Licorne (Donjons et dragons)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite des licornes spécifiques à Donjons et dragons. Pour l'article général, voir licorne
Licorne au galop

Les licornes sont, dans le jeu de rôle médiéval fantastique Donjons et Dragons, des créatures magiques de type bête, basées sur leur figure mythique. Elles ressemblent à des chevaux majestueux aux sabots fourchus, avec une longue corne torsadée au milieu du front, leur signe distinctif. Les mâles ont aussi une barbiche de bouc. Un article de Dragon magazine, « Unique unicorns », détaille leurs sous-espèces.

Apparition[modifier | modifier le code]

Les licornes font partie des créatures mentionnées par la première édition du jeu, en 1974. Elles y sont décrites comme des créatures magiques qui ne peuvent être chevauchées que par des vierges guerrières[1].

Caractéristiques générales et habitudes de vie[modifier | modifier le code]

La plupart des licornes vivent pour protéger les forêts et leurs créatures intelligentes. Elles ne vivent que dans une forêt bien définie et communiquent régulièrement avec les fées, les pixies, les dryades et les elfes. Elles se montrent rarement, sauf pour protéger et défendre leur environnement. Les licornes sont de puissantes créatures magiques et la plupart de leurs capacités proviennent de leur corne. Elles vivent plus de mille ans, peuvent détecter les maléfices et les mauvaises intentions, et émettent une aura qui les protègent de la plupart des sorts maléfiques. Le contact avec leur corne soigne et guérit du poison. Une fois par jour, la licorne peut se téléporter où elle le souhaite dans sa forêt. Elles attaquent en utilisant leur corne comme une arme pour empaler leurs ennemis, ou alors avec leurs sabots. Les licornes sont très recherchées pour les propriétés magiques de leur corne et leur valeur comme monture. Il n'y a pas de références aux captures de licornes dans Donjons et dragons, mais il est mentionné qu'elles servent de montures à des vierges guerrières.

Les licornes, contrairement à la plupart des créatures de type bête, sont capables de dialoguer. Elles parlent couramment le commun et le sylvain. La plupart d'entre elles servent le dieu Eachthighern.

Deux sous-espèces de licornes sont mentionnées dans les deux campagnes de Donjons et dragons : Féérune est la patrie des licornes noires. Ravenloft est celle des licornes de l'ombre, une créature maléfique qui ne peut pas être montée. Les licornes de l'ombre sont les descendantes d'une expérience menée par le seigneur de l'ombre Addar, qui a corrompu les licornes en les croisant avec des nightmares, ce qui les rendit maléfiques.

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

Un article spécifique de dragon magazine, publié en 1993, détaille les différentes espèces de licornes[2].

Bénéfiques[modifier | modifier le code]

La licorne sylvestre est l'espèce la plus courante, entièrement blanche avec une corne en ivoire. La couleur de ses yeux va du bleu profond au rose clair. Sa longue crinière lui court le long du cou et sur le front. La musculature des femelles est plus fine et élégante. Herbivore, cette licorne ne prend compagnon qu'une fois dans sa vie et lui demeure fidèle jusqu'à la fin. Elle vit dans les forêts dont elle assure la protection et n'a aucun ennemi naturel, sauf ceux qui font du tort à la nature. Son alignement est toujours chaotique bon. L'alicorne lui ressemble en tous points mais sa corne est noueuse, tordue et d'une couleur brun pâle. Elle préfère les forêts anciennes, où les arbres sont âgés en moyenne de plus de 500 ans.

La licorne brune (nom traduit en français par « rouanicorne ») vit dans les sables des déserts, en troupeaux. Elle se nourrit de rares fleurs, de buissons épineux et de cactus, et peut tenir une semaine sans boire. Les jours les plus chauds, il arrive que le troupeau s'enfouisse sous les sables afin d'y trouver un peu de fraîcheur. La rouanicorne est la seule espèce de licorne capable de communiquer par télépathie avec ses congénères. Elle marque son territoire à l'aide d'une frontière mentale que les autres rouanicornes peuvent repérer par la pensée (mais cela ne les empêche pas d'y pénétrer).

La licorne de Féerie est dotée d'un pelage vert tendre et d'yeux de la même couleur, émettant une lumière diffuse. Elle est plus petite que ses congénères, de la taille d'un poney. Une fois à tous les cent ans, elle perd sa corne, qui repousse en deux semaines environ. Cette corne est un puissant porte-bonheur, éloignant les maladies et la malchance. Elle vit dans les forêts de feuillus, loin des humains qu'elle évite avec soin, sans se montrer hostile. Il est très difficile de l'apercevoir car elle se fond dans le décor à la manière d'un caméléon. Elle n'attaque pratiquement jamais les intrus, sauf s'ils souillent volontairement la nature. Ceux qui font preuve de courage pour défendre ces mêmes éléments obtiennent sa considération et son amitié. Elle doit son nom au fait qu'elle communique régulièrement avec les fées, les elfes et autres représentants du Petit Peuple.

La chromacorne est dotée d'un pelage tacheté de différentes couleurs. Ses yeux sont bruns, plus rarement verts ou jaunes. Elle vit dans les plaines herbeuses des climats tempérés. Elle ne prend compagnon qu'une seule fois dans sa vie et forme une petite famille qui ne se sépare jamais. La chromacorne tend à partager une grande prairie avec d'autres familles, vagabondant constamment de manière à ne pas épuiser les ressources du sol. Cette espèce n'est pas agressive, sauf si l'on s'en prend à la nature et aux animaux. Elle se caractérise également par sa capacité à créer des illusions très réalistes et à lancer des rayons multicolores de sa corne qui ont pour effet d'hypnotiser quiconque se fait éblouir.

L'unisus, « licorne ailée » ou « alicorne », provient de l'union entre une licorne et un pégase. Il possède les attributs de ses parents, la corne unique torsadée sur le front et les ailes pour voler. Ce terme anglophone est un mot-valise issu de la contraction de « unicorn » (licorne en anglais) et de « Pegasus » (Pégase en anglais). Tout comme la licorne sylvestre, l'unisus vit dans les forêts, mais préfère les pentes. Il est herbivore. Il se reproduit en pondant des œufs, un tous les dix ans. Pour le reste, ses mœurs ressemblent beaucoup à celles de la licorne sylvestre. Il est courant de voir des représentations de licornes ailées dans les tableaux de fantasy modernes, les symboliques du cheval ailé et de la licorne porteuses de valeurs comme la liberté.

Neutres[modifier | modifier le code]

La licorne de mer possède la tête, le poitrail et les pattes antérieures d'une licorne ainsi que la queue d'un dauphin. Elle n'a pas de poils mais une peau écailleuse d'un bleu pâle tirant sur le blanc. Sa longue crinière ressemble à des algues. Ses yeux sont d'un bleu très intense, presque lumineux. Elle se retrouve dans n'importe quel plan d'eau salée dont la profondeur n'excède pas 50 mètres. Elle se nourrit d'algues, qu'elle cultive avec soin au fond de son plan d'eau. Ce territoire est très bien délimité et les autres licornes de mer n'y pénètrent pas.

La zébracorne vit dans les savanes équatoriales. Elle porte la robe à rayures du zèbre, mais sa musculature est plus délicate. Ses yeux sont bruns et sa corne composée de deux torsades, l'une noire et l'autre blanche. La zébracorne vit en grands troupeaux composés d'un étalon, de plusieurs juments et de nombreux poulains. Nomade, elle parcourt inlassablement la savane de manière à ce que l'herbe sèche et drue dont elle se nourrit ne s'épuise pas. De nature plutôt têtue, elle ne se mêle généralement de rien.

Maléfiques[modifier | modifier le code]

La pyrocorne porte un pelage rouge sombre, des yeux rouges brillants et une crinière ressemble à une rangée de flammes. Sa corne est entièrement composée de feu. Lorsqu'elle le désire, elle peut cracher un long trait incandescent qui enflamme tout ce qui passe à sa portée. Elle serait la cause de certains incendies de forêts parmi les plus violents. Les pyrocornes ne s'unissent qu'une fois par année (pour s'accoupler), puis se séparent. Les poulains sont élevés par leur mère pendant les six premiers mois de leur existence, puis sont livrés à eux-mêmes. La pyrocorne établit son domaine dans des réseaux de galeries souterraines, dans des cavernes et dans des mines abandonnées dont la profondeur ne dépasse pas 100 mètres. Elle se nourrit de champignons et de la vermine qui vit sous la terre.

La cryocorne est originaire la toundra arctique, son pelage varie du blanc bleuté au jaune clair, tandis que sa crinière ressemble à un amas de petits glaçons et sa corne à un grand stalactite de cristal. La couleur de ses yeux varie du bleu très clair au blanc crémeux. Le tout la rend presque invisible aux yeux de ceux qui ne sont pas familiers avec les grands espaces enneigés. La cryocorne ne prend conjoint qu'une seule fois dans sa vie, mais il arrive que certaines demeurent célibataires. Cette espèce mange tout ce qu'elle peut trouver ou tuer. Elle ne marque pas son territoire, mais attaque sans crier gare quiconque y pénètre. Lorsqu'elle est vraiment en colère, elle peut cracher un nuage composé de petites échardes de glace.

La licorne noire est la plus maléfique de toutes. Son pelage est d'un noir de jais, tout comme sa crinière, ses yeux sont d'un rouge lumineux. Ses sabots sont constamment enflammés, mais ce feu ne brûle jamais le sol foulé. Sa gueule est garnie de deux rangées de petites dents effilées comme des rasoirs. Elle se nourrit de viande crue et commenc à se nourrir alors que ses proies ne sont pas encore mortes. Essentiellement nocturne, la licorne noire voit parfaitement dans les ténèbres et fuit la lumière du soleil. Sa corne, aussi noire que son poil, est empoisonnée. Toute personne touchée par cette corne est instantanément paralysée et risque d'en mourir. Dans les forêts, la licorne noire a des mœurs similaires à celles de la pyrocorne, elle souille et détruit son environnement aussi souvent que possible. En sa présence, la nature devient silencieuse, les oiseaux cessent de chanter, les ruisseaux coulent en sourdine et même les arbres cessent de faire bruire leurs feuilles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gygax, Gary et Dave Arneson. Dungeons & Dragons (3-Volume Set) (TSR, 1974)
  2. Wybo II, John. "Unique Unicorns" Dragon #190 (TSR, 1993)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]