Libéralisme politique (John Rawls)

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Libéralisme politique est un ouvrage de philosophie politique du philosophe américain John Rawls, publié en 1993 et compilant différentes conférences données à l'université Columbia, en continuité avec ouvrage principal, Théorie de la justice. Il défend les thèses du libéralisme philosophique et tente de concilier les principes de la justice avec le pluralisme social.

Reprise de Théorie de la justice[modifier | modifier le code]

John Rawls veut approfondir des points qui sont restés vagues dans la théorie de la justice, et actualiser sa philosophie face aux critiques formulées durant les trente ans qui séparent les deux ouvrages. Il annonce trois questions qui vont être étudiées :

  1. L'idée que la théorie de la justice comme équité est une conception indépendante et que le consensus PR appartient à son analyse de stabilité
  2. La distinction entre pluralisme simple et raisonnable, ainsi que l'idée de doctrine compréhensive raisonnable
  3. Une analyse plus complète du raisonnable et du rationnel qui soit incorporé dans la conception du constructivisme politique[1]

En particulier, Rawls reformule sa Théorie de la justice (1987). Dans l'ouvrage de 1987 Rawls énonçait ainsi ses deux principes :

  1. « Premier principe : chaque personne doit avoir un droit égal au système total le plus étendu de libertés de base égales pour tous, compatible avec un même système pour tous.
  2. « Second principe : les inégalités économiques et sociales doivent être telles qu'elles soient : (a) au plus grand bénéfice des plus désavantagés et (b) attachées à des fonctions et des positions ouvertes à tous, conformément au principe de la juste égalité des chances. »[2].

Dans Libéralisme politique Rawls formule différemment :

  1. le principe d'égale liberté : « Chaque personne a droit à un système pleinement adéquat de libertés de base égales pour tous, compatible avec un même système de liberté pour tous » ;
  2. le deuxième principe : « Les inégalités sociales et économiques doivent satisfaire à deux conditions : elles doivent d’abord être attachées à des fonctions et à des positions ouvertes à tous, dans des conditions de juste égalité des chances (2a), elles doivent procurer le plus grand bénéfice aux membres les plus désavantagés de la société. (2b) »[3].

Les différences principes étant hiérarchisé par ordre lexicographique (ou « ordre lexical »), Rawls subordonne ainsi le principe de différence à l'égalité des chances[4] : « Les deux parties du second principe sont en ordre lexical. Ainsi nous avons un ordre lexical à l’intérieur d’un autre ordre lexical. »[5]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Libéralisme politique, introduction, PUF, 1995, p. 19
  2. Patrick Cotelette, « John Rawls, La justice comme équité. Une reformulation de Théorie de la justice », Lectures En ligne, Les comptes rendus, 2009, mis en ligne le 12 janvier 2009, consulté le 29 juillet 2013.
  3. p. 347
  4. ', p. 347.
  5. Claude Gamel « Hayek et Rawls sur la justice sociale : les différences sont-elles “plus verbales que substantielles” ? », Cahiers d'économie Politique / Papers in Political Economy 1/2008 (n° 54), p. 85-120 lire en ligne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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