/Long | Zone | Communes desservies | Correspondances[9] | |||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| o | Villejuif - Louis Aragon | 3 | Villejuif | ||||
| o | Villejuif Centre Commercial | 3 | Villejuif | ||||
| o | École départementale | 3 | L'Haÿ-les-Roses, Vitry-sur-Seine | ||||
| o | Petite Bretagne | 3 | Chevilly-Larue, Vitry-sur-Seine | ||||
| o | Butte de Chevilly | 3 | Chevilly-Larue | ||||
| o | Esplanade du cimetière | 3 | Chevilly-Larue, Thiais | ||||
| o | Porte de Thiais | 3 | Chevilly-Larue, Thiais | ||||
| o | Belle Épine | 3-4 | Rungis, Thiais | ||||
| o | Sogaris | 4 | Rungis | ||||
| o | Porte de Rungis | 4 | Rungis | ||||
| o | Silic 1 | 4 | Rungis | ||||
| o | Silic 2 | 4 | Rungis | ||||
| o | Rungis - La Fraternelle | 4 | Rungis | ||||
| o | Orly Tech | 4 | Paray-Vieille-Poste | ||||
| o | Orly Fret 1 | 4 | Orly | ||||
| o | Orly Fret 2 | 4 | Orly | ||||
| o | Orly-Sud | 4 | Paray-Vieille-Poste | Orlyval | |||
| o | Athis-Mons Centre Commercial | 4 | Athis-Mons, Villeneuve-le-Roi, Paray-Vieille-Poste |
Exploitation de la ligne [modifier]
La ligne T7 sera exploitée au rythme d'un tramway toutes les cinq minutes aux heures de pointe, puis toutes les quatre minutes après prolongement à Juvisy-sur-Orge[4]. Le parcours Villejuif - Athis-Mons sera réalisée en 31 minutes.
Matériel roulant [modifier]
La ligne de tramway T7 nécessitera la livraison de dix-neuf rames, de type Citadis 302, du constructeur Alstom, de 32,7 m de long et de 2,4 m de large[10],[11], afin de permettre la mise en service de la première phase en 2013. Douze rames supplémentaires viendront compléter le parc afin de permettre le prolongement de la ligne à Juvisy-sur-Orge[12],[4]. Ces rames seront équipées de compteurs de voyageurs, de caméras de vidéosurveillance et d'écrans d'information en temps réel de l'avancement du trajet et des correspondances[11]. Elles pourront transporter 200 voyageurs dont 54 assis[11].
Conduite et signalisation [modifier]
La conduite sur la ligne se fera en « conduite à vue ». On trouvera seulement des panneaux de limitation de vitesse, des signaux de protection d'itinéraires et des signaux protégeant le franchissement des carrefours. Pour ces derniers, la voirie est équipée de signaux tricolores classiques de type R11 tandis que la ligne est équipée de signaux de type R17 et R18 associés à la signalisation routière.
Sur un fond noir, une barre horizontale de couleur blanche signale l'arrêt, un rond blanc annonce un signal d'arrêt et une barre verticale blanche la voie libre. Une signalisation d'aide à l'exploitation complète ces signaux, un losange lumineux signalant la prise en charge de la demande de priorité au carrefour.
Les signaux de protection d'itinéraires ou signaux d'exploitation se situent avant les appareils de voies (aiguillages). Les panneaux de limitation de vitesse se présentent quant à eux comme des panneaux carrés avec des chiffres noirs sur fond blanc. Enfin, les indicateurs de coupure de courant sont implantés en amont de chaque secteur d'alimentation de la ligne aérienne de contact (LAC). Deux ronds blancs alignés en position verticale annoncent une ligne alimentée, alignés en position horizontale une ligne non alimentée[13].
Tarification et financement [modifier]
La tarification de la ligne de tramway T7 sera identique à celles des autres lignes de tramway exploitées par la RATP ainsi que l'essentiel des lignes de bus et accessible avec les mêmes abonnements. Un ticket t+ permet un trajet simple quelle que soit la distance avec une ou plusieurs correspondances possibles avec les lignes de bus et de tramway pendant une durée maximale de 1 h 30 entre la première et la dernière validation, mais pas avec le métro ni le RER.
Le financement du fonctionnement de la ligne (entretien, matériel et charges de personnel) est assuré par la RATP. Cependant, les tarifs des billets et abonnements dont le montant est limité par décision politique ne couvrent pas les frais réels de transport. Le manque à gagner est compensé par l'autorité organisatrice, le STIF, présidé depuis 2005 par le président du Conseil régional d'Île-de-France et composé d'élus locaux. Il définit les conditions générales d'exploitation ainsi que la durée et la fréquence des services. L'équilibre financier du fonctionnement est assuré par une dotation globale annuelle aux transporteurs de la région grâce au versement transport payé par les entreprises et aux contributions des collectivités publiques[14].
Le coût du projet, hors matériel roulant, est de 318,3 millions d’euros (valeur janvier 2006), cofinancé dans le cadre des contrats de plan et de projets État/Région. Il associe la région Île-de-France (73,6 %), le Conseil général du Val-de-Marne (17 %), le Conseil général de l’Essonne (3,8 %), l’État (3,2 %), la Communauté d’agglomération Les Portes de l’Essonne (0,8 %) et la RATP (1,6 %). Le STIF, en tant qu’autorité organisatrice des transports en Île-de-France, pilote le projet. Le coût du matériel roulant s’élève à 48 millions d’euros (valeur 2011), financé par le STIF, dans le cadre d’un accord RATP/STIF sur le financement par crédit-bail des rames du tramway[4], pour un montant de 49,5 millions d'euros[3].
Trafic prévu [modifier]
La ligne de tramway T7 serait empruntée par 36 000 voyageurs par jour, soit 9,7 millions de voyageurs par an[4].
Prolongement envisagé : Athis-Mons - Juvisy [modifier]
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À l’horizon 2018, la ligne, actuellement en travaux entre Villejuif et Athis-Mons, sera prolongée sur 3,7 kilomètres (dont 900 mètres en souterrain) ce qui permettra de rallier la gare de Juvisy en 13 minutes[15]. Le démarrage des travaux est prévu à la mi-2015 pour une mise en service prévue en 2018[2].
Historique [modifier]
Le Conseil d'administration du STIF du 13 décembre 2006 a approuvé le dossier d'objectifs et de caractéristiques principales du tronçon Athis-Mons – Juvisy-sur-Orge, long de 3,8 km et comportant sept stations, qui permettra notamment d'assurer l'interconnexion avec les lignes C et D du RER et éventuellement avec les TGV intersecteurs issus de la LGV Cœur de France (anciennement LGV Paris - Orléans - Clermont-Ferrand - Lyon ou ligne POCL).
En mai 2010, les élus UMP du département de l'Essonne proposent que la fin du tracé soit modifiée, afin de desservir Évry et Corbeil en longeant la RN 7, plutôt que la gare de Juvisy, en particulier en raison du coût et de la difficulté à réaliser un souterrain de huit cents mètres de long nécessaire à la desserte de la gare[16].
En mai 2011, le STIF indique que la convention de financement relative aux études, pour un montant de 3,16 M€, est en cours de signature[17].
En juillet 2012, le STIF approuve le schéma de principe de la ligne. L'enquête publique est prévue du 21 mai au 22 juin 2013[18].
Tracé et stations [modifier]
La ligne suivra l'axe de la RN 7, dont les « deux fois deux voies » seront maintenues, du centre commercial Carrefour d'Athis-Mons jusqu'à l'observatoire de Juvisy, où un ouvrage souterrain permettra à la ligne de rejoindre la rue Alexandre-Piver, puis l'allée Jean-Moulin et enfin l'avenue Honoré-d'Estienne-d'Orves pour gagner la gare de Juvisy, où l'emplacement de la station terminale, côté ouest de la gare, aura été conçu lors de la rénovation du pôle.
Ce prolongement desservira six nouvelles stations (noms des stations non définitifs) dont une enterrée[19]. La station Observatoire sera située sous le parvis de l’Observatoire de Juvisy-sur-Orge. Profonde de 17 mètres, elle sera aménagée sur deux niveaux[20].
| Stations | Lat/Long | Zone | Communes desservies | Correspondances[9] | |||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| o | Le Contin | 4 | Athis-Mons, Paray-Vieille-Poste | ||||
| o | Stade Delaune | 4 | Athis-Mons | ||||
| o | Pyramide | 4 | Athis-Mons, Juvisy-sur-Orge | ||||
| o | Observatoire | 4 | Juvisy-sur-Orge | ||||
| o | Maréchal Leclerc | 4 | Juvisy-sur-Orge | ||||
| o | Juvisy-sur-Orge | 4 | Juvisy-sur-Orge |
Coût et financement [modifier]
Le coût du prolongement du tramway sur le tronçon Athis-Mons – Juvisy-sur-Orge est estimé à 198 millions d'euros hors taxes (valeur juillet 2011) pour les infrastructures dont 153 millions d'euros pour les travaux, 29 millions pour les frais d’ingénierie et de 16 millions pour les acquisitions foncières. Le coût du matériel roulant est estimé à 33 millions d'euros pour 12 rames supplémentaires, financées à 100 % par le STIF. Le coût d’exploitation sera pris en charge également à 100 % par le STIF[12].
Notes et références [modifier]
- Le calendrier sur le site officiel
- Tramway-t7.fr - Calendrier du projet
- [PDF] Dossier de presse du STIF suite au Conseil d'administration du 13 décembre 2006
- RATP - Première soudure de rail pour le T7 Villejuif/Athis-Mons, communiqué de presse du 29 juin 2011
- [PDF] Attribution des numéros des lignes de tramway par le STIF
- Alstom remporte le marché des lignes de tramways T7 et T8 (et) célèbre avec la RATP et la Région Ile de France le 1500e Citadis commandé. Communiqué de presse, sur alstom.com.
- 107 nouvelles rames de tramways pour l’Île-de-France, sur le site ratp.fr. Consulté le 16 février 2012.
- 107 tramways en crédit-bail : l'Ile-de-France en prend pour 33 ans, mobilicites.com
- Pour alléger le tableau, seules les correspondances avec les transports guidés (métros, trains, tramways, ...) et les correspondances en étroite relation avec la ligne sont données. Les autres correspondances, notamment les lignes de bus, sont reprises dans les articles de chaque station.
- [PDF] Citadis 302 pour le T7 et T8
- « La première rame du tramway T7 en images », article du 15 avril 2013 sur 94.citoyens.com, consulté le 21 mai 2013.
- Tramway-t7.fr - Le coût et financement
- Jean Tricoire, Le Tramway à Paris et en Île-de-France, 2007 p. 140
- Le financement des transports franciliens - Site du STIF
- Tramway-t7.fr - Projet
- Le Parisien - Jusqu’où ira le futur tramway ?, article du 27 mai 2010
- STIF - T7 Athis-Mons - Juvisy-sur-Orge - Dépt:91, consulté le 17 mai 2011
- STIF - Lancement de l’enquête publique du prolongement du T7, sur stif.org. Consulté le 18 mai 2013.
- Prolongement d‘Athis-Mons à Juvisy-sur-Orge (phase 2) STIF
- Tramway T7 - Observatoire
Annexes [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Site RATP consacré à l'extension du réseau
- Site officiel du projet (Villejuif - Athis-Mons)
- Site officiel du projet (Athis-Mons - Juvisy)