Liberté chérie (association)

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Liberté Chérie

Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Association loi 1901
Fondation
Fondation mars 2001
Fondateur Édouard Fillias
Identité
Siège 35, avenue Mac Mahon, 75017 Paris
Président Jean-Baptiste Jaussaud
Financement privé
Membres 2000
Slogan Libres et responsables

Liberté chérie est une fédération d'associations françaises ayant pour vocation de réformer le modèle social français. Créée en mars 2001 sous l'appellation Liberté, j'écris ton nom, elle vise à promouvoir la pensée libérale et refuse toute subvention publique : ses ressources viennent de ses adhérents et de ses partenaires financiers. Elle revendique environ 2 000 membres[1]. Depuis novembre 2008, une fédération jumelle est née en Belgique.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 2001, Liberté, j'écris ton nom est fondée par des étudiants menés par Édouard Fillias. L'association se limitait alors à l'organisation de cercles de réflexion sur la pensée libérale et de débats sur les thèses des principaux philosophes libéraux.

Son nom initial avait été choisi en référence au poème Liberté du communiste Paul Éluard. Ce poème rédigé en 1942, reste très associé à la lutte contre le fascisme et le nazisme. Selon les dirigeants de l'époque, ce choix avait été fait pour marquer le fait que le libéralisme n'était ni de droite, ni de gauche[2] : l'association a depuis toujours refusé d'être cataloguée à droite comme à gauche. Les dirigeants affirment ainsi avoir plus soutenu Tony Blair que Jacques Chirac contre lequel elle a d'ailleurs organisé un happening en octobre 2004[3].

En 2003, l’association décide de promouvoir ses idées en développant une stratégie plus militante. Le 15 juin 2003, à son appel à manifester « en faveur des réformes et contre les blocages », 30 000 personnes selon Le Monde (18 000 selon la police, 150 000 selon les organisateurs[4]) ont défilé de Châtelet à la place de la Concorde à Paris pour dénoncer les blocages des syndicats dans le cadre du débat sur la Loi Fillon sur les retraites. L'association avait pour mot d'ordre « oui aux réformes » (sans nécessairement soutenir la réforme Fillon) et « non aux blocages ». Depuis, l’association a organisé d’autres contre-manifestations, notamment à Marseille en novembre 2005 pendant le conflit de la RTM.

En janvier 2004, l’association se transforme en une fédération d'associations actives dans de nombreuses villes de l'hexagone.

Le 29 septembre 2004, elle coorganise avec d'autres associations les premières Rencontres de la réforme à la maison de la Chimie, à Paris, pour proposer et défendre six grandes réformes en présence de 70 députés et 2 ministres[5].

Moyens d'action[modifier | modifier le code]

  • Contre-manifestations pour protester contre les blocages et grèves lors des grands conflits sociaux. Par exemple :

Le 18 novembre 2007, suite aux grèves relatives à la réforme des régimes spéciaux de retraite, l'association a appelé à une grande manifestation « contre tous les blocages » de la Place de la République à la Place de la Nation[8]. Elle a réuni entre 8 000 et 20 000 personnes[9].

  • Utilisation des mêmes méthodes de rhétorique et d’action que les syndicats.
    • Fête de la liberté, tentative de réponse à la Fête de l'Humanité. Rendez-vous de 25 associations libérales au Pavillon Baltard avec conférences, concerts, shows humoristiques, stands associatifs, spectacles de magie, etc. Première édition le 25 juin 2006. Selon l'association, cette fête a rassemblé 900 à 1 000 personnes alors que la Fête de l'Humanité en rassemble 500 à 600 000 chaque année.
  • « Fun-politique »
    • édition à 2 000 exemplaires en décembre 2004 et commercialisation d'un jeu de société Monopole public.
    • opérations symboliques comme la plantation de maïs OGM sur le Champ de Mars à Paris.

Idées[modifier | modifier le code]

Influences[modifier | modifier le code]

Liberté chérie a pour ambition de diffuser la pensée libérale au sein de la société française, notamment la responsabilité individuelle ou l'autonomie de l'individu, et de lutter contre le socialisme, qu'elle considère être une idéologie dangereuse. Elle s'inscrit dans la tradition du libéralisme : elle plaide pour une limitation de la taille de l'État. Elle souhaite une société d'égalité des droits, de laquelle seront donc supprimées toutes sortes de « privilèges » et de « statuts ».

Pour Liberté chérie, la pensée libérale a été principalement représentée et développée en France par Turgot, Benjamin Constant, Jean-Baptiste Say, Frédéric Bastiat ou, plus récemment, Jean-François Revel, Pascal Salin ou encore Philippe Nemo. Philippe Nemo a une forte influence sur la mouvance SOS Education dont Vincent Laarman est le dirigeant. Cette mouvance est de plus en plus contestée à droite au travers du collectif informel sos-justice.

À l'étranger, elle est représentée par John Locke, Friedrich Hayek, Ludwig von Mises, Ayn Rand ou Milton Friedman.

Liberté chérie se veut à la fois une association politique, rassemblant les libéraux de toutes tendances, et un think tank libéral.

Thèmes[modifier | modifier le code]

Liberté chérie a pour vocation de traiter des thèmes d'actualité sous un angle libéral. Elle a publié sa première liste de propositions de réformes[11] sur le syndicalisme, l'éducation, l'emploi, la retraite, la santé et le logement.

Quelques points jugés « clefs » par l'association :

  • Emploi
    • Simplification du Code du travail, libre négociation des termes du contrat de travail entre l'employeur et l'employé.
    • Amélioration du fonctionnement du système éducatif, considéré comme « usine à chômeurs ».
  • Retraites
    • Suppression des cotisations retraite obligatoires pour permettre une épargne libre et faciliter l'achat de son logement.
    • L'État subvient aux besoins de ceux qui ne sont pas parvenu à se constituer une épargne retraite.
  • Santé
    • Suppression des cotisations maladie obligatoires pour permettre une assurance libre et concurrentielle.
    • L'État subvient aux besoins de santé de ceux qui n'ont pas de revenus suffisants et des personnes dépendantes.
  • Éducation
    • Autonomie totale pour les établissements scolaires (programmes, méthodes, professeurs).
    • Mise en place du chèque éducation, subventionnant l'élève et non plus l'établissement.
  • Syndicalisme
    • Suppression des subventions publiques aux syndicats et publication de leurs comptes.
    • Liberté aux salariés de choisir le syndicat qui les représentera pour négocier la convention collective qui s'appliquera à leur contrat de travail.
  • Logement
    • Libération du foncier.
    • Privatisation des HLM.

Organisation[modifier | modifier le code]

Liberté chérie revendique près de 30 000 sympathisants. La structure fonctionne avec 25 responsables au niveau fédéral et près de 100 répartis dans sa quinzaine de comités locaux[12].

Les présidents successifs depuis 2001 ont été : Édouard Fillias, Christophe Maillard, Aurélien Véron et Vincent Ginocchio qui est l’actuel président depuis février 2006.

Les fondateurs (Édouard Fillias et Sabine Herold) ont, en mars 2006, fondé le parti politique Alternative libérale, parti qui abandonne ce statut en juillet 2011 afin d'évoluer en « œuvre auxiliaire », dans le cadre de son rapprochement avec le Nouveau Centre et pour continuer d' « œuvrer au rassemblement des libéraux aujourd’hui impliqués dans des partis indépendants »[13].

Fillias et Herold n'exercent plus de responsabilité au sein de l'association Liberté Chérie et s'en sont désengagés afin de se consacrer à leur carrière politique. Aurélien Véron a fondé le Parti libéral démocrate en septembre 2008. Liberté Chérie se déclare être totalement indépendante d’Alternative libérale et du Parti libéral démocrate. L’association affirme d’ailleurs se méfier de tout parti politique, quel qu’il soit.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]