Liaison aérienne Brest - île d'Ouessant

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La liaison aérienne Brest-Ouessant a vu le jour en 1955. Après plusieurs interruptions, elle fonctionne de façon continue depuis 1979. En 1981 la société d'économie mixte Finist'air fut créée dans le but d'assurer ce service public. Le vol dure 15 minutes et est assuré quotidiennement du lundi au samedi, faisant ainsi de cette ligne régulière la plus courte de France[1].

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • 1917 : Ouessant est une base avancée de la lutte anti sous-marine. Une rampe de mise à l'eau est aménagée sur la plage du Prat, et 6 hydravions s'établissent dans la baie de Lampaul. Jusqu'en 1940, des hydravions de la Marine utiliseront cette baie pour s'abriter.
  • 1940 : Les premiers avions se posent dans divers endroits de l'île, la plupart du temps selon la météo. Ces avions sont des Fieseler Fi 156, appareils allemands de logistique, de surveillance et d'évacuation sanitaire, qui assistaient l'unité allemande, présente sur l'île jusqu'en 1944.
  • 1946 : Le premier avion civil se pose sur l'île, lui aussi en plein champ. Il est piloté par le docteur Bianchi, qui effectuait un circuit des îles afin d'étudier la possibilité d'utiliser la voie aérienne pour les évacuations sanitaires. Au grand dam[Pourquoi ?] des îliens, un projet fut imaginé, mais ne put être mené à bien.
  • 1948 : La nécessité d'un aérodrome se fait de plus en plus ressentir. À l'époque, le bateau n'effectue que deux aller-retours par semaine, et met plus de 4 heures pour rallier Brest. Une étude de faisabilité est donc lancée.
  • 1951 : Le projet définitif est rendu. L'aérodrome d'Ouessant sera aménagé à mi-chemin entre le bourg de Lampaul et le port du Stiff.
  • 1954 : Les Ponts & Chaussées de l'île achèvent le nivellement d'une bande de terre de 350 mètres de long pour 15 de large. En juillet, ce que l'on appelait alors « le terrain d'aviation » est opérationnel. Le pilote de l'aéroclub de Brest, Paul Mauvillain, réalise la première liaison avec l'aérodrome d'Ouessant Kerlaouen à bord d'un Stinson HW75 le 30 juillet. L'enthousiasme des îliens et des pilotes conduit à organiser un grand meeting aérien pour inaugurer l'aérodrome. Le 13 août, alors que les festivités se préparaient, le médecin de l'île vient informer l'un des pilotes présents sur l'île qu'une îlienne souffrant d'un abcès à la gorge doit être immédiatement hospitalisée. La patiente est alors conduite à l'aérodrome et installée à bord d'un Stinson. Bernard Goachet effectua ainsi la première évacuation sanitaire de l'île. Le meeting aérien fut un immense succès et nombreux sont ceux qui y ont passé leur baptême de l'air. Tout au long de l'automne et de l'hiver, l'aéroclub assure un service de « vol taxi » à la demande.
  • 1955 : La piste est rallongée de 250 mètres afin de sécuriser les atterrissages et décollages. L'aéroclub acquiert des appareils plus modernes de type de Havilland ou Broussard. En juin naît la COmpagnie BRetonne Aéronautique (COBRA). Le 13 juillet est effectuée la première liaison commerciale sur un avion de type de Havilland. Le 30 juillet, un an après la première liaison officielle, le premier avion étranger se pose sur la piste d'Ouessant Kerlaouen.
  • 1956 : Après des mois de succès, la compagnie cesse toute activité pour cause financière, après des problèmes techniques sur l'avion.
  • 1958 : Pour le maire de l'île, il devient urgent de rétablir la ligne. Cependant, il se révèle nécessaire de résoudre les problèmes d'infrastructures, de matériel et de répartition des charges. En attendant de trouver une solution, l'aéroclub de Brest reprend ses vacations occasionnelles avec l'accord des autorités et l'appui des pilotes, au service des marins et blessés.
  • 1966 : Après son décollage sur la piste nord-sud (supprimée depuis), le Dragon s'écrase, l'accident fait 3 morts, tandis que 6 autres parviennent à s'extirper de l'appareil en feu.
  • 1967 : Rousseau Aviation essaie de rouvrir la ligne, mais sans succès. L'aéroclub de Brest reprend alors son rôle de transporteur occasionnel sur ses petits avions en faisant vivre a minima une ligne d’Ouessant qu’il avait contribué à créer.
  • 1973 : La décision est prise de construire une piste « en dur » de 720 mètres et d'une portance de 8 tonnes.
  • 1977 : Faute de subventions, le patron de Air Ouest ne peut équilibrer ses comptes et se trouve dans l'obligation d'abandonner les liaisons. C'est un nouvel échec pour les Ouessantins. Mais rapidement, M. Le Thous, ayant créé l'École Aéronautique d'Iroise (EAI), marque sa volonté de reprendre les liaisons. En avril, l'EAI obtient son autorisation de transport.
  • 1978 : L'autorisation de transport de l'EAI est renouvelée, et l'école propose des liaisons régulières avec un petit avion de 3 places. En cours d'année, une aérogare est bâtie sur le site et un premier agent d'aérodrome est nommé. Il assure la sécurité et l'information aux pilotes sur la plate-forme.
  • 1981 : La sem Finist'air est créée. Le service est assuré successivement par des Rallye, Cessna 206 & 207.
  • 1990/1991 : Entrée en flotte de deux Cessna 208 Caravan, d'une capacité de 9 places 500 kg de fret.
  • 2012 : Revente des deux Cessna 208 Caravan et achat d'un unique Cessna 208B Grand Caravan équipé IFR[2].
  • 2012 : La compagnie devient ATO (Air Training Organisation) et dispense des formations pour pilotes professionnels[3]
  • 2013 (le 23 mai) : Finist'Air obtient de la part de la DGAC, la dérogation pour le vol aux instruments (permettant d'améliorer la disponibilité de la ligne) [1].

Par la suite l'aérodrome d'Ouessant a vu la mise en place d'un balisage lumineux, d'une radiobalise Locator, d'un véhicule incendie, et d'une vigie-tour de contrôle. En 2004, la piste a été refaite avec un enrobage à chaud augmentant sa portance, et la plate-forme a été sécurisée grâce à la mise en place d'une clôture.

L'un des deux anciens Cessna 208 Caravan 4 assurant les vols réguliers entre Brest et Ouessant

Flotte[modifier | modifier le code]

Lignes[modifier | modifier le code]

La compagnie Finist'air effectue des vols à destination de l'île d'Ouessant 272 jours par an à raison d'au moins deux fois par jour en semaine et un le samedi. La liaison est assurée toute l'année, sauf 5 semaines d'arrêt technique répartis entre janvier et l'été[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]