Ligne 4 du tramway d'Île-de-France
| Tramway ligne 4 Ligne des Coquetiers |
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Les rames U 25500 TT01 et TT04 à Bondy |
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| Réseau | Tramway d'Île-de-France Transilien Paris-Est |
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| Date d’ouverture | 20 novembre 2006 : Aulnay-sous-Bois à Bondy | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Terminus | Aulnay-sous-Bois Bondy |
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| Exploitant | SNCF | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Conduite (système) | Conducteur (Marche à vue) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Matériel utilisé | U 25500 (Avanto S70) (14 rames au 16/02/2012) |
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| Dépôt d’attache | Pantin (Noisy-le-Sec) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Points d’arrêt | 11 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Longueur | 7,9 km | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Temps de parcours | 20 min | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Distance moyenne entre points d’arrêt | 790 m | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Communes desservies | Aulnay-sous-Bois Sevran Livry-Gargan Les Pavillons-sous-Bois Le Raincy Villemomble Bondy |
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| Jours de fonctionnement | Tous les jours | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Fréquentation (moy. par an) |
10,6 millions (2007) 4e/4 |
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| Lignes connexes | En service : En chantier : En projet : TAC TPO • Lignes Transilien • Secteurs Transilien (Paris-Nord, Paris-Est, Paris Sud-Est, Paris Rive-Gauche, Paris-Saint-Lazare) |
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La ligne 4 du tramway d'Île-de-France ou T4 est une ligne dite de tram-train exploitée par la SNCF, mise en service le 20 novembre 2006 entre Aulnay-sous-Bois et Bondy, dans le département de la Seine-Saint-Denis en Île-de-France, longue de 7,9 kilomètres.
Elle est issue de la transformation et de la mise intégrale à double voie de la ligne de Bondy à Aulnay-sous-Bois dite ligne des Coquetiers ouverte en 1875, qu'elle emprunte sur la totalité de son parcours. Elle est ainsi devenue la première ligne française de tram-train, concept qui prendra pleinement son sens lors de ses prolongements prévus en mode tramway sur la voirie urbaine.
Sommaire |
Histoire[modifier]
Ligne des Coquetiers[modifier]
La ligne 4 du tramway francilien est l'ancienne ligne de Bondy à Aulnay-sous-Bois dite ligne de chemin de fer des Coquetiers, qui relie les réseaux ferrés Nord et Est entre Aulnay-sous-Bois et Bondy depuis 1875.
La « ligne des Coquetiers » était victime d'une importante désaffection du public due à la faiblesse de sa desserte et de ses médiocres performances, source de nombreux problèmes de circulation à cause de ses passages à niveau. La SNCF opéra d'ailleurs en 1993 des améliorations afin de permettre de réduire les temps de fermeture des passages à niveau et permettre l'augmentation de la fréquence des rames en heure de pointe (un train toutes les quinze minutes entre Bondy et Gargan et toutes les trente minutes entre Gargan et Aulnay), sans parvenir pour autant rendre attractive la ligne, pénalisée par ses fréquences insuffisantes et ses temps de parcours excessifs[1],[2].
En conséquence, la ligne a été fermée en décembre 2003 afin de renaître après d'importants travaux de réhabilitation sous la forme d'une ligne hybride à mi-chemin du train et du tramway urbain, le tram-train[3].
Transformation de la ligne[modifier]
La découverte en France du concept du tram-train donne l'idée de réadapter la ligne des Coquetiers à cette technique qui semble idéale. Elle permet en effet de mettre fin à l'épineux problème des passages à niveau grâce à leur transformation en simples carrefours routiers, d'atténuer l'effet de coupure dans le paysage urbain, de fortement renforcer la desserte tout en permettant des extensions en mode tram sur la voirie urbaine.
Cette technologie est finalement retenue et en 2001, la SNCF lance un appel d'offre européen pour le matériel roulant. En 2003, l'avant-projet est approuvé par le STIF, la SNCF et RFF.
Objectifs[modifier]
Les travaux de transformation ont pour but[4] :
- une desserte plus fréquente sur l’ensemble de la journée jusqu'à 20 h 00, fixée à 6 minutes du lundi au samedi et à 9 minutes le dimanche et les jours fériés. Entre 20 h 00 et 22 h 00, la fréquence de desserte est de 9 minutes et elle passe à 12 minutes de 22 h 00 à la fin de service. Par ailleurs, la desserte est allégée pendant 6 semaines l'été, approximativement du 14 juillet au 31 août ;
- des stations nouvelles afin de mieux répondre à la demande des usagers ;
- une réduction de l'effet de coupure du paysage urbain de la ligne ferroviaire grâce à une insertion urbaine de la ligne de tramway, en concertation avec le département de la Seine-Saint-Denis et les communes traversées ;
- une modification des voiries urbaines avec la transformation des passages à niveau en carrefours routiers et une signalisation routière moins contraignante en temps d'attente.
L'évolution de l'exploitation vers un mode plus urbain s'est accompagnée de modifications physiques de la ligne :
- doublement de la voie entre Gargan et Aulnay-sous-Bois avec reconstruction du viaduc sur la RN 3 et élargissement du pont de Rougemont sur le Canal de l'Ourcq ;
- création d'un nouveau terminus en gare de Bondy avec une voie supplémentaire ;
- suppression des bâtiments voyageurs et transformation des gares en station de type tramway. Seul le bâtiment de Gargan conserve une vocation ferroviaire puisqu'il abrite désormais le centre d'exploitation de la ligne ; une voie centrale permet d'ailleurs des garages de rames en ce point ;
- création des trois stations supplémentaires :
- Remise à Jorelle entre Bondy et Les Coquetiers ;
- Lycée Henri Sellier entre Gargan et L'Abbaye ;
- Rougemont-Chanteloup entre Freinville et Aulnay-sous-Bois ;
- transformation des passages à niveau en carrefours routiers avec signalisation conforme au code de la route.
Travaux[modifier]
En juin 2004, débutent les travaux d'aménagement. La voie est entièrement déposée puis renouvelée, les quais des gares sont démolis et reconstruits, la caténaire en 25kV est retendue et la section Gargan - Aulnay est mise à double voie. Dans ce but, le pont de Rougemont sur le canal de l'Ourcq est élargi et en juin 2005 est déposé le tablier du viaduc de la RN3, construit en 1932 à voie unique.
Six mois plus tard, en janvier 2006, se déroule l'opération la plus spectaculaire : le tablier du nouveau viaduc à double voie est installé de nuit après une coupure à la circulation de l'ex-RN3 devant de nombreux curieux. L'été de la même année, les premières rames sont acheminées par convoi exceptionnel et mises en place sur la ligne, et des essais techniques et de sécurité sont effectués[5].
Coût des travaux[modifier]
La réalisation du T4 était une opération inscrite au 12e contrat de plan État-Région. Le financement de la transformation de la ligne des Coquetiers en ligne T4, d'un montant total de 52,72 millions d'euros (valeur janvier 2003), a été réparti entre[6] :
- le Conseil régional d'Île-de-France : 46,94 % ;
- l'État : 23,47 % ;
- RFF : 18,52 % (dont une partie sur prêts bonifiés de la région Île-de-France) ;
- le Conseil général de la Seine-Saint-Denis : 9,26 % ;
- la SNCF : 1,82 % (sur prêts bonifiés de la région Île-de-France).
La SNCF a entièrement financé les quinze rames nécessaires à l'exploitation, pour un montant de 68 millions d'euros[7]. Le coût de fonctionnement de la ligne est de 11,2 millions d’euros par an, financés par le STIF[8].
Tram-train[modifier]
On distingue clairement le caractère ferroviaire de la voie, implantée sur ballast et traverses, contrairement à la plupart des voies de tramway. La ligne présente un caractère hybride entre ligne de tramway et ligne de train.
La ligne 4 du tramway d'Île-de-France est inaugurée le samedi 18 novembre 2006 et est accessible gratuitement tout le week-end. Sa véritable mise en service commerciale a eu lieu le lundi 20 novembre 2006 au matin.
Le T4 est la quatrième ligne du réseau francilien mais également première ligne de tram-train de France[9] et première ligne de ce type exploitée par la SNCF. Ainsi, cette ligne est exploitée par la SNCF contrairement aux autres lignes du tramway francilien qui sont exploitées par la RATP, ce qui pourrait paraître surprenant de la part de la SNCF. En effet, l'entreprise avait laissé à la RATP dans les années 1990, l'exploitation de la ligne des Coteaux, qui était en mauvais état et gravement déficitaire, devenue T2.
En fait, la politique de la SNCF était alors de se concentrer sur les flux importants de voyageurs et donc sur le « ferroviaire lourd » ; la réussite des réseaux de tramway d'une part et l'intérêt croissant pour les transports péri-urbains d'autre part a fait changer la SNCF de politique.
Le prolongement jusqu'à Noisy-le-Sec n'est pas à l'ordre du jour. Il permettrait à terme d'atteindre ce pôle multimodal, de donner une correspondance avec le T1, le RER E (branche de Tournan en plus de celle de Chelles - Gournay) et la Tangentielle Nord ainsi qu'a fortiori vers Paris.
Sur la ligne T2, c'est au contraire le prolongement par la RATP de Puteaux à La Défense, prolongement qui a été effectué sur des plates-formes existantes, qui a engendré le succès impressionnant de cette ligne. Malgré cela, l'aptitude à rouler sous caténaire 25 kV est nécessaire pour atteindre le dépôt de Noisy-le-Sec ; au contraire, les caractéristiques bicourant des rames (25 kV /750 V) ne sont pas utilisées, puisque l'intégralité de la ligne est alimentée en 25 kV.
La ligne est exploitée par quinze rames de type tram-train, roulant à droite[10], en conduite à vue[11]. Il leur faut dix-neuf minutes pour parcourir la ligne de huit kilomètres. Conformément à la réglementation, les rames et les stations sont étudiées pour être facilement accessibles pour les personnes handicapées.
Critiques[modifier]
La mise en service de la ligne, malgré l'amélioration globale qu'elle apporte en comparaison avec l'ancienne exploitation, n'a toutefois pas été dénuée de critiques. Dès le jour de l'inauguration le 18 novembre 2006, deux rames ont connu des avaries de frein, ce qui a poussé la SNCF à interrompre le trafic en fin d'après-midi, contraignant de nombreux visiteurs bloqués en route à rentrer à pied voire en auto-stop[12].
Plusieurs aspects de la nouvelle ligne ont également provoqué le mécontentement : l'utilisation très fréquente de l'avertisseur sonore par les conducteurs, qui a provoqué une polémique entre riverains et élus locaux d'une part, et la SNCF d'autre part. Cette nuisance a entraîné la création d'un collectif de riverains, qui a réussi à obtenir avec l'appui des élus une réduction de 15 dB du volume sonore des avertisseurs mi-mars 2007[13]. Depuis, une modification des consignes de sécurité a limité son usage à une situation de danger immédiat[14].
En outre, certains utilisateurs déplorent les erreurs de conception ou le manque de finition de l'infrastructure, avec des passages piéton toujours pas accessibles près d'un an après l'ouverture de la ligne ou des aménagements pour handicapés inutilisables en certains points (présence de marches), ou encore le nombre trop réduit d'arceaux pour le garage des vélos dans les abris proposés. La disparition de certains bâtiments voyageurs anciens, et ce malgré l'opposition des municipalités, a également été déplorée. Un collectif appuyé par les municipalités a permis de sauvegarder les gares des Coquetiers et de l'Abbaye, mais le bâtiment de la gare de l'Allée de la Tour Rendez-Vous a lui été détruit[15]. La création de la piste cyclable implantée le long de la ligne a débuté au printemps 2008, avec une mise en service début 2010[14].
Améliorations du service[modifier]
Des améliorations au service ont été apportées depuis le 8 décembre 2007. En fin de soirée, de 22 heures à la fin de service, le tramway assure les correspondances avec les rames du RER B à Aulnay et du RER E à Bondy. Depuis cette date, la ligne est désormais en service les nuits du 31 décembre et de la Fête de la musique[14].
En revanche, il n'est toujours pas prévu de restructuration du réseau des bus avoisinants afin qu'ils se rabattent vers le tramway, ce qui améliorerait l'attractivité de la ligne et lui permettrait d'atteindre plus facilement les objectifs fixés à 40 000 voyageurs par jour à terme, alors qu'ils ne sont que 29 000 en octobre 2007[14] et 30 000 en 2009[16].
Infrastructure[modifier]
La ligne T4 est une ligne hybride du fait de ses caractéristiques : une ligne ferroviaire française est, dans la plupart des cas, électrifiée (quand elle l'est) en 1500 V ou 25 kV, possède des rails de type « Vignole », une signalisation basée sur le cantonnement et une circulation des trains à gauche.
La ligne T4 est électrifiée en 25 kV et possède une voie ferrée classique comme le réseau ferré national, et non de type tram urbain avec rails à gorge, c'est-à-dire plat et en creux, implantés dans une chaussée ou une pelouse. Mais elle possède en revanche des quais bas, les rames circulent à droite et la ligne est exploitée en conduite à vue sans signalisation d'espacement, comme un tramway, et les carrefours sont équipés de feux routiers. Le concept de tram-train dépasse ainsi les seuls véhicules aptes à circuler sur le réseau ferré national et les voies urbaines de type tramway.
Néanmoins, le véritable concept tram-train n'est pas exploité en 2011, mais devrait l'être avec les extensions prévues, avec une évolution sur la voirie urbaine en mode tramway (voies de type tramway, ligne électrifiée en 750 ou 1500 volts continu).
Par ailleurs, la ligne est la première de France équipée du système de communication GSM-R, norme de liaison radio sol-train progressivement déployée sur le réseau ferroviaire français[17].
Tracé et stations[modifier]
Tracé[modifier]
La ligne naît en gare de Bondy, avec deux voies à quai aménagées à côté du bâtiment voyageurs de la gare, sur la ligne de Paris-Est à Strasbourg-Ville (dite ligne 1). Elle longe la plate-forme de cette dernière par le nord, en direction de l'est, et dessert la station Remise à Jorelle avant de s'incurver progressivement vers le nord. Le saut-de-mouton qui était utilisé autrefois pour les trains en direction de Bondy et Paris-Est sert pour atteindre l'atelier de Noisy. La ligne est alors encadrée par deux chaussées à sens unique et située au même niveau. Encadrée par le boulevard d'Aulnay, elle dessert Les Coquetiers, station située à Villemomble, puis Allée de la Tour - Rendez-Vous, à la limite de Villlemomble, du Raincy et des Pavillons-sous-Bois.
Maintenant encadrée par le boulevard Pasteur, la ligne dessert la station Les Pavillons-sous-Bois, avant de s'orienter franchement vers le nord. Après la station Gargan, située entre les boulevards Louis-Pasteur et Roy, elle franchit par un viaduc l'ex-RN3, ici nommée avenue Aristide-Briand, avant de se replacer au niveau du sol. Elle est maintenant placée entre les boulevards Édouard-Vaillant et Maurice-Berteaux. Un peu plus loin, la ligne dessert la station Lycée Henri Sellier, puis l'ancienne gare de L'Abbaye, avant de s'incurver progressivement vers l'ouest en formant un grand « S ». Elle dessert alors la station Freinville - Sevran, frôle l'ex-RN 370, ici nommée boulevard Westinghouse, et franchit le canal de l'Ourcq. Maintenant franchement orientée vers l'ouest, elle dessert la station Rougemont - Chanteloup et atteint la ligne de La Plaine à Hirson, sensiblement à hauteur de la bifurcation de Roissy puis la longe sur quelques centaines de mètres. Le tracé s'achève en gare d'Aulnay-sous-Bois, par deux voies en impasse à 7 900 mètres du départ.
Liste des stations[modifier]
La ligne T4 dessert 11 stations dont deux en correspondance avec les grands axes ferroviaires et trois nouvellement créées (Remise à Jorelle, Lycée Henri-Sellier et Rougemont - Chanteloup).
| Station | Lat/Long | Zone | Communes | Correspondances[18] | |||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| o | Aulnay-sous-Bois | 4 | Aulnay-sous-Bois | ||||
| o | Rougemont - Chanteloup | 4 | Sevran, Aulnay-sous-Bois | ||||
| o | Freinville - Sevran | 4 | Sevran | ||||
| o | L'Abbaye | 4 | Livry-Gargan | ||||
| o | Lycée Henri Sellier | 4 | Livry-Gargan | ||||
| o | Gargan[19] | 4 | Les Pavillons-sous-Bois | ||||
| o | Les Pavillons-sous-Bois | 4 | Le Raincy, Les Pavillons-sous-Bois | ||||
| o | Allée de la Tour - Rendez-Vous | 4 | Villemomble | ||||
| o | Les Coquetiers | 3 | Villemomble | ||||
| o | Remise à Jorelle | 3 | Bondy | ||||
| o | Bondy | 3 | Bondy |
(les stations en gras servent de départ ou de terminus à certaines missions)
Ateliers[modifier]
Les quinze tram-trains de la ligne sont entretenus au sein des ateliers du technicentre de Paris-Est, situé à Noisy-le-Sec en Seine-Saint-Denis[20], rénovés à l'occasion de la création du RER E[21].
Ce technicentre assure ainsi la maintenance de l'ensemble des rames du réseau Transilien de Paris-Est : les vingt-huit rames Z 20500, les trente rames inox de banlieue (RIB) de la ligne P du Transilien et les cinquante-trois rames du ligne E du RER[20].
Le site de maintenance dispose d'un atelier de visite de 210 mètres de long sur 90 mètres de large équipé de dix voies spécialisés : une dans le levage simultané, une autre dans la dépose d'organes, deux dans le nettoyage, deux autres sur fosse dédiées au tram-train et quatre dernières également sur fosse pour les autres matériels roulants. L'atelier dispose également de nacelles élévatrices mobiles ainsi que de ponts roulants. Il dispose également d'un faisceau extérieur sur lequel sont assurées les opérations de courte durée (dépannage) et de nettoyage. Il est composé de dix-neuf voies, chacune longue de 245 mètres : cinq voies sont sur fosse avec un accès aux toitures des trains et quatorze voies sur terre-plein dont quatre équipées de quais[20].
Exploitation[modifier]
La ligne T4 est une ligne de tram-train exploitée par la SNCF, qui fonctionne de 4 h 30 à 1 h 20 du matin environ, tous les jours de l'année, à l'aide de quinze rames U 25500. Elle relie Bondy à Aulnay en près de vingt minutes.
Exceptionnellement, le service peut devenir continu, c'est-à-dire effectué 24 h/24, à l'occasion d'évènements importants comme la Fête de la musique et la nuit du Nouvel An. À cette occasion, le service nocturne, intitulé « Nuit Festive », est assuré à raison d'un tram-train toutes les demi-heures.
Plan de transport[modifier]
Du lundi au samedi, l'exploitation de la ligne comprend :
- entre 4 h 30 et 6 h : un tram-train toutes les neuf minutes ;
- entre 6 h et 20 h : un tram-train toutes les six minutes ;
- entre 20 h et 22 h : un tram-train toutes les neuf minutes ;
- entre 22 h et 1 h 20 : un tram-train tous les quarts d'heure.
Les dimanches et jours fériés, l'exploitation de la ligne comprend :
- entre 4 h 30 et 22 h : un tram-train toutes les neuf minutes ;
- entre 22 h et 1 h 20 : un tram-train tous les quarts d'heure.
Matériel roulant[modifier]
La desserte de la ligne T4 est assurée en 2011 par quinze rames U 25500 construites par Siemens sous le nom d'Avanto : neuf rames utilisées pour assurer l'exploitation commerciale de la ligne, quatre en réserve et deux en entretien[22].
Depuis le 4 juillet 2011, les rames de la ligne peuvent également assurer la navette ferroviaire SNCF Esbly-Crécy[23],[24], profitant de la réserve. Toutefois, en 2011, une seule rame est nécessaire à l'exploitation de la navette ferroviaire. Néanmoins, la circulation en unité multiple sur la navette est possible, mobilisant alors deux des quinze rames du parc.
Le matériel roulant Avanto a été choisi à la suite de l'appel d'offres lancé par la SNCF en 2001 pour équiper la ligne, et remporté par le constructeur allemand Siemens, pays dont provient le concept tram-train. Ce fut le premier matériel de type tramway qui put circuler sur les voies de chemin de fer françaises.
Chaque rame est longue de trente-sept mètres est composée de cinq modules, offrant une capacité de 242 places dont 80 assises. Elles adoptent une livrée Transilien bleue nuit avec des berlingots de couleur au niveau des portes. La première rame a été livrée par voie routière en novembre 2005 et douze rames étaient disponibles pour la mise en service en novembre 2006. Le matériel est apte à une vitesse maximale de 100 km/h, qui n'est pas atteinte sur la ligne.
La rame TT07 a été baptisée Jérémy, en mémoire d'un jeune technicien de l'unité de production maintenance de Noisy-le-Sec décédé au cours d'un accident de la circulation en octobre 2006[25].
| Rame | Engin | Mise en service | Ligne | Livrée | Dépôt |
|---|---|---|---|---|---|
| TT01 | U 25501/02 | 27 novembre 2006 | Transilien | Noisy-le-Sec | |
| TT02 | U 25503/04 | 18 septembre 2006 | Transilien | Noisy-le-Sec | |
| TT03 | U 25505/06 | 21 septembre 2006 | Transilien | Noisy-le-Sec | |
| TT04 | U 25507/08 | 13 octobre 2006 | Transilien | Noisy-le-Sec | |
| TT05 | U 25509/10 | 23 octobre 2006 | Transilien | Noisy-le-Sec | |
| TT06 | U 25511/12 | 18 octobre 2006 | Transilien | Noisy-le-Sec | |
| TT07 | U 25513/14 | 23 octobre 2006 | Transilien | Noisy-le-Sec | |
| TT08 | U 25515/16 | 2 novembre 2006 | Transilien | Noisy-le-Sec | |
| TT09 | U 25517/18 | 11 septembre 2006 | Transilien | Noisy-le-Sec | |
| TT10 | U 25519/20 | 6 septembre 2006 | Transilien | Noisy-le-Sec | |
| TT11 | U 25521/22 | 21 août 2006 | Transilien | Noisy-le-Sec | |
| TT12 | U 25523/24 | 12 septembre 2006 | Transilien | Noisy-le-Sec | |
| TT13 | U 25525/26 | 21 septembre 2006 | Transilien | Noisy-le-Sec | |
| TT14 | U 25527/28 | 10 octobre 2006 | Transilien | Noisy-le-Sec | |
| TT15 | U 25529/30 | 27 mars 2007 | Transilien | Noisy-le-Sec |
Conduite et signalisation[modifier]
La vitesse maximale de la ligne est limitée à 70 km/h, 50 km/h sur les sections urbaines, majoritaires, et 30 km/h l'approche des carrefours.
À l'occasion de l'ouverture de la ligne, la SNCF a créé le nouveau poste de conducteur Tram-Train (CRTT). Les conducteurs de la ligne ne sont par conséquent affectés qu'à cette seule ligne, contrairement à la pratique courante où les conducteurs d'un dépôt conduisent différents types de train en fonction des besoins et changent régulièrement de ligne.
La conduite sur la ligne se fait en « conduite à vue » ; on n'y trouve que des panneaux de limitation de vitesse, des signaux de protection d'itinéraires et des signaux protégeant les traversées routières. Pour ces dernières, la voirie est équipée de signaux tricolores classiques de type R11 tandis que la ligne est équipée de signaux de type R17.
Sur un fond noir, une barre horizontale de couleur blanche signale l'arrêt, un rond blanc annonce un signal d'arrêt et une barre verticale blanche la voie libre. Une signalisation d'aide à l'exploitation complète ces signaux, un losange lumineux signalant la prise en charge de la demande de priorité au carrefour[26].
Les signaux de protection d'itinéraires ou signaux d'exploitation se situent où se trouvent les appareils de voies (aiguillages). Les panneaux de limitation de vitesse se présentent quant à eux comme des panneaux carrés avec des chiffres noirs sur fond jaune[27].
Personnel d'exploitation[modifier]
En 2005, la SNCF a signé une convention avec le Conseil général de la Seine-Saint-Denis par le biais de ses établissements de Paris-Nord et Paris-Est. Nommée « Passerelle-Emploi », elle privilégie l'embauche de nouveau personnel dans le département. Finalement, un tiers du personnel embauché provient du département. Sur quarante-et-un agents, vingt-sept sont devenus conducteurs et quatorze agents commerciaux.
En 2007, la ligne comptait cinquante-neuf conducteurs dont sept femmes, plus un chef d'unité de production Traction et deux cadres Traction. S'ajoutent vingt-huit agents commerciaux plus une responsable équipe train et son adjoint. La moitié de ceux-ci est constituée d'embauches externes. Le T4 compte également douze régulateurs urbains encadrés par trois chefs de service, dix-sept personnes assurant l'encadrement, et une dizaine d'agents assurant l'entretien des rames à l'atelier de Noisy-le-Sec.
La sécurité sur la ligne est assurée par les équipes de la police ferroviaire (SUGE), les conducteurs disposant également de caméras embarquées permettant une vision globale de l'intérieur d'une rame[28].
La ligne connaît à l'été 2012 un conflit social entraînant le recours à des bus de remplacement suite à un changement de l'organisation du travail des conducteurs[29].
Tarification[modifier]
Le T4 est la seule ligne de tramway en Île-de-France à ne pas avoir accepté dès sa création l'utilisation du ticket t. Exploitée par la SNCF, elle est d'abord restée soumise à la tarification du Transilien. Cependant, suite à une décision du STIF de juin 2007, le nouveau ticket t+ mis en service le 1er juillet 2007 devait s’appliquer également au T4 à compter du 1er trimestre 2008[30]. Des problèmes techniques dus à la double tarification RATP/SNCF ont retardé sa mise en œuvre au 1er juillet 2008. Les billets origine/destination sont toujours vendus par la SNCF, mais les tickets spécifiques à la ligne ne sont plus vendus[31]. Contrairement aux autres lignes de tramway d'Île-de-France, la validation des titres de transport se réalise sur les quais, les rames ne comportant pas de composteurs.
Trafic[modifier]
Le trafic de la ligne T4 s'est élevé, en février 2007, à 21 000 voyageurs par jour et, en octobre 2007, à 29 000 voyageurs par jour[14]. Il est prévu qu'à long terme, la ligne soit empruntée par 40 000 voyageurs par jour[32].
Projets d'extension[modifier]
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Cet article contient des informations sur un projet de prolongement de transport en Île-de-France.
Il se peut que ces informations soient de nature spéculative et que leur teneur change considérablement alors que les événements approchent.
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Desserte de Clichy-Montfermeil[modifier]
Projet controversé 2006-2012[modifier]
Un projet de débranchement du tram-train T4 vers le plateau de Clichy-Montfermeil, afin de desservir les grands ensembles de ces villes, est envisagé par le STIF depuis 2003, et figure dans le projet de Schéma directeur de la région Île-de-France approuvé en 2008.
Cela permettrait notamment aux habitants de Clichy-sous-Bois, de Montfermeil et des communes à proximité, de rejoindre Bondy (RER E) ou Aulnay-sous-Bois (RER B), beaucoup plus rapidement qu'aujourd'hui (2012) avec le bus. Il sera également un nouveau moyen d'accès à d'importants pôles d'emploi, comme celui de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle[33].
Néanmoins, ce prolongement suscite une opposition de certaines villes traversées (Livry-Gargan et Les Pavillons-sous-Bois), les maires de ces villes ne souhaitant manifestement pas depuis les élections municipales de 2008 entrer en contradiction avec des habitants qui ne voient pour beaucoup que les nuisances provoquées par cette extension (bruit, problèmes de circulation... et passage à proximité de leurs habitations d'une certaine population déshéritée du plateau, jeunes du grand ensemble en particulier) et se prononcent majoritairement contre. Ce blocage politique a suscité un tract[34] ainsi qu'une manifestation de la part des élus du plateau le jour de l'inauguration du tram-train par les officiels.
Philippe Dallier, maire des Pavillons-sous-Bois et sénateur de la Seine-Saint-Denis, a rappelé lors de l'inauguration du T4 Aulnay-Bondy, qu'en 2000, avec le maire socialiste de Bondy (1995-2011), Gilbert Roger, il avait été à l'origine d'un courrier signé par les maires de toutes les communes depuis Pantin jusqu'à Clichy-sous-Bois et Montfermeil, demandant la création d'un transport en commun en site propre (TCSP) sur l'ex-RN3. Cette solution permettrait en effet, selon lui, de régler à la fois le problème de la desserte du plateau de Clichy-Montfermeil et celui de cette route nationale saturée que des bus bondés parcourent à grand-peine.
Le projet du STIF, T Zen 3, bus à haut niveau de service, a été le projet retenu pour améliorer la desserte des communes traversées par l'ex-RN 3 de la Porte de Pantin aux Pavillons-sous-Bois. La nouvelle branche du T4 permettra donc de désenclaver les villes du plateau, Clichy-sous-Bois et Montfermeil en particulier.
D'autres élus se manifestent régulièrement pour réclamer la réalisation de ce débranchement, indispensable selon eux pour desservir ces quartiers populaires très enclavés. C'est par exemple le cas du conseiller régional Alain Amédro[35], président de la Commission des investissements et du suivi du contrat de plan État-Région du STIF qui réclame en octobre 2007 l'inscription de ce débranchement dans le contrat particulier que signera la Région avec le département de la Seine-Saint-Denis. De même Claude Dilain, maire de Clichy-sous-Bois (1995-2011), demande que la région tranche enfin sur le tracé de ce débranchement[36].
Fadela Amara, secrétaire d'État chargée de la politique de la Ville (2007-2010), s'est d'ailleurs rendue le 9 novembre 2007 à Clichy-sous-Bois en RER et en bus depuis Paris, afin d'apprécier la longueur et la qualité du trajet en transports en commun depuis la capitale[36]. Elle a alors déclaré « Je ferai tout pour que les travaux démarrent au plus vite. »[14].
Le vice-président de la Région (1998-2010) et du STIF, Serge Méry, demande donc à l'État de financer 30 % du coût du projet, ce qui permettrait aux travaux de commencer dès 2011. À défaut, la Région solliciterait le département de la Seine-Saint-Denis[14].
Le contrat de projets État-région d'Île-de-France 2007-2013 prévoit d'ores et déjà le financement d'études de ce projet, afin de « de déterminer en 2010 les opérations[37] qui pourront bénéficier de crédits pour un engagement substantiel de leurs travaux avant » 2013[38].
En juillet 2008, le STIF approuve le dossier d'objectifs et de caractéristiques principales du prolongement[39],[40]. Deux familles de tracés sont retenues sur les six étudiées :
- une de référence se fonde sur un double débranchement entre les stations Gargan et Lycée Henri-Sellier, avec un nouveau parcours urbain long de 5,8 kilomètres comportant dix stations, fréquenté par 5,7 millions de voyageurs à l'horizon 2015 pour un coût de 209 millions d'euros ;
- une alternative, se fonde sur un débranchement, uniquement en direction d'Aulnay-sous-Bois, à hauteur de la station Freinville - Sevran, avec un nouveau parcours long de 6,7 kilomètres comportant également dix stations, fréquenté par 5,4 millions de voyageurs à l'horizon 2015 pour un coût de 220 millions d'euros.
Les tracés traversant les villes du Raincy et des Pavillons-sous-Bois ne sont pas retenus dans ce document. Toutefois la commune de Livry-Gargan a sollicité la CNDP afin que toutes les variantes des tracés développés lors des études préalables soient présentées lors des procédures de débat public et de concertation préalable. Cette dernière est finalement reportée à l'année 2009 devant la contestation exigeant que toutes les variantes soient présentées.
Le 10 juin 2009, un calicot réclamant le tram est apposé aux frontons des mairies de Clichy-sous-Bois et Montfermeil et un site Internet a été ouvert par la communauté d'agglomération de Clichy-sous-Bois / Montfermeil (CACM)[41]. Ces points marquent un tournant dans la revendication des deux villes en faveur du tram.
La concertation officielle s'est déroulée du 1er septembre 2009 au 31 octobre 2009[42],[43]. Cette concertation a permis de confirmer l'opportunité du projet même si ses impacts devaient être approfondis dans les phases d'études suivantes. L'ensemble des variantes étudiées, au nombre de 7, ont été présentées. Le STIF choisit alors de poursuivre les études et la concertation sur le principe de deux variantes les plus opportunes (no 3 et no 4), dans les deux cas avec un débranchement vers Bondy, afin d'en étudier l'impact et les conséquences sur l'exploitation de la ligne et le trafic routier. Les tracés écartant la desserte du Bas-Clichy ou imposant un temps de parcours plus long ont été largement rejetés lors de la concertation[44],[45]. La variante "0", dite historique a été abandonnée du fait de grandes difficultés d'insertion sur le boulevard Roy et sur l'ex-RN3.
L’année 2010 a été consacrée à la préparation des études complémentaires. La répartition des études a été faite entre les acteurs du projet : au STIF, les études d’insertion (études de circulation comprises) ; à RFF, les études ferroviaires ; à la SNCF, les études d’exploitation.
En 2011, des ateliers de concertation ont été organisés à Montfermeil et Livry-Gargan pour informer la population des avancées du projet et instaurer un dialogue avec les maîtres d'ouvrage pour affiner le projet et recueillir les avis des riverains[46].
Tracé définitif[modifier]
Le tracé no 4 a été retenu par le Conseil du STIF le 11 avril 2012[47],[48]. La nouvelle branche du T4 permettra donc de faire un trajet direct entre Bondy et Clichy-sous-Bois / Montfermeil. Elle aura des correspondances avec le RER E et la future ligne 15 du Grand Paris Express à Bondy et la future ligne 16 de ce même réseau à Montfermeil[49].
D'une longueur de 6 km, il comprendra 11 nouvelles stations implantées en moyenne tous les 400 à 600 mètres ; la fréquentation attendue est estimée de 38 000 voyageurs par jour sur la nouvelle liaison entre Bondy et Montfermeil. Les fréquences de passage sur le trajet entre Bondy et Montfermeil seront les mêmes que sur le trajet entre Aulnay et Bondy, c'est-à-dire toutes les six minutes. Sur le tronçon commun entre Bondy et Gargan, sur laquelle les voyageurs bénéficient des tramways Bondy-Aulnay et Bondy-Montfermeil en alternance, les fréquences seront doublées. Le temps moyen de parcours total entre Bondy et Montfermeil est estimé à un petit peu moins de trente minutes[47].
La nouvelle branche du T4 partira d'une station existante de la ligne, la gare de Gargan sur la commune des Pavillons-sous-Bois, terminus également du futur T Zen 3. Il traversera une partie de la ville de Livry-Gargan (boulevards de la République et Marx-Dormoy, avenue Léon-Blum), puis Clichy-sous-Bois (allées Romain-Rolland et Maurice-Audin) et Montfermeil (rue Utrillo, avenue Jean-Jaurès, rue du 8-Mai-1945, rue du Général-Leclerc et rue Henri-Barbusse) où le T4 fera une boucle à voie unique dans le centre-ville. Le terminus de la ligne sera à l'arrêt du centre hospitalier intercommunal.
Le coût du projet du débranchement du T4 est estimé à 214 M€ HT, auxquels il faut ajouter 60 M€ HT pour le matériel roulant aux conditions économiques de janvier 2011[47].
Liste des stations de la nouvelle branche[modifier]
Les noms des stations ne sont pas définitifs. Les coordonnées et les zones sont approximatives[50]:
| Station | Lat/Long | Zone | Communes | Correspondances[18] | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| o | République | 4 | Livry-Gargan | ||||||
| o | Léon Blum | 4 | Livry-Gargan | ||||||
| o | Maurice Audin | 4 | Clichy-sous-Bois | ||||||
| o | Mairie de Clichy-sous-Bois | 4 | Clichy-sous-Bois | ||||||
| o | Libertés | 4 | Clichy-sous-Bois | ||||||
| o | Romain Rolland | 4 | Clichy-sous-Bois | Ligne 16 | |||||
| o | Utrillo | 4 | Montfermeil | ||||||
| ⇃ | o | ↾ | Charles de Gaulle | 4 | Montfermeil | ||||
| o | Jean Jaurès | 4 | Montfermeil | ||||||
| o | Henri Barbusse | 4 | Montfermeil | ||||||
| ⇃ | o | ↾ | Hôpital de Montfermeil | 4 | Montfermeil |
Acteurs du projet de la nouvelle branche du T4[modifier]
Le projet de nouvelle branche du T4 est l'un des premiers projets pour lequel le STIF exerce la maîtrise d'ouvrage.
En tant que pilote de l'ensemble du projet, il veille au respect du calendrier et des coûts. Il est également maître d'ouvrage de la nouvelle section urbaine ; il assure en outre le pilotage des actions de communication et participe activement à la poursuite du dialogue avec les communes concernées.
Il a confié une partie de la maîtrise d'ouvrage du projet[51] :
- à RFF pour les éléments de l'infrastructure du réseau ferré national ;
- à la SNCF pour les matériels dévolus à l'exploitation des services de transport.
Calendrier du projet[modifier]
L'enquête d'utilité publique se déroule du 10 décembre 2012 au 24 janvier 2013 sous l'égide d'une commission d'enquête. À la suite de cette enquête, le projet devrait être déclaré d'utilité publique fin 2013. Les travaux pourraient démarrer en 2014 pour une mise en service envisagée à l'horizon 2017[47].
Matériel roulant pour le prolongement vers Clichy-Montfermeil[modifier]
Le matériel prévu est le Citadis Dualis, version tram-train du Citadis, de 2,65 m de largeur et 42 m de longueur. Accessible aux personnes à mobilité réduite, il est doté d'un plancher plat à 38 cm de hauteur, et peut transporter 250 voyageurs. Le matériel sera doté d'un système d'affichage embarqué[52].
Autres projets[modifier]
Par ailleurs, le prolongement de la ligne au pôle multimodal de Noisy le Sec (T1, Tangentielle Nord), figure également au projet de Schéma directeur de la région Île-de-France. Certaines associations réclament le prolongement de la ligne à Paris, afin d'éviter une rupture de charge. Un autre prolongement est envisagé au nord vers Garonor et le centre commercial O'Parinor via l'ex-RN2 et la RN 370 à la hauteur de Rougemont - Chanteloup.
Le plan des voies à Bondy, avec saut-de-mouton d'une voie tram-train au-dessus du faisceau de la « ligne 1 » n'exclut pas un raccordement vers Noisy-le-Sec et Paris, au prix d'un cisaillement des deux voies tramway (passage de la circulation à droite en mode tramway à la circulation à gauche en mode train). La continuité électrique 25 kV est ici assurée. À Aulnay, hormis une voie d'accès à des garages non électrifiés qui traverse, sans jonction, les voies du tramway, les deux réseaux sont indépendants.
Annexes[modifier]
Articles connexes[modifier]
- Ligne de tramway de Livry à Gargan (exploitée entre 1889 et 1930)
- Transilien Paris-Est
- Ligne de Paris-Est à Strasbourg-Ville (dite Ligne 1)
- Tramway d'Île-de-France • Syndicat des transports d'Île-de-France (STIF) • Transilien
- Liste des stations du tramway d'Île-de-France
Liens externes[modifier]
- La fin de la ligne des Coquetiers, vue par le site indépendant MétroPôle
- T4 Clichy Montfermeil Site officiel
Bibliographie[modifier]
- Jean Tricoire, Le Tramway à Paris et en Île-de-France, éditions La Vie du Rail, 2007, 143 p.
- Plaquette sous la direction de Jean-Barthélémi Debost (service du patrimoine culturel - Conseil général de la Seine-Saint-Denis), La ligne des Coquetiers (1875 - 2006) : de Bondy à Aulnay, un chemin de fer au service du développement local, Éditions du Conseil général, Bobigny 2007, 12 p.
- Gérard Géraud, Michel Mérille, La Ligne de M. Gargan. L’histoire ferroviaire de l’Est parisien, Les Pavillons-sous-Bois, Amarco éd., 2004, 351 p, ISBN 2-9509571-8-8
Notes et références[modifier]
- Jean Tricoire, Le Tramway à Paris et en Île-de-France [détail de l’édition], p. 127
- Géraud et Mérille, La Ligne de M. Gargan. L’histoire ferroviaire de l’Est parisien, p. 274
- Jean Tricoire, Le Tramway à Paris et en Île-de-France [détail de l’édition], p. 128
- [doc] Communiqué de presse du STIF : T4 - Ligne des Coquetiers (Aulnay-Bondy), une nouvelle offre de transports (4 mai 2006)
- Jean Tricoire, op. cit., p 128
- Transilien - Le futur tram-train Bondy-Aulnay : fréquent pratique et rapide.
- SNCF - Tram-train : ça roule !
- [PDF] STIF - Conseil d’administration du 10 mai 2006, p. 10. Consulté le 13 novembre 2010.
- Jean Tricoire, op. cit., p 128
- contrairement à la plupart des trains français, qui roulent à gauche
- différente dans ses principes et dans la réglementation applicable de la marche à vue classique du Réseau ferré national.
- Blog du Raincy - Samedi 18 novembre 2006, Inauguration (suite et gag)
- Le Parisien du 15 mars 2007 - Le gong du tram-train fera moins de bruit
- Le Parisien, édition 93, du 19 novembre 2007
- Gares en péril
- [PDF] STIF - Ligne 5 du tramway bientôt sur les rails, 30 juin 2010
- [PDF] Dossier de presse RFF - T4 : Un tram-train dans la ville, p 3
- Pour alléger le tableau, seules les correspondances avec les transports guidés (métros, trains, tramways, etc.) et les correspondances en étroite relation avec la ligne sont données. Les autres correspondances, notamment les lignes de bus, sont reprises dans les articles de chaque station.
- À Gargan, une correspondance était assurée de 1890 à 1930 avec le tramway à vapeur Gargan - Livry. En 1914, la ligne, de 3 km et 6 arrêts intermédiaires, était parcourue en 18 ou 19 minutes par 17 navettes quotidiennes.
- [PDF]Association des usagers de la ligne Paris-Meaux/Crécy - Présentation du Technicentre de Paris-Est, consulté le 1er juin 2011
- [PDF] RFF - Bilan LOTI du RER E, p. 20 et 21
- [PDF]STIF - Fiche presse « T4 – Ligne des Coquetiers "Aulnay – Bondy" »
- [PDF]Site des usagers Paris-Meaux-Crécy - "La Ligne Esbly-Crécy"
- [PDF] Transilien - Dossier de presse ligne P du 4 février 2009
- Source : Le Parisien, édition 93 du 19 novembre 2007
- [PDF] Dossier de presse RFF - T4 : Un tram-train dans la ville (archive)
- Jean Tricoire, Le Tramway à Paris et en Île-de-France [détail de l’édition], p 141
- [PDF] Dossier de presse RFF - T4 : Un tram-train dans la ville, p 5 et 6
- Fin de conflit sur la ligne T4, Le Parisien, 8 août 2012. Consulté le 8 août 2012
- [PDF] STIF - CP du Conseil du 6 juin 2007
- Métropole - Sur le T4, le ticket spécial va se faire cuire un œuf
- Magazine Livry-Gargan, novembre 2006
- Revue Ville et Transports, 8 novembre 2006
- Tract de la gauche clichoise pour le tram-train
- Alain Amédro est Conseiller régional vert de Seine-Saint-Denis et conseiller municipal d'Aulnay-sous-Bois
- Quotidien Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis, du 9 novembre 2007
- Le CPER mentionne quatre opérations prioritaires qui devront faire partie de ces choix : « l’amélioration et/ou le dédoublement de la ligne 13 », « le débranchement du T4 à Clichy/Montfermeil », « le barreau de Gonesse », « le prolongement de la ligne 11 »
- [PDF] CPER d'Île-de-France
- [PDF] Dossier d'objectifs et de caractéristiques principales
- [PDF] Dossier d’objectifs et de caractéristiques principales - Annexe
- Vite, un tram jusqu'à Clichy Montfermeil - leT4cheznous.fr
- Concertation T4 - Tram-train jusqu'à Clichy-sous-Bois et Montfermeil, site officiel.
- [PDF] Dossier de concertation
- Bilan de la Concertation (dossier)
- [PDF] Conseil du STIF du 9 décembre 2009 - Bilan de la concertation tramway T4 (communiqué de presse)
- Les comptes rendus des ateliers à télécharger, sur www.t4clichymontfermeil.com. Consulté le 13 avril 2012.
- [PDF] STIF - Dossier de presse T4 d'avril 2012
- Le T4 a trouvé sa voie, article du 12 avril 2012, sur www.leparisien.fr.
- Implantation de la gare de Clichy - Montfermeil de la ligne rouge du Grand Paris Express et correspondance avec la ligne 4 du tramway, sur www.societedugrandparis.fr. Consulté le 20 avril 2012.
- Le dossier d’information de l’enquête publique, décembre 2012
- Le raccordement avec la ligne actuelle du T4, sur www.t4clichymontfermeil.com. Consulté le 6 mars 2012.
- [PDF] T4 jusqu'à Clichy-sous-Bois/Montfermeil – Atelier du 28 novembre 2011, p. 15, sur t4clichymontfermeil.com. Consulté le 29 mars 2013.
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