Lidice
|
|
Cet article est une ébauche concernant la République tchèque.
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
|
Lidice (Liditz en allemand) est un village de l’ancienne Tchécoslovaquie (aujourd'hui en République tchèque) qui fut complètement détruit par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale, en représailles à l'attentat mortel qui, le 27 mai 1942 à Prague, couta la vie au protecteur adjoint du Reich en Bohême-Moravie, Reinhard Heydrich (décédé de ses blessures le 4 juin suivant).
L'attaque commis par deux agents tchécoslovaques (Josef Gabčik et Jan Kubiš) formés en Angleterre, provoqua la vengeance des nazis sur le village de Lidice qui, croyaient-ils, avait hébergé les deux auteurs de l'attentat, qui seront trahis ensuite par un troisième membre (Karel Čurda)[1].
Sommaire |
[modifier] Les faits
- Les 184 hommes du village sont exécutés par la SS ;
- Les femmes sont déportées à Ravensbrück, d'où une bonne partie d'entre elles reviendront ;
- Pour les 105 enfants leur sort fut différent selon leur cas et furent donc ainsi sélectionnés :
- une centaine d'entre eux possédant le type physique correspond aux critères de la « race aryenne » suivant les théories nazies sont placés dans des familles allemandes pour être rééduqués, au travers du Lebensborn ;
- pour les autres, ils furent d'abord déportés à Lodz, puis envoyés au camp d'extermination de Chełmno, où ils meurent dans les camions à gaz.
- Seuls 17 enfants ont survécu.
Après le massacre et les déportations, les nazis firent en sorte d'éliminer toute trace d'existence du village de Lidice, qui fut d'abord incendié. Puis en quelques mois de travaux, le terrain fut nivelé à la dynamite, les pierres enlevées, l'étang comblé, la route et la rivière détournées, tandis que le cimetière fut vidé de ses morts[2].
Pour justifier le massacre, les nazis ont accusé les habitants d'avoir soutenu les auteurs de l'attentat. En réalité, les liens entre Lidice et la résistance sont assez flous : deux officiers originaires du village se seraient enfuis à l'étranger ; une lettre saisie par les nazis indiquerait que son auteur, venu de Lidice, a décidé de rejoindre la résistance. Les nazis ne surent jamais s'il y avait un lien entre l'auteur de la lettre et les assassins de Reinhard Heydrich, et Lidice servit de bouc émissaire. Le 10 juin 1942, un détachement de la septième division SS "Prince Eugène", que commandait le Hauptsturmführer Rostock, cernait le village. Tous les hommes de plus de 16 ans et une partie des femmes sont fusillés. Les autres femmes sont déportées à Ravensbrück.
Lidice ou Mémorial pour Lidice (H. 296) est une œuvre symphonique composée par Bohuslav Martinů, elle est créée le 28 octobre 1943 à New York.
Reconstruit près la Seconde guerre mondiale, sous le régime communiste, le village est ensuite utilisé par celui-ci comme symbole.
[modifier] Références
- Laurent Binet;HHhH; Le Livre de Poche 32178;2011
- Albert Camus, L'Homme révolté, Folio Essai, p. 236