Lièvre

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 Lièvre en été
Lièvre en été
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Eutheria
Ordre Lagomorpha
Famille Leporidae
Genre
Lepus
L., 1758
Lièvre, aquarelle et gouache sur papier, (1502) Albrecht Dürer.

Le lièvre (du latin lepus) est un petit mammifère herbivore sauvage qui ressemble au lapin. Il existe une trentaine d'espèces de lièvres de par le monde qui diffèrent entre elles par leur taille, leur coloris ou leur mode de vie. Les lièvres sont des animaux relativement solitaires vivant parfois en couple. La femelle du lièvre s'appelle la « hase » (mot emprunté à l'allemand) ; le petit du lièvre s'appelle le « levraut » ; le mâle reproducteur s'appelle un « bouquin » ; la hase a deux ou trois portées par an et possède trois paires de mamelles. La hase possède 2 matrices, et ainsi elle procrée en superfétation. Le cri du lièvre est le vagissement.

Les lièvres sont fins, légers et possèdent de longues pattes postérieures, très musclées qui leur permettent de se propulser en bonds rapides lorsque c'est nécessaire ; le lièvre d'Europe peut ainsi se déplacer très vite à une vitesse maximum de 65 km/h et peut aussi faire des grands sauts.

Les lièvres constituent un gibier de chasse. En Europe, il est parfois désigné par les noms de capucin, rouquin, oreillard, lebre, bossu (lebe en gascon).

Chez le lièvre d'Europe, la période de reproduction va de janvier à novembre. Cette période porte le nom de bouquinage[1].

Sommaire

[modifier] Différences avec le lapin

  • oreilles plus longues que la tête.
  • iris jaunâtre
  • ongle des orteils fendu
  • gestation : 40 jours
  • Selon les espèces, le lièvre peut être solitaire ou vivre en couple monogame.
  • 48 chromosomes contre 44 pour le lapin.
  • L'extrémité de l'oreille du lièvre est noire.
  • Contrairement au lapin, le lièvre n'habite pas dans un terrier souterrain. Il se repose et élève ses petits dans un nid à même le sol appelé gîte. Ses gîtes assurent une moins bonne protection que les terriers, notamment concernant la régulation de la température et la protection contre les prédateurs. Pour pallier ce problème, les levrauts ont un développement beaucoup plus précoce que les lapins : ils sont poilus et voient dès leur naissance et très vite ils subviennent à leurs besoins.
  • Le lièvre est un animal sauvage. Il n'existe pas d'espèce domestique. Toutefois son élevage est largement pratiqué, essentiellement à des fins de repeuplement[2] et, autrefois, pour sa fourrure ou sa peau.

Il faut aussi différencier les lièvres « vrais » des lièvres siffleurs et lièvres nains, ou pikas qui sont des lagomorphes également mais de la famille des Ochotonidés.

[modifier] Éthologie

Le lièvre est un animal territorial, qui se montre capable de déplacements significatifs (quand il n'est pas confronté à des obstacles importants).

De grandes variations saisonnières et individuelles caractérisent les distances parcourues, et l'étendue du domaine vital.

En zone de terre arable, un suivi télémétrique (fait au centre de l'Allemagne) a conclu que le lièvre s'éloigne assez peu de son gîte (172 à 226 m le jour ou la nuit), avec toutefois d'importantes variations individuelles. Les domaines vitaux s'étendaient dans ce cas en moyenne sur 21 hectares, avec une taille de domaine vital inversement proportionnel à la taille de la population). Trente deux pour cent de la superficie du domaine vital d'un lièvre chevauchaient celui de ses voisins. Quand la population d'adultes augmente au printemps, une domaine vital individuel moyen chevauchait celui de 13 à 21 autre lièvres (sans tenir compte des juvéniles)[3].

[modifier] Dynamique des populations

Comme pour d'autres lagomorphes, les courbes démographiques sont généralement cycliques, l'animal étant plus sensible aux maladies en cas de surpopulation et quand le nombre de prédateurs diminue.

Pour faciliter les comptages en stressant moins l'animal, des méthodes d'évaluation de l'abondance du nombre de lièvre d’Amérique (Lepus americanus)par comptage des crottes ont été testées[4].

[modifier] Liste des espèces

[modifier] Menaces

Le lièvre est réputé pour sa rapidité

Le lièvre a beaucoup régressé dans de nombreuses régions, notamment en Europe, et il a totalement disparu d'une partie de son territoire. Il se montre plus sensible que le lapin à la fragmentation de son territoire par les routes qu'il n'aime pas traverser. S'il est grâce à cela moins sensible à l'écrasement par les véhicules, il pourrait aussi être rendu plus vulnérable aux maladies par la régression de ses prédateurs naturels (moins de sélection naturelle), et par la consanguinité qui augmente lorsque son territoire se réduit.

Plusieurs maladies dont la tularémie, l'infection par la grande douve du foie Fasciola hepatica, la coccidiose ou encore l'European brown hare syndrom EBHS (équivalent de la maladie virale hémorragique du lapin (RHD)), ont décimé des populations locales, dont en 2004 dans le sud de la France selon le Réseau SAGIR, avec un variant du virus EBHS qui semblait inhabituellement virulent[6].

[modifier] Légendes

Le lièvre est un personnage récurrent des contes africains et afro-américains. Il est connu sous différents noms comme « Boton le lièvre » (Côte d'Ivoire), ou « Leuk le lièvre » (Sénégal) ou encore « Compère Lapin » chez les Afro-américains. Ce personnage a des ennemis comme la hyène à laquelle il joue un certain nombre de mauvais tours.

[modifier] Notes

  1. Association des Amis de la Forêt de Fontainebleau : Le lièvre
  2. Fédération des éleveurs de lièvres de France : [1]
  3. Ferdinand Rühe, Ulf Hohmann, Seasonal locomotion and home-range characteristics of European hares ( Lepus europaeus) in an arable region in central Germany ; European Journal of Wildlife Research Volume 50, Number 3, 101-111, DOI: 10.1007/s10344-004-0049-9
  4. [PDF] Guillaume Godbout, Mario Poirier, René Lafond, Méthode de caractérisation du cycle d'abondance du lièvre à l'aide du dénombrement de crottes, à des fins de gestion des animaux à fourrure, Société de la faune et des parcs du Québec, Société de la faune et des parcs du Québec, Direction du développement de la faune et Direction de l’aménagement de la Faune de l’Abitibi-Témiscamingue, Québec, août 2001, 50 p. (ISBN 2-550-38445-8)
  5. Nature et biodiversité algérienne
  6. Mortalités anormalement élevées chez le Lièvre d'Europe, en France en 2004 : en lien avec l'EBHS, Thèse de Chritine Puech, École Nationale Vétérinaire de Nantes

[modifier] Voir aussi

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[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes


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